Les Assassins de Gor

Koroba est un mot d’ancien goréen signifiant : ville de marché… (Les Assassins de Gor p. 5)

… des troncs de Ka-la-na, arbre à vin de Gor au parfum doux. (Les Assassins de Gor p. 5)

Et Kuurus lui-même, membre de la Caste des Assassins, savait qu’une cité ne peut pas mourir aussi longtemps que sa Pierre de Foyer existe. (Les Assassins de Gor p. 6)

Marche funèbre : La procession ne psalmodiait ni ne chantait car l’heure n’était pas à de telles manifestations; on n’y voyait pas de branches de Ka-la-na, on n’entendait ni le sistre ni le tambour sous le soleil matinal. En de telles occasions, les Goréens ne chantent ni ne parlent. Ils se taisent car, dans ces moments-là, les mots n’ont aucun sens, ils avilissent et insultent; dans ces moments-là, seuls le silence, les souvenirs et le feu conviennent aux Goréens. (Les Assassins de Gor p. 6-7)

Funérailles : D’autres cherchèrent parmi les cendres du Guerrier. Ils rassemblèrent quelques morceaux d’os et un peu de cendre grisâtre dans une pièce de tissu blanc qu’ils mirent dans une urne de verre rouge et jaune. Kuurus savait que cette urne était décorée, probablement depuis que l’homme appartenait à la Caste des Guerriers, de scènes de chasse et de guerre……. Les cendres, de l’avis de Kuurus, du fait même que le corps avait été enveloppé dans le cuir écarlate des tarniers, seraient éparpillées à dos de tarn, peut-être au-dessus de la lointaine Thassa, la mer. (Les Assassins de Gor p. 8)

Couleur de Castes : Trois hommes, néanmoins, restèrent près du bûcher : l’un d’eux portait les Robes Brunes de l’Administrateur de la Cité, les robes les plus humbles, et un long manteau à capuche; l’autre était vêtu du Bleu de la Caste des Scribes, c’était un homme de petite taille, presque un nain, voûté par la douleur et la tristesse; le dernier était un homme très puissant, aux larges épaules, barbu et à la longue chevelure blonde, un Guerrier; pourtant le Guerrier lui-même paraissait terriblement ému. (Les Assassins de Gor p. 7)

Les Assassins, contrairement à la plupart des castes, n’ont pas de bourse. (Les Assassins de Gor p. 9)

Kuurus, membre de la Caste des Assassins, entre dans Ar par la Grande Porte. Les sentinelles ne l’arrêtèrent pas car il portait au front la marque de la dague noire. (Les Assassins de Gor p. 11)

Tout membre de la Caste des Assassins ayant reçu son argent et accepté sa tâche appose cette marque sur son front, afin de pouvoir entrer dans toutes les cités sans que personne tente d’entraver son action. (Les Assassins de Gor p. 12)

– Bienvenue, Tueur, dit l’homme, donnant à l’Assassin un titre qui était, pour ceux de sa caste, une marque de respect. (Les Assassins de Gor p. 21)

Faction : Pendant les courses d’Ar, ceux qui sont favorables à une faction ou à une autre portent de tels carrés de tissu. Il y a plusieurs factions qui contrôlent les courses et s’opposent les unes aux autres : les Verts, les Rouges, les Or, les Jaunes, les Argent. (Les Assassins de Gor p. 10)

Noms : En outre, les Goréens sont très chatouilleux sur les noms, et ceux qui ont le droit de les prononcer. Certaines, notamment dans les Basses Castes, vont même jusqu’à s’attribuer un nom d’emprunt et cachent leur véritable nom de peur qu’un ennemi ne s’en empare et ne s’en serve pour leur jeter un mauvais sort. De même, les esclaves ne s’adressent généralement pas aux hommes libres en les appelant par leur nom. . (Les Assassins de Gor p. 18)

Arme : Il avait à la main une lame courte, épaisse et courbe, le poignard d’Ar, que l’on utilise dans son fourreau au cours du sport qui porte son nom. . (Les Assassins de Gor p. 19)

Il avait naturellement compris, grâce à la robe bleue et jaune de son interlocuteur, qu’il s’agissait d’un Marchand d’Esclaves.  (Les Assassins de Gor p. 26)

– Mais les Basses Castes n’élisent ni l’Administrateur ni le Grand Initié, fit remarquer Kuurus. L’Administrateur est nommé par le Grand Conseil des Initiés de la Cité. (Les Assassins de Gor p. 26)

– Ma Maison, repris Portus, existe depuis vingt générations. Il y a une demi-millénaire que nous élevons, capturons, formons, échangeons et vendons des esclaves. La Maison de Portus est connue dans tout Gor. (Les Assassins de Gor p. 27)

Le mot était, en fait :  » Kaissa, qui en goréen, signifie : Jeu. C’est un terme générique mais, employé sans qualificatif, il ne se rapporte qu’à un seul jeu. L’homme qui venait de crier portait une robe à carreaux rouges et jaunes et le plateau comportant des carreaux semblables, dix dans un sens et dix dans l’autres, c’est-à-dire, en tout, cent carreaux, était pendu sur son dos; suspendu à son épaule gauche, comme le Guerrier porte son épée, se balançait un sac de cuir contenant les pièces, vingt pour chaque camp, rouges et jaunes, symbolisant les Lanciers, les Tarniers, les Cavaliers au Grand Tharlarion et ainsi de suite. Le but du jeu est la capture de la Pierre du Foyer de l’adversaire. La marche et la capture des pièces fonctionnent sur le même principe que dans les échecs. (Les Assassins de Gor, p. 34-35)

…on note les partie importantes afin de pouvoir les étudier; la liste des tournois, des compétitions et des vainqueurs est conservée au Cylindre des Archives; dans la plupart des bibliothèques il existe une section contenant une quantité incroyable de rouleaux consacrés à la technique, la tactique et la stratégie du Jeu. Presque tous les Goréens civilisés, quelle que soit leur caste, jouent. . (Les Assassins de Gor, p. 35)

Les joueurs ne constituent ni une caste ni un clan, mais ils ont tendance à former un groupe distinct et indépendant. Les hommes qui le composent viennent de diverses castes et n’ont souvent pas grand chose en commun en dehors du Jeu, mais cela suffit amplement. Ce sont, en général, des hommes doués d’un sens extraordinaire du Jeu mais se sont surtout des hommes que le Jeu enivre, des hommes prisonniers des liqueurs abstraites et subtiles de la variation, de la stratégie et de la victoire, des hommes qui vivent pour le Jeu, qui le désirent et ont besoin de lui comme d’autres convoitent l’or, le pouvoir, les femmes, ou bien d’autres, encore, les rouleaux narcotiques et toxiques de kanda. (Les Assassins de Gor, p. 36)

La cote est généralement de quarante contre un, un disque de cuivre au tarn contre une pièce de quarante, parfois même une pièce de quatre-vingts et, parfois, l’amateur opposé au maître pose d’autres conditions : la possibilité d’effectuer trois mouvements consécutifs au moment de son choix, ou bien exige que le maître joue sans ses deux Tarniers ou sans ses deux Cavaliers au Grand Tharlarion. En outre, s’il est sage et ne veut pas rebuter ses adversaires, le maître doit perdre une partie de temps en temps, ce qui lui revient très cher; et il lui faut perdre avec subtilité, de sorte que l’amateur soit persuadé d’avoir gagné. (Les Assassins de Gor, p. 36)

Nombreux sont les Joueurs qui rêvent d’être choisis pour les compétitions au cours desquelles les cités s’opposent, lors des quatre Foires annuelles des Sardar, car le vainqueur de chaque année gagne assez pour vivre, et vivre bien, pendant de nombreuses années, années qu’il consacrera, naturellement, à approfondir sa connaissance du Jeu. Les Joueurs peuvent également gagner un peu d’argent en annotant les parties inscrites sur de grands tableaux, près du Cylindre Central, en préparant ou en éditant des rouleaux relatifs au Jeu et en communiquant leurs connaissances à ceux qui désirent s’améliorer. Mais, l’un dans l’autre, les Joueurs vivent très pauvrement. (Les Assassins de Gor, p. 37)

En outre, il existe entre eux une compétition extrêmement dure dont l’enjeu est une place dans certaines rues ou sur certains ponts. Les meilleurs emplacement son, naturellement, les hauts pont – les Ponts Supérieurs – proches des cylindres des riches, les tavernes les plus chères et ainsi de suite. Ces emplacements, ou territoires, sont attribués en fonction de compétitions entre les Joueurs eux-mêmes. (Les Assassins de Gor, p. 38)

… la Caste des Négociants en Vins, … vêtu d’une tunique blanche ornée de feuilles de tissu vert au col et sur les manches… (Les Assassins de Gor, p. 38)

Le Joueur était un homme âgé, phénomène extrêmement rare sur Gor où les Sérums de Stabilisation ont été découverts il y a des siècles par la Caste des Médecins de Ko-ro-ba et Ar, puis transmis aux Médecins des autres cités à l’occasion des Foires des Sardar. Curieusement, sur Gor, l’âge était – et est toujours – considéré par la Caste des Médecins comme une maladie et non comme un phénomène naturel. Le fait qu’il s’agisse d’une maladie universelle n’a pas convaincu la caste de renoncer à chercher le moyen de la combattre. En conséquence, pendant des siècles, les recherches ont été concentrées sur cet objectif. De nombreuses maladies, qui se sont probablement développées il y a des siècles sur Gor, ont été pratiquement négligées du fait qu’elles étaient moins dangereuses et moins universelles que le vieillissement. En conséquence, ceux qui était sensibles à de nombreuses maladies moururent, et ceux qui l’était moins survécurent et se reproduisirent. On suppose que les épidémies du Moyen Age de la Terre ont eu, à peu de chose près, le même résultat. Quoi qu’il en soit, la maladie est pratiquement inconnue sur Gor, à l’exception de la terrifiante Dar-Kosis – la Sainte Maladie ou Affliction Sacrée – sur laquelle il est pratiquement impossible d’entreprendre des recherches sans s’aliéner la Caste des Initiés qui y voit une manifestation du mécontentement des Prêtres-Rois. Le fait que la maladie frappe ceux qui observent les règles édictées par la caste et qui assistent régulièrement à ses nombreuses cérémonies aussi bien que ceux qui ne le font pas est rarement expliqué; néanmoins, lorsqu’on insiste, les Initiés mettent en cause la bonne foi des fidèles ou la volonté impénétrable des Prêtres-Rois. Je crois également que le succès des Goréens dû au fait que, dans de nombreux domaines, la technologie est sévèrement limitée sur cette planète. Les Prêtres-Rois n’ont aucunement l’intention de laisser les hommes devenir assez puissants pour leur disputer la domination de la planète. Ils croient – et peut-être ont-ils raison – que l’homme est un animal agressif qui, s’il en avait le pouvoir, ne se priverait pas de menacer les Prêtres-Rois eux-mêmes et chercherait peut-être à les exterminer. Quoi qu’il en soit, les Prêtres-Rois avaient sévèrement limité les possibilités des hommes sur cette planète, et ce dans de nombreux domaines, notamment l’armement, les communications et les transports. En revanche, l’intelligence que les hommes auraient pu appliquer à des recherches destructrices fut canalisée, presque par nécessité, en direction d’autres domaines, surtout la médecine, bien qu’on eût aussi accompli des progrès considérables dans la production de machines à traduire, l’éclairage et l’architecture. (Les Assassins de Gor, p. 38-39)

Les Sérums de Stabilisation, auxquels tous les êtres humains ont droit, qu’ils soient civilisés ou barbares, amis ou ennemis, consistent en une série d’injections qui ont, aussi incroyable que cela puisse paraître, le pouvoir de transformer progressivement ceraines structures génétiques, ce qui entraîne le remplacement infini des cellules sans altération de leurs caractéristiques. En outre, cette transformation génétique est généralement transmissible. (Les Assassins de Gor, p. 40)

Mais je savais qu’il ne s’agissait pas d’un esclave car ceux-ci n’ont pas le droit de jouer. Cela constituerait une insulte aux hommes libres et une insulte au Jeu. (Les Assassins de Gor, p. 41)

Cernus d’Ar portait une robe noire et rude, probablement en laine de hurt à deux pattes, marsupial domestique que l’on élève en immenses troupeaux dans les environs de plusieurs cités septentrionales de Gor. Le hurt, élevé dans de gigantesques fermes, gardé par des sleens domestiques et tondu par des esclaves, remplace sa laine quatre fois par an. (Les Assassins de Gor, p. 50)

…. car elle se trouvait dans la Maison de Cernus, le plus gros trafiquant d’esclaves d’Ar. (Les Assassins de Gor, p. 51)

Au cou, suspendu à une chaìne d’or, Cernus portait un médaillon orné de la marque de la Maison de Cernus : un tarn maintenant des chaînes d’esclave entre ses serres. (Les Assassins de Gor, p. 51)

C’est auprès de cet homme que Vella avait été placée, son enregistrement et les papiers concernant sa vente ayant été régularisés. Dans la Maison de Cernus, après lui avoir retiré ses vêtements, ses menottes, sa laisse et son collier, on avait confronté ses empreintes digitales à celles des papiers. Les Médecins de la Maison de Cernus l’avaient ensuite soigneusement examinée. Puis, une fois acceptée, il lui avait fallu s’agenouiller tandis que les employés signaient le reçu et endossaient les documents, en conservant un jeu, en donnant un au vendeur puis en envoyant un troisième au Cylindre des Archives. (Les Assassins de Gor, p. 52)

– Qui a tuer Tarl de Bristol? S’écria un homme d’armes sans réfléchir que Cernus ne l’avait pas autorisé à prendre la parole. (Les Assassins de Gor, p. 53)

C’était un couteau de jet caractéristique d’Ar, beaucoup plus petit que le quiva du sud et effilé d’un seul côté. C’était une arme conçue pour tuer. (Les Assassins de Gor, p. 54)

Souillée de sang et de fluides corporels, il y avait une tache blanche à l’extrémité de la lame, résidu visqueux d’une pellicule de pâte de kanda, que la chaleur du sang avait fait fondre, dont on avait enduit le bout de la lame. Sur la garde de l’arme, on pouvait lire :  » Je l’ai cherché, je l’ai trouvé. > C’était un couteau de tueur. (Les Assassins de Gor, p. 54)

– La Caste des Assassins? Avais-je demandé.

– Probablement pas, avait répondu Tarl l’Aîné, car les Assassins sont en général trop fiers pour avoir recours au poison. (Les Assassins de Gor, p. 54)

– Nos médecins ont certifié, répondit-il, que ce n’est qu’une Esclave de Soie Rouge.

– Je ne peux pas croire, fis-je, que vous laisseriez une Esclave de Soie Blanche sortir seule dans les rues d’Ar. (Les Assassins de Gor, p. 57)

Je fus amusé car elle avait couru, comme on enseigne parfois aux jeunes esclaves à le faire, à petits pas rapides, les jambes presque droites, les pieds quittant à peine le sol, le dos droit, la tête tournée sur la gauche, les bras le long du corps, les paumes tournées à quarante-cinq degrés, davantage un pas de danse qu’une véritable course. (Les Assassins de Gor, p. 57)

Les femmes Tuchuks, qu’elles soient esclaves ou libres, portent à la narine un petit anneau d’or, mince et fin, semblable aux alliances de la Terre. Les bosks pesants, qui constituent le moyen de subsistance des Peuples des Chariots, auxquels appartiennent les Kassars et les Tuchuks, portent également un anneau mais, naturellement, dans leur cas, il est beaucoup plus gros et lourd. (Les Assassins de Gor, p. 59)

– C’est un imbécile, déclara Cernus. Cet anneau est merveilleux. Il trahit la barbare et promet des plaisirs si sauvages et violents que c’est à peine si le citadin peut les concevoir. (Les Assassins de Gor, p. 59)

– A-t-elle reçu une éducation? Demanda-t-il.

– Non, répondit Caprus elle est Soie Rouge mais elle ne sait pratiquement rien. (Les Assassins de Gor, p. 60)

La petite serrure des colliers d’esclave, incidemment, peut être de différents types, mais elles sont presque toutes à tiges ou à disques. Les colliers des femmes comportent généralement six tiges ou six disques, un, dit-on, pour chaque lettre du mot goréen qui signifie femme esclave : Kajira; l’homme esclave, ou Kajirus, porte rarement un collier à serrure; on se contente en général de lui passer une bande de fer au cou et de la fixer à coups de marteau; il travaille souvent enchaîné, généralement avec d’autres esclaves; dans certaines cités, y compris Ar, on ne voit pratiquement jamais d’esclaves mâles sans chaînes; incidemment, les esclaves mâles sont beaucoup moins nombreux que les esclaves femelles; une femelle capturée est presque invariablement assujettie au collier; un mâle capturé est presque invariablement passé au fil de l’épée; en outre, la raison d’être des raids, expéditions soigneusement préparées, organisées et réalisées, est presque toujours l’acquisition de femelles; on s’attaque généralement à un cylindre, ou obstrue ses ponts, on pénètre dans ses logements que l’on saccage, à la recherche d’or et de femmes; les hommes sont massacrés et les femmes dépouillées de leurs vêtements; celles qui ne sont pas au goût du Marchand d’Esclaves sont tuées; celles qui ne sont pas dans ce cas sont chargées du butin et conduites sur le toit, avec le fouet et l’aiguillon, puis attachées aux selles des tarns ou entassées dans des nacelles hermétiquement fermées, suspendues sous les grands oiseaux; (Les Assassins de Gor, p. 64-65)

Les Marchands d’Esclaves peuvent frapper n’importe quelle cité, mais ils préfèrent s’attaquer à celles qui n’ont pas domestiqué le tarn et dépendent du lourd tharlarion. (Les Assassins de Gor, p. 65)

Les cadenas, cela vaut la peine d’être mentionné, sont très répandus sur Gor. En outre, les serrures à combinaisons n’y sont pas inconnues mais elles sont rares. Le type le plus fréquent est constitué d’un ensemble d’anneaux où sont gravées des lettres et dissimulant les système de fermeture. Lorsque les lettres sont correctement alignées, il est possible d’ouvrir. (Les Assassins de Gor, p. 65)

Les appartements des riches, les entrepôts des Marchands, les trésors des cités et ainsi de suite sont fermés par des serrures à poignard ou des serrures à poison; les serrures à poignard, lorsqu’on tente de les ouvrir, projettent une lame, ou plusieurs, avec beaucoup de puissance, parfois derrière l’intrus. Mais les serrures à poignard sont rarement efficaces lorsque l’individu sait s’y prendre. La serrure à poison est beaucoup plus dangereuse parce que les trous par lesquels les minces aiguilles, généralement enduites de pâte de racine de kanda, sortent, sont extrêmement petits, presque invisibles, dissimulés dans le creux et les arabesques des serrures goréennes, généralement très décorées. La serrure à fosse est également dangereuse et difficile à déceler à cause des nombreuses rainures naturelles des carreaux goréens que l’on trouve dans les couloirs des cylindres; lorsqu’on tente de le forcer, une trappe s’ouvre sous l’intrus qui tombe dans une fosse au fond de laquelle se trouvent, en général, des poignards fixés verticalement mais, parfois, des osts, des sleens affamés ou des tharlarions d’eau; de temps en temps, cependant, la fosse n’est qu’un piège et l’intrus capturé peut ensuite être interrogé et torturé tout à loisir. (Les Assassins de Gor, p. 66)

Enfin, il est bon d’ajouter que le Serrurier, membre de la Caste des Métallurgistes, commet un délit puni de mort lorsqu’il fait, sans autorisation, le double d’une clé ou en conserve un exemplaire pour lui-même ou quelqu’un d’autre. (Les Assassins de Gor, p. 66)

Soudain elle recula, rejeta la tête en arrière, lança une jambe sur le côté et leva les bras. Puis, les yeux fermés, sans bouger sauf le talon du pied droit, qui battait la mesure, elle fredonna un chant d’esclaves tuchuk; sur la seconde mesure, elle posa les mains sur les hanches et ouvrit les yeux, me regardant; sur la troisième mesure, son corps se balança de droite à gauche et elle s’approcha de moi; quand je tendis le bras vers elle, elle recula et dansa, les mains à hauteur de la tête, faisant claquer ses doigts au rythme de la mélodie. (Les Assassins de Gor, p. 70)

Cela pourrait être pire, fit-elle remarquer. Je pourrais être une Soie Blanche. Je me saisis d’elle, la portai jusqu’au large lit de pierre couvert de fourrures et la posai dessus.

– J’ai entendu dire, fit-elle avec un sourire, que seules les Libres Compagnes ont droit aux honneurs du lit. (Les Assassins de Gor, p. 71)

– Tu n’es pas ici dans la tente rouge. Elle rit. C’était une allusion à certaines pratiques relatives au commerce d’esclaves de Soie Rouge à l’occasion de ventes privées organisées à l’intention de clients importants. A certaines périodes de l’année, on dresse de telles tentes dans la cour de la Maison du Marchand d’esclaves; dans chacune d’elles, nue, enchaînée à un anneau par la cheville gauche, sur des fourrures, se trouve une très belle fille de Soie Rouge; les acheteurs, généralement accompagnés d’un membre de la Caste des Médecins, en présence d’un employé du Marchand d’Esclaves, examinent les diverses filles; lorsqu’ils manifestent un intérêt particulier pour l’une d’elles, le Médecin et l’employé du Marchand se retirent; si, par la suite, la fille n’est pas vendue ou, tout au moins, ne fait pas l’objet d’une sérieuse option, elle est sévèrement battue ou même soumise à l’aiguillon pendant une heure entière; si, après deux ou trois essaie, la fille n’est pas vendue, on lui donne une instruction supplémentaire; si, après cela, elle n’est toujours pas vendue, on l’enferme en général dans les cages de fer, avec les filles de valeur inférieure, et elle est vendue à prix réduit sur un marché secondaire, ou même dans une cité de moindre importance. La plupart des filles, néanmoins, même les spécimens de premier choix, ne connaissent jamais la tente; en général, le Marchand en tire un meilleur prix lorsque de nombreux acheteurs s’affrontent dans la chaleur d’une vente aux enchères. (Les Assassins de Gor, p. 72)

Sur le vaisseau, grand et mince, semblable à la lame d’un couteau d’or, les pattes délicatement tendues devant le corps, ses antennes dorées frémissant dans le vent, se tenait, dans toute l’immobilité incroyablement en alerte de sa race, un Prêtre-Roi. …. Le Prêtre-Roi fit un pas dans ma direction, sur ses quatre membres postérieurs réservés à la locomotion, et s’arrêta, comme s’il n’osait pas avancer davantage.

… J’examinai sa tête gigantesque, semblable à une sphère d’or, sur montée d’antennes frémissant au vent, hérissées de poils sensoriels luisants. …. Les crochets des tinés au nettoyage des antennes, situés au niveau de la troisième articulation des membres supérieurs du Prêtre-Roi, se levèrent délicatement et se tendirent vers moi. Je regardai l’énorme tête dorée et ses deux grands yeux ronds, à facettes, et la lumière parut étinceler sur leur surface composée. Une cicatrice blanchâtre et irrégulière barrait l’œil gauche. (Les Assassins de Gor, p. 73-74)

Puis il s’immobilisa, cinq mètres de corps doré, en équilibre sur ses quatre postérieurs, membres munis de quatre articulations destinés à la locomotion, les deux antérieurs, membres à quatre articulations destinés à la préhension, munis chacun de quatre minuscules et délicats crochets préhensiles, tendus délicatement, avec vigilance, devant lui, dans l’attitude caractéristique des Prêtres-Rois. Autour du tube reliant la tête au thorax, était passée une chaîne à laquelle était suspendu le traducteur rond et compact. …. Son énorme mâchoire, qui s’ouvrait et se fermait latéralement, n’avait, naturellement, pas bougé. Ce fut plutôt un ensemble d’odeurs, sécrétées par ses glandes destinées à la communication, perçues par le traducteur et transformées en mots goréens reproduits ensuite mécaniquement, sans émotion aucune. (Les Assassins de Gor, p. 74)

… il baissa lentement le corps et la tête puis, du bout de ses antennes hérissées de poils sensibles et dorés, caressa les paumes de mes mains. J’avais les larmes aux yeux. Les antennes frémirent sur ma peau. La grande lame d’or qu’était son corps parut trembler un instant. Une nouvelle fois, les crochets destinés au nettoyage des antennes et situés au niveau de la troisième articulation des membres supérieurs sortirent délicatement, se tendirent tendrement vers moi. Les grands yeux à facettes, dont les Prêtres-Rois se servent si peu, étaient radieux; ils luisaient comme des diamants. (Les Assassins de Gor, p. 75)

En compagnie d’Elisabeth, j’avais séjournée dans le Nid des Prêtres-Rois, ce complexe incroyable situé sous les Sardar, pendant quelques semaines. (Les Assassins de Gor, p. 75)

Je savais que seuls les hommes libres étaient autorisés à reconstruire la cité. Il y avait certainement de nombreux esclaves à Ko-ro-ba, mais on leur permettait seulement d’assister ceux qui érigeaient les murs et les tours. Pas une seule pierre ne pouvait être mise en place, dans une tour ou dans un mur, par un individu ne jouissant pas de sa liberté. A ma connaissance, la seule cité de Gor qui fut construite par des esclaves, sous le fouet des maîtres, est Port Kar, dans le delta du Vosk. (Les Assassins de Gor, p. 76)

Un Prêtre-Roi nommé Serus, que je n’avais pas rencontré pendant la Guerre du Nid du fait qu’il appartenait aux cohortes de Sarm, avait inventé un appareil intéressant, destiné au contrôle des esclaves et valant la peine d’être mentionné. Il est constitué de quatre anneaux métalliques, munis de plaques qui se font face, et que l’on passe aux poignets et aux chevilles de l’esclave. Ces anneaux, qui ressemblent un peu à des bracelets, lui permettent une totale liberté de mouvement. Lorsqu’il les porte, naturellement, le collier et la marque ne sont plus nécessaires. Mais, à partir d’un tableau de commande central étroitement gardé, et grâce à des émetteurs individuels appartenant aux propriétaires, il est possible d’envoyer un signal qui colle les plaques des bracelets les unes contre les autres, immobilisant ainsi l’esclave, même à distance. Il existe des signaux individuels et des signaux généraux permettant d’immobiliser un esclave donné, où qu’il se trouve, ou bien tous les esclaves du Nid. (Les Assassins de Gor, p. 77)

En outre, dans le Nid, je rencontrai le mâle, qui n’avait pas de nom, pas plus que la Mère des Prêtres-Rois n’en avait. On considère qu’ils sont au-dessus des noms, au même titre que les hommes ne pensent pas devoir donner un nom à l’univers. C’était, me sembla-t-il, un magnifique spécimen, mais très grave et silencieux. (Les Assassins de Gor, p. 78)

Curieusement, Elisabeth apprit à lire le goréen dans le Nid, et ce en moins d’une ahn. Ayant entendu dire qu’elle ne savait pas le lire, Kusk proposa de lui enseigner. Elisabeth accepta mais fut stupéfaite, lorsqu’on l’installa sur une longue table, de la taille, en fait, d’un Prêtre-Roi, et qu’on lui emprisonna la tête entre deux appareils courbes et complexes assez semblables aux deux moitiés d’un bol. Sa tête fut maintenue exactement en place par deux étriers. De plus, afin qu’elle n’ait pas peur et ne tente pas de s’échapper, elle fut attachée à la table par plusieurs bandes métalliques ainsi que par des anneaux aux chevilles, aux jambes, aux poignets et aux bras. …. Nous avons mis au point cet appareil, ce qui ne fut pas très difficile du fait que le cerveau humain est plutôt simple, capable de reconnaître et d’ordonner les lettres, sous toutes leurs formes, et les mots. Les structures neurales qui permettent à l’être humain de lire résultent naturellement de certains types d’alignement synaptique que nous produisons ici en évitant le long processus de la formation des habitudes. – Lorsqu’il s’agit d’une Prêtre-Roi, dis-je, on utilise huit fils, un par cerveau. – Nous n’avons plus besoin de fils, répondit Kusk, même dans le cas des Prêtre-Rois. Nous les utilisons surtout par tradition, mais les humains du Nid ont suggéré certaines améliorations, nous laissant, naturellement, le soin de les mettre au point. (Les Assassins de Gor, p. 78-79)

– Le Premier Né de la Mère fut Sarm… (Elle me regarda.) Mais ce ne sont que des bruits.

– Que signifient-ils? Demandai-je.

– Le Premier Né de la Mère fut Sarm! S’écria-t-elle soudain, le souffle coupé. (Les Assassins de Gor, p. 80)

– Naturellement, fit Kusk, mais l’heure du quatrième repas est proche et, en ce qui me concerne, un peu de champignon et d’eau ne me feraient pas de mal. (Les Assassins de Gor, p. 81)

Je savais que la Terre et Gor partageaient le troisième anneau. (Les Assassins de Gor, p. 82)

– Néanmoins, ajouta Misk, les Autres ne sont pas inintéressants et nous avons autorisé certains d’entre eux, capturés avec leurs vaisseaux de reconnaissance, à vivre sur cette planète, comme nous l’avons fait pour les humains.

Cela me stupéfiat.

– Dans l’ensemble, ils n’habitent pas les mêmes régions que les humains, précisa Misk. En outre, nous les contraignons à respecter les lois des Prêtres-Rois en ce qui concerne les armes et la technologie; c’est à cette condition qu’il leur est permis de vivre. – Vous limitez leur niveau de technologie tout comme celui des humains? Demandai-je. – Certainement, fit Misk. (Les Assassins de Gor, p. 83)

– Mais les Autres des Vaisseaux-Maîtres, dis-je, restent dangereux.

– Extrêmement dangereux, reconnut Misk. (Il baissa ses antennes.) Les humains et les Autres se ressemblent beaucoup, affirma-t-il. Ils sont tributaires de la vue; ils peuvent respirer la même atmosphère; leurs systèmes circulatoires sont similaires; ce sont des vertébrés; leurs appendices préhensiles sont à peu près semblables; en outre, ajouta Misk avec un frémissement des antennes, ils sont belliqueux, ont l’esprit de compétition, sont égoïstes, rusés, possessifs et cruels. (Les Assassins de Gor, p. 83)

– Les drogues et les tortures, fit remarques Misk, ne révèlent que ce que l’individu interrogé considère comme la vérité, pas nécessairement la vérité elle-même. Et nous supposons que les Autres croient que nous ne laissons tomber entre leurs mains que les humains dont le cerveau a été amené à croire certaines choses. Toujours dans l’intention de les faire tomber dans un piège. (Les Assassins de Gor, p. 86)

– Naturellement, répondit Misk. Par la suite, ils se serviraient plus que d’esclaves et de nourriture.

– De nourriture? M’écriai-je.

– Les Autres, indiqua Misk, contrairement aux Prêtres-Rois, sont carnivores.

– Mais les humains sont des créatures rationnelles, relevai-je.

– Dans les Vaisseaux, expliqua Misk, on élève les humains et d’autres créatures organiques pour leur viande.

Je ne répondis pas.

– Les Autres, poursuivit Misk, considèrent les humains, ainsi que la plupart des créatures, comme de la nourriture et des outils. (Les Assassins de Gor, p. 87)

….j’avais amené, non comme une esclave vaincue mais comme une jeune femme belle, libre et joyeuse, Talena, fille de Marlenus, Ubar des Ubars; je l’y avais conduite parce que je l’aimais, afin que nous puissions boire ensemble le vin qui ferait d’elle ma Libre Compagne. (Les Assassins de Gor, p. 91)

L’esclave qui frappe une personne libre est généralement empalé après avoir été interminablement torturé. (Les Assassins de Gor, p. 93)

La jeune femme hurla mais personne ne lui vint en aide et Elisabeth la fit tourner sur elle-même, déroulant les nombreuses couches des Robes de Dissimulation si bien que la jeune femme se trouva bientôt, au milieu d’un tas de soie, de brocart, de satin et de mousseline, uniquement vêtue d’une courte tunique orange, élégante, semblable à celles que les femmes libres portent parfois dans l’intimité de leurs appartements. (Les Assassins de Gor, p. 93-94)

… en général, les humains du Nid, aussi bien les hommes que les femmes, bien que cela ne soit plus obligatoire, sont complètement rasés, conformément aux traditions sanitaire du Nid. (Les Assassins de Gor, p. 95-96)

Les faux documents d’esclave, comprenant le récit complet de sa capture et de ses échanges, y compris les endossements et les copies des factures, amusèrent beaucoup Elisabeth. Certaines informations telles que les certificats médicaux, les mensurations et les marques d’identification avaient été rassemblées dans le Nid, puis transférées plus tard sur les documents. Dans mon logement, Al-Ka prit ses empreintes digitales et les ajouta aux documents. Je constatai avec satisfaction que sa qualité de lettrée était mentionnée. Sans cela, naturellement, Caprus n’aurait pas pu demander qu’elle fasse partie de son personnel. (Les Assassins de Gor, p. 96)

… la quasi-totalité des vingt-trois jours d’un mois goréen. Incidemment, les calendriers de la plupart des cités comptent douze moi de vingt-cinq jours. Chaque mois, qui comprend cinq semaines de cinq jours, est séparé du suivant par une période de cinq jours, que l’on appelle la Main Transitoire. Il y a une exception à cette règle : le dernier mois de l’année est séparé du premier mois de l’année, qui débute avec l’équinoxe de printemps, non seulement par une Main Transitoire mais aussi par une autre période de cinq jours, que l’on nomme la Main Patiente, pendant laquelle on peint les seuils en blanc, on mange peu, on boit peu, on ne chante ni ne s’amuse dans la cité; pendant cette période, les Goréens sortent aussi peu que possible; les Initiés, curieusement, ne tirent pas le meilleur parti de la Main Patiente en ce qui concerne leurs cérémonies et leurs sermons, ce qui permet de supposer que cette période n’a aucune signification religieuse; peut-être, dans une certaine mesure, porte-t-on alors le deuil de l’année défunte; comme les Goréens vivent beaucoup dehors, sur les ponts et dans les rues, ils sont plus proches de la nature que les humains de la Terre; mais lorsque arrive l’équinoxe de printemps, jours du nouvel an dans presque toutes les cités, la fête bat son plein; on peint les seuils en vert et les chants, les jeux, les concours, les réunions entre amis, les festins se prolongent pendant les dix premiers jours du premier mois, c’est-à-dire deux fois plus longtemps que la Main Patiente. Les noms des mois, malheureusement, diffèrent suivant les cités, mais les cités civilisées ont quatre mois, associés aux équinoxes, aux solstices et aux grandes Foires des Sardar, en commun; ce sont En’Kara, ou En’kara-Lar-Torvis, En’var ou En’Var-Lar-Torvis, Se’kara ou Se’Kara-Lar-Torvis, et Se’Var ou Se’Var-Lar-Torvis. (Les Assassins de Gor, p. 97-98)

… par caravanes de tarns jusqu’aux marchés d’Ar, les esclaves étant généralement par groupes de six dans les nacelles, ces caravanes comprenant jusqu’à cent tarns et leur escorte. (Les Assassins de Gor, p. 98)

C’est peut-être étonnant, mais je crois qu’il n’est pas difficile de distinguer un nœud de femme d’un nœud d’homme; en outre, bien que les indices soient extrêmement subtils, le nœud d’Elisabeth, dans une certaine mesure, reflétait sa personnalité. Il était intelligent, complexe, plutôt élégant et, ici et là, dans ses courbes et ses boucles, j’irai jusqu’à dire espiègle. Ces nœuds, bien que sans importance, me rappelèrent une fois de plus les différences sexuelles et individuelles qui séparent les êtres humains, différences qui s’expriment de mille manières rarement perçues, telles que la façon dont on plie un morceau de tissu, dont on forme une lettre, dont on se souvient d’une douleur, dont on tourne une phrase. Dans tout cela, me semblait-il, nous nous exprimons tous différemment. (Les Assassins de Gor, p. 99)

Je ne lui dis pas, naturellement, mais on enseigne ce nœud aux Guerriers et presque tous sont capables de le réaliser en moins de trois ihns.

  • A ta place, dis-je, je ne me débattrais pas.

  • Ah! Fit-elle, s’immobilisant, embarrassée.

  • Tu le serrerais, expliquai-je.

  • Très intéressant, releva-t-elle en examinant ses poignets. Comment s’appelle-t-il?

  • C’est un Nœud de Capture, répondis-je.

  • Ah! Répéta-t-elle.

  • On s’en sert pour attacher les esclaves et les prisonniers, expliquai-je. (Les Assassins de Gor, p. 101-102)

Il avait également, fixé à la ceinture, un sifflet qui sert à donner des signaux, à appeler les esclaves et ainsi de suite. De l’autre côté, pendait un aiguillon à esclave, assez semblable à l’aiguillon à tarn sauf qu’il est conçu pour être utilisé sur des êtres humains et non sur des tarns. Tout comme l’aiguillon à tarn, cet appareil avait été réalisé conjointement par la Caste des Médecins et la Caste des Constructeurs, les premiers ayant apporté leur connaissance des mécanismes de la douleur et des terminaisons nerveuses des êtres humains, les seconds ayant appliqué les principes et les techniques mis au point dans la fabrication des ampoules à énergie. Contrairement à l’aiguillon à tarn, qui comporte qu’un interrupteur marche-arrêt, l’aiguillon à esclave est équipé d’un modulateur permettant de varier l’intensité de sorte que le coup peut être soit particulièrement désagréable, soit immédiatement mortel. L’aiguillon à esclave, inconnu dans la majorité des cités goréennes, n’est jamais utilisé, sauf par les Marchands d’Esclaves, peut-être parce que son emploi revient cher; l’aiguillon à tarn, quant à lui, est un appareil simple. Les deux aiguillons, incidemment, projettent une gerbe d’étincelles jaunes qui, associée à la douleur, joue certainement un rôle dans l’aversion que l’aiguillon inspire aux hommes et aux tarns. (Les Assassins de Gor, p. 104-105)

Je regardai les deux hommes, esclaves portant collier, qui s’affrontaient sur le sable. Tous deux étaient torse nu. Ils avaient les cheveux attachés sur la nuque avec une bande de tissu. Chacun était armé d’un couteau courbe dans son fourreau. Les bords des fourreaux étaient recouverts d’une pâte bleue… Une ligne bleue apparut sur la poitrine d’un des esclaves qui combattaient entre les tables, sur un carré de sable d’environ quatre mètres de côté. La ligne lui valut un point. Les deux hommes regagnèrent leur coin et s’accroupirent en attendant l’ordre de combattre de nouveau. (Les Assassins de Gor, p. 106-107)

Quinze anneaux d’esclave étaient scellés dans le mur qui se trouvait à ma droite. A chacun d’eux, sur des fourrures, une fille à la poitrine nue, portant à la taille une mince ceinture pourpre retenant un long rectangle de soie rouge, était enchaînée par la cheville gauche. Elles portaient au cou des colliers d’émail rouge. Leurs lèvres et leurs paupières étaient maquillées. Leurs cheveux étaient saupoudrés d’une substance rouge et brillante. Je compris que, dans la Maison de Cernus, le plaisir et le divertissement des hommes succédaient au repas. Les jeux, les sports, les paris et les chansons sont alors autorisés. Après le départ de Cernus, on apporte du vin de Ka-la-na et du Paga. (Les Assassins de Gor, p. 108)

Des esclaves en tunique blanche, portant un collier d’émail blanc, servaient à table. Il s’agissait probablement de jeunes élèves, sans doute, pour certaines d’entre elles, des filles de Soie Blanche, connaissant les règles et les techniques du service. (Les Assassins de Gor, p. 109)

– Sleen ! siffla Ho-tu. Comment oses-tu, à la table de ton maître, servir un étranger en premier ? (Les Assassins de Gor, p. 109)

C’était une invitation. On aurait dit qu’elle n’offrait pas du vin, mais elle-même. Dans les grandes Maisons, où il y a de nombreuses esclaves, l’hôte, s’il veut se montrer courtois, offre une de ses femmes à l’invité pour la durée de la soirée. Toutes les jeunes femmes susceptibles de lui plaire, à un moment ou à un autre, viennent proposer du vin à l’invité. Il accepte le vin et celle qu’il choisit. (Les Assassins de Gor, p. 110)

Il n’est pas agréable de passer la nuit attaché. En réalité, ce mode de punition, quoique sévère, est fréquent sur Gor. Il est rare que l’on attache les esclaves pendant la journée car il y a alors beaucoup à faire. (Les Assassins de Gor, p. 111)

…. Une porte latérale, un tintement de clochettes et vis, avec satisfaction, sept jeunes femmes entrer dans la salle, de la démarche aux courts pas rapides des esclaves, bras contre le corps, paumes en avant, tête tournée vers la gauche, yeux baissés. Elles s’agenouillèrent entre les tables, devant les hommes, dans la position des Esclaves de Plaisir. (Les Assassins de Gor, p. 111)

La Pierre du Foyer, incidemment, n’est pas véritablement une pièce du fait qu’elle ne peut pas prendre, mais elle peut se déplacer d’une case à la fois; en outre, il est bon de signaler qu’elle n’est pas sur le plateau au début de la partie; on doit l’y mettre avant le septième coup, ou bien à ce moment-là, et cette opération est considérée comme un tour. (Les Assassins de Gor, p. 111)

– Ces filles ne sont pas encore au point, dit Ho-Tu, leur instruction a débuté il y a seulement quatre mois. Il est nécessaire qu’elles passent à la pratique de temps en temps, qu’elles entendent et voient comment les hommes réagissent, C’est ainsi qu’on apprend ce qui fait réellement plaisir aux hommes. En fin de compte, selon moi, ce sont les hommes qui apprennent à danser aux femmes. (Les Assassins de Gor, p. 112)

La nacelle est parfois équipée de guides permettant de contrôler le tarn. Si elle est pourvue de guides, le tarn est rarement sellé; il ne porte que le harnais supportant la nacelle. Si la nacelle est seulement transportée et s’il est impossible de guider l’animal depuis l’intérieur, alors le tarn est sellé et conduit par tarnier. La nacelle de Cernus et la mienne étaient équipées de guides semblables à celles de la selle, l’anneau principal de la selle, et six rênes de cuir reliées aux six anneaux du cou. Les trois autres nacelles, cependant, n’étaient pas pourvues de guides et ce animaux, sellés, étaient conduits par des tarniers. Les nacelles, incidemment, dans lesquelles je n’étais jamais entré auparavant, diffèrent par leur taille et leur forme en fonction de l’usage auquel elles sont destinées. Certaines, par exemple, ne sont que des plates-formes destinées au transport de planches ou de matériaux similaires; d’autres, longues, cylindriques et tapissées de peau de verr, servent au transport des liquides; les matériaux lourds, naturellement, sont transportés par chariots; le type de nacelle le plus fréquent, celui dans lequel j’avais pris place, est la nacelle de transport ordinaire, cube à fond plat faisant environ un mètre cinquante de profondeur, un mètre cinquante de large et presque deux mètres de long. (Les Assassins de Gor, p. 116)

Il avait, sur la pommette droite, la marque de la Caste des Voleurs de Port Kar; cette marque est un signe de reconnaissance. (Les Assassins de Gor, p. 118)

Il y avait, par exemple, un fusil à lunette extrêmement puissant. Posséder une telle arme constituait naturellement, sur Gor, un crime puni de mort car cela transgressait les lois sur les armes édictées par les Prêtres-Rois. (Les Assassins de Gor, p. 120)

Sous mes yeux, on sortit dix tubes cylindriques, apparemment en plastique transparent, du vaisseau. Ils étaient marqués et fermés mais, en deux endroits, il y avait des valves sans lesquelles, supposai-je, en vol on introduisait deux tubes, un pour l’oxygène et un gaz destiné à endormir l’occupant , un autre pour évacuer l’oxyde de carbone. Les valves étaient ouvertes, ce qui permettait à un filet d’air de circuler dans le cylindre. Chaque cylindre contenait une magnifique jeune femme nue et inconsciente. Toutes portaient à la cheville gauche un bracelet d’identification en acier. Il s’agissait probablement de jeunes femmes capturées sur Terre dans l’intention d’en faire des esclaves sur Gor. (Les Assassins de Gor, p. 121)

L’homme à la marque sortit une nouvelle fois du vaisseau, armé d’une seringue. Il injecta une petite quantité de liquide à chaque jeune femme, enfonçant l’aiguille dans le dos, entre la hanche gauche et la colonne vertébrale, plongeant chaque fois l’aiguille dans une petite fiole qu’il tenait dans la main gauche. (Les Assassins de Gor, p. 121)

On attachait le cou de l’une aux chevilles de l’autre. On agit ainsi, lorsqu’on transporte des esclaves dans des nacelles ouvertes, afin d’éviter qu’ils ne puissent se mettre debout et se jeter dans le vide. (Les Assassins de Gor, p. 122)

J’avais appris qu’Elisabeth avait quitté la Maison de Clark dans une nacelle fermée. Cette technique est plus répandue. On avait mis trois filles dans les sens de la longueur et une dans la largeur, à chaque extrémité. On leur avait attaché les poignets dans le dos en passant une boucle au travers de l’osier tressé afin de les maintenir en place. On leur avait attaché les chevilles au centre de la nacelle. Une longue bande de cuir enroulée plusieurs fois autour du cou de chaque femme et attachée sur la face extérieure de l’osier tressé constituait une précaution supplémentaire et indépendante. Même si une jeune femme parvenait, ce qui est parfaitement improbable du fait que les nœuds importants se trouvent à l’extérieur, à se libérer, la lanière de cuir qui lui enserre le cou l’empêcherait de se lever. Les Marchands d’Esclaves de Gor, cela vaut la peine d’être souligné, perdent rarement leurs prisonniers. (Les Assassins de Gor, p. 122-123)

Une jeune femme réduite en esclavage sur Gor n’a pratiquement aucune chance de s’évader. Elle est véritablement esclave et le restera probablement à moins que, comme cela se produit parfois, elle donne de si nombreuses satisfactions à son maître que, peut-être à tort, il consente à la libérer. (Les Assassins de Gor, p. 123)

Il y a quelques années, à Ar, j’ai entendu dire qu’une tasse de vin noir (black wine) valait une pièce d’argent. A Thentis même, on ne boit le vin noir que dans les Hautes Castes. (Les Assassins de Gor, p. 130)

…. Lorsqu’on accouple un mâle appartenant à une Maison, moyennant finance, à une femelle d’une autre Maison. Généralement, dans ce cas, l’accouplement étant supervisé, les deux esclaves portent une cagoule afin qu’ils ne puissent découvrir avec qui on les force à s’accoupler, de peur que, pendant leur moment d’union, leur humiliation commune, ils ne se plaisent et tombent amoureux l’un de l’autre. (Les Assassins de Gor, p. 134)

La Maison de Cernus, qui est un grand cylindre comportant de nombreux étages, dispose de tous les aménagements nécessaires aux grandes Maisons d’Esclaves. La seule différence entre ces aménagements et ceux d’autres Maisons était la taille, le nombre d’employés et la générosité des salaires. J’ai déjà parlé des bains de la Maison de Cernus, qui pouvaient rivaliser avec certaines piscines des gigantesques Bains Capaciens, les plus beaux de Gor. Moins impressionnants, mais beaucoup plus essentiels au fonctionnement de la Maison, il y avait des cuisines, des laveries, des dépôts de vivres et des entrepôts, des services médicaux qui prodiguaient également des soins dentaires; de nombreuses chambres réservées aux employés, qui habitent tous la maison, une bibliothèque, des archives, des échoppes de Forgeron, de Boulanger, de Coiffeur, de Blanchisseur, de Teinturier, de Tisserand, de Bourrelier, des salles pleines de robes et de bijoux, des Perchoirs à tarns logés aux flancs du cylindre et s’ouvrant par d’immenses portails, ses salles d’exercices pour les esclaves, les hommes d’armes et ceux qui voulaient s’initier au commerce des esclaves, ses salles de jeu destinées aux employés, ses réfectoires, et, naturellement, au plus profond du cylindre, ses cages de fer, ses cellules et ses cachots. Il y avait également une salle où les esclaves étaient marqués et recevaient leur collier. Les livraisons, qu’il s’agisse de nourriture, de matériel ou d’esclaves, étaient fréquentes; on recevait souvent jusqu’à cent esclaves par jour; il y a, en général, mais cela est naturellement variable, entre quatre et six mille esclaves dans la Maison. L’immense majorité, naturellement, est simplement détenue dans les cages en attendant d’être vendue; certains lots sont vendus en gros à des Marchands de cités éloignées venus s’approvisionner, car la marchandise, à Ar, est abondante et bon marché. Ar est la capitale du trafic d’esclaves. Bien que la Maison de Cernus dispose de salles d’exposition et de vente, qu’on y organise des présentations et des ventes privées dans l’intention d’intéresser d’éventuels clients, la plupart des esclaves de la Maison de Cernus sont vendues dans une des cinq salles de ventes publiques autorisées et taxées par l’Administrateur d’Ar. La salle de ventes principale, la Curuléenne, est réservée à la marchandise de choix. Les jeunes femmes sélectionnées pour l’estrade principale de la Curuléenne jouissent d’un grand prestige, et elles luttent âprement pour avoir cet honneur. Être vendue sur l’estrade principale de la Curuléenne apporte la garantie d’un maître riche ainsi que d’une existence luxueuse et agréable, bien qu’il ne s’agisse, naturellement, que d’une existence d’esclave. Dans presque tous les grands marchés, il y a des Musiciens près de l’estrade et on laisse à la jeune fille le temps de se présenter à son avantage. Aux estrades mineures des autres salles de ventes, et même aux estrades mineures de la Curuléenne, la vente se déroule avec une rapidité telle que les jeunes femmes n’ont guère le temps d’intéresser ou d’impressionner les acheteurs, ce qui fait qu’une belle fille elle-même, honteuse et indignée, est parfois vendue un prix moyen à un acheteur moyen qui ne se servira d’elle, comme on dit, que pour la bouilloire et le matelas. (Les Assassins de Gor, p. 134-135-136)

…. lorsqu’une cité est tombée. Dans ce cas, nues, enchaînées par le cou en une longue file de jeunes femmes, séparées les unes des autres par environ trois mètres, s’étant vu refuser la dignité du collier et n’étant attachées que par une boucle de la chaîne commune fixée par un cadenas, on leur fait gravir les marches d’unes estrade mineure, les offres jaillissent tandis qu’on retourne un sablier d’une ehn, on les adjuge à celui qui a fait, pendant ce temps, l’offre la plus importante, puis on leur fait descendre les marches et on passe à la file suivante. (Les Assassins de Gor, p. 136)

Je regardai une des salles des ventes de la Maison de Cernus. Il n’y avait qu’une centaine de places assises. Les gradins étaient en marbre. La salle elle-même était tendue de tissu pourpre. L’estrade, curieusement, conformément à la tradition, était ronde et en bois. Le dessus était saupoudré, toujours conformément aux conventions de la tradition goréenne, de sciure de bois. Les esclaves, incidemment, sont toujours rendues nu-pieds. On dit qu’il est bon qu’elles sentent le bois et la sciure sous leurs pieds. (Les Assassins de Gor, p. 136)

Lors de telles ventes privées, le plus souvent secrètes, les Marchands d’Esclaves goréens se débarrassent souvent de femmes de Haute Caste sans laisser de trace, parfois de femmes d’Ar, de femmes qui avaient vécu orgueilleusement et luxueusement à moins d’un pasang de l’estrade de bois sur laquelle on les expose, horrifiées, à la convoitise des acheteurs. (Les Assassins de Gor, p. 137)

– Ce sont des esclaves exotiques, déclara Ho-Tu.

Cette expression s’appliquait aux esclaves sortant du commun. Les esclaves exotiques sont, en général, très rares.

  • Dans quel sens? Demandai-je.

Je ne m’étais jamais intéressé aux esclaves exotiques, tout comme je ne m’intéressais guère aux races de chiens et de poissons rouges que certains éleveurs terrestres considèrent comme des réussites triomphales. En général, on élève les esclaves exotiques en raison d’une malformation que l’on trouve divertissante. Mais l’objectif est parfois plus subtil et sinistre. On peut, par exemple, élever une femme dont la salive est empoisonnée; introduite dans le Jardin des Plaisirs d’un ennemi, cette femme est souvent plus dangereuse que le couteau d’un Assassin.

Ho-Tu suivit peut-être le cours de mes pensées car il se mit à rire :

  • Non, non, dit-il. Ce sont des filles ordinaires, bien qu’elles soient particulièrement belles.

  • Alors, en quoi sont-elles exotiques ? demandai-je.

Ho-Tu me regarda avec un mauvais sourire.

  • Elles ignorent tout des hommes, répondit-il.

  • Tu veux dire qu’elles sont Soie Blanche ? m’enquis-je.

Il rit.

  • Je veux dire qu’elles vivent dans ce jardin depuis qu’elles sont nées. Elles n’ont jamais vu d’homme. Elles en savent pas qu’il en existe.

Je compris alors pourquoi je n’avais rencontré que des femmes.

Je regardai à nouveau les belles jeunes filles qui jouaient et se promenaient près de la piscine.

  • Elles sont élevées dans l’ignorance complète, précisa Ho-Tu. Elles ne savent même pas qu’elles sont des femmes.

J’écoutai la musique du luth. J’étais troublé.

  • Leurs existence est très agréable et très facile, expliqua Ho-Tu. Leur unique devoir est de s’amuser.

  • Et ensuite ? demandai-je.

  • Elles valent très cher, exposa Ho-tu. Parfois l’agent d’Ubar victorieux en achète une pour le festin de victoire des officiers de sa garde personnelle (Ho-Tu me regarda.) Cette nuit-là, on ajoute un somnifère dans la nourriture de la fille qu’il a achetée, puis on la fait sortir du jardin. On s’arrange pour qu’elle reste inconsciente. On la ramène à la vie au plus fort du festin de victoire de l’Ubar, en général complètement nue dans une cage pleine d’esclaves mâles, au beau milieu des convives.

Une fois de plus, je regardai les jeunes femmes.

  • Assez souvent, poursuivit Ho-Tu, elles deviennent folles et on les tue au matin.

  • Et si ce n’est pas le cas ?

  • En général, répondit Ho-To, elles recherchent l’amitié d’une esclave qui leur rappelle les femmes du jardin et leur explique ce qu’elles sont, qu’elles sont femmes, qu’elles sont esclaves, qu’il leur faut porter un collier et servir les hommes. (Les Assassins de Gor, p. 139-140-141)

Dans le couloir, nous dépassâmes quatre esclaves nues qui, armées d’éponges, de serpillières et de seaux, lavaient les carreaux du sol. Un esclave portant au cou un lourd collier de fer et tenant un fouet dans la main droite les surveillait. (Les Assassins de Gor, p. 142)

Dans la pièce, qui était vide, je vis une penderie ouverte, quelques coffres remplis de soieries, un immense divan recouvert de soie, de magnifiques couvertures et des coussins, une baignoire encastrée sur l’un des côtés. Cela faisait penser aux appartements privés d’une dame de Haute Caste mais il s’agissait, naturellement, d’une cellule.

  • Cette pièce sert aux captures spéciales, expliqua Ho-Tu. Parfois, ajouta-t-il, il leur fait croire qu’elles seront bien traitées si elles le servent bien. (Ho-Tu rit.) Lorsqu’elles lui ont cédé, il les envoie aux cages de fer.

  • Et si elles ne cèdent pas ? demandai-je.

– Alors, il les étrangle avec la chaîne qui porte le sceau de la Maison de Cernus. (Les Assassins de Gor, p. 143)

– Les filles qui reçoivent une éducation ne mangent-elles donc pas le gruau ? demandai-je.

– Les filles qui reçoivent une éducation, expliqua Ho-Tu, ont droit aux meilleures céréales. Elles dorment sur des nattes et, plus tard, sur leurs fourrures. Elles sont rarement enchaînées. On leur permet de temps en temps de quitter la maison, sous bonne escorte, afin que les spectacle d’Ar les stimule et les rende joyeuses. (Les Assassins de Gor, p. 144-145)

Il y eut diverses compétitions, ce soir-là, dans le carré de sable. Il y eut un combat au couteau gainé, un combat au fouet et un combat au gant hérissé de pointes. Une jeune esclave, qui avait renversé du vin, fut déshabillée, attachée à l’anneau et fouettée. (Les Assassins de Gor, p. 146)

Incidemment, l’expression  » les Cages de Fer «  s’applique à tous les lieux souverains de la maison d’un Marchand d’Esclaves, non seulement les cages, mais aussi les oubliettes, les cylindres d’acier, les chaînes fixées aux murs et le reste; elle définit une zone plutôt que la nature d’une des formes de détention qu’on y trouve. On parle parfois de  » cellules  » mais, dans ce cas, il s’agit le plus souvent d’un genre de cube de ciment d’environ un mètre de côté et pourvu d’une porte métallique qu’il est possible de lever ou d’abaisser; on trouve également le même type de cellule, mais uniquement constitué de barreaux, dans les maisons des Marchands d’Esclaves; ces petites cellules peuvent être utilisées séparément, pour le transport des esclaves notamment, mais il est également possible de les assembles et de les poser les unes sur les autres, généralement en les fixant à un mur, ce qui permet de gagner de la place. (Les Assassins de Gor, p. 148-149)

Je supposai que l’origine de l’expression  » les Cages de Fer «  reposait dans ce type d’équipement. Sur toutes les cages au-dessus desquelles je passai, je vis une mince plaque métallique couverte de chiffres. Certains chiffres faisaient référence aux occupants, mais d’autres étaient des codes destinés aux gardiens et indiquaient le régime alimentaire, les précautions particulières, la date d’acquisition et la destination probable. Certaines chiffres avaient été effacés et d’autres gravés sur les plaques métalliques que l’on changeait de temps à autre. Les cages semblaient humides et, bien que nous fussions sous terre, chaudes en raison de l’accumulation des corps. Il n’y avait, pour tout sanitaire, qu’un grillage métallique soutenu par deux barreaux, à même le plancher de la cage, et donnant sur une dalle de ciment, située un mètre cinquante plus bas, que les esclaves ne lavaient qu’une fois par jour. Il y avait un récipient contenant de l’eau d’un côté de la cage et un guichet à nourriture de l’autre, tous deux approvisionnés au moyen de tubes donnant sur les passerelles. Les cages des femmes étaient mélangées à celles des hommes, probablement du simple fait qu’elles s’étaient trouvées vides à un moment donné. Tout comme les hommes, les femmes étaient nues et portaient un collier; leur collier, cependant, n’était pas le collier à serrure ordinaire mais, du fait qu’elles séjournaient dans les cages de fer, une mince bande métallique numérotée. (Les Assassins de Gor, p. 149-150)

Toutes étaient certainement intelligentes car les Goréens, contrairement aux hommes de la Terre, aiment les femmes à l’esprit vif et alerte. (Les Assassins de Gor, p. 152)

On donne aux esclaves divers types de bouillie. Celle des cages de fer, néanmoins, est aussi infâme et inodore qu’il est possible de l’imaginer, et ce délibérément. (Les Assassins de Gor, p. 152)

– Nous leur accordons, dit Flaminius, daignant donner quelques explications, cinq ahns de réaction diverses à partir du moment où les effets de l’injection de forbicaïne cessent. Le plus souvent, cela se manifeste sous forme de larmes hystériques, de menaces, de demandes d’explications, de hurlements, etc. Elles seront également autorisées à exprimer leur désespoir pendant certaines périodes fixées à l’avance, plus tard.

  • Il est nécessaire, ajouta Ho-Tu, qu’elles puissent pleurer et hurler de temps en temps.

  • Pour le moment, dis-je, elles sont apparemment en période de silence.

  • Oui, répondit Ho-Tu, jusqu’à la cinquième sonnerie, demain matin.

  • Mais qu’arrive-t-il si elles ne se taisent pas ? demandai-je.

  • On les fouette, répondit Ho-Tu.

  • Il a suffi de lever le fouet, précisa le gardien. Elles ne parlent pas notre langue mais elles ne sont pas folles. Elles comprennent.

Pendant les examens, expliqua Ho-Tu, après l’enregistrement des empreintes digitales, chaque fille reçoit cinq coups de fouet qui lui font comprendre ce que cela signifie. Par la suite, il suffit en général d’approcher la main du fouet pour être aussitôt obéi. (Les Assassins de Gor, p. 153-154)

– Pourquoi cette fille a-t-elle les mains attachées à l’extérieur des barreaux ? demanda Ho-Tu.

– Le gardien, répondit Flaminius, la trouve jolie. Il voulait pouvoir la regarder en face. (Les Assassins de Gor, p. 155)

– Je me souviens du fouet, dit Phyllis d’une voix sourde.

– Phyllis se souvient du fouet, corrigea Flaminius.

– Je ne suis pas une enfant ! s’écria-t-elle.

– Excellent dit Flaminius. Phyllis va être sage, Phyllis va manger son gruau. Phyllis va boire son eau.

Elle lui jeta un regard empli de haine.

Flaminius affronta son regard et vianqit. Elle baissa la tête et se tourna légèrement.

– Phyllis va être sage, répéta-t-elle, Phyllis va manger son gruau. Phyllis va boire son eau. (Les Assassins de Gor, p. 159)

Les Guerriers chargés de la protection de l’Administration et du Grand Initié, incidemment, étaient des Taurentiens, membres de la garde du palais, corps d’élite composé d’hommes d’épée et d’archers soigneusement sélectionnés, spécialement entraînés et ne dépendant pas de l’autorité militaire de la cité. (Les Assassins de Gor, p. 170)

Des femmes libres, ici et là, passaient avec élégance de petits morceaux de sucrerie sous leur voile. D’autres allaient même jusqu’à soulever légèrement leur voile afin de boire les glaces parfumées. Des femmes de Basse Caste buvaient directement au travers de leur voile, taché de jaune et de rouge. (Les Assassins de Gor, p. 172)

Presque tous les spectateurs portaient une indication de la faction qu’ils soutenaient. C’était, le plus souvent, un petit carré de tissu cousu sur l’épaule gauche; les femmes des Hautes Castes portaient, en général, un morceau de soie élégamment décoré; les femmes des Basses Castes n’avaient, d’ordinaire, qu’un morceau de tissu assez grossier fabriqué à partir de la plante Rep, et teint; quelques esclaves, sur l’ordre de leur maître, portaient une tunique de la couleur de la faction qu’il soutenait; d’autres avaient passé un ruban de couleur dans leurs cheveux ou leur collier. (Les Assassins de Gor, p. 172)

Marlenus, qui avait été Ubar d’Ar de nombreuses années plus tôt, avait fondé l’Empire d’Ar et avait étendu l’hégémonie d’Ar la Glorieuse sur plusieurs cités du nord. Il avait perdu son trône lorsque j’avais volé la Pierre du Foyer de la Cité. Plus tard, j’avais participé à la libération d’Ar lorsqu’elle avaiet été envahie par les hordes de Pa-Kur, Maître Assassin, qui souhaitait devenir Ubar de la Cité, héritier de son sceau et poser sur ses épaules le manteau pourpre de l’Empire. Marlenus, du fait qu’il avait perdu la Pierre du Poyer et que son ambition déplaisait aux habitants d’Ar, s’était vu refuser publiquement le pain, le sel et le feu, puis avait été chassé de la cité avec interdiction d’y revenir sous peine de mort. (Les Assassins de Gor, p. 173)

Les tarns étaient, naturellement, des tarns de course, animal sur certains points très différent du tarn ordinaire de Gor, ou tarn de guerre. Les différences résident non seulement dans le dressage, qui est effectivement autre, mais également dans la taille, la puissance, la constitution et les tendances de l’oiseau. Certaines races de tarns sont élevées principalement pour leur puissance et servent au transport de marchandises au moyen de nacelles. En général, ces oiseaux sont moins rapides et moins féroces que les tarns de guerre ou les tarns de course. On réserve à la guerre les races qui allient la puissance à la rapidité, mais ces oiseaux doivent également faire preuve de souplesse, de vivacité, de réglexes et posséder des instincts belliqueux. Les tarns de guerre, dont les serres soont chaussées d’acier, sont des animaux extrêmement dangereux, beaucoup plus que les autres tarns qu’on ne peut cependant pas considérer comme complètement domestiqués. Le tarn de course, pour sa part, est un oiseau extrêmement léger; deux hommes suffisent à le soulever, son bec lui-même est plus mince que celui du tarn de guerre; ses ailes sont généralement plus larges et plus courtes que celles des autres tarns, ce qui lui permet de décoller plus rapidement et autorise, en vol, des changements de direction plus abrupts; ils ne peuvent porter des poids importants et leurs cavaliers, en conséquence, sont des hommes de petite taille, venant généralement des Basses Castes, combatifs et agressifs. On n’utilise pas les tarns de course pour la guerre parce qu’ils ne sont ni assez lourds ni assez puissants; opposé, en vol, à un tarn de guerre, le tarn de course serait déchiqueté en un instant`en outre, bien qu’extraordinaires dans leur spécialité, les tarns de course n’ont pas la résistance des tarns de guerre; leurs courtes ailes les abandonneraient au bout d’environ cinquante passangs; sur une faible distance, naturellement, le tarn de course est supérieur au tarn de guerre. (Les Assassins de Gor, p. 174-175)

La piste fait un pasang de long. En unités terrestres, les deux longueurs de la piste mesurent environ cinq cents mètres chacune, tandis que les virages font environ une cinquantaine de mètres. La piste elle-même, naturellement, ressemble un peu à un rectangle aérien aux extrémités arrondies. Le parcours est matérialisé par douze anneaux suspendus par des chaînes à des tours; six  » anneaux  » sont rectangulaires, six sont ronds; il y a trois  » anneaux  » rectangulaires par longueur; les anneaux ronds, plus petits, se trouvent aux coins du mur de séparation, l’un d’eux occupant la largeur de ce mur. Ainsi, lorsqu’ils quittent leurs perchoirs, au début de la course, les tarns franchissent trois  » anneaux  » rectangulaires, parviennent au premier virage où ils négocient trois anneaux ronds, dont deux se trouvent aux coins; puis ils rencontrent trois nouveaux  » anneaux  » rectangulaires et abordent le deuxième virage où il leur faut franchir encore trois anneaux ronds, deux aux coins et un au centre; il faut beaucoup d’adresse pour participer à une telle course, surtout dans les virages et le franchissement des petits anneaux ronds. Quatre temps parfaitement maîtrisés volant un dessus, un dessous et un de chaque côté passeraient tout juste dans un anneau rond; l’un des objectifs de la course est de guider le tarn de telle sorte qu’il passe au centre de l’anneau, contraignant ses poursuivants à heurter les bords ou bien à manquer complètement l’anneau; je suis persuadé que ce type de compétition ne serait pas réalisable si les temps aux ailes courtes n’étaient pas aussi extraordinairement agiles. (Les Assassins de Gor, p. 177-178)

Les jeunes Soie Blanche, naturellement, portaient une ceinture de chasteté. ( Les Assassins de Gor, p. 179)

On les nourrit comme des animaux, ce que, étant esclaves, elles étaient aux yeux des Goréens. ( Les Assassins de Gor, p. 180)

Du bout du doigt, Sura alluma l’aiguillon. Elle tourna le sélecteur. L’extrémité se mit à briller, jaune clair. ( Les Assassins de Gor, p. 183)

– Je m’appelle Sura, dit-elle. Je vais vous éduquer. Pendant les cours, vous êtes mes esclaves. Vous ferez ce que je souhaite. Vous travaillerez. Vous travaillerez et vous apprendrez. Je vous dispenserai mon enseignement. Vous travaillerez et vous apprendrez.

Puis elle les regarda attentivement.-

– Craignez moi, conclut-elle.

Flaminius traduisit également cela.

Puis, sans un mot, elle alluma l’aiguillon et tourna le sélecteur. L’extrémité se mit à briller. Et, soudain, elle frappa les trois jeunes femmes agenouillées. La charge devait être élevée, à en juger par le déluge d’étincelles d’un jaune aveuglant et les hurlements de douleur des trois jeunes femmes. Sura frappa sans relâche et les jeunes femmes, à demi inconscientes, rendues pratiquement folles par la douleur, paraissaient incapables de bouger. Elles ne pouvaient que hurler et pleurer. Elisabeth elle-même, qui était agile et courageuse, semblait complètement paralysée. Puis Sura tourna à nouveau le seélecteur et éteignit l’aiguillon. couchées sur les pierres, les jeunes femmes la regardèrent avec terreur, même Elisabeth, tremblantes et les yeux dilatés. Je lus dans leurs yeux, même dans ceux d’Elisabeth, que l’aiguillon les terrifiait.

– Craignez-moi, répéta Sura d’une voix douce. (Flaminius traduisit. Puis elle se tourna vers Flaminius.) Qu’elles soient chez moi à la sixième ahn, ajouta-t-elle avant de tourner les talons et de s’en aller dans un tintement de clochettes. ( Les Assassins de Gor, p. 188)

On y trouvait de petites tapisseries grossières, des amulettes et des talismans, des cordes nouées pour la prière, des papiers contenant des prières aux Prêtres-Rois, que l’on pouvait porter sur soi, d’innombrables bijoux de verre et de métal bon marché, des colliers de perles provenant du sorp de Vosk, des broches d’acier poli, des épingles à tête sculptée, taillées dans les cornes du kailauk trident, des dents de sleen pour porter chance, des robes de tissu Rep, des voiles et des tuniques de toutes les castes et de toutes les couleurs, des couteaux bon marché, des ceintures et des bourses, des flacon de parfum prétendument rares, de petites statues de terre cuite représentant le stade et des tarns de course. Je vis également une cabane spécialisée dans la sandale bon marché et grossièrement assemblée; d’après le vendeur, Menicius de Port Kar, qui avait gagné, pour les Jaunes, une course à laquelle j’avais assisté, portait les mêmes. ( Les Assassins de Gor, p. 189)

L’institution de la capture est universelle, à ma connaissance, sur Gor; toutes les cités la pratiquent pourvu que les femmes capturées soient celles de l’ennemi, qu’il s’agisse de femmes libres ou d’esclaves; la première mission du jeune tarnier est souvent la capture d’une femme, libre de préférence, dans une cité ennemie, ce qui dispense ses sœurs de le servir; en fait, ses sœurs l’encouragent à capturer rapidement une fille à l’ennemi car leur tâche devient, du même coup, plus légère; lorsque le jeune tarnier revient, une fille nue attachée en travers de la selle, ses sœurs l’accueillent avec des cris de joie et préparent avec enthousiasme la Fête du Collier. ( Les Assassins de Gor, p. 193)

… lorsqu’elles nagent ces jeunes femmes enroulent souvent une longue bande de cuir verni autour de leur tête, un peu comme un turban. Sous la serviette, Nela ne portait rien; au cou, à la place du collier, comme les autres jeunes femmes des Bains, elle portait une chaîne avec une plaque. Sur la plaque on pouvait livre :  » Je m’appelle Nela. J’appartiens aux Bains Capaciens. Piscine des Fleurs Blues. Je coûte un tarsk. « 

Nela était chère, mais il existe des piscines où les filles coûtent un disque d’argent. Le tarsk est une pièce d’argent qui vaut quarante disques de cuivre au tarn. Toutes les jeunes femmes de la Piscine des Fleurs Bleues coûtent le même prix, excepté les apprenties qui ne valent que dix ou quinze disques de cuivre au tarn. Les immenses Bains Capaciens comprennent des dizaines de piscines. Dans les plus grandes, les jeunes femmes ne valent qu’un disque de cuivre au tarn. L’homme libre a le droit de faire ce qu’il veut de la fille, aussi longtemps qu’il le désire, mais seulement jusqu’à l’heure de fermeture de la piscine. ( Les Assassins de Gor, p. 195)

Je connaissais ce jeu propre aux filles des bains, comme si, simples esclaves, elles osaient véritablement fuir leur poursuivant, et je ris; elle, voyant que j’avais compris, rit également. En général, la jeune femme feint de fuir à la nage mais est rattrapée et capturée. Je savais que peu d’hommes sont capables d’approcher, dans l’eau, une fille des bains, si elle ne le souhaite pas. Elles passent le plus clair de leur temps dans cet élément et y sont, comme on dit, plus à l’aise que le poisson chantant de Cos. (Les Assassins de Gor, p. 195)

Ensuite, Nela me fit le premier massage, avec des huiles épaisses, grattant la poussière et la sueur avec un mince strigile de bronze flexible; puis elle me fit le second massage, vigoureux et stimulant, avec une serviette rugueuse; enfin, elle me fit le troisième massage, avec des huiles douces et parfumées qu’elle fit longuement pénétrer dans la peau. (Les Assassins de Gor, p. 198)

En outre, il y flottait un parfum de Veminium, fleur sauvage bleuâtre que l’on trouve sur les pentes inférieures de la Chaîne de Thentis; (Les Assassins de Gor, p. 198)

Curieusement, elle était née à Ar. Elle y vivait seule avec son père qui jouait aux courses. A sa mort, afin de rembourser ses dettes, personne n’ayant manifesté le désir de les payer, sa faille, conformément à la loi goréenne, était devenue propriété de l’Etat; elle fut ensuite, en accord avec la réglementation, vendue aux enchères publiques; le produit de sa vente fut ensuite, toujours selon les prescriptions de la loi, réparti aussi équitablement que possible entre les divers créanciers. (Les Assassins de Gor, p. 199)

Le Gardien de Temps, que les clients de la taverne appelaient Mip, commanda la nourriture : steak de bosk et pain jaune, pois et olives toriennes, deux Suls grillés et croquants, fendus en deux et meplis de fromage de bosk fondu. (Les Assassins de Gor, p. 204)

… car le cuir marron de ses vêtements était orné de rayures vertes et sa casquette de Gardien de Tarns d’une aigrette verte; tous les Gardiens de Temps, incidemment, ont les cheveux courts, comme la majorité des Métallurgistes; (Les Assassins de Gor, p. 204)

Je suppose que mon costume de Guerrier et l’épée que je portais au côté firent réfléchir ceux qui auraient voulu essayer de couper ma bourse, leur indiquait qu’ils ne seraient pas accueillis avec indulgence. Rares sont les individus qui se risquent à attaquer un Guerrier goréen (Les Assassins de Gor, p. 204)

Les Perchoirs, six en tout, se trouvaient dans un haut cylindre abritant les bureaux et les dortoirs des gens liés professionnellement aux Verts. Leurs archives, leurs entrepôts et leurs trésors se trouvent dans ce cylindre, bien qu’il ne soit qu’un des quatre qu’ils possèdent dans la cité. (Les Assassins de Gor, p. 204-205)

Le Perchoir était une salle immense située au sommet du cylindre et occupant l’espace de quatre étages normaux. Les perchoirs eux-mêmes étaient, en fait, de gigantesques échafaudages de bois mesurant quatre étages de haut et courant le long des murs circulaires du cylindre. De nombreux perchoirs étaient vides mais il y avait plus de cent oiseaux dans la pièce; ils étaient tous enchaînés mais je savais qu’on les sortait tout au moins une fois tout au moins une fois tous les deux jours; parfois, lorsque la salle est vide et que les portails, qui donnent sur le toit, sont fermés, on laisse les oiseaux voler en liberté à l’intérieur; l’eau leur est fournie au moyen de tubes débouchant dans des abreuvoirs fixés à des plates-formes triangulaires proches des perchoirs mais il y a également, au centre de la salle, par terre, une citerne qui est utilisés lorsque les oiseaux sont en liberté. La nourriture des tarns, de la viande car tel est leur régime alimentaire, est fixée à des crochets qu’on monte, grâce à un système de chaînes et de poulies, jusqu’aux perchoirs; il faut préciser que, lorsque les oiseaux sont en liberté, on ne laisse jamais de viande sur les crochets ou pas terre; les tarns de course coûtent cher et le Gardien de Tarns ne souhaite pas qu’ils s’entre-tuent pour une cuisse de verr. (Les Assassins de Gor, p. 205)

Rares sont ceux qui se risquent dans un Perchoir sans aiguillon. En fait, il faut être inconscient pour le faire. (Les Assassins de Gor, p. 205)

Je levai la tête et découvris les trois lunes de Gor, la grosse et les deux petites dont une avait été baptisée : la Lune de la Prison, pour des raisons que j’ignorais. (Les Assassins de Gor, p. 206)

Je me demandais pourquoi cet oiseau, comme cela se pratique couramment lorsqu’ils vieillissent, n’avait pas été abattu. Peut-être l’avait-on épargné par affection, car il arrive que des factions agissent ainsi. D’un autre côté, les dirigeants des factions ne font pas de sentiment et un tarn qui ne rapporte rien, comme un esclave inutile, est en général vendu ou détruit. (Les Assassins de Gor, p. 207)

Le harnais de course, comme le harnais ordinaire, comporte deux anneaux : l’anneau du cou et l’anneau principal de la selle, ainsi que six rênes. La différence principale réside dans la tension des rênes entre les deux anneaux; la selle de course, en revanche, n’est qu’une bande de cuir comparée à la selle ordinaire qui est plus grosse et comporte des fontes, des fourreaux pour les armes ainsi que des anneaux d’esclave. (Les Assassins de Gor, p. 207)

Les selles de course sont équipées de deux petites sangles, contrairement aux selles ordinaires qui n’en comportent qu’une grosse; les deux sangles s’enroulent autour du cavalier et sont fixées à la selle de sorte que chacune reproduise la fonction de l’autre; en théorie, bien que des petites sangles puissent rompre plus aisément que les grosses, il y a très peu de risques pour que les deux cassent exactement au même moment; en outre, l’effort est également réparti sur les deux sangles, ce qui réduit les possibilités de rupture; les deux petites sangles permettent, naturellement de gagner un peu de poids; en outre, il serait assez difficile de fixer une grosse sangle à une petite selle, de plus, naturellement, comme les courses se déroulent le plus souvent au-dessus d’un filet, le danger est beaucoup moins grand que pendant un vol ordinaire; les sangles sont surtout destinées à maintenir le cavalier sur sa selle et non à le protéger d’une chute. (Les Assassins de Gor, p. 207-208)

Dans la Maison de Cernus, il est de règle que tous les esclaves, sauf ceux qui ont des tâches domestiques à accomplir, soient attachés à la dix-huitième sonnerie. Afin d’assurer l’application de cette mesure, des gardiens font une ronde peu avant cette sonnerie. Lorsque je me trouvais dans la pièce, toutefois, comme c’était en général le cas à cette heure-là, on ne l’attachait pas, ma présence était considérée comme une garantie suffisante. (Les Assassins de Gor, p. 213)

Les femmes, à mon sens, même les femmes fières, belles et intelligentes comme Elisabeth Cardwell, souhaitent en secret que leurs hommes soient forts et qu’ils le prouvent de temps en temps, qu’ils les traitent en simples femelles et les contraignent à faire exactement ce qu’ils souhaitent. (Les Assassins de Gor, p. 214)

A son cou, était suspendu le sceau de la Maison de Cernus, un tarn maintenant des chaînes d’esclave dans ses serres. (Les Assassins de Gor, p. 219)

La Danse de la Ceinture a été inventée et popularisée par les danseuses de Port Kar. (Les Assassins de Gor, p. 224)

La Danse de la Ceinture exige la présence d’un Guerrier. Phyllis se tordait à ses pieds sur les fourrures, comme s’il lui donnait des coups de fouet. Une ceinture de soie blanche était nouée à sa taille; sous cette ceinture était glissée une étroite bande de soie blanche d’environ soixante centimètres de long. Au cou, elle portait un collier d’émail blanc, ajusté et élégant, un collier à serrure. Elle ne portait plus d’anneau métallique à la cheville gauche…. Phyllis Robertson s’allongea sur le dos, puis sur le flanc, roula sur elle-même, replia les jambes, se cacha la figure derrière les mains comme pour éviter les coups, son visage se muant en masque de douleur et de terreur.

La musique se fit plus sauvage.

La danse doit son nom au fait que la tête de la danseuse ne doit jamais dépasser la ceinture du Guerrier, mais seuls les puristes se préoccupent de ces subtilités; partout, toutefois, il est impératif que la fille ne se lève jamais.

La musique devint un gémissement de soumission et la jeune femme, à genoux, la tête baissée, les mains sur la cheville du Guerrier, la sandale de celui-ci perdue dans l’obscurité de ses cheveux défaits, posa les lèvres sur son pied. …..

Dans la seconde partie de la danse, la jeune femme sait qu’elle appartient au Guerrier et cherche à lui plaire, mais il est difficile de l’émouvoir et ses efforts, au rythme de la musique, se font de plus en plus frénétiques et désespérés. (Les Assassins de Gor, p. 225-226)

Ses chevilles étaient minces, magnifiques. La gauche, comme c’était également le cas de Phyllis, ne portait plus d’anneau métallique, anneau d’identification. Au cou, toutefois, comme Phyllis, elle avait un collier à serrure, ajusté et élégant, recouvert d’émail blanc. Les deux jeunes femmes, marquées et portant collier, étaient devenues de véritables esclaves. (Les Assassins de Gor, p. 227)

Dans la lumière des torches, Phillis Robertson était à genoux; le Guerrier, près d’elle, la tenait sous les reins. Elle tendit la tête en arrière, de plus en plus loin, tandis que ses mains glissaient sur les bras du Guerrier, comme pour le repousser puis l’attirer à elle, et sa tête toucha la fourrure, son corps n’étant plus qu’une arche douloureuse et impuissante entre les mains de son partenaire, puis, la tête toujours dans la même position, elle parut se débattre, son corps se tendit et elle se retrouva allongée, soutenue uniquement par les mains de son partenaire, ne touchant plus le sol que par la tête et les talons. Il y eut un coup de cymbales et les deux danseurs s’immobilisèrent. Puis, après un instant de silence, dans la lumière des torches, l’orchestre lança le dernier accord, soutenu par un coup de cymbales assourdissant, et le Guerrier la posa sur les fourrures, les lèvres de la jeune femme, qui lui passa les bras autour du cou, cherchant avec impatience celles de son partenaire. Puis les deux danseurs se séparèrent et l’homme recula. Phyllis se leva et s’immobilisa sur les fourrures, en sueur, essoufflée, la tête baissée. (Les Assassins de Gor, p. 227)

… Nous avions plusieurs fois sorti des tarns de course du Perchoir. Il m’avait même montré, la nuit, alors que le Stade des Temps était vide, des trucs de courses, dont il paraissait connaître quantité, probablement parce qu’il était associé depuis longtemps aux Verts. J’appris des choses telles que l’entraînement des oiseaux, les trajectoires propices au franchissement des anneaux, les techniques permettant d’éviter les adversaires ou de les bloquer en les contraignant à heurter l’anneau ou à le manquer; les courses étaient parfois, souvent même, aussi dangereuses et cruelle que les jeux du Stades des Lames où les hommes combattaient les animaux ou se battaient entre eux, souvent jusqu’à la mort. Parfois, au moment de franchir les anneaux, afin de se frayer un chemin, les cavaliers se servaient de l’aiguillon ou bien tentaient de couper les sangles de sécurité de l’adversaire; plus d’un cavalier avait trouvé la mort, jeté contre un anneau, en cherchant à se frayer un chemin. (Les Assassins de Gor, p. 228)

Stade de lames : À mon avis, ils se résument à peu de spectacle et beaucoup de sang. Il s’agit de combats singuliers ou de combats en équipe. En général, les Guerriers ne participent pas à ces combats, qui opposent des membres des Basses Castes, des esclaves ou des criminels condamnés. Certains d’entre eux, toutefois, ont un expérience approfondie des armes qu’ils utilisent et sont aussi adroits que des Guerriers. Le public aime que s’opposent divers types d’armes ou des techniques de combat différentes. Le bouclier rond et le glaive sont les armes les plus répandues mais, sur une période de trois ou quatre jours, on peut voir pratiquement toutes les armes utilisés sur Gor. Le filet et le trident, semblables à ceux des Jeux de la Rome antique, sont également très répandus. En général, les plus adroits, avec ces armes, sont des individus originaires des rivages ou des îles de Thassa, la mer, où elles sont probablement apparues. Il arrive que les hommes combattent avec des casques de fer – les casques aveugles – conçus de telle sorte qu’ils les empêchent de voir leur adversaire. Parfois, les hommes combattent à mains nues jusqu’à la mort, ou bien avec des gants hérissés de pointes métalliques. Parfois, on contraint de jeunes filles esclaves à affronter d’autres jeunes filles esclaves, souvent en leur fixant des griffes métalliques au bout des doigts, ou bien plusieurs jeunes femmes, diversement armées, sont opposées à un seul homme ou à un petit nombre d’hommes. Les survivantes deviennent, naturellement la propriété de celui qu’elles ont combattu; les hommes qui perdent sont évidemment tués. Les animaux sont également très prisés au Stade des Lames, et les combats opposant divers animaux, affamés et rendus fous de douleur à coups de fouet et de fer rouge, sont fréquents; les combats opposent soit des animaux de la même espèce, soit des animaux d’espèces différentes; il arrive que les animaux soient opposés à des hommes diversement armés ou à des filles esclaves également armées; parfois, pour la plus grande joie du public, on livre es esclaves ou des criminels aux animaux. La préparation des esclaves et des criminels à ces combats, ainsi que l’acquisition et le dressage des animaux, constituent une activité importante à Ar, où il existe des centres de formation destinés aux hommes et des enclos où l’on enseigne aux animaux, capturés au cours d’expéditions aux quatre coins de Gor puis transportés à Ar, à tuer dans l’ambiance artificielle du Stade des Lames. De temps en temps, comme cela s’était produit, cette année-là, au début de Se’Kara, on remplit l’arène d’eau et on met en scène un combat, les eaux grouillant, pour l’occasion, de toutes sortes d’animaux aquatiques particulièrement féroces tels que le tharlarion de mer, la tortue du Vosk ou le requin goréen à neuf nageoires, celui-ci étant transporté en container par voie fluviale jusqu’au cours supérieur du Vosk, puis par chariot dans les étendues arides entourant Ar. (Les Assassins de Gor, p. 229-230)

C’était un homme extrêmement puissant qui maniait l’épée avec une adresse et une efficacité véritablement extraordinaires. Murmillius combattait toujours seul, jamais en équipe et, en plus de cent quinze combats, combattant parfois trois ou quatre fois dans le même après-midi, n’avait jamais été vaincu. On ignorait s’il avait été esclave mais, si cela avait été le cas, il aurait été en mesure de gagner dix fois sa liberté; inlassablement, même après avoir gagné sa liberté s’il avait effectivement été esclave, il retournait sur le sable de l’arène, l’acier à la main; je supposai que l’or de la victoire ou les applaudissements et les hurlements de la foule poussaient Murmillius à revenir, casqué sous le soleil, sur le sable blanc. Pourtant, Murmillius était une énigme et on ne savait pratiquement rien de lui. Sa conduite paraissait étrange à ceux qui venait l’admirer. En premier lieu, il ne tuait jamais son adversaire, quoique celui-ci fût rarement en état de combattre à nouveau; l’après-midi où je le vis, le public réclama la mort de son adversaire vaincu qui gisait, ensanglanté, sur le sable, le suppliant de l’épargner; Murmillius avait levé son épée comme pour le tuer, le public avait hurlé, puis Murmillius, rejetant la tête en arrière, s’était mis à rire, avait glissé brutalement l’épée dans son fourreau puis avait quitté l’arène; le public, stupéfait, avait donné libre cours à sa fureur mais, lorsque Murmillius, s’arrêtant près la porte métallique, s’était tourné vers lui, il s’était levé en criant son nom, l’acclamant frénétiquement, car il l’avait dompté; il n’avait pas tenu compte de la volonté de la multitude massée dans l’immense stade et celle-ci, malgré cet affront, le portait aux nues et l’adorait; puis il pivota sur lui-même et disparut dans l’obscurité des caves situées sous le stade; on ne connaissait même pas le visage de Murmillius car jamais, même lorsque le public hurlait à en perdre haleine, il ne retirait le gros casque orné d’une crête de métal courte qui dissimulait ses traits; Murmillius, au moins jusqu’au jour où il tomberait lui-même, ensanglanté, sur le sable blanc, tenait les adeptes des jeux, et peut-être la cité elle-même, dans la paume de sa main droite gantée, au bout de son épée. (Les Assassins de Gor, p. 231-232)

Claudia Tentia Hinrabia, bien qu’elle eût quitté la maison de Cernus depuis plusieurs mois, était restée plus de deux mois dans la cellule réservée aux Captures Spéciales. Pendant cette période, on lui avait plusieurs fois rasé la tête. En général, il lui était permis de porter de luxueuses Robes de Dissimulation, mais sans capuche ni voile. Les bracelets de métal et la chaîne, pendant cette période, sauf lorsqu’on l’habillait et la baignait, ne lui étaient pars retirés. Et, dans ces moments-là, avant de lui retirer les bracelets et la chaîne, on lui passait un anneau métallique à la cheville gauche de sorte que son corps soit continuellement soumis au fer des esclaves; elle portait cet anneau même dans son bain; on ne lui retirait qu’après lui avoir remis les bracelets et la chaîne. Tous les soirs, cinq jolies esclaves aux cheveux longs et sans collier pénétraient dans sa cellule, la baignaient, la parfumaient, la préparaient à l’amour. Ces jeunes femmes, suivant les instructions de Cernus, se montraient extrêmement respectueuses mais plaisantaient continuellement aux dépens de la prisonnière, se moquant de sa tête rasée, riant et plaisantant à ce propos entre elles. Quatre fois, Claudia Tentia Hinrabia avait tenté de tuer une d’entre elles, mais les autres n’avaient pas eu de difficulté à l’en empêcher, et la jeune femme avait dû se laisser baigner et parfumer. Lorsqu’elles avaient terminé, les jeunes esclaves rangeaient ses vêtements dans un placard fermé à clé puis lui mettaient sur la tête une cagoule d’esclave qu’elles fermaient à clé; ainsi, nue, parfumée, portant une cagoule et enchaînée, Claudia Hinrabia devait attendre celui pour qui on l’avait préparée. Après deux mois d’un tel traitement, Cernus, peut-être parce qu’il s’était lassé de son corps ou bien parce qu’elle lui semblait prête, au plus fort de sa haine et de ses tourments, l’envoya à Tor où, selon les renseignements que je pus obtenir, elle fut marquée et vendue aux enchères publiques pendant la Neuvième Main Transitoire, celle qui précède le solstice d’hiver. (Les Assassins de Gor, p. 232-233)

Et, quoique je ne me sois pas risqué à le dire à Elisabeth, elle était bien meilleure en présence de quelques hommes que lorsqu’elle ne se savait pas observée. (Les Assassins de Gor, p. 234)

… les acheteurs ont envie de fêter la nouvelle année, qui commence à l’équinoxe vernal, en ajoutant une ou deux filles à leur domesticité. Toutefois, la période la plus propice au commerce des esclaves est la Cinquième Main Transitoire, à la fin de l’été, que l’on appelle également la Fête de l’Amour. …Acheter une fille pendant cette fête est censé porter chance, les prix ont donc tendance à être élevés. (Les Assassins de Gor, p. 234-235)

L’éducation d’une esclave, comme le dressage d’un animal, est en général une tâche difficile exigeant de la patience, du temps, de la perspicacité et de la sévérité. Sura possédait en abondance ces nombreuses qualités. Très souvent, surtout au début, Elisabeth regagna ma chambre, et Virginia et Phyllis leur cellule, en larmes, la peau irritée par l’aiguillon, découragées, convaincues qu’elles ne parviendraient jamais à satisfaire aux exigences de leur intraitable maîtresse. Puis elles faisaient quelques progrès et étaient récompensées par une parole gentille qu’elles ne pouvaient s’empêcher d’accueillir avec joie. Les techniques utilisées étaient relativement simples, tout comme celle qui avait été employée avec Virginia et Phyllis dans les cages, et les jeunes femmes comprenaient objectivement, rationnellement, la structure des méthodes appliquées; néanmoins, frustrées et furieuses, elles ne pouvaient s’empêcher, sur le moment, de réagir conformément à ce qu’on attendait d’elles. (Les Assassins de Gor, p. 235)

En fait, on contraignait parfois les jeunes femmes à se mesurer les unes aux autres, de petits bonbons constituant le prix, et, bien que cela leur fît horreur rétrospectivement, chacune luttait âprement pour surpasser les autres et recevoir la petite sucrerie des mains de Sura. Parfois, Sura demandait aux hommes présents de décider qui devait être récompensée afin que les filles apprennent ce qui plaisait aux hommes. (Les Assassins de Gor, p. 236)

Le conditionnement était subtil autant que grossier car il ne se limitait pas à la combinaison d’un système de punitions et de récompenses; on inculquait également aux jeunes femmes une image et une conception d’elles-mêmes. Cela commença, sous une forme rudimentaire, dans les deux premières semaines de leur éducation. Pendant la première semaine, curieusement, les élèves en faisaient que rester à genoux, dans la position de l’Esclave de Plaisir, pendant plusieurs ahns par jour, devant un grand miroir. Pendant cette période, elles ne portaient que leur collier et, dans le cas de Phyllis et de Virginia, l’anneau qu’elles avaient à la cheville gauche. Le but de cet exercice, c’est du moins ce qu’Elisabeth et moi supposions, était d’accoutumer les jeunes femmes à se considérer comme des esclaves. Pendant la seconde semaine, agenouillées de la même manière, elles avaient dû répéter la phrase rituelle suivante :  » Je suis une esclave. Je suis une esclave. Je suis une esclave. » Virginia et Phyllis, par la force des choses, le faisaient en anglais et Elisabeth en goréen. Au cours de la troisième semaine, l’enseignement devint un peu plus subtil; Flaminius rendit visite aux jeunes femmes pendant les cours et leur exposa, d’abord en anglais puis, par la suite, en goréen, certains points d’histoire, les droits naturels, les catégories d’êtres humains et les relations entre les sexes. L’objectif de ces discours était naturellement, de les convaincre que ce qui leur était arrivé était conforme à certaines lois de la compétition entre les espèces, des conflits et de la domination, de l’ordre justifié de la nature. Elles étaient les femmes d’hommes inférieurs qui s’étaient montrés incapables de les protéger; on pouvait vaincre de tels hommes lorsqu’on le souhaitait; leurs femmes appartenaient à ceux qui pouvaient s’en emparer, aux vainqueurs; en conséquence, elles étaient esclaves par nature; ce type d’asservissement avait toujours existé et existerait toujours; il était juste et bon en tant qu’esclaves par nature, elles devaient consacrer toute leur énergie et toute leur intelligence à procurer du plaisir à leurs maîtres; il y apparaissait également une forte dose de supériorité masculine et une conception goréenne très répandue, justifiée par de nombreux arguments, selon laquelle les femmes sont, par nature, des esclaves, méritent leur sort et ne sont pleinement satisfaites, heureuses, que lorsqu’on les considère comme telles. (Les Assassins de Gor, p. 236-237)

Leur nourriture changea également avec les progrès de leur éducation et la perspective de mets variés, savoureux, ainsi que, parfois, d’un petit bol de vin de Ka-la-na au souper les poussait à s’appliquer. (Les Assassins de Gor, p. 241)

À la fin de la douzième semaine, elles mangeait bien et, à la fin de la quinzième, très bien, en général des aliments pauvres en calories, nourrissants et comportant une bonne quantité de protéines, leur régime alimentaire étant supervisé avec autant de soin que celui des temps de course ou des sleens de chasse; (Les Assassins de Gor, p. 241)

Au début, lors de leurs déplacements dans la maison, les jeunes femmes n’étaient autorisées à porter que le costume traditionnel des cours : un rectangle de soie d’une trentaine de centimètres de long passé dans une ceinture de même matière nouée autour de la taille; Virginia et Phyllis refusèrent de quitter leur cellule ainsi vêtues jusqu’au moment où Elisabeth, pareillement habillée, les y força; Phyllis pleurait de rage à l’idée d’être vue dans cette tenue, Virginia était terrifiée; mais, sur l’ordre d’Elisabeth, qui parlait avec autorité, elles la suivirent, effrayées mais la tête haute et les épaules droites, bientôt émerveillées par la maison dont elles ne connaissaient que les cages de fer, la salle de cours et leur cellule; cette journée avait été agréable; elles s’étaient senties femmes et Elisabeth leur avait montré que cela était autorisé. (Les Assassins de Gor, p. 242)

Plus tard, au terme de la dix-huitième semaine de cours, on leur avait donné une courte robe de soie dépourvue de manches et attachée par une agrafe sur l’épaule gauche. Virginia et Phyllis eurent une robe blanche, Elisabeth une robe rouge. C’est également à cette époque que Virginia et Phyllis avaient reçu leur collier à serrure, couvert d’émail blanc, et qu’on leur avait retiré les anneaux d’identification qu’elles portainet à la cheville gauche. Elisabeth, au début des cours, avait simplement troqué son collier jaune contre un rouge. Elle avait déjà droit au collier à serrure. (Les Assassins de Gor, p. 242)

– Les hommes libre ne se mêlent pas des querelles d’esclaves. (Les Assassins de Gor, p. 245)

– Sans aucun doute, répliquai-je sur un ton faussement impatient, si Virginia n’était pas Soie Blanche, il y a longtemps que Relius l’aurait réclamée. (Les Assassins de Gor, p. 245)

Cela constitue, incidemment, un des avantages des Maisons d’Esclaves : tout membre du personnel, garde ou employé, peut réclamer et, en général, obtenir, n’importe quelle esclave de Soie Rouge à sa convenance. (Les Assassins de Gor, p. 245)

L’éducation des esclaves se poursuivit. Elle en arriva, après une période entièrement consacrée aux exercices, à des éléments tels que l’attitude, la démarche, la manière de s’agenouiller, de s’allonger, de manger, de boire. La grâce et la beauté, suivant Sura, et je ne mettrai pas en doute sa compétence sans ce domaine, sont avant tout une question d’expression du corps aussi bien que du visage. (Les Assassins de Gor, p. 246)

Une part importante de l’éducation d’une esclave, seul un naïf tel que moi pouvait s’en étonner, portait sur les questions domestiques. Par exemple, une Esclave de Plaisir, si elle est éduquée dans une bonne Maison, doit également maîtriser la tâches généralement confiées aux Esclaves de Tour. En conséquence, elle doit savoir couper et coudre des vêtements, laver les habits, nettoyer divers types de matériaux et de surfaces, confectionner une quantité inimaginable de plats différents allant du repas frugal du Guerrier à des spécialités tellement exotiques qu’elles en deviennent pratiquement immangeables. (Les Assassins de Gor, p. 247)

Je constatai toutefois avec satisfaction qu’Elisabeth apprenait de nombreuses choses qui, de mon point de vue, étaient beaucoup plus nécessaires à une esclave, notamment de nombreuses danses, des douzaines de chansons et un incroyable quantité de caresses et de baisers différents. Les diverses techniques de son répertoire, qui la rendait théoriquement capable de procurer des plaisirs délectables à n’importe qui, de l’Ubar au Paysan, sont beaucoup trop complexes et élaborées pour qu’il me soit possible de les exposer ici. Toutefois, je ne crois pas en avoir oublié une seule. (Les Assassins de Gor, p. 248)

Pour faire bonne mesure, elle leur enseigna également une autre danse, que l’on appelle parfois la Danse de l’Esclave Tuchuk, que j’avais vue lors d’un banquet, à Turia. (Les Assassins de Gor, p. 248)

Ho-Tu aimait la musique du kalika, instrument à six cordes comportant une caisse de résonance hémisphérique et un long manche. (Les Assassins de Gor, p. 250)

La jeune esclave assise sur les fourrures, car on peut jouer du kalika assis ou debout, était penchée sur son instrument, ses longs cheveux tombant sur le manche, perdue dans sa musique, une mélodie lente et douce, plutôt triste. (Les Assassins de Gor, p. 251)

– Solidarité de Caste ! hurla Portus. (Les Assassins de Gor, p. 251)

Les Marchands d’Esclaves, incidemment, appartiennent à la Caste des Marchands quoique, en raison de la marchandise qu’ils vendent et de leurs traditions, ils aient des robes distinctes. Toutefois, si l’un d’entre eux doit faire appel à la Solidarité de Caste, il choisira de préférence un Marchand d’Esclaves, non un Marchand ordinaire. De nombreux Marchands d’Esclaves estiment qu’ils appartiennent à une caste distincte. Ce n’est cependant pas le cas aux termes de la loi goréenne. Le Goréen moyen voit en eux des Marchands d’Esclaves mais, si on lui demande de préciser, il les classera sans hésitation dans la catégorie des Marchands. De nombreuses castes, incidemment, ont des subdivisions. Les avocats, par exemple, les Érudits, les Archivistes, les Professeurs, les Clercs, les Historiens et les Comptables sont tous des Scribes. (Les Assassins de Gor, p. 251-252)

En outre, en raison des services rendus à l’État, en particulier le financement des Jeux, Cernus reçut, avec le soutien de Saphronicus, Capitaine des Taurentiens, le Rouge des Guerriers, ce qui lui permit d’entrer dans les Hautes Castes. Naturellement, il n’abandonna ni la Maison de Cernus ni les diverses entreprises qu’il contrôlait à Ar et ailleurs. Je suppose que ce changement de caste ne plut guère à l’Administrateur, mais il n’eut pas le courage de s’opposer au désir des Taurentiens en particulier et de la Cité en général. Le Grand Conseil adopta cette mesure sans l’ombre d’une protestation. Le fait d’appartenir à la Caste des Guerriers ne changea guère Cernus, naturellement, mais une bande soie rouge s’ajouta aux bandes bleues et jaunes qui ornaient sa manche gauche. Je savais que Cernus s’entraînait depuis de nombreuses années au maniement des armes. En fait, on disait qu’il était, et je n’avais pas la moindre raison d’en douter, la première épée de la Maison. Il avait manifestement loué les services de Maîtres d’Armes chargés de l’entraîner et je crois qu’il avait depuis longtemps l’intention de devenir membre de la Caste des Guerriers. Il va sans dire que, étant devenu Guerrier et appartenant, de ce fait, à une Haute Caste, il pouvait se faire élire au Grand Conseil de la Cité et même occuper le trône, que ce soit celui de l’Administrateur ou celui de l’Ubar. (Les Assassins de Gor, p. 255)

Sur presque toutes les portes, y compris celles de la Maison de Cernus, on avait cloué des branches de Brak, arbuste dont les feuilles, lorsqu’on les mâche, constituent un purgatif. On croit que la résine et les branches de Brak empêchent le malheur d’entrer dans les maisons. (Les Assassins de Gor, p. 255-256)

Pendant la Main Patiente, les rues sont désertes et, dans les maisons, on jeûe, on ne parle guère et on ne chante pas. Les rations, dans la Maison de Cernus, furent réduites de moitié pendant cette période. On ne servit ni Paga ni vin de Ka-la-na. Les esclaves des cages de fer ne mangèrent pratiquement rien. Puis, à l’aube du premier jour d’En’Kara, au om de la Cité, l’Administrateur d’Ar, ou bien l’Ubar s’il y en a un, souhaite la bienvenue au soleil en ce premier jour de la nouvelle année. Les grands gongs placés près des remparts de la cité résonnèrent alors pendant plus d’une ahn dans un vacarme assourdissant, toutes les portes s’ouvrirent et les habitants envahirent rues et ponts, vêtus de leur plus beaux atours, chantant et riant. On peignit alors les portes en vert, on lava la résine et on fit traditionnellement brûler les branches de Brak sur le seuil. Ce jour-là, la cité n’est plus que processions, concours de chant, tournois de jeux, déclamations de poèmes, compétitions et expositions. Lorsqu’il devient nécessaire d’allumer les lanternes des ponts, les gnes rentrent chez eux avec de petites lampes, puis consacrent la nuit aux festins et à l’amour. Ce jour-là, les esclaves de la Maison de Cernus eux-mêmes eurent droit à un gâteau et à du Paga coupé d’eau. (Les Assassins de Gor, p. 256)

Normalement, dans la deuxième moitié de l’éducation, on permet aux jeunes femmes de se promener en ville car le spectacle des rues les détend et les stimule, mais tel n’avait pas été le cas en ce qui concernait Elisabeth, Virginia et Phyllis. Selon Ho-Tu, à qui s’avais demandé pourquoi, il y avait là deux raisons principales : en premier lieu, leurs cours étaient particulièrement denses et intensifs, en second lieu, la perspective de sortir de la maison, qui séduisait surtout Virginia et Phyllis, lesquelles ne connaissaient de Gor que la Maison de Cernus, incitait les jeun es femmes à se montrer d’autant plus studieuses. En outre, comme le fit remarquer Ho-Tu, elles ne seraient pas vendues avant la fin de l’été de sorte qu’elles auraient tout le temps de visiter Ar, ces promenades étant judicieusement mêlées à un programme de révision et d’entraînement, assorti d’un régime alimentaire strict et de repos qui les amèneraient au meilleur de leur vitalité, de leur vivacité et de leur enthousiasme au moment où elles montreraient sur l’estrade. Dans ce type d’entreprise, selon Ho-Tu, le temps est un élément capital. Une jeune femme blasée, fatiguée ou nerveuse ne donne pas les résultats d’une esclave dont les appétits, stimulés, sont à leur apogée. (Les Assassins de Gor, p. 258)

Avant de les laisser partir, Sura posa des ceintures de chasteté à Virginia et Phyllis, ce qui ne leur plut guère. Les deux gardiens qui se présentèrent, munis de menottes et d’une laisse – une chaîne brillante – étaient Relius et Ho-Sorl. (Les Assassins de Gor, p. 259)

– Menottes ! cria soudain Ho-Sorl, et Phyllis mit les mains dans le dos, rejeta la tête en arrière et la tourna, réaction automatique de l’esclave éduquée. (Les Assassins de Gor, p. 259)

Les Acier étaient une nouvelle faction d’Ar, reconnaissable à un morceau de tissu bleu gris. En réalité, les Acier n’avaient jamais couru à Ar. (Les Assassins de Gor, p. 265)

On ignorait qui était derrière les Acier. L’origine de l’or qui leur permettait d’exister était inconnue, de même que la quantité dont ils disposaient. Il faut savoir que la création d’une faction nécessite un investissement important. Il y a souvent des tentatives qui se révèlent, en général, infructueuses. Si la nouvelle faction ne gagne pas une part importante des courses dans le courant des deux premières années suivant sa création, le règlement du Stade des Temps d’Ar cesse de l’autoriser à participer aux courses. En outre, lancer une nouvelle faction dans la compétition coûte cher, et le capital investi court des risques considérables. Non seulement il faut acheter ou louer des Perchoirs, acquérir des temps, engager des cavaliers, des Gardiens de Temps et le personnel nécessaire à l’administration de la faction, mais, en outre, la nouvelle faction doit payer très cher le droit de participer aux courses pendant les deux années probatoires. Incidemment, les factions établies doivent payer la même somme lorsqu’elles ont fait une mauvaise saison; en outre, une série de mauvaises saisons signifie, même pour une faction établie, la remise en cause, définitive ou pour dix ans, de son droit de participer aux courses. De plus, l’apparition d’une nouvelle faction constitue une menace pour les anciennes car toute victoire de la nouvelle équivaut à une défaite pour les autres. Toutes les factions ont intérêt à ce que le nombre total de factions soit réduit de sorte que les cavaliers d’une ancienne faction, s’ils sont incapables de remporter une course donnée, tentent souvent d’empêcher ceux de la nouvelle faction de courir. De plus, les factions établies refusent communément d’engager les cavaliers qui ont couru pour de nouvelles factions, mais cette règle n’est que très rarement appliquée lorsqu’il s’agit d’excellents cavaliers. (Les Assassins de Gor, p. 265-266)

Dans les stands, stupéfiant le public, inquiétant les autres oiseaux que tiraient les tharlarions à cornes, résonna soudain le cri de défi, aigu et puissant, d’un tarn sans cagoule, un tarn géant, noir, le cri sauvage d’un des plus beaux et des plus féroces prédateurs de Gor, qui avait dû retentir parmi les escarpements acérés des Montagnes de Thentis, propices aux vols de temps, ou même parmi les pics rouges des Voltaï elles-mêmes, ou peut-être au cours d’un combat aérien qui ne se termine qu’à la mort d’un des deux tarniers. (Les Assassins de Gor, p. 266-267)

Les yeux noirs, rusés, ronds et étincelants ne me quittèrent pas. La crête de l’oiseau parut se dresser, tous les muscles de son corps puissant semblèrent frémir. Les immenses ailes noires, larges et puissantes, s’étendirent et battirent l’air, soulevant un nuage de poussière et de sable, déséquilibrant le petit Gardien de Temps masqué qui se tenait sur la plate-forme. Puis le tarn rejeta la tête en arrière et poussa une nouvelle fois son cri sauvage, étrange, féroce, cruel, un cri capable de terrifier un larl mais qui ne me fit pas peur. Les serres du tarn étaient chaussées d’acier. C’était, naturellement, un tarn de guerre…… Je levai le bras et touchai le bec courbe du puissant oiseau. Puis je le retins et pousai la joue sur sa surface rugueuse. Le tarn, ce prédateur, baissa doucement la tête et je posai le front sous son œil rond, brillant, puis sous la cagoule de cuir, je pleurai. (Les Assassins de Gor, p. 267-268)

Je me demandai pourquoi les maîtres ne mettaient pas de clochettes à leurs esclaves le jour de Kajuralia, au moins, on les aurait entendues approcher. (Les Assassins de Gor, p. 270)

… je n’entendais plus que des sanglots, expression de l’impuissance des filles enchaînées. (Les Assassins de Gor, p. 273-274)

Une longue corde, ou plusieurs cordes attachées les unes aux autres, courait derrière les filles agenouillées, leur immobilisant les poignets; une autre corde, ou plusieurs cordes attachées les unes aux autres, les reliait par le cou suivant le principe de la chaîne d’esclaves. (Les Assassins de Gor, p. 274)

Le Kajuralia, Congé des Esclaves ou Fête des Esclaves, a lieu une fois l’an dans presque toutes les cités civilisées du nord de Gor. La seule exception est, à ma connaissance, Port Kar, dans le delta du Vosk. La date du Kajuralia, toutefois, diffère. Dans de nombreuses cités, il a lieu le dernier jour de la Douzième Transitoire, jour précédant le début de la Main Patiente; à Ar, toutefois, ainsi que dans quelques autres cités, il est fixé au dernier jour du cinquième mois, veille de la Fête de l’Amour. (Les Assassins de Gor, p. 276)

Il s’y résigna à la fin du printemps, le seizième jour du troisième mois, ce mois que l’on appelle Camerius à Ar et Selnar à Ko-ro-ba. (Les Assassins de Gor, p. 283)

Curieusement, avec peut-être une exception, tous les Hinrabiens avaient été égorgés, même les femmes; cela était étrange car les femmes d’une caravane capturée, étant considérées comme partie intégrante du butin, sont presque toujours réduites en esclavage; le corps que l’on ne retrouva pas parmi les cadavres éparpillés dans la plaine et les restes calcinés des chariots était, naturellement, celui de Claudia Tentia Hinrabia. (Les Assassins de Gor, p. 283-284)

On dit que ceux qui ont vu Thassa souhaitent ne jamais la quitter, que ceux qui l’ont quittée ne sont jamais pleinement heureux. (Les Assassins de Gor, p. 289)

Cela n’avait toutefois rien de surprenant car Ho-Sorl exigeait invariablement que l’orgueilleuse Phyllis, qui prétendait le détester, le serve à table, service qu’elle se voyait contrainte en fin de compte, de mauvaise grâce et la tête haute, de lui rendre, qu’il s’agisse de lui servir du vin ou de lui offrir une grappe de raisin délicatement serrée entre les dents. (Les Assassins de Gor, p. 290)

Pendant la fête de Kajuralia, les kajirae font tout ce qui leur plaisent, allant même à verser sur la tête des Maîtres du vin, ou bol de gruau etc… Elles sont libres pendant ces heures. À chaque fois, qu’elles font une chose de la sorte elles diront Kajuralia !!

… je présumais, naturellement, qu’elle aurait envie de regagner sa planète d’origine. Gor est rude et cruelle. Aucune jeune femme accoutumée à la civilisation et à la courtoisie de la Terre n’aurait envie de rester dans un monde aussi barbare, un monde magnifique, sans doute, mais terrifiant et dangereux, un monde où la femme a rarement l’occasion d’être autre chose qu’une femme, un monde où la Libre Compagne elle-même dort sur une couche au pied de laquelle se trouve un anneau d’esclave. (Les Assassins de Gor, p. 296)

Virginia Kent, qui avait enseigné l’histoire antique et classique dans une université de la Terre, se leva d’un bond et, nu-pieds, simple esclave, sortit en courant, se hâtant de gagner les Cellules de Transit d’où, au matin, avec d’autres, elle serait envoyée à la Curuléenne où, avec Elisabeth et Phyllis, elle monterait sur l’estrade pour être vendue, le prix de sa chair venant grossir le trésor de la Maison de Cernus. (Les Assassins de Gor, p. 297)

Les hommes se rassemblèrent entre les tables et bientôt les dés, phalanges de verr marquées à l’encre, tintèrent dans un gobelet métallique. Sura s’agenouilla devant la table de Cernus, la tête baissée. Un homme d’armes fixa une laisse à son collier. L’attache de la laisse était une petite boucle métallique. L’homme d’armes enroula la boucle autour du collier d’acier recouvert d’émail rouge. Derrière elle, les hommes poussaient des exclamations en regardant les dés rouler sur les pierres du sol. Je compris alors, dans une certaine mesure, ce qui se passait. Ce n’était qu’un renversement de situation caractéristique de Kajuralia, mais c’était peut-être plus; de nombreux hommes d’armes et employés étaient jaloux de la position que Sura occupait dans la Maison, bien qu’elle fût esclave, et lui reprochaient son orgueil; peut-être Cernus lui-même avait-il le sentiment qu’elle se croyait trop importante; il parut satisfait de la voir humiliée, utilisée comme une esclave de Soie Rouge ordinaire.

  • Je vais m’en servir le premier ! s’écria un homme.

Puis il y eut d’autres cris et la partie de dés se poursuivit. Je compris alors que la belle et orgueilleuse Sura servirait tous les hommes, dans l’ordre des points.

Je me tournai vers Ho-Tu. Je constatai avec stupéfaction que ses yeux noirs et féroces étaient pleins de larmes. Sa main n’avait pas quitté la poignée de son couteau courbe.

Je regardai Sura. Elle était agenouillée sur les pierres, les épaules basses, la tête baissée, les cheveux pendants, uniquement vêtue d’un rectangle de soie rouge, les poignets attachés dans le dos. Ses épaules étaient secouées et je compris avec stupéfaction qu’elle pleurait. (Les Assassins de Gor, p. 298-299)

Avec un cri de rage, l’Esclave de Plaisir se jeta vers le mur, décrocha l’aiguillon et l’alluma. Le sélecteur tourna jusqu’à l’extrémité de la zone rouge, ce qui en fit une arme capable de tuer. Presque aussitôt, l’extrémité de l’aiguillon devint incandescente. Il devint même impossible de la regarder. (Les Assassins de Gor, p. 302)

– Je n’ai jamais connu mon père, reprit-elle, mais je suppose que c’était un bel esclave. Ma mère ne savait pratiquement rien de lui car ils portaient tous les deux des cagoules lorsqu’on les a accouplés. (Les Assassins de Gor, p. 304)

… J’ai cru découvrir, expliqua-t-il, un vaccin contre la Dar-Kosis.

  • La Dar-Kosis est incurable, dis-je.

  • Autrefois, reprit-il, il y a des siècles, les membres de ma caste prétendaient qu’elle était incurable. D’autres refusèrent de le croire et poursuivirent leurs recherches. Le résultat fut les Sérums de Stabilisation.

La Dar-Kosis,  » Sainte Maladie  » ou  » Affliction sacrée », fait des ravages sur Gor. Ceux qui en sont atteints, que l’on appelle, en général, simplement Les Affligés, ne sont pars autorisés à jouer un rôle dans la société. Ils errent dans la campagne, vêtus de haillons jaunes et agitant une sorte de crécelle pour avertir les passants de ne pas rester dans leur chemin; certains d’entre eux acceptent de vivre dans des Puis de Dar-Kosis – il en existe plusieurs dans les environs d’Ar – où on leur donne à manger et à boire et où ils sont, naturellement, isolés; la maladie est extrêmement contagieuse. Ceux qui contractent la maladie sont, vis-à-vis de la loi, considérés comme morts.

  • On croit, rappelai-je, que la Dar-Kosis est sacrée aux yeux des Prêtres-Rois et que ceux qui en sont affligés sont consacrés aux Prêtres-Rois.

  • C’est ce que prétendent les Initiés, répondit Flaminius avec amertume. La maladie, la souffrance et la mort n’ont rien de sacré.

Il but une autre gorgée de vin.

  • La Dar-Kosis, repris-je, est considérée comme l’instrument des Prêtres-Rois qui en frappent ceux qui leur déplaisent.

  • Encore un mythe des Initiés, fit ironiquement Flaminius.

  • Mais comment le sais-tu ? m’enquis-je.

  • Peu m’importe, répondit-il, si cela est vrai ou non. Je suis Médecin.

  • Que s’est-il passé ? demandai-je.

Pendant de nombreuses années, commença Flaminius, cela se déroula avant 10110, année de Pa-Kur et de ses hordes, avec quelques amis, j’ai travaillé secrètement dans le Cylindre des Médecins. Nous consacrions les ahns de la journée pendant lesquelles il nous était possible de travailler à l’étude, à la rechercher et à l’expérimentation. Malheureusement, en dépit de l’or et à cause de lui, un Médecin de second ordre que nous avions renvoyé en raison de son incompétence mit le Grand Initié au courant de nos travaux. Le Cylindre des Initiés exigea que le Grand Conseil de la Caste des Médecins mette un terme à notre entreprise, nous ordonnant non seulement d’interrompre nos travaux mais également de détruire les résultats que nous avion obtenus. Je suis heureux de pouvoir dire que les Médecins nous ont défendus. La Caste des Médecins, tout comme celle des Scribes, n’est pas en bons termes avec la Caste des Initiés. Le Cylindre des Initiés porta donc l’affaire devant le Grand Conseil de la Cité mais, suivant les recommandation de Marlenus, qui était alors Ubar, celui-là nous autorisa à poursuivre nos recherches. (Flaminius rit.) Je me souviens de l’entrevue entre Marlenus et le Grand Initié. Marlenus lui dit que, ou bien les Prêtres-Rois approuvaient nos travaux, ou bien ils ne les approuvaient pas; s’ils les approuvaient, il fallait qu’il se poursuivent; s’ils ne le approuvaient pas, en tant que Maître de Gor, ils étaient assez puissants pour y mettre un terme eux –mêmes.

….. – Avant même la Main Transitoire suivante, reprit-il, des hommes armés pénétrèrent dans le Cylindre des Médecins; l’étage où nous travaillions fut incendié; le cylindre lui-même fut gravement endommagé; notre travail, nos dossiers, les animaux que nous utilisions, furent massacrés, d’autres furent chassés. (Il ouvrit sa robe. Je vis que son torse était couvert de cicatrices.) J’ai été brûlé, expliqua-t-il, en essayant de sauver ce qui pouvait l’être, mais on m’a battu et les rouleaux ont été détruits…..

– J’avais, poursuivit-il, avant l’incendie, obtenu une lignée d’urts résistant au microbe de la Dar-Kosis; la culture de leur sang m’avait permis d’obtenir un sérum que j’avais injecté à d’autres animaux que nous n’étion pas parvenus, ensuite à contaminer. Ce n’était qu’une tentative, un début, mais j’espérais… J’en espérais beaucoup. (Les Assassins de Gor, p. 318-319-320-321)

Les Initiés, incidemment, en raison du code de leur caste, n’ont pas le droit de porter les armes; en outre, il ne leur est pas permis de tuer; c’est pourquoi ils engagent es hommes de main dans ce but. (Les Assassins de Gor, p. 321)

– Et j’ai ri, poursuivit Flaminius, en comprenant que ce sont la convoitise, le plaisir, le pouvoir et l’or qui mènent les hommes et que, moi qui, tout au long de ma vie, avait tenté sans résultat de vaincre une maladie, j’étais un imbécile. (Les Assassins de Gor, p. 322)

J’avais chaud sous le capuchon constitué de plusieurs couches de cuir épais, étouffant, attaché sous le menton et autour du cou; en outre, ce capuchon, comme presque tous les capuchons d’esclave, était conçu pour réduire le prisonnier au silence; je ne pouvais me débarrasser du gros tampon de cuir introduit dans ma bouche et, en raison des liens qui le maintenaient en place, il m’était impossible de le faire bouger. (Les Assassins de Gor, p. 339)

À Ar, comme dans le reste de Gor, un esclave condamné à la torture ou au pal doit supporter tous les tourments que quiconque aurait envie de lui faire subir.

Dans la situation où je me trouvais, enchaîné et encapuchonné, n’importe qui pouvait me frapper en toute impunité, même les esclaves. Ceux qui m’injuriaient, me donnaient des coups de lanière ou me jetaient des pierres n’avaient aucune raison de ne pas me considérer comme un esclave. J’étais nu-pieds, je ne portais qu’une courte tunique de laine dépourvue de manches; sur la poitrine et dans le dos, cousue sur la tunique, je portais une grande lettre d’imprimerie, la première lettre du mot goréen : « Kajirus », qui signifie esclave mâle. (Les Assassins de Gor, p. 339)

C’était le quatrième soir de la Fête de l’Amour, le point culminant de la fête en ce qui concernait la vente des esclaves; ce soir-là, Cernus allait faire monter ses beautés barbares sur l’estrade; le lendemain, se dérouleraient les courses et les jeux, heures sauvages, étourdissantes au Stade des Tarns, et au Stade des Lames, qui conduiraient la Fête de l’Amour à sa conclusion frénétique; Cernus m’avait appris que je mourrais le lendemain, au Stade des Lames. (Les Assassins de Gor, p. 341)

… le public peut pénétrer librement dans la salle d’exposition avant la vente mais, après la quatorzième ahn, on ferme la Curuléenne afin de préparer la vente du soir; après cette ahn, il faut payer pour entrer dans le marché; les cellules elles-mêmes, et les allées qui les séparent, sont recouvertes d’épais tapis; les barreaux sont assez espacés : dans les cellules, il y a des coussins et des soieries; sur chaque cellule sont indiqués le numéro du lot et la date de vente; les jeunes femmes sont exposées nues dans les cellules; en outre, elles doivent se présenter exactement telles qu’elles sont, sans aucun maquillage; les parfums, toutefois, sont autorisés; on leur enlève jusqu’au collier de peur qu’il ne dissimule une cicatrice ou un défaut; la jeune femme est simplement lavée, brossée, peignée et parfumée avant d’entrer dans la cage où, suivant la volonté de l’acheteur potentiel, elle peut être examinée; elle doit également, si on le lui demande, marcher, prendre des poses et exposer les qualités de sa beauté afin que l’acheteur puisse se rendre compte et faire des comparaisons; comme me l’avait dit un jour Elisabeth, il est parfois difficile de juger depuis les derniers gradins; sur l’estrade, la jeune femme est sous les ordres du commissaire-priseur; en outre, sur l’estrade, elle est généralement maquillée; si l’acheteur ne se souvient pas qu’une femme particulièrement éblouissante sur l’estrade l’était beaucoup moins dans la cage d’exposition, ce n’est pas la Maison qui est responsable, mais lui-même; je suppose que, dans le feu des enchères, en raison de la présentation impeccable de la marchandise des Marchands d’Esclaves, on oublie souvent les décisions prudentes et réfléchies que l’on a prises devant les cages d’exposition. (Les Assassins de Gor, p. 345)

…. Le dessus de l’estrade était également lisse et légèrement concave; on y avait répandu, conformément à la tradition, de la sciure de bois; suivant la coutume goréenne, la jeune femme qui monte sur l’estrade, même si elle porte les soieries les plus luxueuses, doit sentir la sciure de bois sous ses pieds. (Les Assassins de Gor, p. 347)

Ceux qui avaient des instruments à cordes les accordèrent; il y avait un joueur de czehar, chef de la formation, quelques joueurs de kalika, quelques flûtistes, des petits tambours kaska et d’autres. (Les Assassins de Gor, p. 349)

Parmi les spectateurs, surtout des hommes, il y avait, comme je l’ai peut-être mentionné, quelques femmes, une sur dix ou quinze environ; beaucoup d’entre elles étaient manifestement riches et de Haute Caste; certaines d’entre elles avaient probablement l’intention d’acheter une servante; les esclaves de cuisine, comme on dit, sont achetées sur les petits marchés; elles feraient des offres par l’intermédiaire d’un homme; d’autres femmes étaient peut-être simplement curieuses de la beauté des jeunes esclaves originaires d’autres cités, se demandant si elle égalait la leur; peut-être aimaient-elles, tout simplement, l’ambiance passionnée et colorée de la vente, tremblantes au spectacle de leurs consoeurs vendues nues; peut-être quelques-unes imaginaient-elles qu’elles montaient elles-mêmes sur l’estrade, effrontées et magnifiques, aguichant les hommes, les poussant à faire des offres de plus en plus élevées, jeunes femmes merveilleuses, esclaves vendues aux enchères. (Les Assassins de Gor, p. 350)

Les jeunes femmes auraient naturellement une conscience aiguë du public, de ses humeurs, de ses réactions, car cela est nécessaire si l’on veut le stimuler, le tenter, le manipuler afin d’augmenter la fréquence et la qualité des offres. Dès le début, Sura avait enseigné à Elisabeth, Phyllis et Virginia, devant des hommes, qu’elles pourraient distinguer les visages depuis l’estrade. Il était apparemment important d’être en mesure de voir les yeux des hommes, la position de leur corps, les mouvements de leurs épaules. (Les Assassins de Gor, p. 350)

Un instant plus tard, derrière elle, entra un homme de haute taille, vêtu d’une courte tunique jaune et bleue, le commissaire-priseur, et armé d’un aiguillon très fin, presque une baguette; en le voyant, la jeune femme voulut fuir mais, comme elle n’avait pas où aller, elle tomba à genoux, en larmes, au centre de l’estrade où, lorsqu’on lui eut arraché son vêtement, elle se releva d’un bond en riant, tendant les bras vers le public, vers ses cris de joie et d’encouragement. (Les Assassins de Gor, p. 351)

La première offre fut de quatre pièces d’or, ce qui était beaucoup et augurait bien de la soirée. Cela était manifestement dû au fait que la Curuléenne refuse de prendre la responsabilité de vendre les jeunes femmes qui ne sont pas réellement séduisantes. Les prix varient dans des proportions considérables en fonction de la caste, l’abondance du type et des fluctuations du marché. À la Curuléenne, il est rare qu’une jeune femme soit vendue moins de deux pièces d’or. Verbina fut rapidement adjugée à un jeune Guerrier pour sept pièces d’or. Un très bon prix, dans les conditions normales du marché, car une femme véritablement belle et de Haute Caste vaut environ trente pièces d’or, quoique certaines se fussent vendues jusqu’à quarante et cinquante pièces d’or; en ce qui concerne les femmes de Basse Caste, les prix sont à peu près de moitié moindres. (Les Assassins de Gor, p. 351-352)

Les forêts septentrionales, domaine des bandits et des animaux extraordinaires, situées au nord et à l’est de Ko-ro-ba, ma Cité, sont magnifiques, profondes et couvrent des milliers de pasangs carrés. Les esclaves qui échappent à leur maître et les femmes libres qui n’acceptent pas le mariage arrangé par leurs parents ou rejettent la culture de Gor se réfugient parfois dans ses forêts où elles vivent en bandes, construisant des abris, chassant pour se nourrir et haïssant les hommes; ces bandes de femmes, qui sont souvent d’excellents archers, s’opposent parfois aux bandes de hors-la-loi qui habitent également les forêts; il arrive que des Marchands d’Esclaves téméraires pénètrent dans les forêts afin de capturer ces jeunes femmes, mais il est rare qu’ils en reviennent; parfois, les Marchands d’Esclaves se contentent de rencontrer les hors-la-loi à la lisière de la forêt afin de leur acheter leurs captives; curieusement, à la lisière de la forêt, les Marchands d’Esclaves de Port Kar contactent les bandes de femmes et leur achètent les hommes qu’elles ont capturés afin d’en faire des galériens; il n’est pas rare que le Guerrier qui est entré dans la forêt soit capturé par sa proie, réduit e esclavage puis, lorsque les jeunes femmes en ont assez de lui, vendu, généralement en échange de pointes de flèche ou de bijoux, aux Marchands de Port Kar qui l’enchaîneront au banc de nage d’une galère. (Les Assassins de Gor, p. 352)

Le troisième lot fut une jeune femme de Haute Caste, originaire de Cos, présentée vêtue de Robes de Dissimulation qui lui furent lentement retirées une à une. Elle était belle et avait été libre; elle n’était pas éduquée; elle appartenait à la Caste des Scribes et avait été capturée par les pirates de Port Kar. Elle ne tenta pas d’émouvoir les acheteurs, elle resta immobile, la tête baissée, sur l’estrade, jusqu’à ce qu’on ait terminé de la dévêtir. Ses gestes étaient raides. Le public fut mécontent. On n’en offrit que deux pièces d’or. alors, s’emparant du fouet d’un esclave, le commissaire-priseur s’approcha de la jeune femme désespérée; sans avertissement, il lui administra la caresse du Marchand d’Esclaves, la Caresse du Fouet, et sa réaction fut immédiate, sauvage, totalement incontrôlable. Elle lui jeta un regard horrifié. Le public hurla de joie. Soudain, elle se jeta sur le commissaire-priseur en poussant des cris hystériques mais il lui passa les menottes et, en larmes, elle tomba à genoux. Elle fut finalement vendue à vingt-cinq pièces d’or. (Les Assassins de Gor, p. 353)

Puis, fièrement, vêtues de manteaux noirs et la tête couverte d’une capuche, trois jeunes femmes gravirent l’escalier et montèrent sur l’estrade, le dos droit, la tête haute, les traits dissimulés par leur capuche. Elles avaient des menottes auxquelles étaient fixées les chaînes; la chaîne de la première, probablement Elisabeth, était légèrement plus courte que celles des deux jeunes femmes qui l’entouraient, légèrement en retrait, sans doute Virginia et Phyllis. Leurs manteaux ressemblaient à des ponchos à capuche, sauf que les bras sortaient par des fentes. Les manteaux, amples et élégants, leur cachaient les chevilles. Elles étaient, naturellement, nu-pieds. Elles s’immobilisèrent près du centre de l’estrade, le commissaire-priseur tenant les laisses. (Les Assassins de Gor, p. 357)

Les Musiciens prirent leurs instruments et, toutes ensemble, comme trois esclaves, femmes qui deviendraient la propriété des hommes, les jeunes femmes dansèrent. (Les Assassins de Gor, p. 364)

Dans le public, des hommes poussèrent des exclamations de plaisir; j’entendis même des femmes, stupéfaites de constater que leur sexe pouvait être aussi magnifique; les yeux de quelques femmes brillaient d’admiration et d’enthousiasme mal dissimulés; je mesurai la rapidité de leur respiration aux mouvements de leur voile à les yeux de quelques autres exprimaient la terreur et, reculant, elles regardaient autour d’elles, ayant soudain peur des hommes qui les entouraient; un voile se déchira, une jeune femme cria et, me retournant, je vis un Guerrier l’embrasser violemment sur les lèvres; finalement, elle accepta son baiser; le public devint fou; ici et là, des femmes hurlèrent au milieu de groupes d’hommes; une jeune femme essaya de s’enfuir mais fut traînée par la cheville jusqu’au pied des gradins; une autre déchira elle-même son voile, prit la tête de son voisin entre ses mains, l’embrassa sur les lèvres et, un instant plus tard, se retrouva couchée par terre dans ses bras, les robes déchirées, pleurant, hurlant de plaisir. (Les Assassins de Gor, p. 364)

– N’aimeraient-ils pas que de telles esclaves leur servent le Paga ? (Les Assassins de Gor, p. 365)

Aucune esclave ne s’est jamais échappée de Port Kar, protégée d’un côté par les interminables marais du delta du Vosk, de l’autre par les puissantes marées du Golfe de Tamber et, au-delà, par les étendues immenses, blues, luisantes et dangereuses de Thassa. On dit que les chaînes des esclaves sont plus lourdes à Port Kar. Dans aucune cité de Gor l’esclavage n’est plus abject, plus total qu’à Port Kar la Sordide, Port Kar la Malsaine. (Les Assassins de Gor, p. 365)

Le commissaire-priseur regarde les visages; personne ne renchérit.

Il tendit la main ouverte, la paume en haut, vers le public. S’il fermait la main, cela signifiait qu’il acceptait l’offre. (Les Assassins de Gor, p. 366)

Le public hurla et tapa des pieds, les hommes se levèrent, crièrent, se frappèrent l’épaule gauche avec le poing droit, l’applaudissement goréen. (Les Assassins de Gor, p. 368)

Le commissaire-priseur fit signe aux Musiciens et une fois de plus, parmi les hurlements du public, tandis qu’il tendait la main ouverte, acceptant les offres, les jeunes femmes exécutèrent les derniers moments de la danse de l’esclave nouvellement achetée et quoi danse sa joie à l’idée qu’elle va bientôt être dans les bras de son maître. Lorsqu’elles eurent terminé, les jeunes femmes s’agenouillèrent dans une attitude de soumission, assises sur les talons, les bras tendus, la tête baissée, les poignets croisés; Elisabeth faisait face au public, Virginia et Phyllis étaient agenouillées perpendiculairement à elle, à droite et à gauche; elles formaient une fleur soumise et vulnérable d’esclaves. (Les Assassins de Gor, p. 369)

L’ost marqué est une variété d’ost, petit reptile goréen généralement orange vif. Il est extrêmement venimeux. L’ost mraqué est généralement jaunâtre et a des anneaux noirs. (Les Assassins de Gor, p. 398)

Le salut était très ancien et je suis persuadé qu’il a été introduit sur Gor il y a des siècles peut-être par des familiers des jeux de l’arène qui les ont apportés à Ar, des hommes probablement venus d’autres temps et d’autres lieux. Je me souvins que les Voyage d’Acquisition, supervisés par les Prêtres-Rois, existaient depuis des temps immémoriaux.

Salut Cernus, Ubar d’Ar !

Ceux qui vont mourir te saluent ! (Les Assassins de Gor, p. 403)

La Phalange Goréenne ….. (Les Assassins de Gor, p. 408)

Murmillius leva sa lame dans ma direction. C’était le salut au Guerrier. Un Guerrier, me dis-je, qui appartient à la Caste des Guerriers. Je lui rendis son salut. (Les Assassins de Gor, p. 413)

Le tarn, puissant et sauvage oiseau de selle de Gor, est un animal féroce, un prédateur monstrueux des immenses étendues bleues du ciel de ce monde rude; dans le meilleur des cas, il est à moitié domestiqué; les tarniers eux-mêmes s’en approchent rarement sans armes et sans aiguillons; on considère qu’il est parfaitement déraisonnable d’approcher un tarn qui mange; instinctivement, comme de nombreux prédateurs, le tarn défend sa proie jusqu’à la mort; des Gardiens de Temps, malgré leurs aiguillons et leurs filets, se font tuer en essayant de changer ou de corriger cette mauvaise habitude; le majestueux carnivore ailé de Gor, le tarn,n’aime pas partager, sauf, peut-être, lorsque, repu, il porte les restes de son repas dans les nids des montragnes de Thentis ou des Voltaï où il introduit la viande dans le gosier de ses petits, de la taille d’un poney, au plumage blanc. (Les Assassins de Gor, p. 417)

Ensuite, venait Ubar Vert, avec qui Mip ne faisait qu’un, montant court, presque couché sur la selle, contrôlant parfaitement l’oiseau. j’admirais l’oiseau. Je savais qu’il était âgé, que ses forces déclinaient et qu’il ne courait plus depuis de nombreuses années. Ses plumes n’avaient plus le brillant ardent de celles des jeunes temps; son bec n’était pas jaune vif, comme celui des autres oiseaux, mais blanchâtre; mais ses yeux, sauvages, noirs, féroces, étaient ceux d’un tarn indomptable; ils luisaient d’orgueil et de fureur; il était décidé à ne pas se laisser battre. (Les Assassins de Gor, p. 420)

Je restai sans voix car Melipolus de Cos était effectivement une légende à Ar et dans une centaine de citées ferventes de courses. (Les Assassins de Gor, p. 426)

Le gong de l’arbitre retentit trois fois, signalant que les oiseaux devaient gagner les perchoirs. (Les Assassins de Gor, p. 427)

Je constatai qu’on lui avait donné un nouveau poignard, un poignard à tarn comme ceux qu’utilisent les cavaliers. Dans la main droite, il tenait un aiguillon. Surpris, je remarquai, enroulé sur le côté de la selle, en quatre boucles, un fouet à lames, arme très répandue à Port Kar et constituée d’un fouet sur les cinquante derniers centimètres duquel sont fixées, par groupes de quatre, vingt lames minces et étroites; l’extrémité du fouet à lames n’est pas toujours la même; certaines ont une lame à double tranchant de douze ou quinze centimètres de long; d’autres ont un poids qui étourdit la victime et permet de la découper tout à loisir; le fouet à lames de Menicius était équipée d’une lame à double tranchant capable de couper une gorge à trois mètres. (Les Assassins de Gor, p. 429-430)

Je constatai avec étonnement qu’on avait remplacé le rembourrage des anneaux par des arêtes en forme de lame qui ne servent en général pas pour les courses, et que l’on utilise pour des démonstrations, des acrobaties en fait, au cours desquelles le tarnier semble défier la mort à chaque anneau. (Les Assassins de Gor, p. 430)

– Apporte-moi, dis-je à l’arbalétrier qui se tenait au pied du perchoir, la bola des Tuchuks, la corde de kaiila et le quiva qui se trouvent dans les affaires de Gladius de Cos, dans l’enclos des Acier. (Les Assassins de Gor, p. 430)

– Apportez-moi, dis-je, le petit arc de corne des Tuchuks, les flèches de guerre à pointe dentelée du Peuple des Chariots. (Les Assassins de Gor, p. 431)

Un garçon de piste, après les avoir sortis de son manteau, me lança le petit arc rapide des Tuchuks et l’étroit carquois rectangulaire avec ses quarante flèches.

Sans me presser, je tendis l’arc. Il est petit, composé de deux courbes, mesure environ un mètre de long et est constitué de couches de corne de bosk renforcées avec du métal et du cuir; il est cerclé de métal en sept points, y compris la poignée, métal acheté à Turia en petits rouleaux; le cuir est appliqué en diagonale par bandes de cinq centimètres, sauf sur la poignée où il est fixé horizontalement; sa portée est plus réduite que celle de l’arc ordinaire ou de l’arbalète mais, en combat rapproché, du fait qu’on peut tirer rapidement, c’est une arme dévastatrice; sa petite taille, comme dans le cas de l’arbalète, le rend très maniable sur la selle et permet de passer sans la moindre difficulté de gauche à droite, ou même en arrière, avantage dont sont dépourvus les arcs ordinaires, plus puissants mais moins maniables; mais, comme l’arc ordinaire et contrairement à l’arbalète, qui est longue et difficile à bander, sa puissance de tir est, quantitativement, considérable ; un guerrier Tuchuk peut, dans combat acharné, sur la selle de son kaiila, tirer quarante flèches, qui atteignent leur but, en moins d,une demi-ehn. (Les Assassins de Gor, p. 431-432)

En général, les temps ne répondent qu’à un seul ordre : « Tabuk! » qui signifie en gros : « Chasse et Tue! »; en outre, j’aurais aimé pouvoir utiliser la lance tuchuk à dos de tarn. En général, le tarnier dispose, attachée à la selle, d’une lance goréenne, arme terrifiante mais destinée au jet et plus adaptée à l’infanterie. Les tarniers, naturellement, avaient été équipés sur le modèle des forces terrestres; je pensais depuis longtemps qu’il était possible d’augmenter l’efficacité des tarniers goréens en modifiant légèrement leur armement et leurs techniques de combat; toutefois, je n’avais jamais commandé une escadrille de tarniers, et mes idées étaient pratiquement dépourvues d’intérêt, même pour les tarniers de ma Cité, Ko-ro-ba. (Les Assassins de Gor, p. 432-433)

…la bola des Tuchuks peut fracasser un crâne, la lanière de cuir peut l’étrangler. (Les Assassins de Gor, p. 441)

Oui, répondit Hup, et elles nous ont été très utiles. Les esclaves, contrairement aux femmes libres, peuvent aller partout, collecter les informations, porter les messages. Rares sont ceux qui soupçonnent une esclave de faire un travail important. Si on l’arrête, il est rare qu’elle risque plus que quelques coups de fouet en servant au plaisir de ceux qui l’ont arrêtée. Un jour, Vancius a maltraité Phaïs. Je crois que Marlenus va lui en faire cadeau. (Les Assassins de Gor, p. 458)

À Ar, l’esclave d’État porte une courte robe grise et un collier assorti. En dehors de la couleur, elle est identique à une robe d’esclave ordinaire. En général, elle porte à la cheville gauche un anneau de métal gris auquel sont fixées cinq clochettes. Autrefois, à Ar, à Ko-ro-ba et dans de nombreuses cités, ces esclaves portaient une robe blanche avec des rayures en diagonale dont la couleur différait d’une ville à l’autre; le style avait évolué au fil des années; de toute manière, dans un cas comme dans l’autre, la robe était fendue jusqu’à la ceinture et dépourvue de manches, ces question comme la coupe des robes et le style des tuniques, sont soumises aux caprices de la mode. Je souris. Un des premiers actes de Marlenus, la veille au soir, pendant le festin de la victoire, avait été, sous les acclamations de ses fidèles ivres, de décider que les robes des esclaves d’État seraient désormais moins longues de deux horts, approximativement un centimètre et demi; …. Incidemment, l’esclave d’État d’Ar a, en général, les cheveux courts et le visage dégagé; l’esclave ordinaire, pour sa part, a le plus souvent les cheveux long et dénoués. (Les Assassins de Gor, p. 462)

Des Scribes endossèrent et mirent à jour les papiers d’enregistrement afin que la propriété des jeunes femmes soit légalement concédée par l’État aux citoyens. (Les Assassins de Gor, p. 465)

Marlenus prit le pain et le cassa entre ses grosses mains.

  • Nous te refusons le pain, déclara-t-il en posant les morceaux sur le plateau.

Il y eut des cris de stupéfaction.

  • Nous te refusons le sel, dit-il.

  • Non ! crièrent cent voix. Non !

Puis, sans me quitter des yeux, Marlenus prit la petite torche. Une courte flamme jaune vif brillait à l’extrémité. Il la plongea dans le sel, ce qui l’éteignit.

  • Nous te refusons le feu, conclut-il.

Le silence se fit.

  • Conformément à la volonté de l’Ubar, ajouta-t-il, tu dois quitter la Cité avant le coucher du soleil. Si tu reviens, tu seras condamné à la torture et au pal. (Les Assassins de Gor, p. 474)

– Un Ubar ne rend pas de comptes, déclara Hup. (Les Assassins de Gor, p. 474)

Virginia avait revêtu les magnifiques Robes de Dissimulation multicolores des femmes libres. Mais, fière de sa beauté et de son bonheur, elle les avait coupées si bien qu’elles n’étaient guère plus longues qu’une robe d’esclave; un léger voile orange et transparent tenait ses cheveux et lui couvrait la gorge. Elle portait les Robes de Dissimulation de telle sorte qu’elles soulignaient sa beauté au lieu de la cacher.

Sur ce monde rude, elle avait fait l’apprentissage de sa personnalité et de sa beauté, elle était aussi fière e son corps que les esclaves les plus effrontées, et ne voulait pas le priver du vent et du soleil. Ses vêtements faisaient penser à une esclave mais insistaient cependant, presque avec insolence, sur la réserve, la fierté et la dignité de la femme libre. La combinaison était extraordinaire, douloureusement séduisante, si provocante et incroyablement excitante qu’il ne serait pas étonnant que les femmes libres d’Ar, rebelles, fières de leur corps, l’adoptent, enfin décidées à renoncer à des siècles de restriction, d’isolement et de séquestration, enfin décidées à assumer leur individualité de femmes, sensuelles comme des esclaves mais également riches d’elles-mêmes, intelligentes, hardies, belles et libres. Je me dis que les raids en vue de se procurer des esclaves à Ar seraient plus fréquents. (Les Assassins de Gor, p. 477-478)

Je la regardai hardiment car un Guerrier ne doit pas détourner son regard de la beauté d’une femme, surtout lorsqu’il s’agit d’une esclave. (Les Assassins de Gor, p. 478)

 

 






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Une Réponse to “Les Assassins de Gor”

  1. calculo de nómina online Says:

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