Les Tribus de Gor

Il y avait des clochettes, trois rangées, petites et dorées, solidement attachées par une lanière de cuir à la cheville gauche de la jeune femme. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 5)

Je regardai la carte immense de la salle. Je voyais, tout en haut, le Glacier de la Hache, le Torvaldsland, Hunjer, Skjern, Helmutsport et, plus bas, Kassau, les immenses forêts vertes, le Laurius, Laura, Lydius et, plus bas encore, les îles, dont principalement Cos et Tyros ; je voyais le delta du Vosk, Port Kar et, à l’intérieur des terres, Ko-ro-ba, les Tours du Matin, Thentis, dans les Montagnes de Thentis, renommée pour ses troupeaux de tarns ; et, au sud, parmi de nombreuses autres villes, Tharna et ses riches mines d’argent ; je voyais la Chaîne des Voltaï, Ar la Glorieuse, Cartius et, tout au sud, Turia, les îles d’Anango et de Ianda, proches de la côte de Thassa, et, sur la côte même, les ports libres de Shendi et Bazi. Il y avait, sur cette carte, des centaines de villes, de promontoires et de péninsules, de fleuves, de lacs et de mers. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 5-6)

La jeune femme portait des soieries de danse goréennes. Elles étaient basses sur se hanches nues, et tombaient jusqu’à ses pieds. Elles étaient écarlates, diaphanes. Une partie de cette robe en soie était passée derrière elle et glissée, lâche et drapée, sous la ceinture de soie roulée qu’elle portait sur les hanches ; une autre partie de cette robe était passée devant elle et glissée, lâche et drapée, sous la ceinture de soie, sur la hanche droite. Bas sur les hanches, elle portait une ceinture de pièces d’or de faible valeur, tressées, se chevauchant. Un voile jaune nous la dissimulait presque complètement, glissé sous la bretelle ornée aussi de pièces de son épaule gauche et sous la ceinture ornée de pièces de sa hanche droite. Aux bras, elle portait de nombreux bracelets. Au pouce et à l’index des deux mains, elle avait de petites cymbales en or. Au cou, elle avait un collier. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 6)

Il frappa dans ses mains. Immédiatement, la jeune femme se redressa devant nous, magnifiquement, vive, les bras levés, les poignets tournés vers l’extérieur. Les Musiciens, un peu à l’écart, bougèrent, se préparant. Leur chef était un joueur de czehar. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 7)

– Les Kurii, les Autres, repris-je, après l’échec de l’invasion du Nord, lancée par les Kurii indigènes, invasion stoppée au Torvaldsland, se sont tenus tranquilles, n’est-ce pas ?
Il faut se méfier d’un ennemi silencieux, releva Samos. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 7)

Il regarda la jeune femme. Il frappa sans ses mains, sèchement.
Les petites cymbales émirent une note claire, brève, subtile, délicate, et l’esclave dansa devant nous.
Je regardai les pièces tressées, se chevauchant, sur sa ceinture et ses bretelles. Elles réfléchissaient magnifiquement la lumière du feu. Elles scintillaient mais n’avaient qu’un faible valeur. On vêt ces femmes de pièces sans grande valeur faciale ; elles sont esclaves. Ses mains glissèrent vers le voile, sur sa hanche droite. Elle détournait la tête, comme si elle agissait contre sa volonté, à contrecoeur, mais savait qu’elle devait obéir. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 7 )

Plus tard, tu pourras l’avoir, m’offrit-il. Elle dansera de temps en temps, au cours de la soirée. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 7 )

Samos se leva, derrière la table basse. Il adressa un signe de tête à ses convives, hommes de confiance. Deux belles esclaves en tunique courte s’écartèrent devant lui, à genoux, le front par terre, leurs cruches à la main. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 7 )

Dans un coin, nue, solidement attachée avec des lanières de cuir noir, les poignets et les chevilles, des bandes lui passant entre les seins et lui entourant les cuisses auxquelles ses poignets étaient attachés par des boucles, une jeune femme à la peau pâle, blonde, effrayée, était agenouillée. Ses épaules, comme celles de presque toutes les femelles de la Terre, étaient tendues, crispées. Son corps, comme celui de presque toutes les femelles de la Terre, était raide, sur la défensive. Comme presque toutes les autres, elle avait été conduite, subtilement, à minimiser, cacher et nier la douceur organique naturelle de sa musculature et de sa structure, poussée à afficher une neutralité physique formelle et digne, considérée comme convenable par les femmes d’une société mécanisée, industrielle, technologique dans laquelle les machines gouvernent et présentent les symboles et les paradigmes du mouvement conçu comme répétition, mesure, régularité, précision et fonction. Les êtres humains ne se meuvent pas de la même manière dans une société technologique et dans une société non technologique ; ils se tiennent différemment ; l’acculturation de l’individu est visible dans son comportement. Rares sont ceux qui comprennent cela ; beaucoup considèrent comme mouvements et positions naturels du corps ce qui est, en fait, la conséquence d’un ballet mécanique dû au conditionnement subconscient, une chorégraphie de marionnettes, l’imitation de modèles, dont ils sont prisonniers des stridulences. Pourtant, sous le comportement conditionné, il y a l’animal, qui bougeait naturellement avant que la civilisation lui ait enseigné les propriétés des mécanismes. Il n’est pas surprenant que l’être humain de la Terre, lorsqu’on ne le voit pas, même l’adulte, se roule parfois par terre et crie, simplement pour goûter la joie de ses mouvements, se libérer des tensions imposées par les rigidités des contraintes civilisées. Les chaînes visibles sont souvent les plus lourdes. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 8 )

La jeune femme n’était pas sur Gor depuis longtemps. Samos l’avait achetée cinq tarsks d’argent sur Teletus, avec de nombreuses autres, à des prix divers. C’était la première fois qu’elle quittait les cages de sa Demeure. Elle était marquée au fer rouge sur la cuisse gauche. Une bande métallique toute simple avait été fixée autour de son cou par un Forgeron au service de Samos. Elle n’avait pas de valeur et ne méritait pas le collier à serrure. Personnellement, j’en aurais fait une Esclave de Cuisine. Pourtant, en la regardant plus attentivement, en l’examinant avec impartialité, tandis qu’elle tournait la tête, pitoyable, je constatai qu’elle n’était pas dépourvue de promesses. Peut-être pourrait-elle apprendre. La caractéristique fondamentale exigée de la femme goréenne est, naturellement, la féminité ; de toute évidence, ce n’est pas la caractéristique fondamentale que l’on attend d’une femme de la Terre ; (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 9 )

La jeune femme blonde baissa la tête. J’adressai un signe au garde qui se tenait derrière elle. il la prit par les cheveux. Elle cria. Rudement, il lui redressa la tête et la rejeta en arrière. Elle me regarda. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 10 )

Je me retournai et regardai la danseuse. Elle dansait bien. À ce moment-là, elle se débattait contre le  » Poteau d’Esclave «  qui la maintenait en place. Le poteau n’existe pas matériellement, bien entendu, mais, parfois, il est difficile de croire qu’il n’est pas présent. La jeune femme imagine qu’un poteau, mince, souple, oscillant, immobilise son corps. Autour de ce poteau imaginaire, qui constitue un centre de gravité hypothétique, elle bouge, ondulant, se balançant, se soumettant parfois extatiquement à lui, luttant parfois contre lui tandis qu’il la maintient continuellement en place, prisonnière. Le contrôle auquel on parvient par l’utilisation du Poteau d’Esclave est remarquable. Une tension voluptueuse incroyable est presque immédiatement produite, manifeste dans le corps de la danseuse et ressentie kinestésiquement par les spectateurs. Des hommes poussèrent des cris de joie. La danseuse avait posé les mains sur les cuisses. Elle les regarda avec colère, sans cesser de bouger. Ses épaules montaient et descendaient ; ses mains caressèrent ses seins et ses épaules ; elle rejeta la tête en arrière et foudroya une nouvelle fois les hommes des yeux. Ses bras étaient levés, très haut. Ses hanches se balançaient. Puis la musique cessa soudain et elle resta parfaitement immobile. Sa main gauche était posée sur la cuisse ; la droite au-dessus de la tête ; elle fixait sa hanche, figée dans son balancement ; puis il y eut à nouveau le tintement clair des petites cymbales et la musique reprit ; puis elle bougea à nouveau, prisonnière du poteau. Les hommes jetèrent des pièces à ses pieds. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 11 )

Je regardai la jeune femme blonde.
Apprends à être femme, lui dis-je.
– Jamais ! cracha-t-elle.
– Tu n’es plus sur Terre, repris-je. Tu apprendras. Les leçons seront douloureuses ou agréables, mais tu apprendras.
– Je ne le souhaite pas, répliqua-t-elle.
– Ce que tu veux ou souhaites ne signifie rien, lui précisai-je. Tu apprendras.
– C’est dégradant ! jeta-t-elle.
– Tu apprendras, répétai-je.
– Elle est tellement sensuelle ! lança la jeune femme avec colère. Comment les hommes peuvent-ils voir en elle autre chose qu’une femme ?
– Tu apprendras, dis-je.
– Je ne veux pas être une femme ! cria-t-elle. Je veux être un homme ! J’ai toujours voulu être un homme !
Elle se débattit dans son harnais, luttant contre ses liens. Les lanières de cuir et les boucles, naturellement, l’immobilisaient parfaitement.
Sur Gor, lui dis-je, ce sont les hommes qui sont virils ; et ici, sur cette planète, ce sont les femmes qui sont féminines.
– Je ne veux pas bouger ainsi, sanglota-t-elle.
– Tu apprendras à bouger comme une femme, affirmai-je. (Je la regardai.) Toi aussi, tu apprendras à être sensuelle.
– Jamais, sanglota-t-elle, luttant contre ses liens.
– Regarde-moi, Esclave ! ordonnai-je.
Elle me regarda, les yeux pleins de larmes.
– Je vais te parler avec gentillesse pendant quelques instants, dis-je. Écoute attentivement car ce seront vraisemblablement les dernières paroles gentilles que tu entendras avant longtemps.
Elle me fixait, la main du garde dans ses cheveux.
– Tu es esclave, lui expliquai-je. Tu es possédée. Tu es une femelle. On te contraindra à être femme. Si tu étais libre et goréenne, les hommes te permettraient de rester telle que tu es, mais tu n’es ni goréenne ni libre. Les Goréens n’accepteront aucun compromis sur le plan de ta féminité, pas de la part d’une esclave. Tu seras ce qu’ils souhaitent, c’est-à-dire une femme, entièrement, et leur propriété. Si nécessaire, on te fouettera ou on te laissera mourir de faim. Tu peux lutter contre ton maître. Il te laisse faire, s’il en a envie, pour prolonge le plaisir de ta conquête mais, au bout du compte, tu resteras l’esclave ; et tu perdras. Sur Terre, tu avais une société derrière toi, résultat de nombreux siècles de féminisation ; lorsqu’un homme osait simplement te parler durement, tu pouvais fuir ou faire appel aux magistrats ; ici, cependant, ce n’est pas toi que la société soutient, mais lui ; elle tiendra compte de sa volonté, car tu n’es qu’une esclave ; tu ne pourras ni fuir ni appeler quelqu’un à ton secours ; tu seras seule avec lui, et à sa merci. En outre, ils ne sont pas conditionnés à lutter contre leurs instincts, à se sentir coupables, à se haïr ; ils ont appris l’orgueil et, dans l’air même qu’ils respirent, la domination des femmes. Ces hommes sont différents. Ce ne sont pas des Terriens. Ce sont des Goréens. Ils sont fort, ils sont dures et ils feront ta conquête. Avec les hommes de la Terre, tu ne serais peut-être jamais une femme. Avec les hommes de Gor, je t’assure que, tôt ou tard, tu en seras une. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 12-13 )

– Le maître goréen, appris-je à la jeune femme blonde, suscite la sensualité chez ses esclaves.
Elle regardait fixement la danseuse, les yeux pleins de désespoir. Les hanches de la danseuse, à présent, bougeaient apparemment indépendamment du reste du corps bien que ses poignets et ses mains suivissent très subtilement le rythme de la musique.
– Tu es incapable de bouger ainsi, soulignai-je à la jeune femme blonde. Toutefois, il est possible d’exercer les muscles. Tu apprendras à bouger comme une femme et non comme une marionnette en bois. (Je lui adressai un sourire ironique.) Tu apprendras la sensualité. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 13-14 )

Samos, d’un claquement de doigts, indiqua à la danseuse qu’elle n’était plus prisonnière du Poteau d’Esclave. Elle se dirigea, tournant sur elle-même, vers nous. Devant nous, libérant son voile sur la hanche droite, elle dansa. Puis elle le défit sur son épaule gauche, où il était glissé sous une bretelle. Ayant retiré le voile qui la couvrait, le tenant dans les mains, elle dansa devant nous. Puis elle nous considéra, avec ses yeux noirs, par-dessus le voile ; elle le fit tourner autour de son corps ; puis, au grand désespoir de la jeune femme blonde, elle posa la soie sur elle, la couvrant de sa douceur diaphane. Je vis les lèvres entrouvertes, les yeux agrandis par l’horreur, de la jeune femme attachée et à genoux, à travers le voile léger et jaune ; puis la danseuse le retira et, pivotant sur elle même, regagna le centre de la pièce. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 14 )

– Tu apprendras ta féminité, affirmai-je à la jeune femme blonde. Et je vais te dire où tu l’apprendras.
Elle leva les yeux vers moi.
Aux pieds de ton Maître, déclarai-je. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 14 )

– Il faudra qu’elle apprenne le goréen, et vite, dit Samos, à propos de la jeune femme blonde.
– Des esclaves, avec des badines, s’en chargeront, fis-je. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 14 )

Il n’existait pas de moyen plus rapide d’apprendre le goréen à une femme de la Terre, à condition d’y ajouter des bonbons, des gâteaux et quelques petites faveurs comme, par exemple, une couverture dans la cage. L’apprentissage était étroitement associé, dès le départ, à la récompense et à la punition. Parfois, même quelques mois plus tard, les jeunes femmes se tassaient sur elles-mêmes, lorsqu’elles commettaient une erreur de grammaire ou de vocabulaire, comme si elles s’attendaient à recevoir un coup de badine. Les Goréens ne choient pas leurs esclaves. C’est une des premières leçons que les jeunes femmes apprennent. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 14-15 )

… En général, la jeune femme qui est la plus grande occupe la tête de la Chaîne, la taille diminuant régulièrement jusqu’à l’autre extrémité, où se trouve la jeune femme qui est la plus petite. C’était une Chaîne ordinaire, que l’on appelle parfois Chaîne de Marche ; il ne s’agissait pas d’une Chaîne d’Exposition ; dans la Chaîne d’Exposition ou Chaîne de Vente, la disposition des jeunes femmes est souvent déterminée par diverses considérations esthétiques ou psychologiques ; par exemple, on fait alterner les blondes et les brunes, les jeunes femmes voluptueuses et les jeunes femmes minces, vives, les aristocrates et les paysannes douces, et ainsi de suite ; parfois, on place une belle jeune femme entre deux autres qui le sont moins, afin de souligner sa beauté ; parfois, on garde la plus belle pour la fin de la Chaîne pour classer les jeunes femmes, la plus belle était placée en tête et les autres luttant continuellement pour gagner des places. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 16 )

En général, on ne provoque pas un état d’appréhension ou de méfiance chez l’ennemi que l’on veut attaquer. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 17 )

À un moment donné, nous traversâmes un secteur des cages. Quelques cellules, avec leurs barreaux sculptés, leurs tentures rouges, leurs cuvettes de cuivre, leurs couvertures, leurs coussins et leurs lampes, étaient très confortables ; quelques-unes avaient plus d’un occupant ; quelques jeunes femmes étaient autorisées à se maquiller, à porter des soieries d’esclave ; en général, cependant, les filles des cages sont nues, à l’exception de leur collier et de leur marque, comme les esclaves mâles ; le tailleur, le parfumeur, le coiffeur les transforment alors suivant leurs instructions ; toutefois, pour l’essentiel, les cages ne sont pas aussi confortables ; en général, il s’agit simplement de cages métalliques ; quelques-unes sont des cubes de ciments, avec une petite grille coulissante sur le devant, posés les uns sur les autres contre les murs ; (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 19 )

Si elle avait été agenouillée contre les barreaux, le corps, le visage, pressés contre eux, les bras tendus, acceptant que ses bras soient fouettés dans l’espoir vague de toucher le corps du gardien, alors peut-être aurait-elle été assez chaude. Il est fréquent que les filles qu’on envoie sur l’estrade soient tremblantes, brûlantes de passion. Souvent, elles frémissent et frissonnent à la moindre caresse du commissaire-priseur. Parfois, à l’insu des acheteurs, on les excite au pied de l’estrade, mais on ne les satisfait pas. On les voit alors, nues, sur l’estrade, et on les vend dans cet état cruel de frustration. Leur volonté d’intéresser les acheteurs à leur chair est parfois extraordinaire. Il arrive qu’elles hurlent de désespoir, désirant ardemment l’achèvement de ce qui a été fait à leur corps. J’ai vu des filles que le commissaire-priseur devait écarter de lui à coups de poing, simplement pour pouvoir les présenter correctement. Ces filles, naturellement, sont des esclaves qui ont déjà eu un maître. Les femmes qui n’ont pas été précédemment possédées, essentiellement les femmes libres, même lorsqu’elles sont nues et portent un collier, ne comprennent pas leur sexualité. Seul un homme, lorsqu’elles sont complètement sous sa domination, peut la leur enseigner. Une femme non possédée, donc une femme libre, ne peut jamais faire totalement l’expérience de sa sexualité. Par conséquent, bien entendu, l’homme qui n’a jamais serré une femme possédée dans ses bras ne pourra jamais comprendre complètement sa virilité. Le désir sexuel, cela mérite d’être mentionné, est diversement considéré par les femmes libres ; il est obligatoire, toutefois, chez les esclaves. On croit que la passion entrave, dans une certaine mesure, la liberté et l’intégrité de la femme libre ; elle est mal considérée parce qu’elle l’amène à se comporter, dans une certaine mesure, comme une esclave ; les femmes libres, par conséquent, pour protéger leur honneur et leur dignité, leur liberté et leur intégrité, leur individualité, doivent lutter contre la passion ; l’esclave, naturellement, n’a pas droit à ce privilège ; il lui est refusé par son maître et par la société ; alors que la femme libre doit rester calme et maîtresse d’elle-même, même entre les bras de son compagnon, pour éviter d’être véritablement  » possédée « , l’esclave ne peut se permettre ce luxe ; ce sont les mains de son maître qui décident pour elle et elle doit, au moindre mot de son maître, s’abandonner, frémissante, aux chaleurs humiliantes de l’extase de l’esclave. Il n’y a que la femme possédée qui puisse véritablement procurer du plaisir. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 20-21 )

Samos toucha la forme avec son bâton. Soudain, elle se retourna et le mordit, les yeux étincelants. Elle se jeta en avant, malgré ses quatre cents kilos, arrêtée cependant par les six chaînes qui l’immobilisaient, chaque chaîne étant fixée à un anneau distinct, contre le mur. Les chaînes tirèrent plusieurs fois sur les anneaux. La créature voulut nous mordre. Ses griffes sortirent, rentrèrent, sortirent à nouveau de ses appendices à six doigts tentaculaires. Je regardai le museau plat, parcheminé, les yeux avec leur pupille noire et leur cornée jaunâtre, les oreilles plaquées contre le crâne, la gueule énorme, armée de crocs, si grande qu’elle aurait pu contenir la tête d’un homme. J’entendis les anneaux crisser dans la pierre. Mais ils tinrent bon. J’écartai la main que j’avais posée sur le pommeau de mon épée.
L’animal s’assit contre le mur, nous regardant. Ils battait des paupières, à présent, à cause de la lumière de la torche.
– C’est le premier que j’aie vu vivant, souligna Samos.
– Un jour, dans les ruines d’une Salle du Torvaldsland, planté sur un pieu, il avait vu la tête d’un animal semblable.

– C’est un Kur, aucun doute, dit-il. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 22 )

La cheville gauche de la danseuse décrivait de petits cercles sur la mosaïque du sol, dans le tintement des clochettes et le contrepoint des cymbales qu’elle avait aux doigts. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 23-24 )

Deux Guerriers, des gardes, tenaient, entre eux, une esclave à la peau sombre. Elle avait de longs cheveux noirs. Ses bras étaient étroitement serrés contre ses flancs, ses poignets croisés et attachés dans le dos. Ils la firent se courber devant nous.
– Une messagère, annonça l’un d’entre eux.
Samos m’adressa un bref regard. Puis, à un des convives, qui portait les robes vertes des Médecins, il dit :
Obtiens le message.
– À genoux ! ordonna-t-il à la fille. (Elle s’agenouilla. il la dominait de toute sa taille.) À qui appartiens-tu ? demanda-t-il.
– À toi, Maître, répondit-elle.
Il est fréquent que la jeune femme soit donnée au destinataire du message.
– À qui appartenais-tu ? demanda alors Samos.
– J’ai été achetée anonymement dans les cages publiques de Tor, répondit-elle.
Certaines cités, comme Tor, faisaient du trafic d’esclaves, achetant des filles invendues aux caravanes et les revendant, avec bénéfice, à d’autres Maîtres de Caravane. En outre, les Guerriers de la ctié recevaient une prime pour toute femme capturée dans une ville ennemie, généralement un tarsk d’argent pour une femme ordinaire en bonne santé. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 24 )

Samos tourna le dos à la femme. Il me montra un homme qui était assis à l’extrémité d’une des tables basses. Il ne buvait ni vin ni Paga. L’homme, ce qui était rare à Port Kar, portait le kaffiyeh et l’agal. Le kaffiyeh est un foulard carré, plié en deux pour former un triangle et posé sur la tête, une pointe sur chaque épaule et l’autre dans le dos, pour protéger la nuque. Il est attaché sur la tête par plusieurs tours d’une corde que l’on appelle : agal. La corde indique la tribu et la région. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 25 )

Le Sel Rouge de Kasra, ainsi nommé en raison du port d’où il provenait, était célèbre sur tout Gor. Il était extrait de fosses et de mines secrètes de l’intérieur, attaché, dans de lourds cylindres, sur le dos de kaiilas de trait. Chaque cylindre, attaché aux autres avec des cordes, pesait approximativement dix Pierres, c’est-à-dire une vingtaine de kilos un  » Poids  » goréen. Un bon kaiila pouvait porter seize cylindres semblables, mais le chargement normal était de dix. Les chargements se composent de nombres pairs, naturellement, afin que le fardeau soit équilibré. Le kaiila mal chargé transporte un fardeau beaucoup plus lourd que celui dont le chargement est régulièrement placé. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 25-26 )

Samos présidait le Conseil des Capitaines de Port Kar, assemblée qui régnait sur la Cité. Il était rare que les événements intéressants ne soient pas portés à son attention. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 26 )

Je tendis la main à Ibn Saran qui, s’inclinant deux fois, passa deux fois légèrement la paume de sa main contre la mienne.
– Je suis heureux de faire la connaissance de celui qui est l’ami de Samos de Port Kar, dit Ibn Saran. Puissent tes outres ne jamais être vides. Puisses-tu ne jamais manquer d’eau.
Puissent tes outres ne jamais être vides, répondis-je. Puisses-tu ne jamais manquer d’eau. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 26 )

Les kaiilas de caravane, incidemment, les animaux de trait comme les montures des gardes, ont de nombreuses clochettes. Cela contribue à la cohésion des animaux, rend les déplacements dans le noir plus faciles et, dans un pays où on voit rarement au-delà de la dune suivante, constitue un important facteur de survie. Sans les clochettes, les caravanes, lentes et généralement silencieuses, pourraient passer sans le savoir à quelques mètres d’hommes ayant désespérément besoin de secours. Les kaiilas des pillards, incidemment, n’ont jamais de clochettes. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 27-28 )

Dans le désert, la décomposition est très lente. On a retrouvé, bien conservés, les cadavres d’hommes tués plus d’un siècle auparavant. Il est rare de trouver des squelettes, dans le désert, sauf si les cadavres ont été dévorés par les animaux ou les oiseaux. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 29 )

La danseuse tournoya près de nous, puis m’enveloppa dans son voile. Dans l’intimité du voile qui nous entourait, elle fit onduler lentement son corps devant moi, les lèvres entrouvertes, gémissant. Je la pris dans mes bras. Sa tête était rejetée en arrière, ses yeux fermés. Ensemble, nous goûtâmes le sang et le rouge de sa soumission. Elle s’écarta légèrement, du sang au coin de la bouche. Ma main, refermée sur sa nuque délicieuse, l’empêchait de s’éloigner. Lentement, j’écartai le voile, le jetai. Puis, avec la main droite, le quiva tuchuck serré dedans, la tenant toujours avec la gauche, tandis qu’elle continuait de bouger au rythme de la musique, je coupai ses bretelles. Puis je la poussai devant les tables afin qu’elle donne davantage de plaisir aux invités de Samos, Premier Marchand d’Esclaves de Port Kar. Elle m’adressa un regard de reproche mais, voyant mes yeux, se tourna avec frayeur vers les hommes, les mains au-dessus de la tête, pour les satisfaire. Son corps, bien entendu, n’avait jamais cessé de bouger au rythme de la musique. Les hommes crièrent, satisfaits de sa beauté. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 29-30 )

La femme, attachée, était à genoux entre les gardes. Ses yeux étaient pleins de larmes. Sa tête avait été complètement rasée. Elle n’avait pas la moindre idée de ce qui était écrit dessus. On confie ce type de message à des analphabètes. À l’origine, on lui avait rasé la tête avant de lui tatouer le message sur le crâne. Ensuite, on avait laissé ses cheveux repousser. Seule la femme savait qu’elle était porteuse d’un message et elle en ignorait la teneur. Même ceux qui avaient été payés pour la livrer dans la Demeure de Samos ne la considéraient que comme une marchandise ordinaire. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 30 )

Je lus le message. Il indiquait simple :  » Méfie-toi d’Abdul. » Nous ignorions d’où venait le message et qui l’avait envoyé. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 30 )

– Emmenez la femme dans les cages, dit Samos aux gardes. Avec des aiguilles, effacez le message.
On fit brutalement lever la femme.
Elle regarda Samos.
– Ensuite, reprit Samos, s’adressant aux gardes, utilisez-la comme Esclave de Peine dans les cages, principalement au nettoyage. Un mois avant que ses cheveux aient complètement repoussé, quand elle sera bonne à vendre, mettez-la dans une cage de stimulation et donnez-lui une formation intensive.
La femme lui adressa un regard désespéré.
– Ensuite, vendez-la, conclut Samos. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 30-31 )

La cage de stimulation est une cage aux barreaux sculptés, basse de plafond ; elle est plutôt grande, en dehors du plafond bas, qui se trouve à environ un mètre cinquante du sol. La femme ne peut se lever sans baisser la tête en signe de soumission. Dans une telle cage, et pendant la formation, quand elle n’est pas dans la cage, la femme logée dans une cage de stimulation n’est pas autorisés à regarder les hommes dans les yeux, même les esclaves. Ceci est destiné, psychologiquement, à rendre la femme extrêmement timide devant les mâles. Lorsqu’on la vend, et seulement à ce moment-là, si le maître le souhaite, il peut lui dire : «  Tu es autorisée à regarder ton Maître dans les yeux. «  Quand, effrayée, tendre, timide, elle lève les yeux vers lui, s’il daigne lui sourire, la femme, joyeuse et reconnaissante, autorisée enfin à poser les yeux sur un autre être humain, tombe souvent à genoux devant lui, esclave en adoration. Quand elle le regardera à nouveau, son regard sera grave et elle baissera rapidement la tête, effrayée.  » Je vais essayer de bien te servir, Maître « , souffle-t-elle. L’ameublement de la cellule de stimulation est conçu en fonction de l’effet qu’il produit sur l’esclave. Il y a des pinceaux, des parfums, du maquillage, des bijoux, des colliers, des bracelets, des anneaux, des bagues ; il n’y a pas de vêtements ; il y a également des coussins, des cuvettes en cuivre et des lampes en étain. Surtout, il y a également des surfaces de textures diverses, une épaisse couverture, des satins, des soieries, de la laine de kaiila grossièrement tissée, des brocarts, du reps, des couvertures de cuir, un coin dallé, une fourrure de sleen, des tissus ornés de perles, des nattes de roseau, etc. L’objectif de ceci est d’aiguiser les sens de l’esclave, nue à l’exception de son collier et des parfums, produits de maquillage ou bijoux qu’elle porte conformément aux directives de son instructrice, afin qu’elle éprouve et ressente avec une vigueur exceptionnelle ; les sens et la peau de nombreux êtres humains sont, en fait, morts au lieu d’être aiguisés et sensibles à des centaines de différences subtiles de température, d’ambiance, de surface ou d’humidité, par exemple. Une femme dont les sens et le corps sont vivants est, naturellement, beaucoup plus passionnée que celle dont les sens et le corps dorment. La peau elle-même, chez une femme entraînée, devient un organe sensoriel magnifique et merveilleusement subtil. La moindre parcelle de l’esclave, si elle est correctement formée, est vivante. Cela a pour objectif, naturellement de la rendre plus sensible à la caresse de son maître. Lorsqu’elle s’abandonne à lui, les entrailles déchirées par l’amour qu’elle éprouve pour lui, c’est naturellement, une esclave beaucoup plus satisfaisante. Ces humiliations, bien entendu, ne sont pas infligées aux femmes libres. On leur permet de traverser la vie les yeux mi-clos, pour ainsi dire. C’est ainsi qu’elles préservent leur dignité. Parfois frigides, il arrive que les femmes libres goréennes hurlent de colère, ne comprenant pas pourquoi leur compagnon les a abandonnées pour aller à la taverne ; là, naturellement, pour le prix d’une tasse de Paga, il peut avoir une fille vêtue de soie, avec des clochettes : une esclave ; la femme libre doit s’opposer à son compagnon, dénonçant ses désirs ; cependant, les filles douces, aux yeux noirs, sensuelles, des tavernes sont trop occupées pour cela ; elles n’ont pas le temps de dénoncer les désirs des clients de leur maître ; elles sont trop occupées à les servir et à les satisfaire. L’instructrice dirige la femme dans la cage, ou dans les exercices, s’occupant, observant, prescrivant, la transformant avec compétence en un animal domestique sensible, une esclave goréenne, avec son collier, asservie, capable de rendre un homme fou de désir, puis de servir ce désir, vulnérablement, fréquemment et absolument. La femme fut traînée dehors, entre les deux gardes. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 31-32-33 )

… Tous les regards étaient fixés sur la danseuse aux cheveux noirs, la robe de soie diaphane et écarlate ondulant sur ses hanches. Ses mains bougeaient comme si, folle de désir, elle cueillait des fleurs sur le mur d’un jardin. On croyait voir les branches sur lesquelles elle les ramassait avant de les porter à ses lèvres et, de temps en temps, elle se pressait contre le mur qui la retenait prisonnière. Puis elle se retournait et, comme si elle avait été seule, dansait son désir devant les hommes. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 33 )

Méfie-toi d’un ennemi silencieux, lui rappelai-je. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 34 )

La semaine goréenne comporte cinq jours. Chaque mois se compose de cinq semaines. À la fin de chaque mois, qui sont au nombre de douze, les séparant, il a une Main Transitoire de cinq jours. La douzième Main Transitoire est suivie d’une Main Patiente, période de cinq jours précédant l’Équinoxe de Printemps, qui marque le nouvel an goréen. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 34 )

Je regardais distraitement la danseuse. Elle me fixait. Il me semblait qu’elle me tendait des fruits mûrs, de gros larmas fraîchement cueillis. Ses poignets étaient l’un contre l’autre, comme s’ils étaient attachés par ses bracelets. Elle posa les larmas imaginaires contre son corps, se caressant et ondulant puis, le regard pitoyable, tendit les mains comme si elle me suppliait d’accepter les fruits mûrs. Les convives frappèrent les tables du plat de la main et me regardèrent. D’autres se frappèrent l’épaule gauche. Je souris. Sur Gor, l’esclave désirant son maître, mais craignant parfois de lui parler, de peur d’être battue, a quelquefois recours à certains artifices dont la signification et généralement établie et culturellement bien comprise. Je mentionnerai deux artifices de ce type. Il y a d’abord, le nœud d’asservissement. Presque toutes les esclaves goréennes ont les cheveux longs. Le nœud d’asservissement est un simple nœud, fait dans la chevelure de la femme, et qu’elle porte généralement sur la joue droite ou devant l’épaule droite. La jeune femme, nue, s’approche de son maître, s’agenouille, le nœud d’asservissement, lâche, tombant sur sa joue droite ou bien devant son épaule droite. Un autre artifice, fréquent à Port Kar, exige de la femme qu’elle s’agenouille devant le maître, baisse la tête et lève les bras, lui offrant des fruits, généralement des larmas ou bien des pêches goréennes jaune, mûres et fraîches. Ces artifices, incidemment, sont parfois utilisés par des esclaves qui haïssent leur maître mais dont le corps, formé pour l’amour, ne peut supporter l’absence de caresses masculines. Ces femmes, malgré leur haine, offrent parfois le larma, furieuses contre elles-mêmes mais impuissantes, prisonnières de leurs désirs d’esclave, contraintes de mendier à genoux la caresse d’un maître rude qui jouit de l’horreur de leur situation ; les satisfera-t-il ? si telle est sa volonté, oui ; si telle n’est pas sa volonté, non. Ces femmes ne sont que des esclaves. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 36-37 )

La fille s’agenouilla devant moi, son corps soumis tremblant, palpitant aux ordres sensuels et mélodieux de la musique.
Je regardai les mains ouvertes, tendues vers moi. Les bracelets semblaient les immobiliser. Elles paraissaient tenir un gros larma. Je tendis les bras au-dessus de la table, la tirai, la fis pivoter sur elle-même et la jetai sur le dos devant moi, sur la table. Je la soulevai et appuyai mes lèvres sur les siennes, écrasant ses lèvres d’esclave sous les miennes. Ses yeux étincelèrent. Je la repoussai. Elle tendit les lèvres vers moi. Je ne la laissai pas me toucher. Je la relevai brutalement et, la retournant partiellement, lui arrachai sa robe de soie, la jetai sur le sol représentant une carte où elle resta, à demi couchée, à demi accroupie, une jambe sous elle, esclave nue en dehors de son collier, sa marque, ses bracelets ornés de clochettes aux poignets et aux chevilles, furieuse. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 37 )

La musique, qui s’était tue, recommença. Elle tourna, furieuse mais gracieuse, tendant une jambe, se touchant la cheville, faisant remonter les mains le long de sa jambe, me regardant par-dessus l’épaule, puis elle roula, se tordit, comme sous le fouet du maître. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 37 )

La jeune femme était à présent à plat ventre, pourtant, subtilement, aux accents de la musique, elle rampa vers nous, levant pitoyablement les mains. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 37 )

La danseuse était à présent couchée sur le dos et la musique était visible dans sa respiration, dans les petits mouvements de sa tête et de ses mains. Ses mains étaient petites et jolies.
Elle était couchée sur la carte du sol, la tête tournée vers nous. Elle était couverte de sueur.
Je fis claquer les doigts et elle glissa les jambes sous elle, s’agenouilla, la tête rejetée en arrière, les cheveux sur les dalles. Ses mains bougèrent, délicates, jolies. Lentement, si on le lui permettait, elle se redresserait ; ses mains, tandis qu’elle se levait, étaient tendues vers nous. Quatre fois, je dis :  » Non !  » Chaque fois, mon ordre jeta sa tête en arrière, arqua son corps et, chaque fois, au rythme de la musique, elle se redressa. La cinquième fois, je la laissai se redresser complètement. La dernière partie de son corps qui se redressa fut sa belle tête. Néanmoins, elle bougeait toujours au rythme de la musique, dont elle était toujours prisonnière.
D’un geste, je l’autorisai à se lever.
Danse ton corps, Esclave, lui ordonnai-je, pour les invités de Samos !
Furieuse, allant de l’un à l’autre, lentement, de façon suggestive, la jeune femme dansa sa beauté devant les invités. Ils frappèrent sur les tables et crièrent. Quelques-uns essayèrent de s’emparer d’elle mais, chaque fois, elle recula. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 38-39 )

Tant que les Kurii restaient au-delà du cinquième anneau, celui qui détermine l’orbite de la planète que l’on appelle Jupiter sur la Terre et Hesius, d’après un héros légendaire d’Ar, sur Gor, les Prêtres-Rois ne s’intéressaient guère à eux. Ils laissaient ces loups furieux chasser le long de leurs clôtures et gratter à leurs portes. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 42 )

… la région était immense. Elle avait en gros, la forme d’un long trapèze dont les côtés étaient orientés vers l’est. Dans le coin nord-ouest, se trouvait Tor. À l’ouest de Tor, sur le Fayeen Inférieur, affluent lent, tortueux, comme le Fayeen Supérieur, du Cartius, se trouvait le port fluvial de Kasra, célèbre pour ses exportations de sel. C’était dans ce port que les entrepôts d’Ibn Saran, Marchand de Sel actuellement invité de Samos de Port Kar, se trouvaient. La corde de son agal et les bandes de son djellaba indiquaient qu’il était originaire de cette ville. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 44 )

La région, à l’est de Tor, faisait des centaines de pasangs de large et des milliers de long. Le mot goréen désignant cette région signifiait simplement : le Désert, ou le Vide. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 44 )

Dans le Pays des Dunes, de jour, celui qui serait assez fou pour marcher pieds nus serait rapidement estropié, la peau étant brûlée en quelques heures. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 44 )

– Tu m’as ordonné de danser ma beauté devant les invités de Samos, dit-elle. Tu es également un invité.
Je la regardai, les paupières plissées, tandis qu’elle tentait de me plaire.
Puis elle gémit et me tourna le dos, tandis que la musique s’accélérait follement, puis pivota, tournoya dans le tintement des clochettes et des bijoux barbares, devant les invités de Samos. Puis, lorsque la musique cessa brusquement, elle tomba sur le sol, impuissante, vulnérable, esclave. La sueur faisait briller son corps dans la lumière des torches. Elle était essoufflée ; son corps était beau, ses seins montant et descendant tandis qu’elle respirait profondément. Ses lèvres étaient entrouvertes. À présent que la danse était terminée, c’était à peine si elle pouvait encore bouger. Nous n’avions pas été doux avec elle. Elle me regarda et leva la main. C’était à mes pieds qu’elle gisait.
Je lui fis signe de se mettre à genoux. Elle obéit. Ses cheveux touchaient la carte du sol. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 45 )

Délicatement, timidement, la danseuse tendit les bras et me toucha la cheville. Elle me regarda, désespérée.
Je fis signe aux gardes. Elle hurla désespérément quand ils la traînèrent par terre, par les chevilles, puis la jetèrent sur les petites tables.
Je laisserais les autres l’échauffer.
Les hommes poussèrent des cris de joie.
Son abandon total, je l’obtiendrais d’elle plus tard, quand j’en aurais envie. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 45 )

À mon avis, rares sont les êtres humains, à supposer qu’il y en ait, capables de suivre un Kur adulte. Ils sont agiles, extrêmement intelligents. Leurs sens sont extraordinairement aiguisés. Il serait très difficile, sinon impossible, de suivre, peut-être pendant des semaines, une créature aussi perceptive, agressive et méfiante. Tôt ou tard, elle se rendrait compte qu’elle est suivie. À ce moment-là, le chasseur deviendrait chassé. La vision nocturne des Kurii est formidable. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 47 )

… Il avait une écharpe enroulée en turban sur la tête. Elle protège la tête du soleil ; ses plis permettent à la chaleur et à la transpiration de s’échapper, par évaporation et, naturellement, à l’air d’entrer et de circuler. Chez les mâles de Basse Caste, en outre, elle constitue un coussin doux sur lequel il est pratique de poser les fardeaux que l’on porte sur la tête, tout en assurant leur équilibre avec la main droite. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 48 )

… Les caravanes des oasis apportent des produits divers, par exemple du reps, des tissus brodés, des soieries, des tapis, de l’argent, de l’or, des bijoux, des miroirs, des défenses de kailiauk, des parfums, des peaux, du cuir, des plumes, des bois précieux, des outils, des aiguilles, des objets de cuir travaillé, du sel, des amandes et des épices, des oiseaux exotiques, des armes, du bois brut, des feuilles de fer-blanc et de cuivre, du thé de Bazi, de la laine de hurt, des fouets ouvragés et ornés de perles, des esclaves et de nombreuses autres marchandises. Les exportations des oasis sont principalement constituées de dattes et de briques de dattes séchées. Il y a des palmiers qui font plus de trente mètres de haut. Il faut dix ans avant qu’ils ne commencent à donner des fruits. Ensuite, ils donnent des fruits pendant plus d’un siècle. Par an, un arbre produit entre un et cinq Poids goréens de fruits. Un Poids équivaut à dix Pierres, soit une vingtaine de kilos terrestres. Il y a de nombreuses cultures, dans les oasis, mais les produits ainsi obtenus sont rarement exportés. Dans les oasis, on cultive un Sa-Tarna hybride, brun, adapté à la chaleur du désert ; le Sa-Tarna est généralement jaune ; et des haricots, des baies, des oignons, diverses sortes de melons, un légume à feuilles comestibles qui s’appelle le katch et plusieurs espèces de racines comme les navets, les carottes, les radis des variétés sphérique et cylindrique, et le kort, gros légume à la peau épaisse et brune, sphérique, faisant en général une vingtaine de centimètres de diamètre, dont l’intérieur est jaune, filandreux et parsemé de nombreuses graines. Dans les oasis, en raison de la chaleur, les agriculteurs peuvent obtenir au moins deux récoltes par an. On produit également du larma et du topsit, dans les oasis, dans de petits vergers. On cultive également la plante Rep, pour fabriquer du tissu, le reps, mais l’essentiel du tissu est importé. On trouve des kaiilas et des verrs, dans les oasis, mais en petites quantités. Les troupeaux sont plutôt dans le désert. Ils sont la propriété de nomades qui vont de pâturage en pâturage à mesure que les puits s’assèchent. Ils utilisent les petites sources au printemps, car elles sont les premières à se tarir, et celles qui sont plus abondantes ensuite. Il ne pousse pas d’herbe, autour de ces puits car de nombreux animaux viennent y brouter. Il s’agit, en général, de mares boueuses, entourées de quelques arbres rabougris, au milieu d’un grand cercle de terre nue, sèche, craquelée. Les nomades fournissent de la viande, des peaux et du tissu aux habitants des oasis. En échange, ces nomades reçoivent du Sa-Tarna et du thé de Bazi. Ils reçoivent également, bien entendu, d’autres produits importés. Curieusement, bien qu’ils élèvent des animaux, ils mangent très peu de viande. Les animaux sont une monnaie d’échange extrêmement précieuse, à cause de leur toison et de leur lait, de sorte qu’on les tue rarement pour les manger. Il est fréquent qu’un jeune nomade de quinze ans n’ait mangé de la viande qu’une douzaine de fois dans sa vie. Les pillards, cependant, aiment beaucoup la viande. Les animaux ne signifient rien, pour eux, et ils se les procurent à bon compte. Le thé est extrêmement important pour les nomades. On le sert brûlant et très sucré. Il leur donne des forces, à cause du sucre, les rafraîchit en les faisant transpirer, et les stimule. On en boit trois tasses à chaque fois, en le mesurant soigneusement. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 49-50-51 )

Je connaissais la lance légère et le kaiila rapide, soyeux. Je les avais appris avec les Peuples des Chariots. Mais je ne connaissais pas le cimeterre. Mon glaive court, suspendu sur mon épaule gauche, comme cela se pratique ordinairement, ne serait pas très utile à dos de kaiila. Les hommes du Tahari ne combattent pas à pied. Un homme à pied dans le désert, en cas de bataille, est considéré comme mort. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 51 )

… Néanmoins je savais, en passant dans les rues, que ces murs cachaient souvent des jardins magnifiques, bien arrosés, et des pièces fraîches, obscures, protégées de la chaleur du soleil et souvent superbement meublées. Tor était, dans le concert des cités goréennes, une ville commerciale riche. C’était le quartier général de milliers de Marchands. Elle abritait également de nombreux artisans pratiquant leur métier : Sculpteurs, Vernisseurs, Ébénistes, Tailleurs de pierres précieuses, Orfèvres, Cardeurs, Teinturiers, Tisserands, Tanneurs, Tailleurs, Bourreliers, Potiers, Verriers, Porcelainiers, Armuriers et beaucoup d’autres. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 52 )

Il serait peut-être utile de mentionner certains cafés. L’oasis de Soie est célèbre, même à Ar, mais il est très cher ; dans une fourchette de prix moyens, il y a La Chaîne d’Or et Le Collier d’Argent, tous deux dirigés par un Turien du nom de Haran ; les bons cafés relativement bon marché sont La Lanière, que je recommande, Le Veminium, La Grenade, Les Cages rouges et Le Jardin des Plaisirs. Ces établissements, et plus de quarante autres, du point de vue des palefreniers et des conducteurs, ont une chose en commun. Ils parviennent à soulager, avec célérité et efficacité, un individu de son argent. Je crois qu’ils sont, à l’exception de L’Oasis de Soie, raisonnables. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 53-54 )

Une femme voilée me croisa. Elle avait un enfant sous sa cape, lui donnant le sein. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 55 )

… À Kasra, j’avais pris un dhaw et remonté le Fayeen Inférieur jusqu’au village de Kurtzal, qui se trouve au nord de Tor…
… Kurtzal n’est qu’un petit port de transit. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 55 )

Les maîtres, incidemment, marquent rarement eux-mêmes leurs esclaves. Marquer correctement une femme exige une main sûre et, en général, de l’expérience. Lorsqu’ils forment un individu au marquage des esclaves, les Marchands d’Esclaves, au début, lui donnent toujours les femmes les moins belles, les lui faisant marquer parfois plusieurs fois, jusqu’à ce qu’il soit devenu efficace. En général, après une quinzaine ou une vingtaine de femmes, l’individu est capable de les marquer profondément, de façon précise et propre. Il est important que la cuisse de la femme soit maintenue immobile ; parfois, il faut plus d’un homme pour la tenir ; parfois, on l’attache à la roue d’un chariot ; parfois, dans les demeures des Marchands d’Esclaves, on utilise un chevalet de marquage équipé d’un étau. Les femmes sont généralement marquées impersonnellement, rapidement, comme du bétail. Bien qu’elles ressentent leur marquage intensément, physiquement, son effet est encore plus intense, plus profond, psychologiquement ; il n’est pas rare que, en elles-mêmes, elles transforment radicalement l’image qu’elles se font d’elles-mêmes, leur personnalité ; elles deviennent alors des esclaves sans volonté individuelle, sans droits, au service des maîtres ; la marque est une désignation impersonnelle ; les femmes s’en rendent compte ; lorsqu’elles sont pas marquées par un homme donné pour un homme donné, afin d’appartenir uniquement à lui mais, pour ainsi dire, qu’elles sont marquées pour tous les hommes ; pour tous les hommes, une femme marquée est une esclave ; en général, naturellement, avec le temps, elle n’aura qu’un seul maître ; la marque est impersonnelle ; le collier, lui, intensément personnel ; la marque indique la propriété ; le collier désigne le propriétaire, celui qui l’a capturée ou a payé pour se le procurer ; le fait que la marque soit le symbole impersonnel de l’absence de statut dans la structure sociale explique peut-être pourquoi les maîtres ne marquent pas souvent leurs esclaves eux-mêmes ; la relation entre la marque et l’homme libre est institutionnelle ; la relation au collier, en revanche, est intensément personnelle ; il n’est pas rare que les maîtres s’enorgueillissent de la profondeur avec laquelle ils connaissent leurs esclaves ; cette profondeur est beaucoup plus grande, à mon avis, que celle qui existe entre le mari et la femme, sur Terre ; l’esclave n’est pas seulement une personne avec qui l’homme vit ; elle compte beaucoup pour lui : c’est une possession à laquelle il tient beaucoup ; il la possède ; il veut connaître totalement et profondément les origines, la vie, l’esprit, l’intelligence, les appétits, la nature et les dispositions de cette possession ; cette connaissance, naturellement, la met encore davantage à sa merci ; comme cela lui permet de jouer sur ses sentiments, d’exploiter ses faiblesses, ses manques, etc., elle se trouve dans l’impuissance de l’asservissement de sorte qu’il dispose de tous les pouvoirs. Par exemple, il n’est pas rare que le maître contraigne son esclave à lui parler longuement et en détail des côtés secrets de sa personnalité, à exposer et à expliquer ses fantasmes ; lorsqu’elle sait écrire, il arrive qu’il la contraigne, nue, portant un collier, à genoux derrière une petite table, parfois avec les chevilles enchaînées, à les écrire ; cela, bien entendu, fournit au maître de nombreux matériaux qu’il peut ensuite utiliser pour la faire davantage sienne ; parfois, la femme tente de tromper son maître ; dans ce domaine, l’authenticité n’est pas difficile à déceler ; dans ce cas, elle est battue ; en outre, il arrive qu’on lui demande d’inventer des fantasmes, quelquefois d’un type donné ; lorsque le maître est malin, ils sont très instructifs, puisqu’elles les a inventés ; ces exercices intellectuels et émotionnels, exigés de la femme asservie, surtout s’ils font partie intégrante d’un ensemble intensif d’exercices, comme poser sous le regard des hommes par exemple, lui donnent une conscience extrêmement nette de son collier ; ils éveillent son corps et, ce qui compte autant pour les Goréens, mais pas pour les Terriens qui considèrent le sexe, avec la perception d’un hippopotame, comme une simple question de frottement des corps, son imagination et son intelligence ; elle cherche bientôt à connaître les implications de ce qu’elle est, simple propriété de son maître ; puis, avec autorité, avec assurance et fermeté, jusqu’au plus profond de son intelligence et de son imagination, elle est formée ; l’esclave fait l’expérience d’un paradoxe de la liberté ; la femme libre est physiquement libre, mais misérable, s’efforçant d’être ce qu’elle n’est pas ; l’esclave, physiquement asservie, portant un collier et parfois des chaînes, n’est autorisée par les hommes qu’à être totalement et précisément ce qu’elle est, c’est-à-dire une esclave ; les esclaves, bizarrement, sont presque toujours joyeuses et vives ; elles sont, paradoxalement, dans leurs sentiments et leurs émotions, libérées ; elles ne sont pas pincées ou psychologiquement inhibées ; j’ignore pourquoi c’est ainsi ; le spectacle de ces femmes, la tête haute, les yeux brillants, le corps bougeant avec une grande élégance de mouvements, est très agréable ; jamais les femmes de la Terre n’oseraient se comporter ainsi ; certaines se montrent parfois tellement insolentes, fières de leur collier que je me suis vu être obligé de les enchaîner à mes pieds pour leur rappeler qu’elles ne sont que des esclaves. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 56-57-58-59 )

… Quelques instants plus tard, je mis pied à terre, enfonçant jusqu’aux chevilles dans la poussière. Me suivant sur la passerelle, vêtue d’un haïk noir, descendit une femme qui aurait pu être ma compagne, femme libre pitoyable partageant ma pauvreté. Le haïk, noir, couvre la femme de la tête aux pieds. À la hauteur des yeux, il y a une mince bande de dentelle noire, à travers laquelle elle peut voir. Aux pieds, elle portait de douces babouches noires, sans talon, à l’avant relevé ; elles étaient ornées d’un fil d’argent.
Sous le haïk, personne ne pouvait deviner que la femme était nue et portait un collier. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 60 )

… L’utilisation de la chaîne de marche, qui attache les chevilles, et que l’on fait porter à l’esclave lorsqu’elle accompagne son maître dehors, n’est pas rare dans la région du Tahari. Au Tahari, on pense qu’une démarche mesurée est un des attraits de la femme. Tout le monde n’est pas d’accord sur la longueur de la chaîne, de sorte que celle-ci varie. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 61 )

… Les femmes libres du Tahari, incidemment, en général, même dans leur demeure, mesurent également leur démarche. Quelques-unes s’attachent les chevilles avec une cordelette de soie. D’autres vont jusqu’à utiliser une chaîne, mais elles en conservent la clé. Les jeunes filles libres, qui ne sont pas encore Compagnes, mais en âge d’accepter une Compagnie, signalent parfois leur disponibilité aux soupirants éventuels en portant à la cheville gauche une clochette unique, la  » Clochette de la Vierge « . La note de cette clochette, haute et claire, se distingue aisément de celle des clochettes avilissantes et sensuelles des esclaves. Parfois les jeunes filles libres, lorsqu’elles sont en groupes, se procurent des clochettes d’esclave et s’enchaînant les chevilles, mettent des haïks et vont se promener en ville. Parfois, leur comédie juvénile ne tourne pas comme elles s’y attendaient. Parfois, elle sont capturées, vendues et envoyées dans une oasis perdue. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 61-62 )

… Seuls les topsits à longue tige, rares, contenaient un nombre pair de graines. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 62 )

Une femme voilée vendait des tefa de dattes. Une main avec les cinq doigts fermés, pas ouverts, est une tef. Six poignées de ce type constituent une tefa, ce mot désignant un petit panier. Cinq paniers de ce type forment une huda. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 63 )

Un peu plus loin, un homme vendait du savon. Il était en pains ronds et bruns, coupés en tranches. On le fabrique en faisant bouillir des cendres avec de la graisse animale. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 63 )

Dès que la porte fut refermée, la barre ayant été glissée dans ses logements, je me tournai vers miss Blake-Allen. Elle était debout, dissimulée par le haïk, et me regardait. Je me dirigeai vers elle et la jetai à mes pieds sur les planches grossières, lui arrachant son vêtement. Elle me regarda, terrifiée.
– Une fille, dis-je, en entrant dans le compartiment de son Maître, s’agenouille.
– Je ne savais pas, Maître, dit-elle.
– En outre, repris-je, en général, en présence d’un homme libre, les femmes s’agenouillent. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 64 )

J’avais surtout appris qu’il y avait une mauvaise entente entre les Kavars et les Aretai. Les raids étaient devenus plus fréquents. Si la guerre éclatait, les tribus vassales telles que les Char, les Kushani, les Ta’kara, les Raviri, les Tashid, les Luraz, les Bakahs, seraient impliquées. La guerre ferait rage dans le Tahari. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 65 )

… J’avais mangé de la viande de verr coupée en morceaux et grillée sur des tiges métalliques, avec des tranches de poivron et de larma ; du ragoût de vulo avec du raisin, des oignons et du miel, et un kort avec du fromage fondu et de la muscade ; du thé de Bazi, brûlant et sucré puis, plus tard, du vin noir de Turia. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 65 )

Je n’avais pas oublié l’esclave, bien entendu. Je jetai des croûtes de pain sur les planches, devant elle. C’était du pain d’esclave, fait de farine grossière. La jeune femme les mangea avec avidité. Elle ignorait si elle mangerait ce jour-là. Il arrive qu’on ne fasse pas manger les esclaves. Cela se produit parfois pour des raisons esthétiques comme, par exemple, lorsque ses mensurations, qui sont étroitement surveillées, s’éloignent un tant soit peu de l’idée que se fait son maître des courbes idéales ; parfois simplement pour lui rappeler de qui elle dépend, totalement, jusque dans sa vie ; parfois c’est un entraînement ou une mesure disciplinaire ; parfois, c’est simplement pour la troubler et la déconcerter ; qu’a-t-elle fait ? On ne lui dit pas ; n’a-t-elle pas été assez agréable ? On ne lui dit pas. La femme, effrayée, anxieuse, redouble d’efforts pour plaire dans les mille sphères de son asservissement, intellectuelles, physiques et imaginaires ; on dit que le maître qui n’a pas privé son esclave de nourriture ne la connaît pas ; comme les surprises réservées à celui qui croyait connaître son esclave et la retrouve après cette petite expérience sont agréables ! L’intelligence de la femme est plus vive ; elle devient pleine de ressources, impuissante, désespérée, attentive, inventive.  » Donne-moi à manger, Maître, supplie-t-elle. Donne-moi à manger !  » Au terme de cette expérience, lorsqu’on lui donne à manger, c’est toujours à genoux, nue, dans la main. Elle n’oublie pas la leçon. Rares sont les choses qui font mieux sentir à une femme la domination du mâle, et sa dépendance vis-à-vis de lui, que le contrôle de sa nourriture. Cette domination, à condition qu’elle soit absolue, excite la femme jusqu’au plus profond d’elle-même. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 65-66 )

Je m’arrêtai devant une échoppe où l’on vendait de légères chaînes de marche. Elles étaient suspendues sur des morceaux de bois semblables à des perchoirs de perroquet. Sans marchander beaucoup, j’en achetai une qui me parut jolie. Elles sont réglables d’une longueur de cinq centimètres, pour immobiliser l’esclave, à une longueur de pas d’environ quatre-vingts centimètres. Deux clés sont fournies, une pour chacun des anneaux de cheville. J’achetai également des clochettes d’esclave, fixées sur une lanière de cuir de préférence à un anneau métallique. Elles sont moins chères ; en outre, on peut les fixer sur d’autres parties du corps, au cou, au poignet, à la cheville, autour de la cuisse ou du bras, etc. ; avec des clochettes, les femmes sont ravissantes ; elles ne peuvent les enlever, naturellement, sans la permission du maître. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 67 )

… Je lui envoyai un baiser à la manière goréenne, le lui envoyant du bout des doigts. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 67 )

Les tapis de Tor sont très beaux. Je m’arrêtai pour en regarder quelques-uns, suspendus à l’étalage, et de nombreux autres, empilés à l’ombre. Certains tapis représentent le travail de cinq femmes pendant plus d’un an. Les motifs, mémorisés par les spécialistes, qui sont parfois aveugles, sont complexes et restent dans les familles. Ils sont réalisés sur des métiers simples et le poil noué sur la chaîne et la trame. Certains tapis ont plus de quatre cents nœuds à l’hort carré. L’hort fait, approximativement, un peu plus de trois centimètres. Tous les noeuds sont faits à la main par une femme libre. Il y a de nombreuses variétés de tapis. Presque tous incroyablement beaux. Les teintures utilisées dans la fabrication de ces tapis sont, dans l’ensemble, des teintures naturelles, végétales, provenant d’écorces et de feuilles, de racines et de fleurs et d’autres produits animaux, d’insectes écrasés par exemple. En plusieurs endroits, dans le bazar, suspendus au treillis tendu entre les bâtiments, séchaient de nombreux écheveaux de laine de couleurs vives. Les Cardeurs et les Teinturiers, incidemment, sont des sous-Castes des Tisserands. Toutes sont des sous-Castes des Tapissiers qui est elle-même, bizarrement peut-être, une sous-Caste des Tailleurs. Les Tapissiers, cependant, se considèrent en général dans leurs diverses sous-castes, comme indépendants des Tailleurs. Un Tapissier ne veut pas être mis sur le même plan qu’un fabricant de kaftans, de turbans ou de djellabas. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 68 )

… Dans une autre boutique, on vendait des djellabas et des burnous, vêtements sans manches, avec une capuche, convenant au désert. On peut, du fait qu’il n’a pas de manches, rejeter le burnous en arrière, alors que c’est impossible avec la djellaba, ce qui libère les bras. Ceux qui montent le kaiila rapide, manient le cimeterre et la lance préfèrent le burnous. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 69 )

Je passai devant une autre boutique, où l’on vendait des nattes. On s’en sert à divers usages, verticalement comme paravent ou, plus normalement, horizontalement pour s’asseoir et dormir. On peut les rouler, de sorte qu’elles ne tiennent pas beaucoup de place. Je vis des nattes d’esclave, à fibres rugueuses et, parmi elles, les plus rugueuses de toutes, les nattes de soumission sur lesquelles l’esclave est contrainte de plaire à son maître. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 69 )

Il y avait des vendeurs de foulards et d’écharpes, de voiles et de haïks, de chalwars et de robes, de babouches et de kaftans et de cordes destinées aux agals. En outre, il y avait des marchands de tissu, avec leurs soieries et leur rouleaux de reps. Le tissu se mesure en ah-ils, longueur comprise entre le coude et l’extrémité du majeur, et en ah-rals, qui équivalent à dix ah-ils. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 69 )

Je sentis l’huile veminium.
Les pétales de veminium, le  » Veminium du désert « , violacés, par opposition au  » Veminium de Thentis « , bleuâtre, dont les fleurs poussent à la lisière du Tahari, ramassés dans des paniers peu profonds et versés dans un alambic, sont bouillis dans l’eau. La vapeur, en se condensant, forme une huile. Cette huile est utilisée pour parfumer l’eau. On ne boit pas cette eau mais on l’utilise, dans les demeures de la classe moyenne et de la classe supérieure, pour rincer la main qui mange, avant et après le repas du soir. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 70 )

Un peu plus loin, sur une petite estrade de pierre, plusieurs femmes, enchaînées, nues, étaient à vendre, bizarrement à prix fixe. C’était une vente municipale, sous la juridiction des tribunaux de Tor. Une jeune femme à la peau brune, aux yeux noirs, qui n’avait pas plus de quinze ans, à genoux, les poignets et les chevilles enchaînés, me regarda. On la vendait pour payer les dettes de jeu de son père. Je l’achetai et l’affranchis aussitôt. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 70 )

Par deux fois, je croisai deux gardes vêtus de robes blanches à rayures rouges et armés de cimeterres, la police de Tor. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 71 )

D’autres voleurs n’avaient pas eu autant de chance. Plusieurs mains droites coupées étaient clouées sur une planche où était affiché le prix du sel.
Il n’y avais pas de mains féminines, sur la planche. À Tor, même lorsque c’est son premier délit, la voleuse est immédiatement réduite en esclavage. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 71 )

Elle était assise sur les talons, les genoux écartés, les paumes des mains sur les cuisses. C’était la position de l’Esclave de Plaisir. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 73 )

Puis nous discutâmes les détails de la formation. Le régime de la cage de stimulation serait inclus dans cette formation. Pendant les cinq premières nuits, suivant ma recommandation, elle porterait le harnais de corde. Ensuite, si nécessaire, il serait utilisé comme punition.
– Toutefois, ajoutai-je, autorise-la à regarder son professeur dans les yeux, ainsi que les autres mâles. Je ne veux pas qu’elle devienne l’esclave d’amour du premier homme qu’elle sera autorisée à regarder. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 75 )

… Il claqua dans ses mains. Franchissant un rideau de fils d’argent, entra une esclave grande et puissante. Elle portait un soutien-gorge de cuir ; deux bandes de cuir, attachées à la ceinture, lui couvraient les cuisses ; lourdes sandales à ses pieds. À la main, elle avait une cravache de cuir longue et souple, normalement destinée aux kaiilas, d’environ un centimètre de large et d’un mètre de long. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 76 )

… Les rênes de kaiilas sont simples, très légères, recouvertes de différentes variétés de cuir. Il y a souvent entre dix et douze bandes de cuir teint par rêne. Chaque bande, bizarrement, compte tenu de la résistance de la rêne, est un peu plus épaisse qu’une grosse lanière. Les bandes sont coupées au couteau, et c’est un travail extrêmement précis. La rêne est attachée dans un trou percé dans la narine droite du kaiila. Elle passe sous la mâchoire de l’animal, vers la gauche. Lorsqu’on veut que l’animal aille à gauche, on tire la rêne à gauche ; lorsqu’on veut qu’il aille à droite, on tire à droite, passant la rêne sur le cou de l’animal, exerçant une pression sur sa joue gauche. Pour l’arrêter, on tire en arrière. Pour le faire démarrer ou accélérer, on lui donne des coups de talon dans les flancs ou bien on utilise la cravache. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 78-79 )

– Le sel doit être entre nous, reprit-il.
– Le sel doit être entre nous, répétai-je.
Il posa un peu de sel sur le dos de son poignet droit. Il me regarda. Ses paupières étaient plissées.
– J’espère, dit-il que tu ne t’es pas moqué de moi.
– Non, répondis-je.
– Dans ta main, reprit-il, l’acier vit, comme un oiseau.
Le juge acquiesça. Les yeux du jeune garçon braillaient. Il recula.
– Je n’ai jamais vu cela, à ce point. (Il me dévisagea.) Qui es-tu ? demanda-t-il.
Je posai du sel sur le dos de mon poignet droit.
– Un homme qui partage le sel avec toi, répondis-je.
– Cela suffit, opina-t-il.
Je posai la langue sur le sel de son poignet droit en sueur et il posa la langue sur le sel de mon poignet droit.
– Nous avons partagé le sel, dit-il. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 84 )

… achetant des kaiilas pour une caravane se rendant à l’Oasis des Neuf Puits. Cette oasis est gouvernée par Suleiman, maître de mille lances, Suleiman des Aretai. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 84 )

Ce soir-là, quand nous eûmes terminé notre repas et qu’une esclave habillée, portant des bracelets, propriété de Farouk, nous eut rincé les mains avec de l’eau parfumée au verminium, versée sur nos mains au-dessus d’une petite cuvette en cuivre martelé, je sortis un petit chronomètre goréen, plat, fermé, de sous mes robes. Il était carré. Je le donnai au jeune garçon, Achmed. Il l’ouvrit. Je regardai les petites aiguilles qui bougeaient. Le jour goréen a vingt heures, ou ahns. Les aiguilles des montres goréennes ne bougent pas comme celles des montres de la Terre. Elles tournent en sens contraire. Dans ce cas, elles tournent en sens contraire des aiguilles d’une montre. Cette montre, fabriquée à Ar, était belle, solide, exacte. Elle avait également une trotteuse, marquant le passage des ihns. Le jeune garçon regarda les aiguilles. Ces objets étaient rares dans la région du Tahari. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 85-86 )

Tu connaîtras l’heure, dit Farouk de Kasra, par la vitesse de ton kaiila, par le cercle et l’ombre de ton bâton, par le soleil. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 86 )

….. Ce panier, cependant, est complètement couvert de couches de reps blanc, pour réfléchir le soleil, à l’exception du devant, qui était fermé par un rideau de reps, blanc également, s’ouvrant par le milieu. Le panier était en bois de Tem. Il est léger. Il est transporté par un kaiila de trait, attaché sur l’animal, et maintenu en équilibre, sur les côtés, par des supports reposant sur les couvertures du harnais. Ce panier s’appelle, en goréen, kurdah. Il sert à transporter les femmes, qu’elles soient libres ou esclaves, dans le Tahari. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 95 )

Furieuse, Alyena, autrefois miss Priscilla Blake-Allen, de la Terre, prit le minuscule voile triangulaire jaune, totalement diaphane, et le tint devant son visage, en couvrant la partie inférieure. Le voile était tendu et elle le tenait au niveau des oreilles. La soie légère passait sur l’arête de son nez où, magnifiquement, sa texture jaune, vaporeuse, s’étendait à droite et à gauche. Sa bouche, furieuse, était visible derrière le voile. Il lui couvrait également le menton. Les hommes du Tahari, et les Goréens en général, considèrent que la bouche des femmes est extrêmement provocante, sexuellement. Le voile d’esclave est une moquerie, dans un sens. Il révèle autant qu’il dissimule, pourtant il ajoute une touche de subtilité, de mystère ; les voiles d’esclave sont faits pour être arrachés ; les lèvres du maître écrasant ensuite celles de l’esclave.
En dehors du voile et de son collier, elle était complètement nue dans le kurdah. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 96 )

Le kaiila du désert est un kaiila et se comporte similairement, mais ce n’est pas exactement l’animal que l’on rencontre, sauvage ou domestique, aux latitudes moyennes de l’hémisphère sud de Gor ; cet animal, que les Peuples des Chariots utilisent comme monture, n’existe pas dans l’hémisphère nord de Gor ; il y a, de toute évidence, une affinité phylogénétique entre les deux variétés, ou espèces ; je suppose, bien que je n’en sois pas sûr, que le kaiila du désert a la même origine que son congénère, mais s’est adapté au désert ; les deux animaux sont des créatures de haute taille, fières, soyeuses, au cou long et à la démarche élégante ; les deux variétés ont trois paupières, la troisième étant une membrane transparente, très utile dans les tempêtes de sable des plaines méridionales du Tahari ; les deux variétés ont à peu près la même taille, entre vingt et vingt-deux mains à l’épaule ; toutes deux sont rapides ; toutes deux ont une énergie incroyable ; dans de bonnes conditions, toutes deux peuvent parcourir six cents pasangs par jour ; dans le Pays des Dunes, naturellement, où le sable est épais et glissant, une étape de cinquante pasangs est considérées comme bonne ; les deux variétés sont ombrageuses et ont mauvais caractère, et cela mérite d’être mentionné ; la couleur des kaiilas du Sud va du jaune au noir ; les kaiilas du désert sont presque tous marron, mais j’ai vu quelques kaiilas du désert noirs ; des différences, parfois frappantes et importantes, existent cependant entre les animaux, la plus importante, peut-être, est que le kaiila du désert allaite son petit ; les kaiilas du Sut sont vivipares mais le jeune, quelques heures après sa naissance, chasse par instinct ; la mère accouche à proximité du gibier ; bien qu’il y ait du gibier, dans le Tahari, oiseaux, petits mammifères, sleens des sables et quelques espèces de tabuks, il est rare ; l’allaitement des petits, chez le kaiila du désert, est un facteur important de la survie de l’animal ; le lait de kaiila qui, comme le lait de verr, est utilisé par les habitants du Tahari, est rougeâtre et a fort goût salé ; il contient beaucoup de sulfate de fer ; une autre différence entre les deux animaux, ou les deux espèces de kaiilas, est que le kaiila du désert est omnivore alors que le kaiila du Sud est strictement carnivore ; les deux ont des tissus de stockage ; les deux peuvent rester plusieurs jours sans boire : le kaiila du Sud, cependant, a un estomac de stockage et peut rester plusieurs jours sans manger ; le kaiila du désert, malheureusement, doit manger fréquemment ; dans une caravane, de nombreux animaux de trait transportent du fourrage ; ce qui est nécessaire, et que l’on ne peut se procurer en chemin, doit être transporté. Parfois, avec un berger monté, on lâche les kaiilas de la caravane afin qu’ils puissent chasser le tabuk ; la différence la plus visible entre le kaiila du désert et le kaiila du Sud réside dans le fait que les pattes du kaiila du désert sont beaucoup plus larges, les doigts étant même reliés entre eux par une membrane fibreuse, et que ses coussinets sont beaucoup plus épais que ceux de sa contrepartie du Sud. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 97-98 )

En général, dans le Tahari, le vent souffle du nord ou du nord-ouest. Il n’est pas dangereux, sauf au printemps lorsqu’il souffle de l’est, et en automne lorsqu’il souffle vers l’ouest. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 99 )

À l’ombre des rochers, et sur les pentes abritées du soleil, ici et là, poussait de l’herbe à verr, rabougrie et brune. De temps en temps, nous passions près d’un puits et des tentes de nomades. Autour de ces puits, il y avait une douzaine de petits arbres, flahdahs semblables à des parapluies sur un manche tordu, qui ne dépassaient pas trois mètres de haut ; leurs branches sont minces et leurs feuilles en fer de lance. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 99 )

Naturellement, Aya l’exploitait. Cela correspondait à mon intention. En outre, Aya, avec une cravache à kaiila, continuait de lui apprendre le goréen. Et puis elle lui enseignait les tâches utiles aux femmes du Tahari : la fabrication de cordes avec des poils de kaiila, le coupage des rênes, le tissage de nattes et de tissus, la décoration des objets en cuir, le maniement du mortier, l’utilisation de la meule à grain, la préparation des ragoûts, le nettoyage des verrs et surtout, lorsque nous campions près des puits, à proximité des nomades, la manière de traire les verrs et les kaiilas. En outre, elle apprit à battre le lait dans des outres. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 100 )

– Elle m’enseigne les tâches d’une femme libre, avait un jour protesté Alyena.
Je lui avais fait signe de s’agenouiller.
– Tu ne comprends rien, lui avais-je dit. Je te vendrai peut-être à un nomade. Dans sa tente, les durs travaux de la femme libre te seront peut-être confiés, outre les travaux de l’esclave.
Il faudra que je travaille comme une femme libre, souffla-t-elle, et pourtant que je sois aussi esclave ?
– Oui, appuyai-je.
Elle frémit.
– Vends-moi à un homme riche, supplia-t-elle.
Je te vendrai, te donnerai, te prêterai ou te louerai, précisai-je, à qui me plaira.
– Oui, Maître, dit-elle, furieuse. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 101 )

Le soir, autour du feu de camp, je la faisais mettre à genoux derrière moi, les poignets attachés dans le dos. Je la nourrissais à la main. Elle dépendait de moi pour sa nourriture. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 101 )

Les mouvements des hommes du Tahari sont, pendant les heures chaudes, généralement lents, presque languides ou gracieux. Ils font peu de gestes inutiles. S’ils peuvent l’éviter, ils s’efforcent de ne pas s’échauffer. Ils transpirent aussi peu que possible, ce qui conserve les fluides du corps. Leurs vêtements sont larges et volumineux, mais faits d’un tissu aux mailles serrées. Leur vêtement extérieur lorsqu’ils marchent en caravane, généralement le burnous, est presque invariablement blanc. Cette couleur réfléchit les rayons du soleil. L’ampleur des vêtements, qui les fait gonfler en cas de mouvement, fait circuler l’air autour du corps et cet air, en circulant sur la peau humide, rafraîchit le corps par évaporation ; les mailles serrées du vêtement ont pour objet de conserver l’humidité à l’intérieur du vêtement, autant que possible, de sorte qu’elle puisse se condenser à nouveau, de préférence, sur la peau. Il y a deux éléments essentiels sur ce point ; le premier consiste à minimiser la transpiration ; le second consiste à conserver, dans toute la mesure du possible, l’humidité perdue par transpiration. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 101-102 )

… Je vis l’extrémité de la caravane, à plus d’un pasang de moi. Elle serpentait lentement, gracieusement, entre les collines. Derrière, venait un homme monté sur un kaiila. De temps en temps, il mettait pied à terre, ramassant les poils de kaiila et les mettant dans un sac accroché à sa selle. Le kaiila, contrairement au verr et à l’hurt, n’est jamais tondu. Lorsqu’il perd ses poils, cependant, il est possible de les ramasser et, en fonction de la nature de ces poils, on peut fabriquer divers types de tissu. Il y a les poils doux et fins du ventre de l’animal, les plus appréciés ; il y a les poils courts de la toison inférieure, moins doux, qui sont utilisés dans la fabrication de la majorité des tissus ; et il y a les longs poils de la toison extérieure. Quoique doux et souples, ils sont comparativement plus rudes. On utilise principalement ces poils pour fabriquer des cordes et des toiles de tente. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 102 )

Les premiers mots de goréen que la jeune femme avait appris, et elle les avait appris dans les cages de Port Kar, étaient :  » La Kajira « , qui signifie :  » Je suis une esclave. » (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 103 )

– J’ai eu des femmes, dans les cages, évoqua-t-il, qui prétendaient venir de là-bas. Quelques-unes me suppliaient de les renvoyer sur Terre.
– Que faisais-tu d’elles ? m’enquis-je.
– Je les fouettais, dit-il, et elles se taisaient. Bizarrement, je n’ai jamais vu de femmes qui prétendaient être originaires de la Terre et qui, ayant été entièrement possédées, voulaient y retourner. En fait, il suffit de menacer de les renvoyer sur Terre pour qu’elles acceptent de faire n’importe quoi. (Il sourit.) Elles aiment le collier.
– «  Il n’y a que lorsqu’elle porte le collier que la femme peut être vraiment libre « , citai-je. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 103 )

Le régime alimentaire des esclaves était réglé avec la même attention et le même soin que celui de chiens de concours, ou d’autres animaux domestiques estimés, sur Terre. La quantité de calories était supervisée avec un soin particulier. Un problème fréquent, avec les esclaves, était les larcins, car elles essayaient toujours de voler des gâteaux ou des bonbons. Beaucoup d’esclaves adoraient les bonbons. En général, on ne leur en donne pas. Les femmes devaient souvent se comporter superbement, pendant des heures, devant leur maître avant que, dans sa générosité, il consente à leur jeter un bonbon. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 106 )

Menottes, dis-je, durement, en goréen.
La femme se mit en position, les mains sur les fesses, la tête droite, le menton levé, légèrement tournée sur la gauche. Dans cette position, il est facile de lui passer les menottes et de la fouetter. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai lu, p. 108 )

Rampe ! dis-je en goréen.
La jeune femme se mit à plat ventre et, comme une esclave, rampa vers mes pieds. Elle posa les lèvres sur mon pied ; je sentis ses cheveux dessus.
Retourne ! ordonnai-je.
À plat ventre, sans lever la tête, elle regagna l’endroit où elle était à genoux.
À genoux ! ordonnai-je.
Elle s’agenouilla une nouvelle fois en position d’Esclave de Plaisir. Ses yeux étaient pleins de colère. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 109 )

Je souris. La jeune femme appliquait la rébellion de l’acceptation. Pour éviter la privation de nourriture et le fouet, elle obéissait parfaitement, mais extérieurement. Elle tentait de protéger une île où elle resterait maîtresse d’elle-même. Elle croyait nous tromper. Je ne pensais pas que tel était mon rôle mais, indubitablement, son maître, lorsqu’il le souhaiterait, la briserait, lui prenant cette île, faisant d’elle une véritable esclave. Pour le moment, je la laisserais croire qu’elle nous trompait. Plus tard, la soumettant, complètement, à sa volonté. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 109 )

Les tentes seraient montées. L’ouverture d’une tente du Tahari est généralement tournée face à l’est, afin que le soleil du matin réchauffe l’intérieur. Gor, comme la Terre, tourne en direction de l’est. La nuit, en général, on a besoin d’une épaisse djellaba et d’une couverture. Beaucoup de nomades font un feu de crottin de kaiila, qu’ils laissent brûler doucement pendant la nuit, pour se réchauffer les pieds. Cela ne m’était pas nécessaire, naturellement, puisque miss Priscilla Blake-Allen, Alyena, dormait à mes pieds. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 112 )

Le conducteur repoussa la Capuche de son burnous et tira le voile sur son visage. Sous le burnous, il portait un bonnet. Le voile de reps était rouge ; il était teint avec une teinture primitive obtenue avec de l’eau et des racines de telekint écrasées ; comme il avait transpiré, il avait déteint ; son visage était taché. Il remonta la manche de sa chemise. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 116 )

Je remontai la manche de ma chemise, exposant mon avant-bras gauche. Il ne portait pas le cimeterre bleu, tatoué sur le bras du jeune Kavar à l’âge de la puberté. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 116 )

– Comment s’appelle le puits proche des échoppes des Selliers ? demanda le capitaine.
– Le Puits de la Quatrième Main Transitoire, répondis-je.
Le puits, plus d’un siècle auparavant, avait été découvert pendant la Quatrième Main Transitoire de l’Administrateur Shiraz, alors Bey de Tor. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 116 )

Dans la danse des femmes goréennes, la danseuse doit souvent satisfaire complètement les passions qu’elle parvient à susciter chez son public. Il ne lui est pas permis d’exciter puis de s’enfuir ; quand, lorsque la musique se tait, elle se jette par terre, à la merci des hommes libres, la danse n’est qu’à moitié terminée ; il lui faut encore payer le prix de sa beauté. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 116-117 )

… Elle était déjà excitée par son collier et le fait d’être possédée par les hommes. Elle s’intéressait à eux. Elle devenait effrontée, impudique, comme cela convient à un article de propriété. Elle s’autorisait à présent des pensées et des rêves qui auraient scandalisé une femme libre mais étaient pour elle, qui n’était qu’une esclave, tout à fait appropriés. Elle devenait mesquine, jolie et provocante. Elle devenait sensuelle. Elle devenait sournoise, rusée, possédée. Récemment, elle s’était baissée pour voler une datte. Bien que je l’aie, naturellement, punie, j’avais été très satisfait. Cela signifiait qu’elle devenait une esclave. À présent, je venais de la voir se redresser magnifiquement en retirant son voile devant les hommes. J’avais perçu sa curiosité concernant l’effet que cela ferait de danser devant eux. Elle m’avait indiqué qu’il ne serait pas utile d’utiliser le cuir sur elle pour qu’elle se mette à l’étude des danses des esclaves. Elle se croyait, en elle-même, tout à fait libre, n’ayant de l’esclave que le collier et le nom, mais elle se trompait. Je me dis que je pouvais lui accorder ce petit morceau d’orgueil jusqu’au jour où un maître le lui prendrait et que, brisée, effondrée sur les dalles, ou la natte de soumission, elle comprendrait véritablement qu’elle n’était qu’une esclave. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 120 )

Sur les hanches, retenue par une ceinture de tissu roulé, elle portait une soierie de danse au drapé turien, les cuisses nues, le coin avant droit de la soie passé sous la ceinture, derrière et à gauche, le coin arrière gauche passé sous la ceinture devant et à droite. Elle était pieds nus ; elle avait des bracelets en or aux chevilles, davantage à la cheville gauche. Elle portait un soutien-gorge de soie jaune, attaché haut pour accentuer sa beauté. Elle portait un collier à serrure en or et, autour du cou, de nombreux pendentifs et chaînes légères ; aux poignets, elle avait de nombreux bracelets ; sur les avant-bras, serrés, elle avait également des anneaux, encore une fois plus nombreux à gauche. Elle secoua la tête ; ses cheveux était défaits. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 121 )

– Tant pis pour moi, sourit Ibn Saran, portant à ses lèvres une fine tasse décorée pleine de vin noir. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 122 )

Ibn Saran, sans quitter Alyena des yeux, leva le doigt. Une esclave, pieds nus, portant des bracelets, portant un chalwar serré à la ceinture, en soie diaphane, serré également aux chevilles, ainsi qu’une étroite tunique de soie rouge, laissant la taille nue, se précipita vers lui, avec un pot argenté, haut et élégant, contenant le vin noir. Elle était voilée. Elle s’agenouilla, remplissant sa tasse. Sous le voile, j’aperçus le métal du collier.
Je ne pensais pas avoir une telle chance. Elle ne me regarda pas. Elle regagna sa place, avec le pot de vin noir.
Ibn Saran leva un autre doigt. Une autre femme apparut, une femme rousse, à la peau claire. Elle portait également un chalwar, une tunique, des bracelets et un collier. Elle apporta un plateau chargé de cuillères et de sucres. Elle s’agenouilla, posant le plateau sur la table. Avec une petite cuillère, dont l’extrémité ne faisait pas plus d’un hort de diamètre, elle mit quatre mesures de sucre blanc, et six de sucre jaune, dans la tasse ; avec deux autres cuillères, une pour le sucre blanc et une autre pour le sucre jaune, elle tourna le breuvage après chaque mesure. Puis elle posa la tasse contre sa joue, vérifiant la température ; Ibn Saran lui adressa un bref regard ; le regardant, elle embrassa timidement la tasse avant de la lui donner. Puis, la tête baissée, elle se retira. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 123-124 )

Celle qui, dans son cœur, a envie d’être esclave est déjà esclave. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 128 )

… Ils veulent les détourner, ou en détourner l’essentiel, sur l’Oasis des Pierres Argentées.
C’était une oasis des Char, autre tribu vassale des Kavars. Ce nom lui avait été donné plusieurs siècles auparavant par des hommes mourant de soif qui, marchant de nuit dans le désert, l’avaient découverte. La rosée s’était déposée sur les gros rochers plats qui l’entouraient et, dans la lumière de l’aube, les avait fait ressembler, de loin, à des plaques d’argent. La rosée, incidemment, est très répandue, au Tahari, se condensant sur les rochers dans la fraîcheur de la nuit. Elle s’évapore, naturellement, presque immédiatement au matin. Les nomades déterrent parfois des pierres avant l’aube, les nettoient, les mettent dehors et, plus tard, lèchent la rosée déposée sur elles. On ne peut survivre, naturellement, avec le peu d’eau qu’il est possible de se procurer ainsi. Néanmoins, cela permet de s’humecter les lèvres et la langue. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 131 )

… C’était une esclave. Sur Gor, tôt ou tard, elle serait obligée de regarder cette évidence en face ; elle serait contrainte de regarder au fond d’elle-même ; de s’introspecter, peut-être pour la première fois, avec impartialité et une honnêteté totale ; je me demandai si, à ce moment-là, se voyant telle qu’elle était, elle deviendrait folle ou bien si, audacieusement, avec joie, elle oserait être telle qu’elle se serait découverte ; humaine de la Terre, elle avait été soigneusement conditionnée à imiter des images stéréotypées, produites par d’autres, étrangères à sa nature ; ce que la Terre craignait par-dessus tout, c’était que les hommes et les femmes soient véritablement eux-mêmes ; (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 135 )

– Parmi les tarsks, répondis-je, une femelle de sleen elle-même paraît jolie. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 138 )

… Les habitants du Tahari tuent ceux qui dressent des cartes du désert. Ils connaissent leur pays, ou la région qu’ils habitent ; ils ne tiennent pas à ce que d’autres les connaissent également. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 141 )

Son instructrice était une Esclave de Café, Seleenya, louée à son maître ; ses musiciens étaient un flûtiste, engagé au début, puis un joueur de kaska, plus tard, pour l’accompagner. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 143 )

… Mais, au-delà de ces trivialités, malgré leur importance commerciale, il y avait le fait qu’elle était belle, de corps et de visage. Son corps, quoique imparfaitement épanoui, était complètement féminin, magnifiquement proportionné et avait des courbes douces. Sa taille approximative était, en unités terrestres, de un mètre soixante-deux. Son visage était incroyablement délicat, ainsi que ses lèvres. Son visage était extrêmement sensible et féminin. C’était un visage sur lequel on lisait facilement les émotions. Ses lèvres tremblaient aisément, ses yeux s’emplissaient rapidement de larmes étincelantes. Elle se vexait facilement, ce qui est très important chez les esclaves goréennes. En outre, elle ne pouvait contrôler ses sentiments, ce qui est également excellent chez les esclaves. Ses sentiments, vulnérables, profonds, exploitables, dans ses expressions et sur son visage, la trahissaient, l’exposant aux hommes, et à leurs jeux, aussi manifestement que son corps nu. Ils la rendaient plus aisément contrôlable, plus asservie. Un jour, j’avais vu son écriture. Elle était aussi extrêmement féminine. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 145-146 )

Derrière moi, en écartant le rideau, j’entendis le battement du tambour, le kaska, le silence, puis un bruit tandis que le flûtiste, les mains sur son corps, au son du tambour, enseignait à la femme le rythme et l’intensité d’une variété de balancements pelviens précédant l’abandon.
– Moins fort, dit-il. Moins fort. Il faut davantage de contrôle, davantage de précision. Tu es contrainte d’agir ainsi, et tu te retiens. Tu es furieuse. Cela doit se voir sur ton visage. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 146 )

… Battre le lait et broyer le grain, ce n’était pas pour la jolie Alyena. C’était pour les filles laides et les femmes libres. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 147-148 )

… La femme responsable du port argenté plein de vin noir était assise près d’un minuscule brasero sur lequel il était posé, gardant sa chaleur. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 148 )

… Elle portait une étroite tunique de soie rouge, avec quatre crochets ; sa taille était nue ; elle portait une chalwar retenu par une ceinture, un vêtement diaphane, semblable à un pantalon large mais serré aux chevilles ; elle était pieds nus ; elle portait des bracelets aux poignets et aux chevilles ; elle était voilée ; elle avait un collier. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 148 )

… Il était à présent hors de question qu’elle, une esclave, serve les Prêtres-Rois. Le collier, suivant la loi goréenne, annule le passé. Quand Sarpedon avait refermé son collier sur son cou, son passé de femme libre avait disparu, sa vie d’esclave avait commencé. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 151 )

… Elle aurait pu être en sécurité sur Terre ; elle avait choisi l’insécurité, dans laquelle vivent toutes les belles femmes sans Pierre de Foyer, de Gor. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 152 )

J’étais à genoux dans le Cercle d’Accusation. J’avais les poignets attachés dans le dos avec des menottes. Au cou, je portais un large collier métallique, fermé à coups de marteau, sur lequel étaient soudés deux anneaux, une de chaque côté, auxquels étaient fixées des chaînes, des gardes tenant ces chaînes. J’étais nu. Mes chevilles étaient enchaînées. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 156 )

Le témoignage des esclaves, dans un tribunal goréen, est généralement recueilli sous la torture. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 156-157 )

…Je perçus l’odeur des pelures de kort, emmêlées, séchant sur les pierres où elles avaient été éparpillées, refliefs de mon dîner de la veille. Elles étaient couvertes de vints, minuscules insectes couleur de sable. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 162 )

… Je sentais sa sueur, et l’eau de veminium qu’il s’était passée sur le cou. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 162 )

… Il était gravé en taharique, écriture des peuples du Tahari. Ils parlent goréen mais, comme isolés, ils n’utilisent pas l’écriture goréenne ordinaire. J’avais étudié l’alphabet taharique. Comme l’alphabet est lié aux phonèmes goréens, il est rapidement maîtrisé, comme un code simple, par les individus qui parlent goréen. L’élément le pus bizarre, du point de vue d’un homme sachant lire le goréen, est qu’il possède des signes pour seulement cinq des neuf voyelles goréennes. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 163 )

Et si tu avais la malchance, reprit-il, d’arriver à proximité de Klima, tes pieds et tes jambes, jusqu’au genou, devraient être bandés de cuir, car tu enfoncerais jusqu’au genou dans les croûtes de sel et, sans protection, ta chair, par les millions de minuscules cristaux chauffés, serait brûlée sur tes os.
Je détournais la tête, enchaîné.
– Dans les mines, expliqua-t-il, on pompe l’eau à travers les dépôts souterrains, pour extraire le sel, et l’amener, avec l’eau, à la surface ; puis on pompe à nouveau la même eau. Les hommes meurent, au soleil en actionnant les pompes. D’autres, les porteurs, doivent remplir leurs deux seaux d’eau et la transporter des mines aux tables de séchage ; d’autres doivent ramasser le sel et le confectionner en cylindres. (Il sourit.) Parfois, les hommes s’entre-tuent pour une tâche moins lourde. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 174 )

– À Klima, détailla-t-il, la journée commence à l’aube et ne se termine qu’au crépuscule. On peut faire griller la nourriture sur les pierres, à Klima. Les croûtes sont blanches. Leur éclat est aveuglant. Il n’y a pas de kaiilas, à Klima. Le désert, sans eau, s’étend sur un millier de pasangs à la ronde. Un des aspects les moins agréables de Klima est l’absence totale de femmes. Tu auras remarqué que, après ta condamnation, le spectacle de leur chair t’a été refusé. Mais tu peux toujours penser à ta jolie Vella. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 174 )

… Nous recherchons toujours les femmes de bonne qualité. Elles servent nos desseins, nous permettant de nous infiltrer dans les Demeures, de nous procurer des secrets, de séduire les officiers, et les hommes importants, mais aussi, naturellement, de récompenser nos amis et, naturellement, de procéder à des échanges, les utilisant comme monnaie ; l’esclave est généralement très demandée, surtout si elle est belle et éduquée ; nous pouvons mettre ces femmes sur le marché quand nous le voulons ; il n’est pas difficile de les vendre ; en outre, elles n’attirent guère l’attention, commercialement parlant, car elle constituent une marchandise familière ; ainsi, l’esclave, de notre point de vue, surtout si elle est belle et éduquée, constitue une forme de richesse sûre et aisément négociable. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 176 )

… Je me procurai également des clochettes de kaiila et deux sacs de dattes pressées. Il s’agit de longue briques rectangulaires pesant environ une Pierre ou, en mesures terrestres, deux kilos chacune. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 188 )

… Dans une situation de famille nomade, les ustensiles de cuisine et les possessions des femmes sont entreposés sur la gauche et les affaires des hommes, couvertures, armes et autres, se trouvent à droite. Ces ustensiles, ceux des femmes aussi bien que ceux des hommes, se trouvent dans des sacs en cuir de tailles diverses. Ceux-ci, confectionnés par les femmes, ont souvent des franges de couleur et sont parfois magnifiquement décorés. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 191-192 )

– Les boucles d’oreilles, lui dis-je, par les femmes goréennes, sont considérées comme la dégration ultime, ne convenant qu’aux esclaves effrontées et sensuelles, aux filles impudiques, heureuses que les hommes les aient contraintes à les porter, et belles. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 193 )

– Mon Maître, répondit-elle, fait exactement ce qu’il veut de moi. Il n’est pas faible !
– Je ne voulais pas insinuer qu’il le fût, me défendis-je.
– Ma volonté doit céder à la sienne, parfaitement, complètement, en tout, précisa-t-elle. Je ne suis rien. Il est tout. C’est le maître.
– Je vois, fis-je.
– Je suis possédée, insista-t-elle. Il exige une obéissance parfaite de ma part. Je ne puis que lui obéir. Je suis son esclave. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 194 )

Je regardai la petite bouilloire de cuivre sur son petit support. Un minuscule feu de crottin de kaiila brûlait dessous. Un petit verre lourd, ventru, était à côté, sur une boîte plate, d’une contenance de quelques centilitres. On boit le thé de Bazi dans de petits verres, généralement trois de suite, soigneusement mesurés. Elle ne fit pas de thé pour elle, bien entendu. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 195-196 )

Il y avait peu de marques sur son dos, néanmoins je vis une ou deux traces de coups. Il n’y avait pas de cicatrices. Le fouet à cinq larges lanières souples avait été utilisé. C’est ce que l’on utilise ordinairement, en plus de la badine, avec les femmes. C’est un instrument important. Il punit avec une efficacité terrifiante mais ne laisse pas de marque. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 197 )

– Je suis une femme, répondit-elle. (Elle baissa la tête.) J’ai découvert des sentiments que je n’avais jamais eus, expliqua-t-elle. (Elle leva la tête.) J’ai découvert, dans les bras d’un homme fort, intransigeant, la profondeur, la joie, la vitalité extraordinaire de ma sexualité. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 198 )

… Puis je la jetai au fond de la tente, sur le côté droit qui est, chez les nomades, le côté réservé aux possessions des hommes. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 199)

Je pris l’outre suspendue à un poteau, devant l’entrée de la tente.
Un homme poussa un cri de rage.
Je levai l’outre et bus. Je la rebouchai et la remis sur le poteau, m’essuyant la bouche avec la manche.
Le chef rengaina son cimeterre et, souplement, mit pied à terre.
Je retournai m’asseoir sur les nattes et repris mon petit verre de thé, que je n’avais pas terminé.
Il entra dans la tente.
– Le thé est prêt, dis-je….
En partageant leur eau j’étais devenu, conformément à la tradition du Tahari, leur invité. (Les Tribus de Gor, Étidion J’ai Lu, p. 200 )

 » Le cœur est plus fort que la loi « , rappela la jeune femme, citant un proverbe du Tahari. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 204 )

– Permets-moi de me vendre, sanglota-t-elle.
En tant que femme libre, elle pouvait le faire mais, naturellement, elle ne pouvait annuler la transaction car, ensuite, elle ne serait plus qu’une esclave. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 204 )

… Lorsque des femmes libres et des esclaves sont attachées ensemble, il est fréquent de respecter la distinction qui les différencie en les enchaînant un peu différemment ; dans ce cas, les mains de la femme libre avaient été enchaînées devant son corps, celles de l’esclave sous la jambe droite ; il est fréquent que l’esclave soit mieux attachée, et d’une manière moins confortable, que sa sœur libre ; cela tient compte de la noblesse de la femme libre et elle bénéficie souvent de cette courtoisie jusqu’au moment où elle devient également une esclave. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 206 )

J’étais certain que ce serait la marque du Tahari qui, chauffée à blanc, serait appliquée sur la cuisse de l’esclave, en faisant une marchandise. La surface de contact du fer serait sculptée à la forme de la lettre taharique « Kef » qui est la première lettre du mot « Kajira », qui signifie : femme esclave, en goréen. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 207 )

De nombreux hommes aiment croire qu’ils achètent une femme fraîche, qui était libre. De nombreux hommes aiment briser les femmes. En outre, les Marchands d’Esclaves paient généralement les femmes libres plus cher que les esclaves. Les esclaves, moins gardées, moins protégées, sont plus faciles à se procurer. Les esclaves, en outre, sont moins souvent l’objet de tentatives de sauvetage. Personne ne se préoccupe de ce qui arrive aux esclaves. Elles portent toujours le collier d’un homme, que ce soit dans une cité ou une autre. Qu’est-ce que cela peut faire ? Ce ne sont que des esclaves. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 208 )

… Les jeunes tarniers, ainsi, pour tester leur courage, disposent d’un choix abondant de femmes correctement exposées. Qui serait assez stupide pour risquer sa vie pour une femme libre qui, une fois nue, pourrait se révéler décevante alors que, en courant moins de risques, il est possible de capturer une quantité connue, une femme qui a probablement été dressée, comme un animal, à satisfaire délicieusement les passions des hommes, une femme qui, énergique, impuissante sous sa caresse, ses mains et sa bouche déclenchant ses réflexes d’esclave, suppliera de l’aimer et de lui obéir, et fera tout son possible pour le satisfaire ? (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 208-209 )

Les hommes respectent les femmes libres ; ils désirent, recherchent et aiment leurs esclaves. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 209 )

L’oasis des Deux Cimeterres est une oasis isolée, sous l’hégémonie des Bakahs qui, depuis plus de deux cents ans, après avoir perdu la Guerre de la Soie, en 8110 C.A., étaient une tribu vassale des Kavars. La Guerre de la Soie fut une guerre pour le contrôle de certains itinéraires de caravanes, pour le droit de percevoir un tribut sur les marchands. On l’appela la Guerre de la Soie parce que, à cette époque, les soies turiennes commencèrent à être importées en quantité au Tahari, ainsi qu’à Tor et à Kasra puis, de là, à Ar ainsi qu’au nord et à l’est. Le tribut, il est bon de le remarquer, n’est plus perçu au Tahari. Ou plutôt, avec le contrôle des points d’eau et des oasis, il n’est plus nécessaire. Les caravanes sont obligées de passer par ces points. Dans les oasis, les pachas locaux font généralement payer une taxe de protection aux caravanes si elles font une certaine longueur, généralement plus de cinquante kaiilas. La taxe de protection contribue à l’entretien des soldats qui, théoriquement du moins, font régner l’ordre dans le désert. Il n’est pas rare que la généalogie de presque tous les pachas régnant sur les diverses oasis contienne une certaine quantité de pillards. Au Tahari, presque tous ceux qui occupent les Tapis du Pouvoir sont les descendants d’hommes qui, à une époque plus rude, le cimeterre à la main, gouvernaient depuis le cuir rouge de la selle de leur kaiila. Les formes changent , mais au Tahari comme ailleurs, l’ordre, la justice et la loi reposent, en fin de compte, sur la détermination des hommes, et l’acier. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 210-211 )

… Le zadit est un petit oiseau aux plumes et au bec pointu. Il se nourrit d’insectes. Quand les mouches des sables et d’autres insectes apparaissent après la pluie, se jetant sur les kaiilas, il n’est pas rare qu’ils se posent sur les animaux et restent sur eux pendant des heures, chassant les insectes. Cela soulage le kaiila mais le laisse avec de nombreuses petites blessures, irritantes et désagréables, aux endroits où l’oiseau a arraché les insectes enfoncés dans sa peau. Ces petites blessures, lorsqu’elles s’infectent, se transforment en abcès ; les conducteurs soignent ces abcès avec des emplâtres de crottin de kaiila. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 212 )

– Amène-les, dit-il à Hassan. Nous allons les mettre dans le Cercle d’Appréciation et je fixerai un prix. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 215 )

Quand le fouet claqua, le gros fouet que tenait un des assistants puissants du Marchand, la jeune femme cria et son corps réagit, sous l’effet de la terreur, comme s’il avait été touché. Mais le cuir, naturellement, n’avait pas touché son corps. Le claquement n’était qu’un avertissement. Il ne toucherait son corps que si les hommes étaient mécontents d’elle. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 216 )

Puis, s’adressant à la femme, il donna des ordres, rapidement, durement. Je regardai avec intérêt la femme, en larmes, obéir à ses commandements secs qui se succédaient rapidement. Pendant plus de quatre ehns, il la soumit à un régime endiablé de mouvements, un ensemble de pas d’esclave, de pas d’appréciation destinés à exhiber vulnérablement, définitivement et publiquement, sa beauté dans toutes les positions et attitudes principales.
– Les mains sur les hanches ! Sois insolente ! Les mains dans le dos ! Les mains croisées devant toi, comme si elles étaient attachées ! Les mains sur le cou, comme si elles étaient enchaînées au collier, les doigts devant la bouche ! Laisse-toi tomber par terre ! À genoux ! Baisse la tête ! Roule-toi par terre, sur le flanc, sur le dos, la jambe droite levée, puis fléchie, la jambe gauche levée, puis fléchie, les paumes à plat sur le sol ! Joue la colère ! Joue la frayeur ! Joue l’excitation ! Souris ! (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 216-217 )

Elle portait une haute tunique de soie rouge, attachée par une unique crochet ; un chalwar de soie rouge et translucide, bas sur les hanches ; deux bracelets en or à la cheville gauche ; un collier. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 218 )

… lorsqu’elle était partie, cependant, elle se tenait droite, comme doit le faire une femme asservie, d’une démarche lente et ondulante, gracieuse, languide, somnolente, trahissant subtilement la fatigue de sa beauté, éveillée et contrainte si tôt à servir. Ses hanches ondulaient sous la soie, puis elle disparut. À mon avis, elle ne tarderait pas à quitter ses vêtements, à s’enrouler dans un drap de reps et, remontant les genoux contre la poitrine, à s’endormir sur la paille de sa cellule que, sous peine de mort, elle refermerait à clé derrière elle. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 219 )

Pour sortir de la pièce, elle avait emprunté le chemin, le long des murs. Les pièces des demeures du Tahari, lorsque leurs propriétaires sont riches, sont généralement recouvertes de tapis coûteux. Il est rare que l’on traverse directement les pièces, pour éviter l’usure inutile des tapis : de longues bandes de tissu courent sur les côtés des pièces ; on les utilise pour aller d’une pièce à l’autre ; les enfants, les serviteurs et les esclaves traversent généralement les pièces en restant sur les chemins, contre les murs. Les hommes le font également, lorsqu’il n’y a pas d’invités. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 219 )

– Le nom des chefs, m’apprit Hassan, ne figure pas dans les cris de guerre des Aretai, ni dans ceux de la majorité des tribus. C’est la tribu qui compte, pas l’homme, l’ensemble, pas la partie. Le cri de guerre des Aretai, que je connais bien, est :  » La victoire aux Aretai !  » Simplement.
– Intéressant, fis-je. Les Kavars ont-ils un cri semblable ?
– Oui, répondit Hassan. C’est :  » Les Kavars par-dessus tout !  » Voilà. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 223 )

… Le « bain », au Tahari, ne consiste pas simplement à ramper dans un petit récipient mais est davantage, comme sur l’ensemble de Gor, une combinaison de lavage et de nage, de jeu aquatique, généralement associée à diverses huiles et serviettes. Un des plaisirs des grandes oasis est la possibilité de prendre un bain. Aux Neuf Puits, par exemple, il y a deux établissements publics de bain. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 234-235 )

… Parfois, dans ces moments-là, il lui caressait les cheveux ou la joue, presque tendrement, presque comme si elle ne portait pas un collier autour du cou. Puis, une heure environ après l’apparition des étoiles, soudain, riant, il prenait la femme par le bras, la jetait sur les nattes, lui remontait les jupes et la violait comme la simple esclave qu’elle était. Ensuite, il lui attachait la jupe au-dessus de la tête, lui emprisonnant les bras à l’intérieur puis la jetait, en riant, à ses hommes et à moi, afin que nous nous amusions. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 236 )

Certains nomades voilent leurs femmes, d’autres non. Certaines femmes se peignent le visage avec du charbon de bois. Certaines femmes nomades sont très jolies. Les enfants des nomades, jusqu’à l’âge de cinq ou six ans, garçons et filles, ne portent pas de vêtements. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 237 )

… Presque tous les nomades de la région étaient des Tashid, tribu vassale des Aretai. Il est peut-être intéressant de remarquer que les enfants des nomades sont nourris au sein pendant dix-huit mois, ce qui est presque deux fois le temps pendant lequel les enfants de la Terre sont nourris ainsi, et deux fois celui des enfants goréens. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 237 )

La bataille du Rocher Rouge, qui a donné son nom à l’oasis, s’était déroulée plus de soixante-dix ans auparavant, en 10051, C.A., dans la sixième année du règne de Ba’Arub Pacha. Depuis cette époque, les Tashid sont une tribu vassale des Aretai. Bien qu’il y ait quelques tributs, exemption de taxe pour les caravanes des Aretai et ainsi de suite, la tribu vassale est, dans les domaines qui la concernent, presque complètement autonome, avec ses propres dirigeants, magistrats, juges et soldats. Le sens des relations est, essentiellement, ce qui ne manque pas d’intérêt, une alliance militaire. La tribu vassale est liée par les serments du Tahari, prêtés sur l’eau et le sel, et soutient les efforts militaires de la tribu conquérante en lui fournissant du ravitaillement, des kaiilas et des hommes. La tribu vassale est, en fait, une unité militaire subordonnée à la tribu conquérante qui, de ce fait, la compte parmi ses forces. Les ennemis vaincus deviennent des alliés. Les adversaires d’hier deviennent les amis d’aujourd’hui. Le vaincu du Tahari est prêt, lorsqu’on lui rend son cimeterre, à défendre son vainqueur jusqu’à la mort. Le vainqueur, par sa puissance, sa ruse et sa victoire, selon le droit du Tahari, a gagné un soldat à sa cause. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 246-247 )

Il lui tourna la tête d’un côté, puis de l’autre. Puis il la lâcha, faisant claquer les doigts et montrant ses pieds. Elle s’agenouilla devant lui, lui embrassa les pieds, ses cheveux les couvrant. Puis il s’en alla. Elle se releva et vint s’agenouiller près de Hassan, qui était assis à la table, sur un banc. Elle s’agenouilla perpendiculairement à sa cuisse et posa la tête, tendrement, sur sa jambe gauche. Il lui caressa la tête et les cheveux avec une tendresse rude, touchant sa peau sous le collier. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 249 )

Je souris intérieurement. Elle avait osé souiller le nom de son Maître en lui faisant franchir ses lèvres qui, quoique jolies, étaient celles d’une esclave. En général, les femmes ne sont pas autorisées à prononcer le nom de leur maîtres. Elles l’appellent :  » Maître  » lorsqu’elles s’adressent à lui ou lui répondent. Si Hassan survivait, il la battrait copieusement. Quelques maîtres, toutefois, permettent aux femmes de prononcer leur nom s’il est accompagné du titre qui leur revient comme, par exemple : « Maître Hassan. » (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 255-256 )

J’avais entendu parler de l’Ubar du Sel, ou Gardien des Dunes. L’endroit où se dresse sa kasbah est secret. Il est probable que, en dehors de ses hommes, seules quelques centaines de personnes savent où elle se trouve, notamment les grands Marchands de Sel, et rares sont ceux d’entre eux qui savent exactement où elle se trouve. Quoiqu’il soit possible d’obtenir du sel à partir de l’eau de mer, ou en brûlant des algues, comme cela se pratique parfois au Torvaldsland, et qu’il y ait plusieurs régions de Gor où l’on trouve du sel, solide ou en solution, les gisements de sel les plus importants et les plus riches se trouvent concentrés dans le Tahari. Le sel du Tahari représente, dans ses variétés, à mon avis, environ vingt pour cent des produits à base de sel, tels que les médicaments, les antiseptiques, les nettoyants, les détergents, le verre de bouteille, qui contient des cendres dérivées du sel, les produits chimiques utilisés pour le tannage. Le sel est un produit d’échange par excellence. Il y a des régions, sur Gor, où le sel sert de monnaie, où il est pesé et échangé comme les métaux précieux. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 290-291 )

… Il détient, dans son territoire, le droit de légiférer et d’exécuter. Dans les Dunes, c’est l’Ubar, et les Marchands s’inclinent devant lui. Le Gardien des Dunes compte parmi les hommes les plus puissants et les plus redoutés du Tahari. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 292 )

… Leurs bottes leur furent retirées par des esclaves à genoux qui, ensuite, avec des serviettes, de l’eau de veminium et des huiles, versant et frottant, leur lavèrent les pieds. Les femmes n’étaient pas originaires du Tahari, de sorte qu’elles leur séchèrent les pieds avec leurs cheveux. Obliger une femme du Tahari, même esclave, à agir ainsi, est considéré comme la dégradation ultime. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 293 )

– À genoux et embrassez les dalles devant les pieds de votre Maître ! nous enjoignit l’homme.
Nous nous agenouillâmes. Les cimeterres étaient levés. Nous embrassâmes les dalles. Nous nous redressâmes. Le refus de se soumettre, dans une telle situation, signifie la décapitation immédiate. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 295 )

… Autour de l’estrade, à genoux, attendant de servir, se trouvaient les esclaves, dont quelques-unes portaient un haut collier, vêtues de bandes de soie. Elles n’étaient pas voilées. Dans les classes supérieures du Tahari il est scandaleusement érotique, en général, que la bouche des femmes ne soit pas cachée. Voir la bouche et les dents d’une femme est un expérience très excitante. Toucher les dents d’une femme avec ses dents est le prélude à la prise de son corps, un acte dans lequel on ne s’engage qu’avec une compagne audacieuse, effrontée ou avec une esclave impudique avec qui on peut faire exactement tout ce que l’on veut. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 298 )

… Une femme nous tira la tête en arrière tandis qu’une autre, avec des gobelets, nous faisait boire des vins, vins turiens, sucrées et épais, vin de Ta, des célèbres vignes Ta qui poussent sur les terrasses de Cos et même des vins de Ka-la-na, doux et secs, d’Ar. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 298 )

L’amour, sur Gor, n’autorise pas les femmes à manquer à leurs devoirs ; il n’atténue pas leur asservissement, ne diminue pas leur servitude mais les rend, au contraire, plus complètes, plus impuissantes et plus misérables. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 301 )

Elle portait au cou un collier de danse en or, des chaînes en or lui entouraient les poignets, étaient attachées aux anneaux du collier, puis tombaient gracieusement jusqu’au sol ; il y a divers types de chaînes de danse, au Tahari ; elle portait l’ovale et le collier ; brièvement, en préparant une femme, après qu’on lui a mis les chaînes et les soieries, les clochettes, le maquillage et une touche de parfum d’esclave, elle s’agenouille, la tête baissée, dans un grand ovale de chaînes légères et luisantes, les poignets tendus devant elle ; fixés de chaque côté de la pointe de l’ovale, il y a deux anneaux de poignets ; de chaque côté de la pointe inférieure de l’ovale, il y a deux anneaux de chevilles ; on tire ensuite l’ovale sur l’intérieur de sorte que les anneaux de chevilles et de poignets se referment sur l’esclave ; on lui passe ensuite au cou un collier de danse qui a, sous le menton, un anneau ouvert ; on prend ensuite l’ovale dans la main gauche de sorte que les deux chaînes se trouvent dans la paume de la main gauche, que l’on lève ensuite afin de les passer dans l’anneau, que l’on referme ; les deux chaînes glissent librement dans l’anneau ; ainsi, bien que les poignets et les chevilles de la femme soient attachés à une distance généreuse mais inflexibles les uns des autres, généralement un mètre entre les poignets et cinquante centimètres entre les chevilles, une partie importante de la chaîne peut jouer dans l’anneau du collier ; cela permet à une femme adroite de faire de nombreux effets de chaîne ; l’ovale et le collier sont traditionnels au Tahari ; ils soulignent la beauté des femmes ; ils entravent peu la danse, quoiqu’ils lui imposent des limites subtiles et sensuelles ; une bonne danseuse se sert de ces limites, les exploitant délicieusement ; elle peut, par exemple, tendre un bras tout en tenant discrètement la chaîne à sa taille avec l’autre main ; la chaîne glisse dans l’anneau mais arrête le mouvement avant son terme ; la chaîne immobilise le poignet ; le poignet se rebelle mais il ne peut rien faire ; il doit se soumettre ; la tête tombe ; la danseuse est une esclave enchaînée. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 301-302 )

– Pourquoi êtes-vous tous voilés ? m’enquis-je.
– Les hommes du Gardien des Dunes ont coutume de se voiler, répondit-il. Leur allégeance n’est à aucune tribu, mais à la protection du sel. L’anonymat est une protection. Ils peuvent aller et venir librement lorsqu’ils ne portent pas de voile, personne ne sachant qu’ils sont à mon service. Voilés, leurs actes ne permettent de remonter à aucun individu, mais seulement à une institution, mon Ubarat. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 303)

… Je regardai la petite lampe posée sur l’étagère proche de la porte. Elle fumait et brûlait de l’huile, probablement extraite du petit tharlarion des rochers, abondant au sud de Tor au printemps. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 312)

… Les esclaves, généralement obséquieuses et dociles avec les hommes libres, qui peuvent les châtier sur l’instant, sont souvent insolentes et arrogantes avec les mâles qui sont esclaves, qu’elles méprisent. Les Esclaves du Sel, au Tahari, comptent parmi les esclaves les plus méprisés. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 313 )

… Les hommes mangent deux fois par jour, le matin et le soir ; on ouvre alors le capuchon et on le remonte de quelques centimètres pour qu’ils puissent absorber la nourriture. On leur met la nourriture dans la bouche. Il s’agit en général de fruits secs, de biscuits et d’un peu de sel afin de compenser la perte de sel, due à la transpiration, pendant la marche. Les protéines : viande, lait de kaiila, œufs de vulo, formage de verr, exigent beaucoup d’eau pour la digestion. Lorsque l’eau manque, les nomades ne mangent pas du tout. Il faut des semaines pour mourir de faim mais seulement, dans le Tahari, deux jours pour mourir de soif. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 318 )

On prive souvent les esclaves de petits plaisirs ou gratifications. Cela leur montre, plus profondément, qu’elles sont esclaves. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 323 )

Je respirai le parfum d’esclave. Je me souvins que je l’avais senti dans le palais de Suleiman Pacha quand la femme, avec une autre esclave, Zaya, avait servi le vin noir. Les maîtres font souvent fabriquer des parfums spéciaux correspondant à leurs divers types d’esclaves. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 323-324 )

… En outre, la petite ouverture, qui fait environ cinquante centimètres de côté et se trouve approximativement à trente centimètres du sol, ne peut être commodément franchie qu’à quatre pattes. Les femmes ne peuvent sortir rapidement de l’alcôve à esclave du Tahari. Le fait qu’elle ne puisse entrer et sortir qu’à quatre pattes est censé avoir sur la femme un effet psychologique désirable, montrant aux femmes hautaines elles-mêmes qu’elles ne sont que des esclaves. Cette position, en outre, évidemment, permet de fouetter facilement la femme lorsqu’elle sort de l’alcôve ou y entre. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 324 )

J’entendis, un peu plus tard, le battement des ailes d’un ou plusieurs oiseaux. Ces oiseaux, aux grandes ailes, noir et blanc, suivent les marches vers Klima. Leur bec, jaunâtre, mince, est long et légèrement crochu, ce qui est bien utile pour percer et déchirer.
Les oiseaux s’éparpillèrent avec des cris rauques lorsqu’un kaiila passa au galop. Ces oiseaux s’appellent : zads. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 328 )

– L’oreille droite, annonça l’homme suivant, serrant la lance longue et mince, de trois mètres de long, ornée de spirales jaunes et rouges, terminée par une pointe extrêmement étroite, tranchante comme un rasoir, de vingt-cinq centimètres de long et lancéolée comme une feuille de flahdah. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 331 )

… Le sel de Klima est généralement blanc mais quelques mines produisent du sel rouge, teinté par l’oxyde de fer qui entre dans sa composition, que l’on appelle : le Sel Rouge de Kasra car c’est dans ce port du confluent du Fayeen Supérieur et du Fayeen Inférieur qu’il est embarqué. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 335 )

… Il y a neuf qualités de sel. Tous les cylindres portent la marque de leur qualité, celle de la région de production et celle du Maître du Sel de cette région. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 338 )

L’eau, à Klima, est généralement transportée dans de petits seaux, accrochés à des jougs en bois, avec de petits robinets pour les esclaves. Un talu correspond approximativement à huit litres. Une outre d’un talu est une petite outre. C’est ce type d’outre que les nomades utilisent lorsqu’ils gardent les verrs à proximité du camp. Les caravanes ont rarement ce type d’outre, sauf pour les accrocher à la selle des éclaireurs. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 340 )

– Mon Dortoir est honoré, souligna T’Zshal, inclinant le tête.
Hassan inclina également la tête, politesse du Tahari lorsqu’on accepte un compliment. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 343 )

Il leva son fouet, regardant sa courbe élégante. C’était un serpent avec de nombreux crocs, petits morceaux de métal tressés dans le cuir. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 343)

– Comment, demandai-je, devient-on Maître de Dortoir ?
– Tue-moi, répondit T’Zshal. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 343 )

Les lelts sont souvent attirés par les radeaux, principalement grâce aux vibrations de l’eau perçues par leurs protubérances latérales anormalement développées et leur récepteur de vibrations crânien, en forme de fougère, captant celles des cônes et des gaffes. En outre, bien qu’ils soient aveugles, je crois que la lumière, ou la chaleur peut-être, des lampes, les attire. La petite tête dépourvue d’yeux jaillit hors de l’eau et les filaments en forme de fougère, sur les côtés de la tête, s’ouvrent et se ferment, s’orientant vers l’une ou l’autre lampe. Le lelt fait entre vingt et trente centimètres de long. Il est blanc, avec de grandes nageoires. Il nage lentement et régulièrement, ses nageoires ne déplaçant que très peu d’eau ce qui, apparemment, contribue à sa discrétion, dans l’eau, et facilite la détection de ses proies, qui sont constituées de plusieurs variétés de minuscules créatures segmentées, principalement des isopodes. Le cerveau du lelt est intéressant du fait qu’il contient un centre de perception des odeurs exceptionnellement développé et deux centres de réception des vibrations. Son organe de l’équilibre, ou « oreille » interne, est également exceptionnellement gros et est relié à un centre cérébral, lui aussi exceptionnellement grand. Son centre visuel, en revanche, est atrophié et sous-développé, vestige, souvenir génétique vague d’un organe abandonné depuis longtemps au cours de l’évolution de l’animal. Parmi les lelts il y avait également, de temps en temps, de toutes petites salamandres, blanches et aveugles, elles aussi. Comme les lelts, elles étaient longues, comparativement à leur grosseur, et capables de grandes périodes d’hibernation ; en outre, elles possédaient un métabolisme lent, ce qui est utile dans un environnement où la nourriture n’est pas abondante. Contrairement aux lelts, elles ont des pattes longues et minces. Au début, je les prenais pour des lelts nageant rapidement autour des radeaux, jusqu’aux filaments sur les côtés de la tête, mais ces filaments, dans le cas des salamandres, bizarrement, ne sont pas des capteurs de vibrations mais un système extérieur de branchies. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 347-348 )

Au sommet de la chaîne de la nourriture des mines, il y avait un descendant, adapté à l’obscurité, de la terreur des mers antiques, le long requin du sel à neuf nageoires. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 350 )

Le Maître du Dortoir, bien qu’esclave, est un Ubar, avec droit de vie et de mort, dans son domaine sordide. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 358 )

… La sagesse stipule qu’il ne faut pas planter l’arbre de la pensée là où il ne peut pas produire de fruits. On peut mourir de faim en essayant de manger une illusion de nourriture. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 363 )

– «  Le désert est ma mère et mon père « , répondit Hassan.
C’était un diction du Tahari. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 372 )

… Entre eux ils avaient sur la croûte de sel, tracé un damier de Zar. Il ressemble au damier utilisé pour le Kaissa. Les pièces, cependant, ne peuvent être posées qu’aux intersections des lignes, à l’intérieur ou au bord du damier. Chaque joueur a neuf pièces de valeur égale qui sont placées à l’origine aux intersections des neuf lignes verticales intérieures avec ce qui serait la ligne horizontale arrière, constituée par le bord du damier, du point de vue de chaque joueur. Les coins ne sont pas utilisés dans la disposition d’origine, mais il est autorisé d’y poser les pièces lorsque la partie a commencé. Les pièces sont généralement des cailloux ou des morceaux de crotte de verr, et des bâtons. Les « cailloux » bougent d’abord. Les pièces avancent d’une intersection à la fois, sauf lorsqu’elles sautent. On peut sauter soit les pièces de l’adversaire, soit les siennes. Il faut sauter jusqu’à un point inoccupé. Les sauts multiples sont possibles. L’objectif est de faire le retournement complet de la position d’origine. Le premier joueur à occuper complètement la position d’origine de l’adversaire gagne. Naturellement, on ne prend pas les pièces. C’est un jeu de stratégie et de manœuvres. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 373 )

Avant de terminer l’outre, nous la passâmes aux hommes et à T’Zshal, afin que nous buvions tous l’eau de la même outre. Nous aurions, ainsi, partagé l’eau. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 375 )

… J’aperçus le centre des Kavars, blanc. Sur le flanc gauche, il y avait l’oriflamme des Ta’Kara et le pourpre des Bakahs. Sur le flanc droit, il y avait le doré des Char et les divers rouges et jaunes clairs des Kashani. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 420 )

À ma droite, il y avait les lignes des Aretai. Les Aretai eux-mêmes, naturellement, en kaffiyeh noir et agal blanc, tenaient le centre. Le flanc droit était tenu par les Raviri et quatre tribus mineures. Les Ti, les Zeyars, les Arani et les Tajuks. Les Tajuks ne sont pas, en fait une tribu vassale des Aretai, bien qu’ils chevauchent avec eux. Il y a plus de deux cents ans, un Tajuk égaré a été sauvé dans le désert par des cavaliers Aretai qui le traitèrent bien puis lui donnèrent de l’eau et un kaiila. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 421 )

L’esclave, dis-je doit l’obéissance absolue à son maître. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 437 )

– Je pourrais être torturée et empalée, dit-elle.
– Tu es une esclave, répondis-je. Tu n’aurais pas droit à une mort aussi honorable. Tu aurais la mort d’une esclave qui s’est montrée désagréable. À Port Kar, de toute évidence, tu aurais la Mort des Ordures… attachée, nue, et jetée aux urts des canaux. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 437-438 )

– Je suis entrée sans me faire voir, dis-je. (Je la regardai.) La curiosité ne sied pas à une Kajira, ajoutai-je. Elle pourrait justifier que l’on te batte. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 439 )

Puisse ton œil être vif, ton acier rapide, dit Suleiman Pacha. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 458 )

– Il y a une différence, rappela Hassan, entre la fierté de la femme libre et celle de l’esclave. La fierté de la femme libre est celle d’une femme qui se considère comme l’égale des hommes. La fierté de l’esclave est celle d’une femme qui sait qu’aucune femme ne l’égale. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 465-466 )

– Tu l’as capturée, dit-il. Les premiers droits de capture t’appartiennent. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 466 )

J’arrachai une tenture jaune et en coupai une mince bande. Je l’enroulai autour des cuisses de la femme, bas, pour exposer le nombril. Cela s’appelle : le Ventre d’Esclave. Sur Gor, seules les esclaves montrent leur nombril. Mais le morceau de tissu couvrirait les endroits ordinairement réservés à la marque. (Les Tribus de Gor, Édition J’ai Lu, p. 468 )

 






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