Les Monstres de Gor

Nous ne savons pas grand-chose d’une espèce animale nommée : Kur. Toutefois nous savons que ses représentants sont sanguinaires, qu’ils se nourrissent de chair humaine et qu’ils aiment la gloire.  » Ils ne sont pas différents des hommes « , m’avait un jour dit Misk, un Prêtre-Roi. (Les Monstres de Gor, p. 5 )

Cette histoire, dans un sens, n’a pas de début clair. Elle a commencé, je suppose, il y a quelques milliers d’années quand les Kurii, à force de guerres intestines, ont rendu leur planète d’origine inhabitable. Le niveau de développement technologique qu’ils avaient atteint à cette époque leur permit de construire de petites planètes d’acier, en orbite, chacune d’entre elles faisant plusieurs pasangs de diamètre. Les survivants d’une espèce décimée, ensuite, tandis qu’une planète brûlait sous eux, se mirent en chasse dans les plaines des étoiles. (Les Monstres de Gor, p. 5 )

Mais le Kur, comme le requin et le sleen, est un animal prudent.

Il rôde, hume le vent puis, quand il est certain, il attaque. (Les Monstres de Gor, p. 7 )

Samos était très troublé par le fait que le Kur de haut rang, que l’on appelait Demi-Oreille, soit à présent sur la planète. Nous l’avions découvert grâce à un message chiffré, tombé entre nos mains, caché dans les perles d’un collier.

L’arrivée de Demi-Oreille sur la planète était considérée, par Samos et les Prêtres-Rois, comme un signe de l’imminence de l’invasion. (Les Monstres de Gor, p. 7 )

On prend les esclaves quand on veut, et comme on veut. (Les Monstres de Gor, p. 8 )

Le sexe est un moyen de contrôler les esclaves. Il est aussi utile que les chaînes et le fouet. (Les Monstres de Gor, p. 9 )

Chez la femme, à mon avis, le sexe est une affaire plus compliquée que chez l’homme. Si elle est correctement traitée, et, par correctement traitée, j’entends pas traitée avec courtoisie et gentillesse mais, plutôt, conformément à ce que désire sa nature, elle est encore plus intensément soumise à son pouvoir que l’homme. Le sexe, chez la femme, est une chose très subtile et profonde; elle est capable de plaisirs intenses et soutenus pouvant susciter la jalousie de tout organisme énergique. L’homme, bien entendu, peut se servir de ces plaisirs pour en faire sa prisonnière impuissante et son esclave. Peut-être est-ce pour cette raison que les femmes libres se prémunissent tellement contre eux. L’esclave, naturellement, ne peut pas se prémunir contre eux, car elle est à la merci de son maître, qui la traitera non comme elle le souhaite, mais exactement comme lui le souhaite. Puis elle s’abandonne, comme elle le doit, alors que la femme libre n’est pas obligée, et sa volonté est extatiquement abandonnée à la sienne. Les besoins d’une femme, biologiquement, sont profonds; il est regrettable que certains hommes estiment qu’il est mauvais de les satisfaire. Le traitement correct d’une femme, qu’il n’est possible d’administrer uniquement qu’aux filles possédées, est adapté à ses besoins, étant en outre complexe et subtil. La moindre fille réserve des merveilles au maître qui la comprend. On peut peut-être ajouter deux choses. Le traitement correct d’une femme n’interdit pas toujours la courtoisie et la gentillesse, sans pour autant les comprendre obligatoirement. Il y a un temps pour la dureté. Le maître ne doit pas oublier qu’il possède la fille; s’il garde cela présent à l’esprit, il la traitera, en général, correctement. Il doit être fort et il doit être capable de la punir si elle n’est pas agréable. Le sexe, chez la femme, n’est pas seulement intensément biologique, il est aussi psychologique, et les mots suggèrent une distinction légèrement trompeuse. Nous sommes des organismes psychophysiques, ou mieux, peut-être, des organismes qui pensent et ressentent. Le bon traitement d’une femme consiste, en partie, à la traiter comme on a envie ; il y a des dispositions génétiques à la soumission dans toutes les cellules de son corps, fonctions de sélection naturelle et sexuelle. Par conséquent, ce qui serait considéré comme brutal et irrespectueux par une homme peut apparaître à la femme comme une dimension de sa nature, la preuve irréfutable de sa possession par lui, de la domination qu’il exerce sur elle, ce qui la fait frémir jusqu’au tréfonds d’elle-même parce que cela touche le sens biologique antique de sa féminité. Il se sert simplement d’elle pour son plaisir, parce qu’il en a envie. Il est le maître. (Les Monstres de Gor, p. 9-10 )

L’animal faisait environ trois mètres de long et cinq cents kilos, un sleen des forêts domestiqué. Il avait deux rangées de crocs et six pattes. Il se baissa et avança. La fourrure de son ventre devait toucher les dalles. Il portait un collier de sleen, en cuir, mais aucune laisse n’était fixée à l’anneau.

J’avais cru qu’il s’agissait d’un sleen dressé à chasser le tabuk avec des archers mais, de toute évidence, il ne chassait pas le tabuk en ce moment.

Je savais reconnaître les sleens de chasse. Celui-ci était un chasseur d’hommes. (Les Monstres de Gor, p.13 )

Je ne pensais pas qu’il était sorti de sa cage depuis longtemps, car un tel animal, un sleen, le meilleur pisteur de Gor, n’avait besoin que de quelques instants pour se rendre silencieusement, dans les couloirs jusqu’à ma chambre.

L’animal ne me quittait pas des yeux.

Je le vis se ramasser sur ses quatre pattes postérieures.

Sa respiration se fit plus rapide. Mon immobilité le troublait.

Puis il avança encore d’une trentaine de centimètres. Il était à présent en mesure de bondir.

Je ne fis rien pour l’exciter.

Il battit de la queue. S’il avait connu mon odeur depuis plus longtemps, je crois que j’aurais sans doute disposé de moins de temps car il aurait été en proie à une frénésie de chasse plus intense, laquelle est liée aux sécrétions de certaines glandes.

Très lentement, presque imperceptiblement, je tendis la main vers la couche et saisis une des grandes fourrures.

L’animal m’épia avec attention. Pour la première fois, il gronda d’un air menaçant.

Puis la queue cessa de battre et devint presque rigide. Les oreilles s’aplatirent alors sur le crâne.

Il chargea, glissant soudain sur les dalles. La fille hurla. Je lançai la fourrure, comme une cape, me protégeant, enveloppant l’animal bondissant. Je sautai sur la couche, passai du côté opposé et me retrouvai sur mes pieds. J’entendis l’animal gronder et glapir, secouant la tête et le train avant pour se débarrasser de la fourrure. Puis il se redressa, furieux, la fourrure déchirée entre les pattes, grognant et crachant. Il me regarda. J’étais à présent debout sur la couche, la hache de Torvaldsland à la main. (Les Monstres de Gor, p. 13-14 )

C’était un animal véritablement brave et noble. Ceux qui méprisent les sleens, à mon avis, ne les connaissent pas. Les Kurii respectent les sleens, et cela montre bien leur courage, leur férocité et leur ténacité indomptable. (Les Monstres de Gor, p. 14 )

Je partageai des morceaux de cœur de sleen avec mes hommes et, ensemble, dans nos mains, nous bûmes du sang, conformément au rituel des chasseurs de sleens. (Les Monstres de Gor, p. 14 )

J’avais regardé dans le sang contenu dans mes mains. On dit que, lorsqu’on se voit noir et fatigué, on mourra de maladie; si l’on se voit déchiré et ensanglanté, on périra dans la bataille; si l’on se voit vieux et gris, on mourra paisiblement en laissant des enfants.

Mais le sleen ne me parla pas.

J’avais regardé dans le sang contenu dans mes mains, mais n’avais rien vu, seulement le sang de l’animal. Il ne décida pas de me parler, ou ne le put pas. (Les Monstres de Gor, p. 15 )

  • C’est moi, Maître, répondit-elle. il est fréquent que la fille qui doit passer la nuit à vos pieds fasse le ménage de votre chambre, la veille. Elle lave et nettoie, elle range. Ce n’est pas une journée complète de travail et elle y passe des heures pendant lesquelles elle n’a pratiquement qu’à attendre le maître. Elle se prépare. Elle fait des projets. Elle espère. Quand le maître arrive et qu’elle s’agenouille à ses pieds, elle est impatiente et inquiète, vulnérable et stimulée, tout à fait prête, physiquement et psychologiquement, pour la domination à laquelle elle devra se soumettre joyeusement. L’exécution des tâches serviles, cirer ses bottes par exemple, joue un rôle dans la préparation de la nuit. L’exécution de ces tâches lui démontre, irrémédiablement, au plus profond de sa beauté, qu’elle lui appartient réellement, et qu’il est véritablement son maître. Elle est donc tout à fait prête quand il lui montre les fourrures où elle devra exécuter magnifiquement sa tâche la plus délicieuse et la plus intime, sa tâche la plus importante, celle d’Esclave d’Amour.
  • À genoux sur les dalles ! ordonnai-je.

Elle quitta la couche et s’agenouilla sur les dalles, devant moi. Elle s’agenouilla dans le sang du sleen.

  • Position ! dis-je.

Rapidement, elle prit la position de l’Esclave de Plaisir. Elle s’assit sur les talons, les genoux écartés, les mains sur les cuisses, le dos droit, la tête levée. Elle était terrifiée. Je la regardai.

Je m’accroupis devant elle et la pris par les bras. J’étais couvert de sang de sleen.

  • Maître ? demanda-t-elle.

Je la jetai sur le dos dans le sang du sleen. Je la tins de sorte qu’elle ne puisse pas bouger, puis la pénétrai. (Les Monstres de Gor, p.16 )

C’était vrai. Si un invité avait manifesté de l’intérêt pour Vella, Élizabeth, ancienne secrétaire de la Terre, une de mes esclaves, je la lui aurais certainement donnée pour le plaisir de sa nuit. Et, s’il ne s’était pas déclaré totalement satisfait, j’aurais fait fouetter l’esclave, au matin. (Les Monstres de Gor, p. 18 )

Les esclaves adorent les compliments. En fait, selon un proverbe goréen, toute femme aimant les compliments est, dans son cœur, une esclave. Elle a envie de plaire. Presque tous les Goréens n’hésitent pas à mettre un collier aux femmes qui répondent aux compliments par un sourire. On estime que l’asservissement d’une esclave naturelle est un droit. Pratiquement tous les maîtres, incidemment, contraignent les filles à gagner les compliments. Chacune doit lutter pour être digne d’un compliment. De sorte qu’elle lutte. Les compliments goréens sont généralement significatifs car ils ne sont généralement faits que lorsqu’ils sont mérités, et parfois pas du tout. Les femmes désirent plaire à leur maître. Lorsqu’elles sont complimentées, elles savent qu’elles lui ont plu. Cela les rend heureuses, non seulement parce qu’elles savent qu’elles ne seront probablement pas punie, mais aussi parce que, dans leur cœur, étant femmes, elles désirent sincèrement faire plaisir à celui qui est totalement leur maître. (Les Monstres de Gor, p. 18 )

… – A Lydius, répondit-il, nous avons des fourrures de sleens des neiges douces, belles et chaudes. Et nous avons également des tailleurs adroits, qui réalisent des vêtements avec des filets d’or et des poches secrètes. Je voudrais offrir un tel vêtement, un manteau court ou une veste, que l’on puisse utiliser à dos de tarn, à ton maître. (Les Monstres de Gor, p. 19 )

… Avec de l’eau, versée dans une cuvette, et un morceau de fourrure, je me lavai. Je mis une tunique propre. Je laçai mes sandales. (Les Monstres de Gor, p.22 )

Il était assis, les jambes croisées, derrière la table basse. Sur celle-ci, il y avait du pain chaud, jaune et frais, du vin noir chaud, fumant, avec ses sucres, des tranches de bosk rôti, des œufs de vulo brouillés, des gâteaux avec les crèmes correspondantes. (Les Monstres de Gor, p. 23 )

Je souris et fis passer les œufs avec une gorgée de vin noir bouillant, provenant des grains cultivés sur les pentes des Montagnes de Thentis. Ce vin noir est très cher. Des hommes se sont fait tuer en tentant de sortir frauduleusement des graines du territoire de Thentis. (Les Monstres de Gor, p. 23 )

Avec une fourchette turienne, utilisée dans la Demeure de Samos, je piquai une tranche de viande puis la posai sur une tranche de pain. (Les Monstres de Gor, p. 24 )

… Les tuniques d’esclave ne permettent guère aux femmes de cacher leur sexe. (Les Monstres de Gor, p. 26 )

Le rep, généralement utilisé pour les tuniques d’esclave, se déchire facilement. (Les Monstres de Gor, p. 26 )

– Ici, expliquai-je, tu portes un vêtement, qui est féminin; et, où elle peut être vue, proclame ta féminité, et aucun autre vêtement ne t’est autorisé. (Les Monstres de Gor, p. 26 )

…. À l’origine, pendant sa préparation, le ruban du message est enroulé diagonalement, les bords se touchant, autour d’un cylindre tel qu’un bâton, la hampe d’une lance ou un objet prévu à cet effet, puis le message est écrit en lignes parallèles au cylindre. Le message, facilement écrit, facilement lu, se trouve sur plusieurs divisions de la soie enroulée. Quand la soie est déroulée, bien entendu, le message disparaît en un éparpillement de lignes et de lettres isolées; le message cohérent est remplacé par des lambeaux dépourvus de sens, inintelligibles; pour lire le message, naturellement, il suffit d’enrouler le ruban autour d’un objet cylindrique de la même dimension que celui qui a été utilisé à l’origine. Le message apparaît alors en caractères nets, lisibles. Bien que le fait qu’on soit obligé d’enrouler le message autour d’un objet de dimension convenable procure une certaine sécurité, la sécurité essentielle ne réside pas là. Après tout, lorsqu’on a compris que le ruban, la ceinture ou la bande de tissu est un scytale, il suffit d’un peu de temps pour trouver l’objet permettant le déchiffrage du message. En réalité, on peut utiliser une feuille de papier ou de parchemin et la rouler plus ou moins serrée, à mesure des besoins, pour connaître le message. La sécurité du message, comme c’est souvent le cas, est fonction non de l’hermétisme du message en lui-même, mais plutôt du fait qu’il soit caché, pratiquement impossible à identifier en tant que message. Un individu ordinaire n’imaginerait jamais qu’un motif en apparence incohérent, sur un ruban, dissimule un message peut-être significatif, ou capital. (Les Monstres de Gor, p. 28 )

  • C’est Demi-Oreille, dit Samos, Kur de haut rang Général de guerre des Kurii.
  • Le mot  » Zarendargar « ,n’est-ce pas, lui dis-je, est une tentative de transcrire une expression kur goéen.
  • Oui, répondit Samos. Les Kurii ne sont pas des hommes mais des animaux. Leurs phonèmes, pour l’essentiel, ne peuvent être représentés par les alphabets humains. Cela équivaudrait à écrire les cris des animaux. Nos lettres en suffiraient pas. (Les Monstres de Gor, p. 28 )

Une femme parlant sur ce ton à un Goréen, si ce n’est pas une femme libre, serait immédiatement fouettée à ses pieds. (Les Monstres de Gor, p. 29 )

– Oui, cuisse gauche, dit Samos à un garde. J’aime les filles marquées sur la cuisse gauche. Un maître droitier peut caresser la marque tandis qu’il serre l’esclave dans son bras gauche. (Les Monstres de Gor, p. 29 )

– Ensuite, repris-je, tu seras violée et tu apprendras ta féminité. Quand tu connaîtras ta féminité, tu seras enfermée dans une cage. Ensuite, tu seras vendue. (Les Monstres de Gor, p. 30 )

Nous entendîmes l’esclave hurler dans le couloir, puis elle poussa un cri de douleur et se tut. Les gardes, las de l’entendre hurler, l’avaient giflée pour la faire taire. Parfois, les femmes sont autorisées à crier. Parfois, elles ne le sont pas. Cela dépend de la volonté de l’homme. lorsqu’elles sont marquées au fer rouge, les femmes sont en général autorisées à crier, du moins pendant quelque temps. Mais nous n’entendrions pas ce hurlement-là car, lorsque cela serait fait, elle se trouverait en bas, dans les cages. (Les Monstres de Gor, p. 32 )

Nous ne savions pas où se trouvait l’extrémité du monde, mais nous savions où il fallait la chercher. On disait que l’extrémité du monde se trouvait au-delà de Cos et Tyros, à la limite de Thassa, au bord du monde. Personne n’en était revenu. On ignorait ce qui arrivait, là-bas. Certains disaient que Thassa était infinie et qu’il n’y avait pas d’extrémité du monde, seulement les eaux vertes s’étendant indéfiniment, étincelantes, encourageant marins et héros à aller toujours plus loin, toujours plus loin, jusqu’à ce que les hommes périssent un par un et que les navires abandonnés, leurs gouvernails latéraux attachés, poursuivent le voyage en silence, jusqu’à ce que les poutres pourrissent et que, un jour, peut-être des siècles plus tard, le brave bois, chaud au soleil, coule. (Les Monstres de Gor, p. 32-33 )

D’autres disaient, dans des histoires rappelant la Terre et qui en était vraisemblablement originaires, que l’extrémité du monde était protégée par des rochers mouvants, des monstres et par des montagnes capables d’arracher les clous des navires. D’autres disaient, de même, que l’extrémité du monde était abrupte et que les navires pouvaient passer par-dessus le bord, tomber dans le vide pendant des jours et des jours, jusqu’à ce que des vents violents les désarticulent et que les épaves soient rejetées au fond de la mer. Dans les tourbillons situés à l’ouest et au sud de Tyros, on trouvait parfois des planches brisées. On disait que certaines d’entre elles appartenaient aux navires qui avaient cherché l’extrémité du monde. (Les Monstres de Gor, p. 33 )

Un navire avait été préparé, dans l’intention de gagner l’extrémité du monde. Il avait été construit par Tersites, Architecte naval fou, presque aveugle, longtemps méprisé sur Gor. Samos le considérait comme un génie. Je savais qu’il était fou; je ne savais pas si c’était, en plus, un génie. C’était un navire exceptionnel. Il avait une grosse quille et des voiles carrées, contrairement à la majorité des navires goréens. Bien qu’il s’agisse d’un navire de guerre, il avait un beaupré. Il possédait des rames énormes, qui devaient être manœuvrées par plusieurs hommes, et non par un seul. Au lieu de deux gouvernails latéraux, il n’en comportait qu’un, fixé à l’arrière. Son éperon était haut, hors de l’eau. il ne frapperait pas sous l’eau, mais au niveau de la ligne de flottaison. C’était un sujet de plaisanterie, dans les arsenaux de Port Kar, mais Tersites ne prêtait pas attention aux critiques. Il travaillait avec assiduité, mangeant peu, dormant près du navire, supervisant les moindres détails de cette structure énorme. On disait que la taille de la quille ralentirait le navire; qu’il faudrait trop longtemps pour retirer les deux mâts, en cas de combat naval; que la taille des rames réduirait la puissance de l’effet de levier, qu’elles ne pouvaient être saisies par un seul homme, que tous les rameurs ne pourraient pas rester assis pendant le coup de rame, que, s’il y avait plus d’un homme par rame, certains rameurs feraient semblant de travailler. Pourquoi un gouvernail plutôt que deux? Avec un gréement latin, on pouvait naviguer plus près vent. À quoi sert un éperon qui frappe aussi haut ?

Je n’étais pas Architecte naval, mais j’étais Capitaine. Il me semblait qu’un tel navire serait trop lourd pour manœuvrer correctement, qu’il serait encombrant et lent, qu’il conviendrait davantage au transport des marchandises, à l’abri dans un convoi, qu’à l’affrontement des loups braves, minces, au gréement latin, de Thassa la Luisante, traquant les cargaisons des faibles et des inefficaces. Si je devais chercher l’extrémité du monde, je préférais le faire avec le Dorna ou la Tesephone, un navire mince dont je connaissais bien les humeurs et les qualités.

Pourtant, le navire de Tersites était fort. Il était haut et imposant, puissant avec ses virures, fier avec sa proue dominatrice, face au Canal de la Mer. Debout près du navire, sur le quai, regardant la haute proue, si loin au-dessus de moi, il m’avait parfois semblé qu’un tel navire pourait entreprendre le voyage effrayant, peut-être impossible, jusqu’à l’extrémité du monde. Tersites avait décidé de construire le navire de telle sorte que la proue était tournée vers l’ouest; elle était dirigée, ainsi, pas seulement vers le Canal de la Mer; elle était dirigée entre Cos et Tyros; elle était dirigée vers l’extrémité du monde.

  • Les yeux n’ont pas encore été peints, dis-je. Il n’est pas encore vivant.
  • Peins ses yeux, me dit-il.
  • C’est à Tersites de le faire, soulignai-je.

C’était lui l’Architecte. Si le navire n’avait pas d’yeux, comment verrait-il ? Pour le marin goréen, le navire est une créature vivante. Certains verraient là une superstition; d’autres sentiront qu’il s’agit d’une réalité inexplicable, une réalité difficile et subtile que l’homme de la mer est capable de percevoir, mais qu’il ne peut pas, et peut-être ne doit pas, expliquer de manière à satisfaire des individus différent de lui. Parfois, au milieu de la nuit, sur le pont, sous les lunes de Gor, j’ai ressenti cela. C’est une impression étrange. C’est comme si le navire, la mer et le monde étaient vivants. Le Goréen, en général, voit les choses d’une manière beaucoup plus personnelle et intense que l’homme cultivé de la Terre. Peut-être est-ce parce qu’il est sujet à un état de conscience plus primitif; peut-être, au contraire, avons-nous oublié des choses dont ils se souvient toujours. Peut-être le monde ne parle-t-il qu’à ceux qui sont prêts à écouter. Indépendamment de la nature de la vérité sur ce plan, que l’homme soit intrinsèquement un mécanisme de produits chimiques ou qu’il soit un animal conscient, vivant, dont la douleur et la défiance transcendent les interactions du carbone et de l’oxygène, les échanges gazeux, l’ouverture et la fermeture des valves, il est indéniable que certains hommes, dont les Goréens, perçoivent leur univers d’une manière intense, profonde, tout à fait différente de celle d’une mentalité mécaniste. L’homme de la Terre estime que le monde est fondamentalement mort; les Goréen pense que son monde est essentiellement vivant; l’un utilise la métaphore de la machine aveugle, l’autre celle de l’être vivant; de toute évidence, la réalité dépasse toutes les métaphores; face à la réalité, toutes les métaphores sont petites et échouent; en fait, que sont les métaphores, sinon de fragiles instruments de paille avec lesquels les animaux pathétiques, ignorants, que nous sommes, griffent les portes de mystères de granit impénétrable; pourtant, si nous devons choisir la façon de notre échec, je ne crois pas que les Goréens aient fait le mauvais choix; leur choix, à mon avis, n’est pas inférieur à celui des hommes de la Terre. Il aime son monde; il est son ami; il ne veut pas le tuer. (Les Monstres de Gor, p. 33-34-35 )

Moi aussi, je les respectais. J’étais un Guerrier. J’aimais partager avec eux les jeux cruels, mortels, de la guerre. Ils étaient rusés, féroces et terrifiants. J’étais un Guerrier. Pour moi, c’étaient de précieux adversaires. (Les Monstres de Gor, p. 36 )

– La signification de l’Histoire, repris-je, ne réside pas dans l’avenir. Elle est comme une chaîne de montagnes avec de nombreux pics. Les hauts faits sont la signification de l’Histoire. il y a de nombreuses significations et de nombreux sommets. On peut gravir des montagnes différentes à des moments différents, mais toutes les montagnes brillent sous le même soleil. (Les Monstres de Gor, p. 39 )

Il avait été remis à cause de la guerre entre Ar et Cos, liée à la piraterie et à des intérêts commerciaux antagonistes sur le Vosk. La guerre continuait, mais les deux Joueurs avaient été conduits dans les Sardar par des escortes armées dans leurs cités respective, sous la protection de drapeaux de trêve acceptés conjointement par Lurius de Jad, Ubar de Cos et Marlenus d’Ar, également nommé l’Ubar des Ubars, qui régnait sur Ar. Les hostilités seraient suspendues pendant la durée du match. Les Goréens prennent le Kaissa très au sérieux. Le fait que Samos ne soit guère impressionné par l’énormité de la confrontation m’irrita un peu. Il est difficile de comprendre que l’on ne s’intéresse pas au Kaissa. (Les Monstres de Gor, p. 41 )

Si c’était une maladie, et cela ne paraissait pas improbable, elle affectait sans doute une majorité des Goréens. Je m’attendais à payer un disque d’or au tarn pour une place debout dans l’amphithéâtre où se déroulerait le match. Un disque d’or au tran permettait d’acheter un tarn de guerre dressé ou plusieurs femmes. (Les Monstres de Gor, p. 41 )

J’avais remarqué une légère hésitation, dans son attitude, un bref mouvement des épaules, le genre de choses qui suggère qu’une idée troublante mais sans importance a traversé l’esprit de quelqu’un. (Les Monstres de Gor, p. 42 )

  • Comme tu le sais, dit Samos, cette Demeure est un centre de renseignements où nous recevons de nombreuses informations. L’essentiel de ce que nous recevons est banal, sans importance, dépourvu de sens. Néanmoins, nous nous efforçons de nous tenir informés.
  • Naturellement, dis-je.

Comment savoir quand, dans cet ensemble, une structure apparaîtrait ?

  • Deux informations que nous avons reçues nous semblent étranges. Nous les avons reçues à des moments différents. Elles sont, dans leur nature, sans liens. Pourtant, elles sont provocantes.
  • Quelles sont-elles ? demandai-je.
  • Regarde, répondit Samos, s’accroupissant et tenant la lampe à une trentaire de centimètres du sol, voici Kassau et le Récif de Var.
  • Oui, dis-je.
  • Et le Torvaldsland au nord, reprit-il, et le Glacier de la Hache.
  • Oui, dis-je.
  • As-tu entendu parler du Troupeau de Tancred ? demanda-til.
  • Non, répondis-je.
  • C’est un troupeau de tabuks nordiques, expliqua Samos, un troupeau gigantesque, parmi d’autres. Le Troupeau de Tancred hiverne à la limite des forêts du Nord, au sud et à l’est du Torvaldsland. Au printemps, affamé et le poil court, il sort des forêts et part vers le Nord. (Il montra la carte.) Il suit cet itinéraire, reprit-il, sortant des forêts ici, contournant le Torvaldsland par l’est, puis se dirigeant vers l’ouest, au dessus du Torvaldsland, pour gagner la mer. Il suit la côte de Thassa, traverse le Glacier de la Hache, semblable à des nuages noirs sur la glace, puis continue de suivre la côte en direction du nord jusqu’au moment où il tourne vers l’est, dans la toundra de la plaine polaire, où il broute pendant l’été. Quand arrive l’hiver, gras et le poil long, il regagne les forêts par le même chemin. Cette migration, comme d’autres, est annuelle.
  • Oui ? fis-je.
  • Apparemment, elle n’a pas eu lieu cette année, dit-il.

Je le regardai, troublé.

  • Les chasseurs rouges de la plaine polaire, qui échangent du sucre et du thé, ont indiqué que le troupeau n’est pas arrivé.
  • C’est troublant, admis-je.
  • C’est plus grave que cela, dit-il. Cela signifie que des hommes ont péri, dans la plaine polaire, ou qu’ils sont pratiquement morts de faim. En été, ils se nourrissent paresque exclusivement de tabuk.
  • Peut-on faire quelque chose ? demandai-je.
  • Je ne pense pas, répondit Samos. Leurs réserves de nourriture, provenant de la chasse sur les glaces durera un peu. Ensuite, ils devront chasser ailleurs. Peut-être quelques-uns survivront-ils, grâce à la pêche jusqu’à l’automne et au retour du sleen marin noir. (Les Monstres de Gor, p. 42-43-44 )

Les chasseurs rouges étaient des nomades dont l’existence dépendait des migrations de divers types d’animaux, principalement le tabuk nordique et quatre variétés de sleen des mers. Leurs activités de pêche et de chasse étaient saisonnières et fonction des animaux. Parfois, ils réussissaient à prendre le requin nordique, même la baleine de Hunjer ou la baleine de Karl, moins fréquente, à la queue double. Mais leur vie, dans le meilleur des cas, était précaire. On ne savait pas grand chose d’eux. comme de nombreux peuples simples et primitifs, lointains et isolés, ils pouvaient vivre et mourir sans que l’on s’en aperçoive. (Les Monstres de Gor, p. 44 )

Samos voulait parler d’un iceberg. Il y en a de gigantesques qui font plusieurs pasangs de large et plusieurs centaines de mètres de haut. Il s’agit de morceaux de glaciers qui se cassent, généralement au printemps ou en été, puis dérivent sur Thassa, suivant les courants. Les courants sont généralement orienté vers l’est, dans la plaine polaire. Le goréen ne comporte pas de mot désignant spécifiquement les icebergs. Le même mot désigne à la fois une montagne et un iceberg. Lorsque le contexte n’est pas clair, on précise en disant, par exemple :  » montagne de glace « … Une montagne est une montagne, pour les Goréens, qu’elle soit constituée de roche ou de terre, ou de glace. Nous avons tendance à considérer les montagnes comme des formations géologiques. Les Goréens estiment qu’il s’agit d’une catégorie d’objets, et non d’une catégorie d’objets dans un contexte prédéterminé. Dans un sens, la situation est la même en anglais puisque le mot  » berg  » signifie simplement  » montagne  » en allemand, et que l’expression iceberg est simplement un mot composé signifiant littéralement : montagne de glace. Berg, bien entendu, en allemand, s’écrirait avec une majuscule, puisque c’est un substantif. Les Goréens, bizarrement, bien qu’ils n’écrivent pas tous les noms avec une majuscule, le font pour nombre d’entre eux, beaucoup plus que cela n’est pratiqué en anglais ou en français, par exemple. Parfois, le contexte détermine l’emploi de la majuscule. Les langues sont diverses et intéressantes, idiosyncratiques et fascinantes. (Les Monstres de Gor, p. 45-46 )

Samos utilisa, bien entendu, littéralement le terme : montagne de glace. Le Courant du Parsit est le courant principal, dirigé vers l’est, de la région polaire. On l’appelle le Courant du Parsit parce qu’il est suivit par plusieurs variétés de parsits migrateurs, poisson petit et mince, généralement rayé. Les sleens, ce qui n’est pas sans intérêt, accompagnent le parsit dans le Nord, leur migration étant réglée sur celle du parsit, qui constitue l’essentiel de leur nourriture. Les quatre principaux types de sleen des régions polaires sont le sleen noir, le sleen marron, le sleen à défenses et le sleen à nez plat. Tous arrivent à des périodes différentes en fonction des vagues de la migration des parsits. Tous les membres de la même espèce de sleen ne migrent pas. En outre, certains d’entre eux hibernent sous la glace, leurs activités vitales généralement réduites gagnant la surface tous les quarts d’ahn pour respirer. Ils font cela dans les fissures de la glace ou grâce à des trous qu’ils creusent avec leurs dents. (Les Monstres de Gor, p. 46 )

Je me souvenais de Scormus d’Ar, que j’avais rencontré dans la Demeure de Cernus, d’Ar, quelques années auparavant. C’était un jeune homme incroyablement beau, brillant, arrogant, hautain, boiteux. Il vivait dans la solitude. On racontait qu’il n’avait jamais touché une femme. Il gouvernait les Hauts Ponts d’Ar avec son jeu de Kaissa. Aucun autre Joueur ne pouvait proposer une partie de Kaissa, sur ces ponts, avant d’avoir vaincu le jeune Scormus. Son jeu était rapide, décisif, brillant, impitoyable; plus d’un Joueur avant abandonné la partie après que le génie de Scormus lui eut laissé croire qu’il pouvait gagner puis se fut amusé avec lui et l’eut humilié. Le Kaissa était, pour lui, une arme. Il pouvait, grâce à lui, détruire ses ennemis. Centius de Cos, en revanche, était plus âgé; personne ne connaissait son âge; on racontait que les Sérum de Stabilisation n’avait véritablement fait effet sur lui qu’après son cinquième hiver; il était malingre et grisonnant; il était très différent, physiquement et moralement, du jeune Scormus; il était calme, doux et n’élevait pas la voix; il aimait le Kaissa et sa beauté. Il lui arrivait souvent d’examiner une combinaison pendant des heures, tout seul, cherchant la combinaison suprême.  » Cela me dépasse « , disait-il. Un jour, il avait été battu par Sabo de Turia, au tournoi de Tharna, et il avait pleuré de joie puis embrassé le vainqueur, le remerciant de lui avoir permis de prendre part à une aussi belle partie.  » Peu importe, avait-il dit, que l’on gagne ou que l’on perde. Ce qui compte, c’est le jeu et sa beauté. »On l’avait cru fou. »Je préfère laisser le souvenir du perdant d’une belle partie, avait-il dit, que celui du vainqueur de mille chefs-d’oeuvre viciés. » Il avait toujours cherché la partie parfaite. Il ne l’avait jamais trouvée. La beauté, à mon avis, est tout autour de nous. L’Artisan peut la trouver dans les nervures du cuir, que je ne verrai jamais. Le Musicien peut la percevoir dans un son que je ne puis entendre. Et un Joueur de Kaissa peut la trouver dans la disposition de petits morceaux de bois sur une planche couverte de carreaux jaunes et rouges. Centius de Cos avait toujours cherché la partie parfaite. Il ne l’avait jamais trouvée. (Les Monstres de Gor, Édition J’ai Lu, p. 47-48 )

… Je vis la tête soyeuse d’un urt, dans le canal, à quelques dizaines de centimètres du bateau. C’était un gros urt qui devait bien peser vingt kilos. Ils se nourrissent des ordures jetées dans les canaux et des esclaves attachées qui n’ont pas su se montrer agréables. (Les Monstres de Gor, Édition J’ai Lu, p. 49 )

Il avait une femme nue sur l’épaule, pieds et poings liés. Il avait capturé une femme à l’attrape-fille, compétition destinée à régler un conflit commercial entre deux petites villes, Ven et Rarn, la première étant un port fluvial du Vosk, la deuxième, qui se trouvait au sud-est de Tharna, célèbre pour ses mines de cuivre. Cent jeunes gens de chaque cité et cent jeunes femmes, les plus belles, les plus belles de chaque cité, participaient à la compétition. L’objectif du jeu consiste à capturer les femmes de la cité ennemie. Les armes ne sont pas autorisées. La compétition se déroule en dehors du périmètre de la foire car on y capture des esclaves. L’aire de jeux est entourée par une barrière basse, en bois, et les spectateurs regardent. Quand un homme est poussé hors des limites, il est exclu de la compétition et ne peut, sous peine de mort, entrer à nouveau pendant la durée de la partie. Quand une fille est capturée, elle est attachée et jetée dans une des deux fosses à femmes qui se trouvent aux deux extrémités du « terrain ». Ces fosses sont circulaires, délimitées par de petites clôtures en bois, profondes d’une soixante de centimètres et le fond est couvert de sable. Celles qui ne peuvent se libérer sont considérées comme prises. L’objectif des hommes consiste à chasser leurs adversaires hors du terrain et à capturer les femmes des autres cités. L’objectif des femmes, bien entendu, est d’éviter la capture. (Les Monstres de Gor, Édition J’ai Lu, p. 51-52 )

Les jeunes gens et les jeunes femmes, dans ce sport, portent une tunique. Les tuniques des jeunes femmes sont courtes, afin de dévoiler leurs charmes. Les jeunes hommes ont des lanières de cuir au poignet gauche, afin de pouvoir attacher leurs prises. Les jeunes femmes, qui sont libres si les règles le permettent, ce qui n’est pas toujours le cas, sont masquées afin que leur pudeur soit moins gravement compromise par la brièveté de leur vêtement. Lorsqu’une femme est prise, cependant, on lui retire son masque. On ne leur retire pas leur tunique, cependant, sauf celles des femmes de la cité perdante, lorsque la partie est terminée et que la victoire a été proclamée. La victoire est acquise quand les jeunes hommes d’une cité ont capturé les cent femmes de l’ennemi. Une femme attachée et jetée dans la fosse à femmes, incidemment, ne peut être libérée par les jeunes hommes de sa cité sauf à la fin de la partie et à condition qu’ils aient été victorieux. Les femmes de la cité victorieuse, à la fin de la partie, sont, naturellement, libérées ; elles sont vêtues de robes et honorées ; les femmes de la cité vaincue, bien entendu, sont simplement dévêtues et réduites en esclavage. Ce sport peut paraître cruel, mais certains le considèrent comme supérieur à la guerre ; de toute évidence, il est plus net et fait moins de victimes ; cette technique de règlement des conflits, incidemment, n’est pas utilisée lorsque le désaccord porte sur des questions d’honneur. L’honneur compte beaucoup, aux yeux des Goréens, ce que les habitants de la Terre auraient sans doute du mal à comprendre ; par exemple, les habitants de la Terre trouvent naturel de faire la guerre pour de l’or et des richesses, mais pas pour l’honneur ; les Goréens, au contraire, confient plus facilement les questions d’honneur que celles qui ont trait à l’or et aux richesses à la décision de l’acier ; cela s’explique aisément ; l’honneur compte davantage à leurs yeux. Bizarrement, les femmes sont impatientes de participer à ce jeu. Il est probable qu’elles croient toutes que leur drapeau sera victorieux et qu’elles rentreront, couvertes d’honneurs, dans leurs foyers. (Les Monstres de Gor, Édition J’ai Lu, p. 52-53 )

Le jeune homme passa rapidement près de moi. La femme avait encore les cheveux attachés sur la tête ; on ne les lui avait pas encore défaits, comme doivent l’être ceux d’une esclave. Au cou, fermé à clé, elle portait un mince collier d’esclave, ordinaire, en acier gris. Il y avait accroché une étiquette, afin que l’on puisse aisément constater qu’elle lui appartenait. Elle était de Rarn, probablement de Haute Caste, compte tenu de la qualité de sa beauté. Elle serait désormais esclave dans le port fluvial de Ven. L’homme semblait être un jeune Marinier. Elle avait des lèvres belles et délicates. Elles l’embrasseraient bien.

Je le regardai se frayer un chemin, à travers la foule, vers la haute palissade qui entourait les Sardar qui se dressaient, noires et couronnées de neige, derrière.

Le nombre de participants est fixé à cent jeunes hommes et cent jeunes femmes afin qu’il y ait une femme pour chaque homme gagnant.

C’était la première fois, incidemment, que les jeunes femmes étaient autorisées à porter un masque. Les masques, toutefois, étaient petits et féminins. Ils ne cachaient pas grand-chose et ne faisaient pratiquement qu’exciter les hommes et les stimuler dans la poursuite de la beauté. Laquelle culminait dans l’assaut, la capture et l’arrachage du masque. Cependant, je pensais que cette innovation serait abandonnée l’année suivante. Il est plus facile de parier sur la capture de certaines femmes, et sur le temps que celle-ci exigera, si les parieurs peuvent se faire une idée exacte de leur beauté.

Je regardai le jeune homme. Il se dirigeait vers la palissade. Il monterait sur une plate-forme et, mettant la femme à genoux, pieds et poings liés, à ses pieds face aux Sardar il lui dénouerait les cheveux. Ensuite, il la lèverait à bout de bras, les cheveux défaits, devant les Monts des Sardar, se réjouissant et remerciant les Prêtres-Rois parce que, désormais, elle lui appartenait. (Les Monstres de Gor, Édition J’ai Lu, p. 53 )

Il était vrai que le Kaissa du Nord est différent de celui que l’on pratique dans les tournois du Sud. Les jeux, toutefois, sont très similaires. En réalité, le Kaissa se joue de diverses manières, sur la planète. Par exemple, il y a quelques années, la manière de jouer au Kaissa était légèrement différente à Ar. Presque toutes les citées goréennes, à présent, du moins dans les Sud, ont accepté le Kaissa des tournois, tel qu’il est défini par le Grand Conseil de la Caste des Joueurs, qui eux-mêmes, autrefois, dédaignaient aussi de former une caste. Parfois, les différences n’étaient que sémantiques. Par exemple, une pièce qui s’appelait, à Ar,  » la cité « , était à présent officiellement nommée :  » la Pierre du Foyer « , même à Ar. En réalité, certains Joueurs d’Ar l’avaient toujours appelée :  » la Pierre du Foyer « . Plus sérieusement, il n’y avait plus de  » Lanciers Esclaves  » dans le Kaissa ordinaire, bien qu’il existe toujours des distinctions entre les  » Lanciers « . On avait prétendu que les esclaves n’avaient rien à faire sur un jeu de Kaissa. On peut également noter, en passant, que les esclaves n’ont pas le droit de jouer au Kaissa. C’est un jeu réservé aux individus libres. Dans presque toutes les cités, réduire un membre de la Caste des Joueurs en esclavage est considéré comme un délit extrêmement grave. Une loi similaire, dans presque toutes les cités protège également les membres de la Caste des Musiciens et celle des Poètes. (Les Monstres de Gor, Édition J’ai Lu, p. 54 )

En fait, on peut acheter des esclaves, publiquement ou en privé, en de nombreux endroits, à la foire des Sardar d’En’Kara, qui est une des quatre grandes foires annuelles des Sardar. Il n’est pas permis de tuer ou d’asservir dans le périmètre des foires, mais il n’est pas interdit d’y acheter et d’y vendre des marchandises ; en réalité, une des fonctions principales des foires, sinon leur fonction principale, consiste à favoriser les échanges de marchandises. Les foires, toutefois, ont d’autres fonctions. Elles sont, par exemple, le lieu de réunion des conventions de castes et l’endroit stratégique où s’échangent recherches et découvertes. C’est ici, par exemple, que Médecins, Constructeurs et Artisans peuvent se rencontrer pour échanger des idées et des techniques. C’est ici que la Loi Commerciale est élaborée et stabilisée. C’est ici que l’on chante et que l’on représente les drames chantés. Poètes et Musiciens, Jongleurs et Magiciens se disputent l’attention de la foule. On y trouve des marchands ambulants et de gros commerçants. Les premiers vendent des babioles, les autres les produits de cités célèbres. C’est ici que la langue goréenne est partiellement codifiée. Ces fêtes constituent des zones de paix. Les habitants de cités en guerre peuvent se rencontrer sans crainte. Les négociations politiques et les intrigues sont omniprésentes, généralement secrètes. La paix et la guerre, les règlements et les traités se décident souvent dans un pavillon situé à l’intérieur du périmètre. (Les Monstres de Gor, Édition J’ai Lu, p. 55)

… L’interdiction de la violence, dans le cadre des Sardar, ne s’étend naturellement pas aux esclaves. Ici comme ailleurs, on peut les fouetter, les torturer et les tuer, selon ce que désire le maître. Ce sont des esclaves. (Les Monstres de Gor, Édition J’ai Lu, p. 56)

… À la ceinture, conformément à l’habitude des hommes de Tharna, il portait deux lanières jaunes d’une quarantaine de centimètres de long. (Les Monstres de Gor, Édition J’ai Lu, p. 57)

… L’Initié de tête portait un drapeau frappé de l’insigne des Prêtres-Rois, un cercle d’or, qui n’a ni début ni fin, symbole de l’éternité, symbole des Prêtres-Rois.

Ils portaiens des robes blanches, chantaient, avaient le crâne rasé. La Caste des Initiés est riche, sur Gor. (Les Monstres de Gor, Édition J’ai Lu, p. 57)

Je regardai la femme à genoux dans l’échoppe de l’homme de Tharna. Elle n’avait même pas osé lever la tête. Elle n’en avait pas reçu la permission. Rares sont les femmes libres, à Tharna. On dit que l’asservissement le plus dur et le plus cruel est celui des esclaves de Tharna. (Les Monstres de Gor, Édition J’ai Lu, p. 57)

… Dans l’allée séparant les tentes, qui étaient à présent celles des Tailleurs de Pierres semi-précieuses, arrivaient quatre hommes portant les amples vêtements du Tahari. Ils étaient voilés. Le premier conduisait un beau kaiila des sables sur lequel se trouvait un kurdah couvert de soie. Leurs mains étaient posées sur les pommeaux de leurs cimeterres. J’ignorais si le kurdah contenait une femme libre de Haute Caste ou bien une magnifique esclave, nue et couverte de bijoux, qui serait présentée dans une tente et vendue dans l’intimité. (Les Monstres de Gor, Édition J’ai Lu, p. 58)

… Tout jeune Goréen doit, avant son vingt-cinquième anniversaire, faire le pèlerinage des Sardar en l’honneur des Prêtres-Rois. (Les Monstres de Gor, Édition J’ai Lu, p. 58)

Des oiseaux multicolores chantaient, sur leurs perchoirs. Ils étaient vendus par les Marchands de Schendi, qui se les procuraient dans la forêt pluviale de l’intérieur. (Les Monstres de Gor, Édition J’ai Lu, p. 59)

Schendi, incidemment, est le port d’attache de la Ligue des Marchands d’Esclaves noirs. Certains endroits et estrades des foires sont généralement réservés aux marchands noirs, afin qu’ils puissent vendre leurs captures, beautés de toutes races. (Les Monstres de Gor, Édition J’ai Lu, p. 59)

Je vis un homme de petite taille, dans la foule de l’allée. il était trapu et large, puissant, apparemment très fort. Bien que le temps soit frais en ce début de printemps, il était nu jusqu’à la ceinture. Il portait un pantalon de fourrure et des bottes de fourrure qui lui couvraient les genoux. Sa peau était sombre, rougeâtre comme le cuivre ; ses cheveux étaient d’un noir bleuté, grossièrement coupés ; ses yeux présentaient le pli épicanthique. Sur l’épaule, il avait un rouleau de corde tressée, en peau de sleen, et, à la main, il portail un sac et un ballot de fourrures ; sur le dos, il avait un carquois contenant des flèches et un arc court, constitué de couches de corne ligaturées avec des tendons.

Il est rare de voir de tels hommes, sur Gor. Ils sont originaires des régions polaires. (Les Monstres de Gor, Édition J’ai Lu, p. 59-60)

  • Je t’en prie, Maître, répéta-t-elle, aie pitié de moi. Aie pitié des besoins misérables d’une fille.
  • Tu ne m’appartiens pas, répondis-je. Tu es une jolie petite esclave, mais je ne te possède pas.
  • Je t’en prie, dit-elle.
  • Ton maître, répondis-je, s’il le souhaite, satisfera tes besoins. S’il ne le souhaite pas, il ne le fera pas.

Rien ne prouvait qu’elle n’était pas punie, ou privée. Si tel était le cas, je ne voulais pas réduire l’efficacité du contrôle que son maître exerçait sur elle. En outre, je ne le connaissais pas. Je ne ovulais pas le déshonorer, quel qu’il soit.

  • Ton maître sait-il que tu mendies dans les rues ? demandai-je.
  • Non, répondit-elle, effrayée.
  • Dans ce cas, repris-je, je devrais peut-être t’attacher les mains et l’écrire sur ton corps. (Les Monstres de Gor, Édition J’ai Lu, p. 60-61)

En traversant l’allée, j’aperçus l’homme de la région polaire, nu jusqu’à la ceinture, avec un pantalon et des bottes de fourrure. Il traitait avec un homme puissant, corpulent et grossier, qui tenait une échoppe. Derrière le comptoir, il y avait également un Scribe maigre. L’homme vêtu de fourrures, une corde roulée sur l’épaule, parlait apparemment mal goréen. il sortait des objets du sac de fourrure qu’il portail. Le gros homme, derrière le comptoir, les examinait. Les objets ne tenaient pas sur le comptoir car ils étaient ronds, comme les sont les formes dans la nature. Ils étaient destinés à être gradés dans un sac, sortis de temps en temps et examinés. Tous les détails doivent être parfaits, sous tous les angles, comme dans la nature. Certains collectionneurs liment ces objets, afin qu’il soit plus facile de les exposer sur une étagère ou dans une vitrine. Les indigènes des régions polaires, en revanche, les tiennent lorsqu’ils les regardent, de sorte qu’il bénéficient de toute leur attention. Ils les aiment. Ils les ont faits. Il s’agissait de sculptures de sleens marins, de poissons, de baleines, d’oiseaux et d’autres créatures, petites et grandes, des régions polaires.

Il y avait également d’autres objets, d’autres sculptures, dans le sac. Les sculptures étaient taillées dans une pierre tendre et bleuâtre, dans l’ivoire et dans l’os. (Les Monstres de Gor, Édition J’ai Lu, p. 62)

Je dormirais dans les tentes publiques, ce soir. Pour cinq tarsks en cuivre, on peut louer des fourrures et une place sous une tente. C’est cher mais c’est après tout, En’Kara et une période de fête. Dans de telles tentes, il n’est pas exceptionnel que paysans, capitaines et commerçants dorment côte à côte. Pendant En’Kara, à la foire, presque toutes les différences entre les hommes et les castes disparaissaient. (Les Monstres de Gor, Édition J’ai Lu, p. 62-63)

Il y a quelques compensations, cependant, dans les tentes publiques. On peut y avoir du Paga et du vin. Ils sont servis par des esclaves dont l’usage est compris dans le prix du logement. (Les Monstres de Gor, Édition J’ai Lu, p. 63)

Normalement, de nombreux parieurs attendraient de savoir quel Joueur aurait les jaunes, qui effectuent le premier mouvement, lequel détermine, naturellement, l’ouverture. (Les Monstres de Gor, Édition J’ai Lu, p. 63)

… Elles sont louées à des Marchands d’Esclaves, qui en réservent une ou plusieurs, en fonction de leur richesse et de l’importance de leur stock. De petites pancartes, fixées sur les estrades, indiquent le marchand de chair féminine :  » Ces filles sont celles de Sorb de Turia « , par exemple, ou bien :  » Ces filles appartiennent à Tenalion d’Ar.  » (Les Monstres de Gor, Édition J’ai Lu, p. 66)

Sur une estrade ronde, une esclave nue était à genoux, les poignets enchaînés dans le dos. Sa tête était rejetée en arrière. Un membre de la Caste des Médecins lui nettoyait les dents. (Les Monstres de Gor, Édition J’ai Lu, p. 67)

Près d’une autre estrade, un employé de Marchand d’Esclaves marchait le long de l’estrade. il portait une grosse soupière, avec des anses, pleine de soupe claire. Les beautés du Marchand d’Esclaves, enchaînées par le cour, étaient à genoux au bord de l’estrade. Chacune d’entre elles plongeait par deux fois les mains en coupe dans la soupière, puis les portait à sa bouche. Ensuite, elles léchaient et suçaient leurs doigts, s’essuyaient les mains sur le corps. (Les Monstres de Gor, Édition J’ai Lu, p. 67)

Les ventes se déroulaient le soir, dans la tente, sur une estrade couverte de sciure, à la lumière des torches, mais on peut vendre les femmes dehors. En fait, de nombreuses femmes sont vendues dehors. Compte tenu du nombre de femmes présentes à la foire, et du fait qu’il en arrive continuellement de nouvelles, on ne peut guère espérer les vendre toutes à l’intérieur de la tente. Ce n’est pas réalisable. À la fin de chaque foire, il reste toujours quelques centaines de femmes invendues. Elles sont généralement soldées en groupes, au cours de ventes réservées aux Marchands d’Esclaves professionnels, qui les conduisent sur d’autres marchés, où elles sont vendues. (Les Monstres de Gor, Édition J’ai Lu, p. 67-68)

  • Crois-tu que tu pourrais m’obliger à m’agenouiller devant toi ? demanda une fille assise sur une estrade, enchaînée par le cou et les chevilles, les genoux contre la poitrine, mordant un larma.

Elle me sourit, au-dessus du fruit. Puis elle pâlit.

  • Pardonne-moi, Maître ! s’écria-t-elle.

Elle avait vu mes yeux. Elle s’agenouilla devant moi, sur les planches, tremblante, la tête baissée. Serait-elle autorisée à vivre ? Le fruit gisait, abandonné, près d’elle. je ramassai le fruit et mordis dedans. Je la fixai pendant quelques instants, puis je dis :

  • Lève la tête.

Elle obéit. Je lui jetai le fruit et, craintivement, elle l’attrapa, ne me quittant pas des yeux.

  • Termine-le, repris-je, puis, pendant une ahn, reste à plat ventre.
  • Oui, Maître, répondit-elle. (Les Monstres de Gor, Édition J’ai Lu, p. 68)

… Dès que le cadenas est refermé sur la chaîne d’une femme, sur l’estrade, on peut proposer un prix. Peut-être trouverais-je une marchandise intéressante. (Les Monstres de Gor, Édition J’ai Lu, p. 68-69)

Il est facile de distinguer les femmes qui connaissent bien leur condition de celles qui la connaissent mal. Lorsqu’une femme comprend véritablement qu’elle est une esclave et qu’il lui est impossible d’échapper à cela, lorsqu’elle le comprend vraiment, émotionnellement, catégoriquement, intellectuellement, physiologiquement, totalement, profondément, dans toutes les cellules de son beau corps, une transformation extraordinaire s’opère en elle. Elle comprend alors qu’elle est véritablement une esclave. Elle devient alors sauvage, libre, sensuelle, et ne se soucie pas qu’on se moque de sa condition misérable ou de ses appétits dévorants ; elle sait qu’elle sera ce qu’elle doit être ; elle n’a pas le choix ; c’est une esclave. Les femmes, dans leur cœur, ont envie de se soumettre ; c’est une nécessité chez l’esclave ; elle doit se soumettre ou mourir ; soumise, elle est passionnée jusqu’au tréfonds de son être ; elle vit alors pour l’amour et le service, liés à la volonté de son maître. La joie de l’esclave est peut-être incompréhensible, du point de vue des femmes libres, mais c’est une réalité. (Les Monstres de Gor, Édition J’ai Lu, p. 69)

J’entendis les lamentations de femmes enchaînées.

Il faut comprendre clairement que la vie d’une esclave, naturellement, est souvent bien peu joyeuse.

Après tout, c’est une esclave. Sa volonté ne signifie rien.

On peut l’acheter et la vendre.

Elle est exposée au fouet, à la torture et même à la mort, si son maître le souhaite.

Elle ne sait pas qui l’achètera.

Sa condition est objectivement dégradante.

Souvent, elle doit travailler à la perfection pour faire plaisir à un maître brutal pour qui elle n’est rien.

La gloire de l’esclave réside dans sa condition ; et la misère de l’esclave réside également dans cette condition.

Mais, l’un dans l’autre, les chaînes conviennent aux femmes. Elles sont bonnes pour elles. (Les Monstres de Gor, Édition J’ai Lu, p. 69)

Tandis que je me promenais parmi les estrades, des chariots tirés par des tharlarions de trait attendaient de décharger leurs jolies marchandises. Les marché des foires des Sardar sont étendus et comptent beaucoup dans l’économie goréenne. Presque tous les chariots étaient des chariots à esclaves ordinaires, avec deux barres parallèles sur le plateau du chariot, auxquelles il est possible d’enchaîner les chevilles des femmes ; d’autres, cependant, étaient des chariots plats avec une armature métallique ; deux lignes de femmes s’agenouillaient dos à dos, sur ces chariots, les chevilles et le cou prisonniers des armatures ; sur les chariots plats, je constatai que les femmes avaient les poignets attachés dans le dos. (Les Monstres de Gor, Édition J’ai Lu, p. 70)

Être enchaînée sur un chariot plat est douloureux, bien entendu, mais les femmes sont ainsi correctement exposées.

Sur une estrade, les filles étaient toujours vêtues, ou partiellement vêtues. (Les Monstres de Gor, Édition J’ai Lu, p. 70)

… Sur Gor, seules les esclaves ont les oreilles percées. Sur Gor, ces femmes, ayant les oreilles percées, ne pouvaient être qu’esclaves. (Les Monstres de Gor, Édition J’ai Lu, p. 72)

… Il est fréquent de n’autoriser à l’esclave goréenne qu’une couche de vêtements, lorsqu’on lui permet d’en porter. (Les Monstres de Gor, Édition J’ai Lu, p. 72)

… Bien entendu, leurs pieds étaient nus. Les Marchands d’Esclaves ne mettent jamais de liens ou de chaînes sur des bas ; de même, si l’on enchaîne ou attache les poignets, on retire les gants ; on ne met pas de liens sur les vêtements. Les esclaves goréennes, incidemment, sont presque toujours pieds nus ; rares sont les filles, et elles doivent être très élevées dans la hiérarchie, qui sont autorisées à porter des sandales. (Les Monstres de Gor, Édition J’ai Lu, p. 76)

… Les noms féminins de la Terre, incidemment, sont considérés comme des noms d’esclave. de nombreuses esclaves d’origine goréenne en portent. Le fait que les noms féminins de la Terre soient des noms d’esclave est une indication de la manière dont les Goréens considèrent les femmes de la Terre. On estime qu’elles sont des esclaves par nature. Je crois, incidemment, que cette hypothèse est exacte. Elles ne sont pas elles-mêmes aussi longtemps qu’elles ne portent pas le collier et ne sont à genoux au pied d’un maître. (Les Monstres de Gor, Édition J’ai Lu, p. 76)

Je sortis de la tente. On paie avant le repas et emporte un disque, ou bon, à sa table. Le repas lui-même, indiqué sur un disque identique, est apporté par une esclave. On lui donne le disque et elle pose le repas sur la table. Les femmes portent un tablier en cuir et une ceinture métallique. Si on en veut une, il faut payer plus cher. (Les Monstres de Gor, Édition J’ai Lu, p. 78)

Presque toutes les femmes, sur les estrades, sont exposées nues et enchaînées. Quelques-unes, en revanche, sont habillées, généralement de courtes tuniques qu’il est possible d’ouvrir. On pense qu’une femme habillée attire parfois davantage l’acheteur. Quand il avance et demande à voir la femme, et que la tunique est ouverte, il est déjà là, bien entendu, et intéressé. Le Marchand d’Esclaves, ou son employé, peut alors parler avec lui, discuter, vanter et montrer les avantages de la marchandise. Cela n’aurait pas été possible si le client potentiel n’avait fait que la regarder brièvement en passant. Il est extrêmement rare que les femmes soient vendues habillées. On dit que seul un imbécile achèterait une femme habillée. C’est certainement vrai. Achèteriez-vous une femme que vous n’auriez pu examiner en détail ? (Les Monstres de Gor, Édition J’ai Lu, p. 80)

Le côté gauche de la tunique recouvrait le côté droit. Elle était maintenue en place par une corde légère, glissée dans deux passants et nouée sur la hanche droite. Si la corde était dénouée, le vêtement s’ouvrirait et pourrait aisément être écarté ou bien tomberait, en arrière, sur leurs poignets enchaînés. (Les Monstres de Gor, Édition J’ai Lu, p. 82)

… Un tarnier vêtu du cuir écarlate que lui permettait son statut de Guerrier, grand, traversait la foule. (Les Monstres de Gor, Édition J’ai Lu, p. 87)

– Il me faut une femme, expliqua l’homme, bon marché, qui puisse travailler aux perchoirs pendant la journée, évacuer les excréments des tarns, et qui puisse partager la hutte la nuit, une fille de cuisine et fourrure. (Les Monstres de Gor, Édition J’ai Lu, p. 89)

Il la tira violemment en arrière, dénudant la femme. Elle était très belle. Elle gisait derrière elle, sur ses poignets enchaînés. Du pied, il l’obligea à écarter les genoux. Puis il s’accroupit derrière elle, la tenant par les avant-bras. Elle se débattit. Elle se mit à hurler pitoyablement, la tête rejetée en arrière, elle ferma à nouveau les genoux. L’homme au fouet, furieux, monta sur l’estrade. À coups de pied, il l’obligea à les ouvrir à nouveau. Elle sanglotait et hurlait. Les spectateurs riaient. (Les Monstres de Gor, Édition J’ai Lu, p. 91-92)

Le chasseur sortit une peau de son ballot. Elle était d’un blanc neigeux, la toison d’hiver d’un lart des neiges, animal à deux estomacs. Elle luisait presque. L’employé du Marchand d’Esclaves connaissait sa valeur. À Ar, une telle peau pouvait être vendue un demi-tarsk en argent. Il prit la peau et l’examina. Le lart des neiges chasse au soleil. La nourriture contenue dans le deuxième estomac peut y rester presque indéfiniment. Il est rempli à l’automne et doit suffire au lart pendant tout l’hiver, qui dure plusieurs mois, le nombre de mois dépendant de la latitude du territoire concerné. Ce n’est pas un gros animal. Il fait une trentaine de centimètres de haut et pèse entre quatre et six kilos.

C’est un mammifère à quatre pattes. Il mange les œufs des oiseaux et chasse le leem, petit rongeur arctique qui pèse entre cent cinquante et trois cents grammes et hiberne à la mauvaise saison.

  • Pas assez, dit l’employé du Marchand d’Esclaves.

Le chasseur grogna. Il s’en doutait. Je ne crois pas que l’employé cherchait à tromper le chasseur. En premier lieu, l’homme, étant venu jusqu’ici, avait probablement une idée assez précise du prix des fourrures. En second lieu les chasseurs du Nord, bien que généralement doux et paisibles, sauf avec les animaux, n’hésitent pas à tuer. Ils en ont l’habitude. Chasseurs, ils vivent dans le sang et la mort. (Les Monstres de Gor, Édition J’ai Lu, p. 93-94)

Le chasseur tira de son ballot deux petites peaux de leem. Elles étaient marron. Il s’agissait de la toison d’été des animaux. (Les Monstres de Gor, Édition J’ai Lu, p. 94)

Les chasseurs rouges sont généralement doux et paisibles, sauf avec les animaux. Dans le Nord, deux types d’animaux sont domestiqués ; le premier type est le sleen des neiges ; le deuxième est la femme à peau blanche. (Les Monstres de Gor, Édition J’ai Lu, p. 95)

  • Elles apprendront à tirer un traîneau sous le fouet, dit-il.

Ces femmes servaient d’animaux de trait. Mais, comme toutes les esclaves, elles devraient également exécuter d’autres tâches.

  • Attends que les femmes rouges mettent la main sur elles, dit en riant l’employé du Marchand d’Esclaves.
  • Peut-être les tueront-elles, supposai-je.
  • Elles ont une chance de survivre, précisa l’employé. obéir avec une perfection totale.
  • Mais, demandai-je, n’est-ce pas la possibilité de survie de toutes les esclaves ?
  • Exact, admit-il. (Les Monstres de Gor, Édition J’ai Lu, p. 82)

… Puis il fouilla dans son sac et, doucement, en sortit une représentation du tabuk nordique, sculptée dans une pierre bleue. J’ignorais combien de temps il fallait pour exécuter une telle sculpture. Il fallait sans doute de nombreuses nuits à la lumières des lampes ovales, penchées. (Les Monstres de Gor, Édition J’ai Lu, p. 105)

Je constatai que le drapeau du Kaissa, avec ses carrés rouges et jaunes, flottait sur l’amphithéâtre. De part et d’autre, se dressaient les drapeaux de Cos et d’Ar. Celui d’Ar était à droite, car Scormus avait tiré les jaunes ; c’était sa main qui, sous le tissu écarlate, s’était refermée sur le minuscule Lancier en bois qui se trouvait dans le casque, dont la possession déterminait le premier mouvement et, par conséquent, le choix de l’ouverture. (Les Monstres de Gor, Édition J’ai Lu, p. 105-106)

L’amphithéâtre, bien entendu, ne sert pas uniquement au Kaissa. Il est également utilisé pour les lectures poétiques, la présentation de chorales, les représentation théâtrales et les drames chantés. En fait, le grand amphithéâtre n’est généralement pas utilisé pour le Kaissa et les matches de Sardar se déroulent en plein air, devant de longs gradins en pente douce, installés au flanc de petites collines, de nombreuses parties étant jouées simultanément, de grands plateaux verticaux indiquant les positions de chaque partie. Les coups sont inscrits, dans l’ordre, à la craie, dans la partie gauche de plateau ; l’essentiel du plateau comporte une représentation de la partie de jeunes joueurs, apprentis des maîtres, déplacent les pièces dessus ; on dispose ainsi d’une part de la liste des coups et, d’autre part, d’une représentation graphique de la situation. Les coups, incidemment, sont également inscrits par de jeunes joueurs. Le score officiel est sous la responsabilité d’un jury de trois membres dont au moins un doit appartenir à la Caste des Joueurs. Ces hommes occupent une table proche de celle où se déroule la partie. Les victoires sont accordées, quand la capture de la Pierre du Foyer ne se produit pas, par un groupe de cinq juges qui doivent tous appartenir à la Caste des Joueurs, trois d’entre eux devant être des maîtres. (Les Monstres de Gor, Édition J’ai Lu, p. 106-107)

… Ces sabliers sont conçus de telle manière qu’ils comportent un bec minuscule qu’il est possible d’ouvrir et de fermer, ce qui détermine l’écoulement du sable. Ces becs sont reliés entre eux de telle façon que la fermeture de l’un d’entre eux commande l’ouverture de l’autre ; lorsqu’un joueur ferme le bec de son sablier, il ouvre automatiquement celui du sablier de son adversaire ; quand les sabliers doivent être arrêtés, en cas d’ajournement de la partie, par exemple, ils sont posés sur le côté par le juge de la partie, Reginald de Ti en l’occurrence. Il y a deux ahns de sable dans le sablier de chaque joueur. Chaque joueur doit avoir effectué quarante coups avant que la totalité du sable se soit écoulée, sous peine d’élimination. Les sabliers améliorent les parties de tournois qui, autrement, pourraient devenir des compétitions de patience, et pas de Kaissa, la victoire pouvant revenir à celui qui a décidé de rester assis plus longtemps que son adversaire. (Les Monstres de Gor, Édition J’ai Lu, p. 107-108)

… Il y a des chronomètres de précision, sur Gor, incidemment, et des méthodes mécanique de contrôle du temps techniquement réalisables. Les sabliers, en revanche, correspondent à la tradition des tournois. (Les Monstres de Gor, Édition J’ai Lu, p. 108)

… Il lui tendit la main conformément à la politesse des Joueurs. Scormus d’Ar, cependant, furieux, lui tourna le dos. (Les Monstres de Gor, Édition J’ai Lu, p. 109)

Si la main de Centius avait touché le Lancier de l’Ubara, il aurait été obligé de le déplacer. En outre, on peut peut-être indiquer que, s’il posait une pièce sur un carré donné et la lâchait, la pièce devait rester à l’endroit en question, à supposer, bien entendu, qu’il s’agisse d’un mouvement autorisé. (Les Monstres de Gor, Édition J’ai Lu, p. 113)

… Les femmes sont des esclaves merveilleuses quand les hommes sont forts. (Les Monstres de Gor, Édition J’ai Lu, p. 126)

… En général, les Goréens ne sont guère patients avec les agresseurs. Il est rare qu’ils vivent assez longtemps pour être empalés sur les murs d’une cité. (Les Monstres de Gor, Édition J’ai Lu, p. 128)

Elle était très jolie et séduisante, dans son costume de chasse, tunique courte et collant marron, cape et chapeau rouges, le chapeau portant une plume. Elle avait un court arc jaune en bois de Ka-la-na, capable de franchir la selle du tharlarion, son projectile pouvant partir d’un côté ou de l’autre. ses bottes noires, lisses et luisantes, étaient armées d’éperons. un carquois plein de flèches jaunes se trouvait sur la gauche de la selle. (Les Monstres de Gor, Édition J’ai Lu, p. 141)

… Généralement, on repère le gibier depuis la selle et on crie :  » Tabuk ! « , qui est le signal de chasse du tarn. (Les Monstres de Gor, Édition J’ai Lu, p. 142)

Une femme libre, vêtue d’une robe blanche, voilée était portée dans une chaise par quatre esclaves de trait. Près de la chaise, de part et d’autre, marchait une femme. Elles étaient voilées mais avaient les bras nus. Du fait que leurs bras étaient offerts aux regards des hommes, je compris que c’étaient des esclaves. (Les Monstres de Gor, Édition J’ai Lu, p. 142)

– À présent, tu peux mourir pour la moindre parole irritée, pour avoir été un tant soit peu désagréable. En réalité, tu peux mourir pour un simple caprice du maître, si cela lui fait envie. (Les Monstres de Gor, Édition J’ai Lu, p. 151-152)

Le sleen peut suivre les pistes plus efficacement que le larl ou le Kur. Il est infatigable, tenace et impitoyable. (Les Monstres de Gor, Édition J’ai Lu, p. 155)

Je pensai à la haine que les femmes libres paraissent vouer à leurs sœurs asservies. Cette haine, incidemment, n’est presque jamais dirigée contre le maître mais presque toujours contre l’esclave. sont-elles jalouses du collier des esclaves ? (Les Monstres de Gor, Édition J’ai Lu, p. 157)

– Elle connaissait si mal les hommes qu’elle n’avait pas peur d’eux, soulignai-je. (Les Monstres de Gor, Édition J’ai Lu, p. 158)

… Le tharlarion allait et venait, de l’eau au ventre, nerveux, agitant la tête. Puis les rênes tombèrent dans l’eau. C’était un petit tharlarion de chasse, que l’on guide avec une bride. Le grand tharlarion, un tharlarion de guerre, est guidé à la voix et au moyen de coups de lance. (Les Monstres de Gor, Édition J’ai Lu, p. 158)

– Non, répondit-il. Je suis commerçant. J’achète, au nord du Glacier de la Hache, des peaux de sleen, de leem et de lart. (Les Monstres de Gor, Édition J’ai Lu, p. 162)

J’avais placé les poignets de Constance au-dessus de ceux de la nouvelle esclave car Constance était Première Fille. Elle serait la première à descendre du tarn.

  • Tu es Première Fille, annonçai-je à Constance.
  • Merci, Maître, répondit-elle.
  • Constance est Première Fille, dis-je à l’ancienne Dame Tina de Lydius.
  • Oui, Maître, répondit-elle.
  • Tu dois l’appeler : Maîtresse, dis à l’ancienne femme libre.
  • Maîtresse, dit l’ancienne Dame Tina de Lydius, effrayée à Constance.
  • Esclave ! répliqua Constance, confirmant ainsi le statut de Deuxième Fille de l’ancienne femme libre. (Les Monstres de Gor, Édition J’ai Lu, p. 170-171)

… Les Castes des Guerriers et des Assassins ne s’apprécient guère. Chacune se croit supérieure à l’autre et se considère comme son adversaire naturel. L’épée du Guerrier est généralement dévouée à une Pierre du Foyer, celle de l’Assassin à l’or et au poignard. (Les Monstres de Gor, Édition J’ai Lu, p. 173)

… Je lançai à chacune des femmes une courte tunique d’esclave, en rep léger, que j’avais achetées en ville.

Reconnaissantes, sanglotant presque, elles les passèrent. Ne savaient-elles pas que, aux yeux d’un homme, elles étaient presque plus nues avec un tel vêtement que sans lui ? Les vêtements, incidemment, sont un moyen de contrôler les esclaves. Le fait de savoir que le maître ne leur permettra peut-être même pas ce haillon tend à les rendre plus impatientes de plaire, de peur d’être envoyées sans lui dans les rues. (Les Monstres de Gor, Édition J’ai Lu, p. 174)

… Je savais qu’il y avait un marché aux esclaves, sur les quais. J’y avais autrefois acheté une femme panthère, brune, nommée Sheera. Je lui avais rapidement appris la signification de son asservissement. Quelques mois plus tard, je l’avais affranchie. Comme j’avais été stupide ! Ce n’était pas une erreur que je commettrais à nouveau avec une femme. Qu’elles restent esclaves. Le collier est ce qu’il leur faut. (Les Monstres de Gor, Édition J’ai Lu, p. 178)

  • Les carreaux, dit l’homme, montrant les projectiles posés dans les guides des armes, sont enduits de kanda. La moindre égratignure, et ce serait la mort.
  • Je vois que tu n’appartiens pas à la Caste des Assassins, dis-je.

C’est une question d’honneur, pour les membres de cette caste, de renoncer à l’emploi d’acier empoisonné. En outre, leurs Codes l’interdisent. (Les Monstres de Gor, Édition J’ai Lu, p. 179)

Je la considérai. Elle portait un pantalon et une veste de fourrure blanchâtre, celle du sleen marin ; la veste avait une capuche, rejetée en arrière, bordée de fourrure de lart, sur laquelle le souffle humain ne gèle pas. Ses bottes étaient en fourrure de sleen marin, également bordées de fourrure de lart. La veste était serrée à la taille par une étroite ceinture, noire et luisante, à boucle d’or. À cette ceinture, était suspendu le fourreau d’une dague ; la poignée de l’arme était ornée de motifs rouges et jaunes. Sur l’épaule, lui barrant la poitrine, elle avait une deuxième ceinture à laquelle étaient suspendus, sur la hanche droite, une bourse et, sur un anneau, un fouet à quatre lanières de cuir, roulées. (Les Monstres de Gor, Édition J’ai Lu, p. 183)

Ignoraient-elles donc que, n’ayant pas de Pierre du Foyer, elles étaient exposées au collier de tous les hommes ? (Les Monstres de Gor, Édition J’ai Lu, p. 187)

Le jard est un petit charognard. Il vole en groupes nombreux. Un groupe, comme des mouches, peut dévorer un tabuk en quelques minutes.

– Les jards eux-mêmes meurent, gorgés de viande, dit l’homme qui se tenait près de nous, sur la plate-forme. (Les Monstres de Gor, Édition J’ai Lu, p. 191)

Je fus amusé. Je me demandai si elle changerait d’avis sur l’intelligence des esclaves quand elle porterait elle-même un collier. En réalité, l’intelligence compte parmi les principaux critères utilisés par les Marchands d’Esclaves goréens lorsqu’ils cherchent, sur Terre, des femmes destinées à la capture et aux chaînes de Gor. Les deux autres critères principaux sont la beauté et la féminité. Qui voudrait d’une esclave stupide ? En outre, les femmes intelligentes ont une conscience beaucoup plus nette de leur asservissement que leurs sœurs plus simples. De ce fait, il est beaucoup plus amusant de les maintenir dans l’asservissement. de plus, étant intelligentes, elles comprennent beaucoup plus rapidement la justification biologique de leur situation, bien qu’il leur arrive de lutter plus longtemps. (Les Monstres de Gor, Édition J’ai Lu, p. 193)

Il s’agissait de tabuks nordiques, massifs, trapus, rapides, dont beaucoup faisaient plus d’un mètre au garrot, animaux tout à fait différents du petit quadrupède jaune, évoquant une antilope, du Sud. En revanche, ils se distinguaient également par la corne unique du tabuk. Chez ces animaux, toutefois, cet objet en ivoire torsadé faisait souvent, à la base, entre cinq et six centimètres de diamètre et plus d’un mètre de long. Un tabuk qui charge, en raison de la vivacité de ses réflexes, est un animal très dangereux. En général, on les tue de loin, souvent à l’abri de boucliers, avec des flèches. (Les Monstres de Gor, Édition J’ai Lu, p. 194)

… Les deux femmes, à présent, toutefois, avaient les pieds enroulés dans de la fourrure, attachée avec des lanières de cuir, et portaient des tuniques en fourrure. Sous la laisse qui leur emprisonnait le cou, étaient attachées quatre lanières de cuir tressées suivant un motif complexe. C’est ainsi que les chasseurs rouges identifient leurs animaux. La manière dont les lanières sont tressées indique le propriétaire. (Les Monstres de Gor, Édition J’ai Lu, p. 196)

… On parle plusieurs langues barbares, sur Gor, en particulier dans les régions isolées. En outre, certains dialectes du goréen sont pratiquement incompréhensibles. En revanche, le goréen, dans ses variétés, est la lingua franca des régions civilisées. Rares sont les Goréens qui ne le parlent pas, bien que, pour certains, ce soit presque une seconde langue. Le goréen a tendance à s’uniformiser grâce aux mélanges et aux transactions des foires. En outre, lors de certaines foires, la Caste des Scribes, considérée comme arbitre dans le cadre de ces problèmes, décide que certaines prononciations ou formations grammaticales doivent être préférées à d’autres. les foires, dans divers domaines, tendent à uniformiser la langue qui, dans d’autres conditions, pourrait éclater en variantes régionales, lesquelles, au fil des siècles, pourraient devenir des modalités linguistiques mutuellement incompréhensibles et, en réalité, des langues distinctes. Les foires et, à mon avis, la volonté des Prêtres-Rois empêchent cela. (Les Monstres de Gor, Édition J’ai Lu, p. 196-197)

Je n’avais pas véritablement considéré le chasseur rouge comme un Indien, mais je supposai que tel était le cas. Les Goréens appellent généralement les habitants des régions polaires : les chasseurs rouges. De toute évidence, ils étaient culturellement distincts des sauvages rouges, tarniers, des régions situées à l’est et au nord es Montagnes de Thentis, qui entretenaient un pouvoir féodal sur des communautés agricoles clairsemés d’esclaves blancs. À mon avis, ces individus étaient davantage des Indiens que les chasseurs rouges. Pourtant, manifestement, si l’on voulait être précis sur ces questions, les chasseurs rouges étaient également des Indiens. En revanche, les enfants des chasseurs rouges ont des points bleus à la base de la colonne vertébrale, lorsqu’ils naissent, contrairement à ceux des sauvages rouges des Montagnes de Thentis. De sorte qu’il y a, entre eux, une distinction raciale. Il y a également des différences sérologiques. La race, incidemment, ne compte guère, pour les Goréens, peut-être parce que les peuples se mêlent. La langue et la cité, cependant, la caste sont des questions capitales, à leurs yeux, et constituent le fondement des discriminations qui font les délices des êtres humains. (Les Monstres de Gor, Édition J’ai Lu, p. 198-199)

– Oui, repris-je. Sais-tu que les femmes aux cheveux auburn se vendent souvent plus cher, sur l’estrade ? demandai-je. (Les Monstres de Gor, Édition J’ai Lu, p. 200)

On peut échanger des cadeaux entre amis. Les cadeaux sont importants dans la culture des habitants des régions polaires. On en échange en toute occasion. Parfois, bien entendu, quand un chasseur n’a pas de nourriture à donner à sa famille, un autre chasseur l’invite chez lui, ou lui rend visite, apportant de la nourriture, afin qu’ils partagent le festin. Ce geste, bien entendu, est rendu quand l’occasion se présente. Les échanges eux-mêmes, dans le Nord, bizarrement, prennent parfois l’aspect d’un échange de cadeaux, comme si le commerce, évident et cru, portait atteinte à la sensibilité de ces fiers chasseurs. Celui qui a le courage de poursuivre le dangereux sleen marin des eaux arctiques, n’ayant qu’une fragile embarcation en peau de tabuk, ses armes et son adresse pour se défendre contre les dents de l’animal, ne tient pas à être confondu avec un commerçant. (Les Monstres de Gor, Édition J’ai Lu, p. 205)

Il n’était pas rare que des hommes meurent, sous les coups du serpent, lourde lanière chargée de fils métalliques et de boules de plomb. (Les Monstres de Gor, Édition J’ai Lu, p. 206)

– Elle porte des fourrures d’homme, s’étonna Imnak.

C’était vrai, du moins du point de vue d’un chasseur rouge. Les fourrures des femmes des chasseurs rouges sont différentes de celles des hommes. Leurs bottes, souples, en peau de sleen, montent jusqu’en haut des cuisses et non jusqu’au genou. Au lieu de pantalon en fourrure, elles portent de courts shorts en fourrure. Quand elles couvrent leur poitrine, c’est généralement avec une chemise de peau de lart, ornée de perles. Lorsqu’il fait froid, comme les hommes, elles portent un ou plusieurs anoraks à capuche, en peau de tabuk. La peau de tabuk est la fourrure la plus chaude de l’arctique. les poils du tabuk du Nord, bizarrement, sont creux. L’air contenu dans les poils creux confère à la fourrure d’excellentes propriétés isolantes. L’air, incidemment, est extrêmement important, d’une manière générale, sur le plan de l’efficacité des vêtements des chasseurs rouges. (Les Monstres de Gor, Édition J’ai Lu, p. 209)

… La fourrure et la peau que les tabuks fournissent aux chasseurs rouges en leur procurent pas seulement des vêtements, mais aussi des couvertures, des sacs de couchage et d’autres ustensiles. Les peaux servent également à fabriquer des harnais destinés aux sleens des neiges et à leurs femelles à peau blanche. En outre, elles peuvent servir à la fabrication de seaux, de tentes et de kayaks, canoës de chasse étroits et légers, en peau, dans lesquels on peut traquer les mammifères marins. Les tendons servent à la fabrication de lanières, de lignes, de cordes de harpon. Taillés, les os et la corne permettent d’obtenir des pointes de flèches, des aiguilles, des dés à coudre, des ciseaux à bois, des coins et des poignards. La graisse et la moelle des os constituent un combustible. On peut même manger ses yeux et les mousses partiellement digérées qu’il broute. (Les Monstres de Gor, Édition J’ai Lu, p. 218)

Des jards, couvrant de nombreux cadavres, semblables à des mouches gigantesques, s’envolèrent quand Imnak passa près d’eux, puis retournèrent à leur festin. (Les Monstres de Gor, Édition J’ai Lu, p. 218)

– Je suis une prisonnière libre, déclara-t-elle. J’exige tous les droits et privilèges de telles prisonnières. (Les Monstres de Gor, Édition J’ai Lu, p. 221)

On lui retira ses bottes en fourrure et on lui relia les chevilles avec une lanière de cuir ; elle avait de jolies chevilles ; le cuir leur permettait de s’écarter d’une trentaine de centimètres ; la laisse qui lui attachait les chevilles fut ensuite passée entre ses jambes puis l’extrémité fut attachée autour de son cou. L’entrave des chevilles l’empêche de faire glisser ses autres liens et contrôle la longueur de ses pas. Une pression sur la lanière qui relie ses poignets à son cou permet à la laisse de fonctionner comme un collier étrangleur ; une pression différente permet de l’obliger à courir sur la pointe des pieds. Bien entendu, ce sont en général les esclaves nues qui sont attachées ainsi. (Les Monstres de Gor, Édition J’ai Lu, p. 222)

… Le traîneau était lourdement chargé, mais ne contenait pas beaucoup d’or. Imnak avait préféré les sucres et les thés de Bazi, les fourrures et les outils. En outre, il avait mis beaucoup de bois sur le traîneau, planches et pieux, car cela a beaucoup de valeur dans le Nord. Le bois sert à la fabrication des traîneaux, des armatures de tentes, des kayaks et des umiaks, grandes embarcations capables de contenir plusieurs hommes et qui servent parfois à la pêche aux baleines. Les arbres en poussent guère, dans le pays d’Imnak, et leurs besoins en bois dépendent de trouvailles occasionnelles, sur la côte, de bois ayant dérivé depuis le sud et qu’il faut tirer de l’eau glacée. (Les Monstres de Gor, Édition J’ai Lu, p. 226)

Je posai une flèche en bois de Tem noir, à pointe en acier, sur la corde du grand arc en bois jaune de Ka-la-na. La corde était en chanvre entrelacé de soie. L’empennage de la flèche était en plumes de mouette du Vosk. (Les Monstres de Gor, Édition J’ai Lu, p. 228-229)

Je libérai ses chevilles et lui détachai les mains, mais je les liai à nouveau devant son corps. Je la fis agenouiller devant moi, les genoux ouverts, assise sur les talons, les bras tendus, la tête baissée entre les bras.

– Connais-tu les rituels de l’asservissement ? m’enquis-je.

Moi, Sydney Anderson, de la Terre, dit-elle, je me soumets à Tarl Cabot, de Gor, en tant qu’esclave, totalement, afin qu’il puisse faire de moi ce qu’il veut. (Les Monstres de Gor, Édition J’ai Lu, p. 235)

Je pris une lanière de cuir et la nouai, avec un nœud de capture, à son cou. Ce fut son collier. En outre, le nœud de capture, réservé aux Guerriers, indiquerait, dans le Nord, qu’elle m’appartenait. (Les Monstres de Gor, Édition J’ai Lu, p. 235-236)

… Sur la hanche gauche, il portait un signe de lanière de cuir nouée, brodé avec du tendon teint en rouge, qui indiquait que le vêtement appartenait à un animal possédé. (Les Monstres de Gor, Édition J’ai Lu, p. 237)

Nous étions assis face à face, Imnak et moi, tous les deux avec les jambes croisées. Je jetai un petit os sur le tapis de fourrure qui nous séparait. Chaque joueur, à son tour, jette un os, prélevé sur sa réserve. L’os qu’Imnak avait jeté était sculpté en forme de tabuk. Tous les os sont sculptés en forme d’animal, le gaut arctique, le bosk du Nord, le lart, le tabuk, et ainsi de suite. L’os qui reste droit gagne. Si les deux os se couchent, il n’y a pas de gagnant. De même, si les deux os restent droits, on les lance à nouveau. L’os qui ne reste pas droit, si l’os adverse reste droit, rejoint la réserve du joueur dont l’os est resté droit. La partie est terminée quand un des joueurs n’a plus d’os. (Les Monstres de Gor, Édition J’ai Lu, p. 237)

… Les bas étaient en fourrure de lart. Chacun d’entre eux, sur le côté, portait le signe de la lanière de cuir nouée. (Les Monstres de Gor, Édition J’ai Lu, p. 237-238)

Lorsqu’il fait froid, une couche d’herbe, pour des raisons d’isolation, que l’on change quotidiennement, est placée à l’intérieur de la botte, entre la semelle intérieure de la botte et le pied du bas. Arlene, bien entendu, pour le moment, ne se soucia pas de cela. La meilleure herbe que l’on puisse réserver à cet usage, naturellement, se trouve au haut des falaises des oiseaux. Arlene enfila les hautes bottes. Elles montaient jusqu’à l’entrecuisse. (Les Monstres de Gor, Édition J’ai Lu, p. 238)

… La bordure de fourrure du haut touchait son short. Elle était torse nu. Presque toutes les femmes des chasseurs rouges allaient également ainsi vêtues, à l’intérieur et à l’extérieur des tentes, lorsqu’il faisait chaud. Étant libres, naturellement, elles ne portaient pas de cuir, comme Arlene, ou de collier d’asservissement, comme Dé-à-Coudre et Chardon, au cou. De même, leurs vêtements ne portaient pas la marque de lanière de cuir nouée. Ces marques, bien entendu, n’étaient pas nécessaires, dans le Nord, pour déterminer qui étaient Dé-à-Coudre, Chardon et Arlene. Le cuir et les lanières d’asservissement ne l’étaient pas davantage. La blancheur de leur peau, à elle seule, du fait qu’il s’agissait de femelles, suffisait à faire d’elles des animaux asservis. (Les Monstres de Gor, Édition J’ai Lu, p. 238)

Avec l’aide d’Imnak, nous traverserions le Glacier de la Hache et retrouverions les Innuits, comme ils se sonnent eux-mêmes, mot qui, dans leur langue, signifie :  » le Peuple « . (Les Monstres de Gor, Édition J’ai Lu, p. 241)

La dignité d’un homme ne l’autorise pas à apprendre à coudre à une femme. Imnak l’avait fait avec Dé-à-Coudre et Chardon, parce qu’il y était obligé et ne voulait pas recommencer. C’est une femme qui doit apprendre à une autre femme à coudre. (Les Monstres de Gor, Édition J’ai Lu, p. 244)

Il y a des chaînes de montagnes, à l’est et au nord du Torvaldsland. Le Glacier de la Hache se trouve dans la vallée séparant ces chaînes. Ces chaînes, ensemble, sont parfois appelées : les Hrimgar, ce qui, en goréen, signifie : les Barrières. (Les Monstres de Gor, Édition J’ai Lu, p. 246-247)

… J’apprendrais plus tard que les filles célibataires des hommes importants, à savoir les bons chasseurs, reçoivent souvent les plus mauvaises fourrures. C’est au mari, ou compagnon, s’il le souhaite, de leur en fournir de bonnes. Cela est peut-être destiné à encourager les filles à se montrer un peu provocantes, afin de pouvoir attirer les hommes et, par conséquent, obtenir de bons vêtements. (Les Monstres de Gor, Édition J’ai Lu, p. 248)

Elle rejeta la tête en arrière et s’en alla. Elle portait les cheveux en chignon sur la tête, comme le font généralement les femmes des chasseurs rouges. Bizarrement, elles ne portent les cheveux tombants, lorsqu’elles sortent, que pendant leurs périodes de menstruation. Dans une culture où l’échange des partenaires est couramment pratiqué, ce symbole, politesse civilisée, peut fournir aux amis du mari un indice relatif à la pertinence du moment de leurs visites. Dans le Nord, cependant, ce signal n’est pas applicable aux esclaves. Les animaux ne se peignent pas et les esclaves, en général, non plus. En fait, Imnak donnait parfois à Dé-à-Coudre et à Chardon un ruban rouge afin qu’elles puissent s’attacher les cheveux mais, le plus souvent, il ne le faisait pas ; il faisait, avec elles, ce qui lui faisait envie, et elles obéissaient à ses instructions sur ce plan. Parfois elles portaient les cheveux en chignon, parfois elles les laissaient tomber sur les épaules. (Les Monstres de Gor, Édition J’ai Lu, p. 248-249)

La jeune femme, avec d’autres jeunes gens, jouait à une sorte de football avec une balle en cuir, les buts étant dessinés sur l’herbe. (Les Monstres de Gor, Édition J’ai Lu, p. 249)

Les chasseurs rouges, bien qu’ils n’aiment guère prononcer leur nom, n’hésitent pas à prononcer ceux des autres. Cela se comprend, puisque ce n’est pas le leur et qu’il ne risque, par conséquent, pas de s’enfuir si on le prononce. C’est une bonne chose. Il est parfois difficile, sinon impossible, d’amener un de ces hommes à dire son nom. Souvent, un homme vous dira le nom de son ami, et inversement. Ainsi, on apprend les deux noms, mais pas par la bouche qui devrait les prononcer. Les noms des chasseurs rouges, incidemment, ont un sens mais, en général, je me contente de les rapporter dans leur langue.  » Imnak « , par exemple, signifie :  » Montagne Abrupte  » ;  » Poalu  » signifie :  » Mitaine  » ;  » Kadluk  » signifie :  » Tonnerre « . J’ai mentionné Dé-à-Coudre et Chardon. Elles s’appelaient en réalité :  » Pudjortok  » et  » Kakadlarnek « , et, comme Imnak les appelait souvent, en goréen, Dé-à-Coudre et Chardon, il m’a paru acceptable d’utiliser ces vocables, du fait qu’ils sont plus simples du point de vue d’un individu ne parlant pas la langue du Peuple. (Les Monstres de Gor, Édition J’ai Lu, p. 249)

… Des centaines de femmes et d’enfants, répartis sur plusieurs pasangs, criant, frappant sur des casseroles, avaient poussé le troupeau vers une large allée de tumuli en pierre. Ces tumuli, qui font approximativement un mètre cinquante de haut et sont couverts de poussière noire, forment un long entonnoir de plus de deux pasangs de long. (Les Monstres de Gor, Édition J’ai Lu, p. 250)

Je m’écartai pour laisser passer une jeune fille qui portait deux paniers pleins d’œufs de gaut arctique, un oiseau migrateur. Ils nichent dans la chaîne des Hrimgar ainsi que dans des falaises abruptes. On les appelle : les falaise des oiseaux. Ces falaises, de toute évidence, ne sont pas sans liens géologiques avec la chaîne des Hrimgar. Quand ces œufs sont gelés, on les mange comme des pommes. (Les Monstres de Gor, Édition J’ai Lu, p. 252)

Un peu plus loin, quatre femmes assises sur une couverture en fourrure jouaient à faire des figures avec un morceau de ficelle. Elles étaient très adroites. Ce jeu est populaire dans le nord de Gor. On n’y joue pas seulement chez les chasseurs rouges, mais aussi à Hunjer, à Skjern, au Torvaldsland et jusque dans les villages de la vallée du Laurius. (Les Monstres de Gor, Édition J’ai Lu, p. 252)

… Chardon, cependant, derrière elle, était nue, portait un joug du Nord et était attachée avec une laisse en cuir. Le joug du Nord est soit en bois, soit en os, et il est percé en trois endroits. Celui de Chardon était en bois. Il n’était pas lourd. (Les Monstres de Gor, Édition J’ai Lu, p. 253)

La mousse sert de mèches aux lampes. L’herbe, séchée, sert d’isolant, entre l’intérieur de la semelle de la botte et la partie inférieure des bas, en hiver. (Les Monstres de Gor, Édition J’ai Lu, p. 253)

– Un des éléments agréables de la possession d’une esclave, dis-je, est la possibilité de converser avec elle, de l’écouter, de l’entendre exprimer ses sentiments et ses idées. On peut beaucoup apprendre d’une esclave. De nombreuses esclaves, comme toi, sont extrêmement intelligentes. Elles peuvent s’exprimer avec raison, clarté, pertinence et lyrisme. Il est très agréable de parler avec elles. (Les Monstres de Gor, Édition J’ai Lu, p. 262)

Malheureusement, avant l’arrivée de Poalu dans la tente, les deux femmes avaient atteint la deuxième étape de l’asservissement. La première étape est l’acceptation du statut d’esclave, la deuxième étape est le besoin de la caresse d’un homme. (Les Monstres de Gor, Édition J’ai Lu, p. 290)

… Une des choses les plus humiliantes qui puisse arriver à une esclave, c’est de se trouver à plat ventre, sans en avoir reçu l’ordre, gémissant, rampant aux pieds d’un maître qu’elle hait. Elle pose ses lèvres sur ses pieds. (Les Monstres de Gor, Édition J’ai Lu, p. 291)

  • Où sommes-nous marquées ? demanda-t-elle.
  • En général, les femmes sont marquées sur la cuisse droite ou sur la cuisse gauche, répondis-je, parfois sur la gauche de la partie inférieure de l’abdomen. (Les Monstres de Gor, Édition J’ai Lu, p. 295)

L’homme possède la femme par nature ; dans un monde où il y a des lois et un droit de propriété, l’esclavage des femmes, en tant que fait juridique, n’est pas surprenant ; il existera dans toutes les sociétés ayant gardé un contact avec les vérités de la nature. Le droit goréen, naturellement, est complexe et flottant, dans ce domaine. Par exemple, de nombreuses femmes sont libres, indépendamment de la question de savoir si cela est sage ou désirable, et l’asservissement n’est pas toujours permanent pour les esclaves. Parfois, ayant rencontré l’amour, les femmes sont affranchies, afin de pouvoir porter les enfants d’un ancien maître. Mais la liberté d’une ancienne esclave reste une chose ténue. Sa cuisse porte toujours la marque du fer rouge, et, si elle a les oreilles percées, il est presque certain qu’elle sera, tôt ou tard, à nouveau asservie. Les hommes ont du mal à laisser en liberté une femme qui serait une bonne esclave. Elle craindra toujours que, dans la nuit, les hommes ne reviennent la chercher, l’encapuchonnent et l’emportent dans une cité lointaine où elle montera à nouveau sur l’estrade d’un marché animé, où un collier métallique lui enserrera à nouveau le cou, où elle s’agenouillera aux pieds d’un nouveau maître. L’esclavage, bien entendu, comprend également l’asservissement d’hommes, vis-à-vis duquel il n’y a guère de précédents naturels. En ce qui concerne les hommes, l’institution est fondamentalement économique. La main-d’œuvre esclave est utile et bon marché. On la trouve dans les carrières, les routes, les grandes fermes et certains types de galères de transport, sur les quais, sur les murailles des cités et dans les forêts. Les hommes asservis sont généralement des débiteurs et des délinquants ; ce sont parfois des prisonniers, capturés au cours d’opérations contre les cités ou les installations ennemies ; parfois, ils ont simplement suscité l’hostilité d’hommes ou de familles puissantes ; des Marchands d’Esclaves, travaillant en équipes, se spécialisent dans la capture d’hommes libres destinés à de grands chantiers ; ils obtiennent un prix par tête sur la base d’un accord contractuel. ( Les Monstres de Gor, Édition J’ai Lu, p. 304)

… C’est un beau moment quand la femme comprend que l’homme qui la possède est son Maître d’Amour et que l’homme comprend que la femme qu’il a achetée, et qui pose sur lui un regard voilé par les larmes, est son Esclave d’Amour. ( Les Monstres de Gor, Édition J’ai Lu, p. 305)

  • Qui sont les femmes-panthères ? s’enquit-elle.
  • Des femmes fortes, des chasseresses qui fréquentent les forêts du Nord, expliquai-je. Elles aiment vendre les femmes féminines, comme toi. ( Les Monstres de Gor, Édition J’ai Lu, p. 309)

… Les femmes-panthères conquises sont les esclaves les plus méprisables, les plus délicieuses et les plus joyeuses. ( Les Monstres de Gor, Édition J’ai Lu, p. 310)

  • Je demanderais même à l’essayer, ajouta-t-elle audacieusement.
  • Cela se pratique lors de certaines ventes, dis-je, comme les ventes de la Cabine Pourpre, dans la cour de la Demeure d’un Marchand d’Esclaves. ( Les Monstres de Gor, Édition J’ai Lu, p. 310)

– Il est parfois autorisé à la toucher un peu, expliquai-je. Le simple fait de poser la main sur une femme permet d’apprendre de nombreuses choses. Comment son bras est-il, au-dessus du coude ? Comment se tient-elle quand on la prend par les épaules et qu’on l’oblige à tourner le dos ? Comment sont les délices de ses cuisses, la douceur de la partie postérieure du genou, le galbe des mollets ? On lève un pied. La voûte plantaire est-elle haute ? Les femmes dont la voûte plantaire est haute sont souvent de bonnes danseuses. On la tourne à nouveau face à soi. Les yeux sont très importants. On peut y voir si elle est intelligente. On embrasse doucement ses seins, on pose délicatement les lèvres sur les siennes. On examine ses yeux, ses expressions. Puis, sans préambule, ou bien après l’avoir prévenue, on la touche. Regarder à nouveau les yeux. On continue de la toucher. On ne quitte pas ses yeux du regard. Puis elle implore la pitié, se tortillant dans ses chaînes ou dans l’étreinte du Marchand d’Esclaves, qui la tient par les cheveux. On sait alors tout ce que l’on a besoin de savoir, sans lui avoir fait exécuter son numéro ou l’avoir forcée à se mettre en valeur sur les fourrures. ( Les Monstres de Gor, Édition J’ai Lu, p. 311)

  • Alors, les Marchands d’Esclaves permettent rarement que leurs femmes que leurs femmes soient totalement utilisées ? demanda-t-elle.
  • Pas pour rien, répondis-je. Il est fréquent, toutefois, que l’on fasse payer à l’acheteur potentiel, s’il le souhaite, une location que l’on peut ensuite, s’il prend la femme, intégrer au prix.
  • Cela semble équitable, reconnut-elle.
  • Je le crois, répondis-je. Pourquoi un Marchand d’Esclaves donnerait-il gratuitement la jouissance de ses propriétés ? demandai-je. Après tout, c’est de cela qu’il vit, la vente, l’achat et la location de femmes.
  • Bien sûr, acquiesça-t-elle. mais il y a les ventes de la Cabine Pourpre.
  • Elles sont généralement réservées à une clientèle bien choisie, expliquai-je, que le Marchand d’Esclaves connaît. Il sait qu’il s’agit d’acheteurs sérieux et de bonne foi. S’ils n’achètent pas une femme, ils en achèteront probablement une autre. ( Les Monstres de Gor, Édition J’ai Lu, p. 312)

– L’assurance de la chaleur d’une femme, dans certaines villes, expliquai-je, est parfois fournie, avec la garantie du Marchand d’Esclaves, avec les documents de la vente. Son degré de chaleur, dans une telle situation, serait également indiqué, bien entendu, avec ses autres propriétés, sur les feuilles de vente, affichées à proximité des cages d’exposition, vingt ahns avant la vente. Il serait également annoncé, dans une telle situation, en même temps que son poids, sa taille de collier et d’autres choses, sur l’estrade, pendant la vente. ( Les Monstres de Gor, Édition J’ai Lu, p. 313)

– Non, naturellement, répondis-je. Cela se pratique dans quelques villes en raison des possibilités de fraude de la part de l’acheteur. il pourrait utiliser la femme pendant un mois puis exiger le remboursement dans le cadre de la garantie. Les Marchands d’Esclaves préfèrent que les ventes soient définitives. En outre, il y a d’autres problèmes. Par exemple, une femme libre qui, avant sa vente, est froide, peut devenir, après la transaction, sachant qu’elle est une esclave vendue, torride dans les bras d’un maître. De même, une femme qui n’est que moyenne, pour ainsi dire, peut, sous le regard d’un maître donné, spécial à ses yeux sans raison précise, devenir si faible et chaude qu’elle peut à peine tenir debout. (Les Monstres de Gor, Édition J’ai Lu, p. 313-314)

  • La frigidité n’est pas permise aux esclaves ? demanda-t-elle.
  • Non, répondis-je. Le maître ne l’accepte pas.
  • Pauvres femmes ! fit-elle en riant.
  • La frigidité est un luxe névrotique, expliquai-je. Elle n’est permise qu’aux femmes libres, probablement parce que personne ne se soucie vraiment d’elles. en fait, la frigidité compte parmi les titres et les permissions qu’implique le statut élevé des femmes libres. Pour beaucoup, c’est, en fait, la possession qu’elles gardent le plus jalousement. Elle les distingue de l’humble esclave. Elle prouve qu’elles sont libres. Si elles sont asservies, bien entendu, elles la perdent, comme leurs propriétés et leurs vêtements. (Les Monstres de Gor, Édition J’ai Lu, p. 314)

– Oui, dis-je. Une fille de Basse Caste, appartenant à une famille pauvre, véritablement belle, une fille ne pouvant se permettre l’abri d’une région protégée, est presque certaine, tôt ou tard, de porter un collier. Toutefois, une femme riche et de Haute Caste, si elle est belle, n’est pas hors de danger. Les capturer est considéré comme un sport extrêmement divertissant. (Les Monstres de Gor, Édition J’ai Lu, p. 318)

– À présent, tu connais deux dictons goréens, relevai-je.

– Oui, dit-elle. Le premier :  » Seul un fou achèterait une femme habillée « , et le second :  » La curiosité ne sied pas à une Kajira.  » Tu vois ? (Les Montres de Gor, Édition J’ai Lu, p. 320)

– Les femmes ont beaucoup de travail, expliquai-je. Elles tiennent les compartiments. Elles époussettent et nettoient. Quand elles n’utilisent pas les cuisines publiques, elles doivent préparer les repas. Si le maître ne désire pas profiter des laveries publiques, l’esclave doit faire la lessive et repasser. Elle fait les courses, marchande au marché, et ainsi de suite. Elle a beaucoup de travail. (Les Monstres de Gor, Édition J’ai Lu, p. 321)

– Il y a les Esclaves de Taverne, expliquai-je, qui doivent donner du plaisir aux clients de leur maître. Il y a les femmes qui travaillent dans les cuisines et les laveries publiques. Il y a les esclaves de louage, qui peuvent être louées à n’importe qui, dans n’importe quel but, excepté les blessures et les mutilations, sauf si une compensation est versée au maître. Il y a les Esclaves d’État qui entretiennent les compartiments publics et travaillent dans les bureaux et les entrepôts. Il y a les femmes des villages de Paysans, et les femmes des grandes fermes qui font la cuisine et portent de l’eau aux équipes d’esclaves. il y a celles qui sont achetées pour les Jardins de Plaisir des hommes riches. Il y a d’autres femmes qui travaillent dans les manufactures, enchaînées à leur métier à tisser. (Les Monstres de Gor, Édition J’ai Lu, p. 323)

Cinq hommes, en dehors de moi, attendaient dans le grand bateau en peaux, l’umiak. il faisait environ six mètres de long et un mètre cinquante de large. Les peaux cousues sur l’armature, bizarrement, étaient des peaux de tabuk, pas de sleen des mers. Les peaux étaient tendues sur une carcasse en bois et en os. (Les Monstres de Gor, Édition J’ai Lu, p. 335)

Il arrivait souvent que les umiaks ou les kayaks, plus petits et légers, ne rentrent pas. (Les Monstres de Gor, Édition J’ai Lu, p. 335)

Le tambour des chasseurs rouges est gros et lourd. Il a une poignée et est en forme de disque. Il faut de la force pour l’utiliser. on le tient dans une main et on frappe avec un bâton serré dans l’autre. son armature est généralement en bois et sa couverture, généralement en peau de tabuk, est fixée sur l’armature par des tendons. Bizarrement, on ne frappe pas le tabour sur la peau, mais sur l’armature. il a une résonance étrange. (Les Monstres de Gor, Édition J’ai Lu, p. 341)

L’ulo, le poignard des femmes, qui comporte une lame en demi-cercle et un manche en bois, ne convient guère à la sculpture. Il est plus efficace pour couper la viande et fendre les tendons. En outre, sculpter l’ivoire et l’os exige de la force. (Les Monstres de Gor, Édition J’ai Lu, p. 341)

Quand une esclave est battue par une autre, la perdante est généralement obligée d’appeler l’autre : Maîtresse. Dans les cages et les Jardins de Plaisir, la femme battue est souvent obligée de servir celle qui est plus forte qu’elle. Cette situation cruelle contribue à maintenir l’ordre parmi les esclaves. (Les Monstres de Gor, Édition J’ai Lu, p. 355)

– La force physique n’est qu’une petite partie de ce que je veux dire, expliqua-t-elle, bien qu’elle ait son importance. Je pense à la force de la volonté. De nombreux hommes, forts physiquement, sont des faibles sans énergie, torturés et dominés par les femmes, et les idées. Les femmes, en dépit de ce qu’elles se sentent obligées de déclarer en public, détestent ces hommes, car ils trahissent leur dominance, leur patrimoine génétique de primates mâles, se privant ainsi non seulement de leur épanouissement, mais aussi les femmes du leur. Il n’est pas surprenant que les femmes, désespérées et frustrées, se tournent contre ces hommes, les blessant et les rendant pitoyables. Cela, bien entendu, amène ces hommes, qui ne comprennent pas le problème, à redoubler d’efforts pour plaire aux femmes, et se les concilier, à leur donner tout ce qu’elles désirent, à leur dire tout ce qu’elles ont envie d’entendre. Un cercle vicieux est ainsi créé. (Les Monstres de Gor, Édition J’ai Lu, p. 357)

– Suppose, expliquai-je, que je reçoive une femme libre dans mes compartiments. Dans une telle situation, tu devrais t’effacer et servir humblement. Tu ne parlerais que si on s’adressait à toi et, vraisemblablement, pour répondre avec déférence aux ordres. Tu resterais à l’écart, simple instrument chargé de nous servir. Tu ne serais en aucun cas autorisée à influencer l’impression que la femme libre désirerait produire, ni à la concurrencer. Tu ne serais, dans la pièce, qu’un commodité presque invisible. (Les Monstres de Gor, Édition J’ai Lu, p. 360)

– Quel est le premier devoir d’une esclave ? demandai-je.

– Donner du plaisir au Maître, répondit-elle. (Les Monstres de Gor, Édition J’ai Lu, p. 365)

La tête d’un sleen, luisante, lisse, sortit de l’eau. C’était un sleen marin adulte, de taille moyenne, pesant entre cent cinquante et deux cents kilos. (Les Monstres de Gor, Édition J’ai Lu, p. 366)

Les chasseurs rouges appellent les Kurii à poils blancs : les monstres des neiges. Ces animaux chassent généralement à partir de plaques de glace flottantes, en été, souvent loin des côtes. Contrairement à la majorité des Kurii, ils aiment l’eau. en hiver, quand la mer gèle, il arrive qu’ils pénètrent à l’intérieur des terres. Il y a différentes races de Kurii. On ne savait pas grand chose du mystérieux Karjuk, même parmi les chasseurs rouges, sauf que c’était un membre de leur race. C’était un homme étrange, qui vivait seul. Il n’avait pas de femme. Il n’avait pas d’amis. il vivait seul sur la banquise. Il errait dans le noir, silencieux, avec sa lance. Il s’interposait entre le Peuple et les monstres des neiges. (Les Monstres de Gor, Édition J’ai Lu, p. 394)

Les patins du traîneau étaient en bois. Au début de la saison, généralement à la fin de l’automne, une pâte, une boue formée de terre, d’herbe et de mousse, pour des raisons de solidité, est mise en forme et déposée sur les patins, sur une épaisseur variant entre quinze ou vingt centimètres. La glace adhère à cette couche épaisse dont le bois est enduit, comme elle n’adhérerait pas au bois lui-même. La glace est extrêmement importante. À basse température, la neige devient granuleuse et a une texture un peu comparable à celle du sable. La couche de glace, sur l’enduit en terre fixé sur les patins, réduit les frottements. La couche de boue, que l’on répare, dure généralement toute la saison. La couche de glace, naturellement, est souvent remplacée, parfois plusieurs fois par jour. L’urine, qui gèle instantanément, est souvent utilisée à cet effet. Mais on utilise aussi l’eau produite par la fonte de la neige contenue dans un sac en cuir que l’on porte à même la peau. La nuit, lorsqu’on ne l’utilise pas, on retourne le traîneau, afin que le gel ne colle pas les patins sur la banquise. Les harnais des sleens sont suspendus à un poteau planté verticalement dans la neige, afin que les animaux ne puissent pas les dévorer. (Les Monstres de Gor, Édition J’ai Lu, p. 415-416)

Le sleen se débattit mais, le basculant sur le flanc dans la neige, je lui attachai la gueule. Puis je liai ses trois paires de pattes. (Les Monstres de Gor, Édition J’ai Lu, p. 426)

– Comme ces sleens sont des animaux paresseux ! s’exclama Imnak. Ils n’ont pas vraiment faim, mais ils nous gardent présents à l’esprit. ils devraient chasser le bosk des neiges, le sleen marin, ou bien fouiller la neige à la recherche de leems en état d’hibernation. (Les Monstres de Gor, Édition J’ai Lu, p. 434)

Il me semblait improbable que nous puissions soutenir l’attaque de cinq sleens, sans abri. Instinctivement, quand ils sont en groupe, ces animaux ont tendance à attaquer simultanément de plusieurs directions. L’abri, incidemment, les déroute. Ce n’est pas une forme qui libère leur comportement d’attaque habituel. Notre meilleure solution, probablement, si nous étions pris à découvert, consisterait à combattre dos à dos, les femmes à nos pieds. Même ainsi, les animaux pourraient nous les enlever. La meilleure solution consisterait à être adossés à une paroi de glace. (Les Monstres de Gor, Édition J’ai Lu, p. 434)

  • J’appartiens à la Caste des Guerriers, répliquai-je.
  • Mais tu risques de mourir, dit-elle.
  • Cela est mentionné dans les Codes, répondis-je.
  • Que sont les Codes ? demanda-t-elle.
  • Ils sont rien et tout, répondis-je. Ils sont un peu de bruit et l’acier du cœur. Ils sont dépourvus de sens et absolument significatifs. Ils sont la différence. Sans les Codes, les hommes seraient des Kurii. (Les Monstres de Gor, Édition J’ai Lu, p. 441)

– Cela signifie le respect des Codes, répondis-je. Peut-être crois-tu que la qualité de Guerrier consiste à être fort et grand, à bien savoir utiliser les armes, à porter une lame sur la hanche, à savoir saisir une lance, à porter du rouge, à porter un casque sur la tête, mais ces choses-là ne sont pas véritablement nécessaires ; ce sont pas elles qui font véritablement qu’un homme est un Guerrier et un autre pas. De nombreux hommes sont grands, forts et adroits aux armes. N’importe quel homme, s’il ose, peut endosser le Rouge et se barder d’armes. n’importe quel homme peut porter l’acier du casque sur la tête. Mais ce n’est ni le Rouge ni l’acier qui font le Guerrier.

Elle me regarda.

– Ce sont les Codes, conclus-je. (Les Monstres de Gor, Édition J’ai Lu, p. 441-442)

Bientôt, ma colère se dissipa. Je fus positivement incapable de l’entretenir. C’était une esclave terriblement douce et adroite. Même si j’avais eu l’intention de la punir, ce qui n’était pas le cas, la qualité et la diligence de ses services d’esclave lui auraient certainement permis d’obtenir la levée de la punition. Une belle esclave, bien entendu, n’a aucun pouvoir officiel ou juridique. Néanmoins, il serait naïf de sous-estimer le poids et l’influence de sa beauté, de sa vulnérabilité et de ses actes. Ses comportements d’exposition et de soumission, ainsi que ses performances, exercent une influence considérable sur le traitement qu’elle reçoit de la part de son maître. L’apaisement sexuel du mâle dominant par les femelles soumises est universel chez les primates. Ainsi, il est probablement déterminé génétiquement, ou fonction de déterminismes génétiques. Au bout du compte, naturellement, l’esclave ne dispose d’aucun pouvoir. C’est le maître qui décide, au bout du compte, ce qu’il fera d’elle. (Les Monstres de Gor, Édition J’ai Lu, p. 443)

Je secouai la tête dans l’espoir de m’éclaircir les idées. Elle était blonde. Elle portait un Curla et un Chatka en soie jaune. Le Curla est une corde de soie jaune torsadée, enroulée autour du ventre et attachée sur la hanche gauche. Le Chatka, qui fait environ un mètre cinquante de long et dix centimètres de large, est glissé sous la partie antérieure du Curla, passé entre les jambes de la femme, puis passé à nouveau sous le Curla, derrière. Il était très serré. C’était tout ce qu’elle portait, à part un collier, comme Arlene, quelques perles, un bracelet et un anneau barbare à la cheville. Les deux femmes étaient parfumées. Elles étaient douces et excitantes. La blonde rampa jusqu’à moi et, baissant la tête, m’embrassa sur le ventre. (Les Monstres de Gor, Édition J’ai Lu, p. 446)

… La formation des Assassins est complète et cruelle. Ceux qui portent le Noir de cette caste ne l’ont pas acquis aisément. Les candidats sont choisis avec beaucoup de soin et on raconte qu’un sur dix seulement parvient au terme de la formation à la satisfaction des maîtres de la caste. On suppose que les candidats qui échouent sont tués, peut-être même pendant la formation car il est possible qu’ils connaissent des secrets. La formation se déroule par paires, les unes s’opposant aux autres. L’amitié est encouragée. Puis, à la fin de la formation, chaque membre de la paire doit traquer l’autre. quand on a tué son ami, on comprend sans doute mieux la signification du Noir. Quand on a tué son ami, on ne peut plus guère connaître la pitié. On est alors seul avec l’or et l’acier. (Les Monstres de Gor, Édition J’ai Lu, p. 464-465)

Les Assassins choisissent des jeunes gens caractérisés par une rapidité exceptionnelle, la ruse, la force, l’adresse ainsi que, peut-être, l’égoïsme et l’avidité ; avec le temps, ils transforment ce matériau brut en hommes fiers, efficaces, impitoyables, pratiquant un commerce ténébreux, des hommes loyaux à des Codes secrets dont la majorité des individus n’ose même pas imaginer le contenu. (Les Monstres de Gor, Édition J’ai Lu, p. 465)

– Les Assassins, si mes souvenirs sont exacts, repris-je, n’ont pas de Pierre du Foyer. Je suppose que c’est une conséquence de l’appartenance à la caste car, si vous aviez des Pierres du Foyer, vous ne pourriez guère vous faire payer pour assassiner vos concitoyens. (Les Monstres de Gor, Édition J’ai Lu, p. 466)

Une Marche est une expression militaire kur. elle comprend douze Troupes et leurs officiers. Elle comporte deux mille cent soixante-douze animaux en comptant les officiers, et est commandée par un Sang. (Les Monstres de Gor, Édition J’ai Lu, p. 486)

Je craignais principalement que le monstre n’ait avalé la viande dans son estomac de stockage, où elle ne serait pas digérée avant que le monstre ait décidé de la faire passer dans son véritable estomac, son estomac chimique. Je ne pensais pas, cependant, qu’il ait mis la viande dans son estomac de stockage. Premièrement, il y avait assez à boire et à manger, au complexe, et les Kurii ne transportent généralement pas de réserves de nourriture dans leur corps quand ils n’anticipent pas de période de pénurie. La nourriture supplémentaire, naturellement, est un fardeau qui diminue les performances. Deuxièmement, le monstre paraissait satisfait et somnolent, ce qui m’autorisait a supposer qu’il avait mangé, et agréablement, tout son soûl. Cependant, les Kurii contrôlent leur métabolisme plus précisément que d’autres organismes. Même dans leur estomac chimique, ils sont en mesure, en réglant l’écoulement de sucs digestifs, de hâter ou de retarder la digestion. Par exemple, ils digèrent en général tranquillement mais, quand ils prévoient un effort, accélèrent le processus. Le Kur, par conséquent, n’a pas besoin d’un long intervalle entre le moment où il mange beaucoup et celui où il fait de violents efforts physiques. Cette caractéristique a manifestement été sélectionnée par l’évolution kur. je ne m’inquiétais guère, cependant, car, même avec un rythme lent de digestion, j’étais persuadé que la viande aurait le temps d’accomplir sa tâche ténébreuse. Le sac était vide. Il devait contenir entre vingt et trente morceaux de viande. (Les Monstres de Gor, Édition J’ai Lu, p. 497)

… Elle s’agenouilla alors, posant le récipient en bonze près d’elle. elle s’assit sur les talons, les genoux écartés, les mains sur les cuisses, le dos droit et la tête baissée. C’est un position élégante et significative. Elle symbolise la soumission de l’esclave à l’homme libre, le maître. Elle était à ma merci. (Les Monstres de Gor, Édition J’ai Lu, p. 510)

– Quels autres types d’esclaves y a-t-il ? demandai-je.

– Il y a cinq couleurs de collier, répondit-elle, rouge, orange, jaune, vert et bleu. Chaque couleur correspond à un degré différent de liberté sur les glissières. (Les Monstres de Gor, Édition J’ai Lu, p. 511)

– Les bleues sont les plus limitées, expliqua-t-elle. les vertes peuvent aller partout où vont les bleues, et plus loin. Je suis jaune. Je peux aller partout où vont les bleues et les vertes, mais je peux également accéder à des zones qui leur sont interdites. Je peux aller jusqu’aux limites du territoire des orange. Là où je dois m’arrêter, elles peuvent continuer. Les femmes portant le collier à deux bandes rouges sont les plus libres. (Les Monstres de Gor, Édition J’ai Lu, p. 511-512)

… Il n’est pas prudent de déchirer les vêtements d’une femme libre à mains nues. Il arrive qu’ils contiennent des aiguilles empoisonnées. (Les Monstres de Gor, Édition J’ai Lu, p. 520)

– Entre la troisième et la quatrième Robe, dis-je, il y a une dague, dans sa gaine, cachée à l’intérieur d’un pli. N’en approche pas les mains.

– Tu es observateur, fit-elle remarquer.

Les Guerrier sont entraînés à repérer ce genre de chose. (Les Monstres de Gor, Édition J’ai Lu, p. 521)

Je trouvai un peigne sur une coiffeuse proche. Rengainant mon poignard et la tenant par la nuque avec la main gauche, rapidement mais avec prudence, je peignai ses cheveux.

Elle sanglota de fureur quand une minuscule aiguille, enroulée dans du tissu et enduite de kanda, tomba de sa chevelure, poussée par les dents du peigne en défense de kailiauk. (Les Monstres de Gor, Édition J’ai Lu, p. 522)

… Puis je pris le long voile qui lui avait dissimulé le visage : il était rouge ; c’était un voile d’intimité ; ce voile est translucide ; son opacité dépend du nombre de couches que l’on met devant le visage ; une femme libre, s’amusant d’un amant impatient, pourrait le retenir pendant des jours, lui offrant chaque soir une vue moins imprécise de ses traits, jusqu’au moment extraordinaire où elle lui permettrait, peut-être, de voir son visage. Ce type de stupidité, naturellement, n’est pas autorisé aux exclaves. On se contente de leur ordonner de gagner l’anneau d’esclave. (Les Monstres de Gor, Édition J’ai Lu, p. 523)

– Ainsi, tu passeras pour une Esclave de Soie, dis-je. (Les Monstres de Gor, Édition J’ai Lu, p. 523)

Je regardai sa jolie cuisse. Je me dis que la marque ordinaire des kajirae de Gor lui conviendrait parfaitement ; c’est la première lettre, en écriture cursive, du mot : Kajira, mot signifiant généralement :  » femme esclave  » dans le lexique goréen ; c’est un signe élégant, floral, convenant très bien à une femme. (Les Monstres de Gor, Édition J’ai Lu, p. 524)

Je regardai la femme. Je lui fis signe d’approcher de moi. Elle obéit. Je posai la main gauche, ouverte, sur sa taille. Elle se crispa et me foudroya du regard. J’ouvris et fermai une fois la main. Je constatai que son apprentissage des coutumes goréennes était complet. Elle vint près de moi, légèrement en arrière et, s’accroupissant, baissa profondément la tête. Je la pris par les cheveux. Elle grimaça. Les femmes sont impuissantes, dans cette position. (Les Monstres de Gor, Édition J’ai Lu, p. 528)

– Peut-être devrais-tu demander la permission quand tu parles en présence d’hommes libres, dis-je. (Les Monstres de Gor, Édition J’ai Lu, p. 530)

– Elle s’appelait Neromiktok, du Camp des Falaises de Cuivre, dit-il.

Le mot :  » neromiktok  » dans la langue du Peuple, signifie :  »  doux et lisse sous la main « . Imnak me l’avait dit. Il m’avait également dit qu’elle était autrefois la plus belle fille du Camp des Falaises de Cuivre.

(Les Monstres de Gor, Édition J’ai Lu, p. 548)

– Je crois que tu feras un été dans ma maison, dit-il.  »  Auyark « , dans la langue du Peuple, signifie :  » été « . Regarde-moi, reprit-il, Esclave. (Les Monstres de Gor, Édition J’ai Lu, p. 550)

– Je suis une esclave. Je mendie tes chaînes, dit Arlene.

– Ramasse-les, répondis-je, lui montrant la Sirik.

Elle prit les chaînes.

– Je suis une esclave, je mendie tes chaînes, dit Audrey. (Les Monstres de Gor, Édition J’ai Lu, p. 552)

– Veux-tu être respectée ? insistai-je.

– Aucun homme, sachant ce qu’il peut faire avec elles, ne respecte les femmes, répondit-elle.

– C’est un dicton goréen, fis-je remarquer. (Les Monstres de Gor, Édition J’ai Lu, p. 559)

… Il y a une différence entre le baiser d’une femme libre et le baiser d’une esclave ; l’esclave s’abandonne au maître ; la différence est évidente. On dit que celui dont les lèvres n’ont jamais touché celles d’une esclave ne sait pas véritablement ce que c’est de serrer une femme dans ses bras. (Les Monstres de Gor, Édition J’ai Lu, p. 564-565)

Elle frémit. Je la considérai. Peut-être lui ferais-je donner une formation d’Esclave de Plaisir, experte dans les danses sensuelles et les mille arts du plaisir. elle pourrait être envoyée, formée, parfumée et vêtue de soie, à un féroce rameur du Torvaldsland. Peut-être Ivar Forkbeard, mon ami, aimerait-il qu’elle lèche ses bottes. Les femmes sont de beaux cadeaux. J’en gardais toujours quelques-unes, dans ma Demeure, que je destinais à cet usage. (Les Monstres de Gor, Édition J’ai Lu, p. 566)

Je peux te vendre pour me procurer de l’argent, repris-je. Je peux te vendre parce que j’en ai assez de toi. Je peux te vendre parce que cela m’amuse. je peux te vendre parce que j’ai envie de voir quelle allure tu as, nue sur la sciure de l’estrade. (Les Monstres de Gor, Édition J’ai Lu, p. 571)






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18 Réponses to “Les Monstres de Gor”

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