Les Maraudeurs de Gor

La table était à présent obscure et nue. Elle n’était plus couverte des nappes jaunes et écarlates des festins, tissées à Tor; elle ne supportait plus le poids des plats d’argent des mines de Tharna, ni celui des gobelets d’or, subtilement ciselés, des orfèvreries de Turia, l’Ar du Sud. Il y avait longtemps que je n’avais goûté au Paga enfiévré des champs de Sa-Tarna du nord du Vosk. À présent, les vins des vignobles d’Ar, eux-mêmes, me semblaient amers. (Les Maraudeurs de Gor, p. 5)

C’était Luma, Scribe en chef de ma Demeure, avec sa robe bleue et ses sandales. Ses cheveux étaient blonds et raides, attachés sur la nuque avec un ruban de laine bleue, du verr bondissant, teinte avec le sang du sorp du Vosk. (Les Maraudeurs de Gor, p. 6)

… il était mort par l’épée, ce qui avait certainement sa préférence, et il avait pu contempler une dernière fois Thassa avant de s’éteindre; cela s’appelle : la Mort du Sang et de la Mer; il n’est pas mort malheureux; les hommes de Port Kar n’aiment pas mourir dans leur lit, affaiblis, à la merci d’ennemis minuscules, qu’ils ne peuvent voir; ils vivent souvent dans la violence et souhaitent périr par elle; périr par l’épée est considéré comme le droit et l’honneur de celui qui vit par elle. (Les Maraudeurs de Gor, p. 6-7)

Toutefois j’avais appris avec stupéfaction que, conformément aux lois de Port Kar, les navires, propriétés et biens de Surbus, du fait qu’il avait été vaincu en combat loyal et s’était vu octroyer la Mort du Sang et de la Mer, devenaient miens; ses hommes étaient prêts à m’obéir; le commandement de ses navires me revenait; sa Demeure devenait la mienne, ses richesses et ses esclaves m’appartenaient. C’était ainsi que j’étais devenu Capitaine de Port Kar, joyau de Thassa la Luisante. (Les Maraudeurs de Gor, p. 7)

– La Venna et la Tela sont rentrées de Scagnar, m’apprit-elle, avec des cargaisons de peaux de sleens marins. Selon mes informations, ces peaux se vendaient actuellement très cher à Asperiche. (Les Maraudeurs de Gor, p. 7-8)

Puis il était entré dans le delta du vosk, dans l’intention de le traverser, pour entrer en contact avec Samos de Port Kar, agent des Prêtres-Rois, et continuer de les servir. Mais, dans le delta du Vosk, il avait perdu son honneur; il avait trahi ses Codes. Dans l’unique but de sauver sa misérable existence, il avait préféré l’humiliation de la servitude à la liberté d’une mort honorable. Il avait souillé l’épée, l’honneur consacrés à la Pierre du Foyer de Ko-ro-ba. Par cet acte, il s’était coupé de ses Codes, de ses vœux. Pour un tel acte, il n’y avait pas d’expiation, même en se jetant sur sa propre épée. C’était au moment de cette capitulation devant la lâcheté que Tarl Cabot avait disparu et, à sa place, était agenouillé un esclave méprisable, Bosk, portant le même nom qu’un gros animal maladroit, assez semblable à un bœuf, des plaines de Gor. (Les Maraudeurs de Gor, p.10)

Mais Marlenus avait été libéré. Auparavant, il avait renié sa fille, Talena, parce qu’elle avait mendié sa liberté, acte d’esclave. (Les Maraudeurs de Gor, p. 11)

J’avais provisoirement retrouvé mon honneur, mais cela ne m’avait valu que le fauteuil de l’infirme. Bien entendu, au sommet du dossier, sculpté dans le bois, il y avait le casque à crête de poils de sleen, insigne du Capitaine, mais je ne pouvais quitter le fauteuil. (Les Maraudeurs de Gor, p. 12)

La moralité de la Terre, du point de vue goréen, est une moralité qui serait considérée comme plus appropriée aux esclaves qu’aux hommes libres. elle serait vue en fonction de l’envie et du ressentiment des inférieurs vis-à-vis des supérieurs. Elle met essentiellement l’accent sur l’égalité, l’humilité, la sociabilité, l’absence de frictions, la reconnaissance et la mesquinerie. C’est une moralité dans l’intérêt des esclaves qui ne seraient que trop contents d’être considérés comme égaux aux autres. Nous sommes tous pareils. Tel est l’espoir des esclaves; voilà ce dont ils ont intérêt à persuader les autres. La moralité goréenne, en revanche, est fondée sur l’inégalité, l’hypothèse selon laquelle les individus ne sont pas semblables, mais très différents. On pourrait dire, quoique cela soit trop simpliste, qu’il s’agit d’une moralité de Maîtres. La culpabilité est pratiquement inconnue, dans la moralité de Gor, bien que la honte et la colère ne le soient pas. De nombreuses moralité terriennes encouragent la résignation et la complaisance; la moralité goréenne tend davantage vers la conquête et le défi; de nombreuses moralités terriennes encouragent la tendresse, la pitié, la gentillesse et la douceur; la moralité goréenne encourage l’honneur, le courage la dureté et la force. Aux moralités goréennes, les moralités terriennes pourraient demander :  » Pourquoi une telle dureté ? » Aux moralités de la Terre, l’ethos goréen pourrait demander :  » Pourquoi une telle mollesse ? » (Les Maraudeurs de Gor, p. 15-16)

La morale des esclaves dit :  » Tu es mon égal; nous sommes tous semblables »; la morales des Maîtres dit : « Nous ne sommes pas égaux; nous ne sommes pas semblables; deviens mon égal; ensuite, nous serons semblables. » La morale des esclaves ramène tout à l’asservissement; la morale des Maître encourage tous les individus, s’ils en sont capables, à atteindre les sommets de la liberté. Je ne connais pas plus fier, plus confiant en ses capacités, plus magnifique que le Goréen, mâle ou femelle; ils sont parfois susceptibles, ont mauvais caractère, mais ils sont rarement mesquins ou petits; en outre, ils ne haïssent ni ne craignent leur corps ou leurs instincts; lorsqu’ils se contraignent, c’est une victoire sur des forces titanesques, pas la conséquence de la lenteur du métabolisme; mais, parfois, ils ne se contraignent pas; ils ne considèrent pas que leurs instincts et leur sang soient des ennemis et des espions, des saboteurs dans leur Demeure; ils les connaissent et y voient une part de leur personnalité; ils ne s’en méfient pas davantage que le chat de sa cruauté ou le lion de son appétit; leur goût de la vengeance; leur volonté de parler fort et de se défendre, leurs désirs, font partie intégrante de leur être, au même titre que leur ouïe ou leur pensée. De nombreuses morales terriennes rendent les gens petits; l’objectif de la morale goréenne, quels que soient ses défauts, est de rendre les gens libres et grands. Il est aisé de constater que ces objectifs sont diamétralement opposés. Par conséquent, il est naturel que les morales qui les justifient soient très différentes. (Les Maraudeurs de Gor, p. 16-17)

Mais il y a un dicton goréen qui me vint à l’esprit dans la salle obscure :  » Ne demande pas aux pierres ou aux arbres comment ils vivent; ils ne peuvent pas te le dire; ils n’ont pas de langue; ne demande pas au sage comment vivre car, s’il le sait, il sait également qu’in ne peut te le dire; si tu veux savoir comment vivre ne pose pas la question; sa réponse n’est pas dans la question, mais dans la réponse, laquelle n’est pas en mots; ne demande pas comment vivre, mais vis. » (Les Maraudeurs de Gor, p. 17)

Dans les Codes des Guerriers, il y a un précepte :  » Sois fort et fais ce qui te plaît. L’épée des autres marquera tes limites. » (Les Maraudeurs de Gor, p. 18)

« Dans le cercle de son épée « , disent les Codes des Guerriers,  » chaque homme est un Ubar « . (Les Maraudeurs de Gor, p. 18)

 » L’acier est la monnaie du Guerrier « , disent encore les Codes.  » Avec lui, il peut acheter ce qui lui fait envie. » (Les Maraudeurs de Gor, p. 18)

– Si tu m’ordonnes de te croire, précisa-t-elle, je le ferai, naturellement, puisque je suis esclave. (Les Maraudeurs de Gor, p. 20)

  • J’ai été hébergée à Ko-ro-ba, avec tous les honneurs, raconta-t-elle, respectée et libre, car j’avais été ta Compagne, même après que l’année de la Compagnie se soit écoulée, sans qu’elle ait été renouvelée.

À ce moment, conformément à la loi goréenne, la Compagnie s’était trouvée dissoute. La Compagnie n’avait pas été renouvelée à la vingtième heure, minuit sur Gor, le jour de son anniversaire. (Les Maraudeurs de Gor, p. 20)

Elle frissonna. Je fus convaincu que cette esclave connaissait bien, et craignait beaucoup, le baiser disciplinaire du fouet goréen. (Les Maraudeurs de Gor, p. 22)

– Tu as été reniée, lui dis-je. Ton statut, à présent, que tu le saches ou non, est inférieur à celui de la plus humble paysanne, protégée par les droits de sa caste. (Les Maraudeurs de Gor, p. 22)

Ce subterfuge, comme celui des flèches empoisonnées, était non seulement contraire aux Codes des Guerriers mais aussi, en général, considéré comme indigne des hommes. Le poison était considéré comme une arme de femme. (Les Maraudeurs de Gor, p. 30)

C’était Ho-Hak, des marais, le Rencier. Son visage était livide. Il ne portait plus, au cou, son collier de galérien, auquel pendait encore un morceau de chaîne. C’était un esclave d’élevage, un exotique. Il avait de grandes oreilles; on l’avait sélectionné à cause de ce trait, pour satisfaire le caprice d’un collectionneur. Mais il avait tué son Maître, lui brisant la nuque, et s’était enfui. Repris, il avait été condamné aux galères, mais s’était échappé une nouvelle fois, tuant six hommes dans sa fuite. Il avait, finalement, réussi à atteindre le marais du delta du Vosk, où il avait été accueilli par les Renciers, qui habitent des îles de roseaux tressés dans le delta. Il avait joué un rôle dans l’introduction du grand arc chez les Renciers, ce qui les avait mis militairement, à égalité avec les habitants de Port Kar qui, auparavant, les brimaient et les exploitaient. (Les Maraudeurs de Gor, p. 32)

J’étais certain que le tarn suivrait la côte. Il est extrêmement difficile, sinon impossible, d’obliger un tarn à perdre la côte de vue. Cela va à l’encontre de son instinct. (Les Maraudeurs de Gor, p. 33)

Si Samos avait raison en affirmant que  » Kur  » était une altération goréenne du nom que ces animaux se donnaient, et si ce mot signifiait effectivement  » monstre  » au Torvaldsland, dans ce cas, il n’était pas improbable que ces animaux soient connu au Torvaldsland, dans certaines régions, peut-être isolées. (Les Maraudeurs de Gor, p. 34)

– Apporte-moi la lame de Port Kar, vive, au pommeau incrusté de joyaux. (Les Maraudeurs de Gor, p. 35)

Je pris le gobelet plein de Paga brûlant. Je n’avais pas bu de Paga depuis mon retour des forêts du Nord. (Les Maraudeurs de Gor, p. 35)

  • Ces deux femmes, lui dis-je, étaient libres. Par conséquent, dès qu’elles porteront le collier, force-les à boire le vin des esclaves.
  • Oui , Capitaine, répondit-il avec un sourire.

Le vin des esclaves est amer, intentionnellement. Ses effets durent plus d’un mois goréen. Je ne voulais pas que les femmes conçoivent. Les esclaves ne cessent de boire le vin que lorsque leur maître a l’intention de leur faire porter un enfant. (Les Maraudeurs de Gor, p. 37)

Dans les villages du Nord, dans les villes forestières et plus au nord, sur la côte, les femmes ne se voilent pas, contrairement à la pratique des villes du Sud. (Les Maraudeurs de Gor, p. 39)

Kassau est la résidence du Grand Initié du Nord, qui prétend détenir la souveraineté spirituelle sur le Torvaldsland, lequel commence dans la région où les arbres se font plus espacés. Cette prétention, comme pratiquement toutes celles des Initiés, est rarement discutée et pratiquement toujours ignorée. (Les Maraudeurs de Gor, p. 39)

Je savais que les habitants du Torvladsland, dans l’ensemble, quoiqu’ils respectassent, en général, les Prêtres-Rois, ne leur accordent pas une révérence particulière. Ils s’en tiennent aux dieux et aux pratiques du passé. La religion des Prêtres-Rois, institutionnalisée et ritualisée par la Caste des Initiés, n’était guère implantée dans les populations primitives du Nord. Néanmoins, elle dominait dans de nombreuses cités, comme Kassau. Les Initiés se servaient souvent de leur influence et de leur or, de pressions exercées sur le commerce et les marchandises, pour imposer leur croyances et leurs rites. Parfois, les chefs convertis à leurs pratiques imposaient leurs engagements à leurs subordonnés. En fait, ceci n’était pas rare. En outre, souvent, la conversion d’un chef entraînait, sans qu’il soit nécessaire de recourir à la force, celle de son peuple, lié à lui par un sentiment de loyauté. Parfois, également, la religion des Prêtres-Rois, sous le contrôle des Initiés et avec l’aide de leurs chefs séculiers, était propagée par le feu et l’épée. Parfois, ceux qui voulaient conserver les anciennes pratiques, ou étaient pris à faire le signe du poing, le marteau, au-dessus de leur chope de bière, étaient torturés à mort. J’avais entendu parler d’un homme qu’on avait fait bouillir vif dans un des grands baquets enfoncés dans le sol et bordés de bois dans lesqueles on fait bouillir la viande. On fait chauffer l’eau en y précipitant des pierres sorties du feu. Au bout d’un certain temps, on sort la pierre de l’eau, avec un râteau, et on la chauffe à nouveau. Un autre homme avait été rôti vif, sur une broche, au-dessus d’un long feu. On raconte qu’il n’a pas poussé un cri. Un autre succomba lorsqu’on lui enfonça dans la bouche une vipère qui lui fit éclater le côté droit du visage pour sortir. (Les Maraudeurs de Gor, p. 39-40)

Il était flanqué d’Initiés subalternes, en robes blanches et au crâne rasé.

Les Initiés ne mangent ni viande ni haricots. Ils connaissent les mystères des mathématiques. Il parlent, entre eux, en goréen antique, que personne ne parle plus. Leurs services se déroulent également dans cette langue. Néanmoins, certaines aprties se déroulent en goréen contemporain. Lorsque j’étais arrivé sur Gor, j’avais dû apprendre de longues prières aux Prêtres-Rois, mais je ne les avais jamais complètement maîtrisées et avais fini par les oublie complètement. (Les Maraudeurs de Gor, p. 40)

Ivar Frokbeard était mort.

Je ne connaissais cet habitant du Torvaldsland que de réputation. C’était un voyageur, un grand capitaine, un pirate, un commerçant, un guerrier. Avec ses hommes, il avait fait évader Chenbar de Tyros, le Sleen de la Mer, d’un donjon de Port Kar, entrant en force, arrachant les chaînes, scellées dans la muraille, avec la partie supérieure, en forme de marteau, de sa grande hache courbe, à lame unique. On le disait intrépide et puissant, rapide à l’épée et la hache, amateur de plaisanteries, de boisson, de belles filles, et fou. Mais il avait demandé, en paiement, le poids de Chenbar en saphirs de Shendi. Je ne le croyais pas complètement fou. (Les Maraudeurs de Gor, p. 40-41)

On racontait qu’il avait souhaité, regrettant toutes les mauvaises actions qu’il avait commises, que son cadavre soit porté au temple des Prêtres-Rois de Kassau, afin que le Grand Initié puisse, dans sa miséricorde, tracer sur ses os, avec la graisse sacrée, le signe des Prêtres-Rois.

Cela indiquerait alors que lui, Forkbeard, dans la mort sinon dans la vie, reconnaissait ses erreurs et se déclarait prêt à embrasser la volonté et la sagesse de la religion des Prêtres-Rois. (Les Maraudeurs de Gor, p. 41)

Kassau est une ville de bois et le temple en est le bâtiment le plus important. Il domine les huttes insalubres et les maisons plus confortables des Marchands, massées autour de lui. En outre, elle est entourée d’un mur comportant deux portes, une grande qui donne sur la crique, et la mer, et une petite qui s’ouvre sur les forêts. C’est un mur de poteaux pointus, avec un chemin de ronde. Les activités principales de Kassau sont le commerce, le bois et la pêche. Le parsit, poisson mince et rayé, dispose d’immenses réserves de plancton, au nord de la ville, de sorte qu’il est possible d’en pêcher des quantités énormes, principalement au printemps et à l’automne. L’odeur des appentis où les habitants de Kassau font sécher le poisson est perceptible jusqu’en pleine mer. Le commerce concerne principalement les fourrures du Nord, qui sont échangées contre des armes, des barres de fer, du sel et des produits de luxe tels que les bijoux et les soieries du Sud, généralement transportés à Kassau, depuis Lydius, dans des barques de cabotage à dix rames. Le bois est, naturellement, une production importante. Il est généralement débité et exporté au Nord. Le Torvaldsland, bien qu’il ne soit pas dépourvu d’arbres, est aride. L’arbre Ka-la-na, bois fin, et l’arbre Tem, bois souple, par exemple, ne peuvent y pousser. Ces deux bois sont très appréciés dans le Nord. Une salle en bois de Ka-la-na, par exemple, est considérée comme un grand luxe. De telles salles, incidemment, sont souvent richement sculptées. Les habitants du Torvaldsland sont adroits de leurs mains. Les exportations vers le Sud, naturelement, sont essentiellement constituées de fourrures achetées au Torvaldsland et de tonneaux de parsit salé et fumé. Au Sud, bien entendu, les habitants se procurent des marchandises qu’ils vendent au Torvaldsland, ainsi que les produits manufacturés dont ils ont besoin. À mon avis, la population de Kassau ne dépassait pas onze cents personnes. Toutefois il y a autour, des villages qui utilisent Kassau comme marché et lieu de rencontre. En les comptant, on peut dire que la population de la région de Kassau compte environ deux mille trois cents personnes. (Les Maraudeurs de Gor, p. 41-42)

Toutefois, c’est le fait que la ville soit la résidence du Grand Initié du Nord qui lui donne toute son importance. C’est, par conséquent, le centre spirituel d’une région s’étendant sur plusieurs centaines de pasangs à la ronde. Le Grand Initié le plus proche de Kassau est à Lydius, plusieurs centaines de pasangs plus au sud.

Les Initiés constituent une caste quasi universelle, bien organisée et industrieuse. Ils ont de nombreux monastères, lieux saints et temples. Un Initié peut souvent parcourir des centaines de pasangs et se trouver, chaque soir, dans une Demeure des Initiés. Ils se considèrent comme la caste la plus haute et, dans de nombreuses cités, sont généralement considérés ainsi. Il y a souvent des tensions entre eux et les autorités civiles car chaque partie estime qu’elle dispose d’une autorité suprême, en matière de politique et de législation, dans son domaine. Les Initiés ont leurs propres lois, leurs propres tribunaux, et certains d’entre eux sont des juristes extrêmement compétents. Leurs études, en général, semblent presque complètement dépourvues de valeur pratique, centrées qu’elles sont sur les exégèses autorisées de textes douteux et difficiles, considérés comme les révélations des Prêtres-Rois, les détails et les dogmes de leur calendrier, leurs rituels interminables et complexes et ainsi de suite mais, paradoxalement, ces études, bien qu’elles soient dépourvue d’esprit pratique, se révèlent subtilement efficaces. Elles ont pour effet de lier les Initiés les uns aux autres, les rendant interdépendants et très différents des individus ordinaires. Elles les distinguent, leur donnent l’impression d’être importants, sages et privilégiés. De nombreux textes, naturellement, sont secrets et les érudits eux-mêmes ne peuvent en disposer. Ils contiennent, paraît-il, des incantations merveilleuses et des sorts irrésistibles, surtout si on les lit à l’envers, certains jours de fête. Alors que les Initiés sont rarement pris au sérieux par les Hautes Castes, ou les membres intelligents de la population, sauf en ce qui concerne les alliances, leur enseignement, ainsi que leur prétendue aptitude à intercéder auprès des Prêtres-Rois, et d’augmenter le bien-être de leurs fidèles, sont pris très au sérieux par les Basses Castes. Et de nombreux individus, persuadés que les Initiés mentent en ce qui concerne leurs possibilités et leurs prétentions, évitent néanmoins de s’opposer à eux. C’est surtout vrai des chefs civils qui ne souhaitent pas que les Initiés dressent les Basses Castes contre eux. Et, après tout, que sait-on des Prêtres-Rois, en dehors du fait évident qu’ils existent? La barrière invisible qui entoure les Sardar le prouve, ainsi que la destruction par le Feu de la Mort, des armes et des inventions illégales. Le Goréen sait que les Prêtres-Rois existent. Bien entendu, il ne connaît pas leur nature. C’est à ce point que le rôle des Initiés prend tout son sens. Le Goréen sait que les Prêtres-Rois existent, qui est quoi qu’ils soient. Il se trouve également confronté à une caste socialement et économiquement puissante, qui se prétend capable de servir de médiateur entre les Prêtres-Rois et les gens ordinaires. Et si les affirmations des Initiés étaient exactes? Et si leur influence auprès des Prêtres-Rois existait vraiment?

Les Goréens ont tendance à jouer la sécurité et à respecter les Initiés.

Néanmoins, ils s’arrangent pour les fréquenter aussi peu que possible.

Cela ne signifie pas qu’ils ne contribuent pas à leurs temples et à leurs quêtes, dans l’espoir de se concilier les Prêtres-Rois.

L’attitude des Prêtres-Rois vis-à-vis des Initiés, telle que je m’en souviens, ayant pénétré dans les Sardar, est en général l’indifférence. ils sont considérés comme inoffensifs. Beaucoup de Prêtres-Rois estiment qu’ils sont une des aberrations de l’espèce humaine.

Incidemment, l’enseignement des Initiés affirme que seuls les Initiés peuvent accéder à la vie éternelle. Le régime nécessaire pour y parvenir est lié à l’apprentissage des mathématiques et à la suppression des impuretés que constitue la consommation de viande et de haricots. Il est intéressant de remarquer que cet enseignement des Initiés est celui qui est le moins pris au sérieux par la population. Personne, sauf peut-être les Initiés, ne le prend au sérieux. Les Goréens estiment, en général, qu’il ne serait pas logique que seuls les Initiés puissent vivre éternellement. Les Initiés, bien qu’ils inspirent la crainte aux Basses Castes, sont considérés comme un peu bizarres et figurent souvent dans les plaisanteries. (Les Maraudeurs de Gor, p. 43-44-45)

Aucune femme, incidemment, ne peut devenir Initiée. En conséquence, aucune femme ne peut accéder à la vie éternelle. (Les Maraudeurs de Gor, p. 45)

On avait eu très peur, à Kassau, quand le navire d’Ivar Forkbeard était entré dans la crique. Mais il était arrivé en milieu de journée. Et à son mât, rond en bois peint, étais<t suspendu un bouclier blanc. Ses hommes ramaient lentement, chantant un hymne funèbre. La tête de tarn de la proue du navire avait été basculée en arrière, sur ses charnières de bois. Parfois, sur les galères légères, elles sont ainsi articulées, afin que leur poids ne déséquilibre pas la proue en cas de grosse mer; toutefois, elle est toujours sur la proue au port, et lorsque le navire entre dans une crique ou remonte un fleuve dans l’intention d’attaquer; en cas de mer calme, bien entendu, il n’est pas dangereux de laisser la tête de tarn surmonter la proue. Le fait que la tête soit basculée en arrière, lorsque le navire pénétra dans la crique, indiquait clairement, tout comme le bouclier blanc, qu’il venait en paix. (Les Maraudeurs de Gor, p. 46)

Le navire était beau, lisse et aux lignes fines. C’était un navire à vingt bancs, mais cette structure est peut-être trompeuse. Il y avait vingt bancs de chaque côté, avec deux hommes à chaque banc. Il avait, par conséquent, quarante rames, avec deux hommes par rame. Tersites de Port Kar, inventeur et Architecte naval très controversé, était partisan de mettre plus d’un homme par rame mais, en général, les galères du Sud utilisaient un homme par rame, trois hommes et trois rames sur un banc en diagonale, tournés vers l’arrière, la diagonalité du banc permettant tous les mouvements nécessaires. Les rames faisaient en général six mètres de long et étaient plus étroites que les rames du Sud, de sorte que le mouvement de la pelle pouvait être plus rapide que celui des rames du Sud, plus larges; et, avec deux hommes par rame, compte tenu de la légèreté du navire, cela permettait d’aller très vite. Comme sur les galères du Sud, le rapport du maître-bau à la quille était calculé en fonction de la vitesse, étant généralement de un à huit. Le navire, ou serpent comme on les appelle parfois, faisait approximativement quatre-vingts pieds goréens de long, avec un maître-bau d’une dizaine de pieds goréens. Son navire, comme presque tous les navires du Nord, n’avait pas de cale de nage et les rameurs étaient assis à l’intérieur même de la coque, tournés, naturellement, vers l’arrière. je remarquai que les ouvertures pouviaent être fermées lorsque l’embarcation était propulsée à la voile. La voile était complètement différente de celle des navires du Sud, étant approximativement carrée, bien que légèrement plus large en bas qu’en haut. Le mât, comme celui des navires du Sud, pouvait être abaissé. Il se logeait dans deux blocs de bois et était coincé dans le bloc supérieur au moyen d’une lourde pièce de bois, en forme de coin, enfoncée à coups de masse. Les navires du Nord ont une seule voile, contrairement aux navires du Sud, qui en ont plusieurs, toutes latines, qu’il faut retirer et changer. C’est une voile convenant à tous les temps, suspendue à un espar de bois souple. On peut augmenter ou diminuer la surface de toile au moyen de cordes. Sur les côtés des espars latéraux permettent d’utiliser une voile plus large que le navire lui-même. À mon avis, un tel navire ne pouvait naviguer aussi près du vent qu’une embarcation à gréement latin mais la possibilité d’augmenter ou de diminuer la surface de toile en quelques instants n’était pas dénuée d’intérêt. La voile était à rayures rouges et blanches. Le navire, comme presque tous les navires goréens, était bordé à clins, étant constitué de planches superposées à la manière des ardoises sur un toit, la structure étant à l’intérieur. Des cordes imbibées de goudron et du goudron assuraient l’étanchéité entre les planches. L’extérieur des planches était également enduit d’une couche de goudron peint, afin de protéger le bois de la mer et de l’attaque des vers. Le goudron était peint en rouge et noir, en lignes irrégulières. Le navire, de nuit, le mât baissé, la coque portant de tels motifs remontant le fleuve parmi les ombres, était extrêmement difficile à repérer. C’était un navire de pillards. (Les Maraudeurs de Gor, p. 47-48)

La nuit, les hommes dorment sur le pont, dans des sacs étanches, en peau de sleens des mers; dans ces sacs, ils mettent également leurs effets personnels, le glissant généralement sous leur banc. Dans certains navires de ce type, les hommes ne sont pas assis sur des bancs, mais sur de gros coffres individuels, fermés à clé, qui leur servent de bancs. Quand le navire fut amarré au port, les boucliers des hommes furent suspendus sur ses francs; c’était un indice supplémentaire de ses intentions pacifiques. Les boucliers étaient ronds, en bois, diversement peints, parfois renforcés par des bandes métalliques, parfois avec du cuir ou des plaques de bronze. En cas de bataille naturellement, ces boucliers ne seraient pas suspendus sur les flancs du navire; ils boucheraient les orifices destinés aux rames; même si les rames n’étaient pas utilisées, ils seraient à l’intérieur, à protée de main; pouquoi les marins s’exposeraient-ils à recevoir un projectile pour récupérer un bouclier ainsi suspendu? (Les Maraudeurs de Gor, p. 48-49)

Des parties de l’hymne étaient reprises par quatre jeunes garçons délicats, debout sur une estrade dressée devant la balustrade blanche. Ils avaient le crâne rasé et protaient des robes comparables à celles des Initiés. Il s’agissait de jeunes esclaves achetés par les Initiés, castrés par les autorités civiles, et à qui on avait enseigné le chant dans les monastères. (Les Maraudeurs de Gor, p. 49-50)

Le temple, incidemment, est orienté vers les Sardar. Quand le Grand Initié fait face à l’autel, devant le cercle d’or, il est tourné vers les Sardar, où demeurent les Prêtres-Rois. Il s’incline, adresse des prières aux Sardar, élève la char brûlée vers les cachettes de ces montagnes mystérieuses.

Il n’y a pas de représentations des Prêtres-Rois dans les temples, incidemment, ou, autant que je le sache, ailleurs sur Gor. Tenter de représenter un Prêtre-Roi est considéré comme un blasphème. Je suppose que c’est préférable. Les Initiés prétendent qu’ils n’ont ni taille, ni forme ni structure. C’est faux, mais il me semble que ces conjectures servent les intérêts des Initiés. J’imaginai l’effet produit par une grande représentation de Misk, suspendue à l’intérieur du temple. Je me demandai ce que deviendrait la religion des Prêtres-Rois si les Prêtres-Rois décidaient un jour de se montrer aux hommes. (Les Maraudeurs de Gor, p. 51)

Il y avait également d’autres jolies filles, dans l’assistance, généralement blondes, comme le sont presque toutes les femmes du Nord; beaucoup avec des nattes. (Les Maraudeurs de Gor, p. 51)

Puis le Grand Initié se leva lui-même, gagna lentement l’autel et gravit les marches. Il s’inclina trois fois en direction des Sardar et se tourna vers la congrégation. (Les Maraudeurs de Gor, p. 54)

Les hommes d’Ivar Forkbeard, la tête baissée, suivaient la plate-forme de lances croisées. Ils portaient de longues capes; ils n’avaient ni armes, ni boucliers, ni casques. Je savais qu’il était interdit de pénétrer armé dans les temples des Prêtres-Rois. (Les Maraudeurs de Gor, p. 55)

L’assistance retint son souffle. C’était un honneur insigne qui était accordé à ces hommes, afin qu’ils puissent eux-mêmes, sur la plate-forme de lances croisées, porter le corps d’Ivar Forkbeard, pénitent mort, sur la plus haute marche de l’autel. C’était le saint chrême de la permission temporaire qui, dans l’enseignement des Initiés, permet à ceux à ceux qui ne sont pas consacrés au service des Prêtres-Rois de pénétrer dans le sanctuaire. Dans un sens, c’est un sacrement, bien qu’inférieur et ne bénéficiaient que d’une efficacité temporaire. (Les Maraudeurs de Gor, p. 55-56)

Le corps d’Ivar Forkbeard ne fut pas consacré avant de franchir la porte de la balustrade.

Il n’est pas nécessaire de consacrer les morts pour les faire entrer dans le sanctuaire. Seuls les vivants dit-on, peuvent profaner le sacré. (Les Maraudeurs de Gor, p. 56)

Quand le Grand Initié eut terminé sa prière, les autres se mirent à changer un hymne solennel, tandis que, devant l’autel, le Grand Initié préparait, parlant et faisant des gestes, la graisse des Prêtres-Rois dont seraient enduits les os d’Ivar Forkbeard. (Les Maraudeurs de Gor, p. 56)

Ces hommes étaient sans doute les plus durs car seuls les plus puissants, les plus rapides, les plus intelligents pourraient gagner un banc dans le navire d’un capitaine, et celui qui les commandait devait être le plus puissant etle plus intelligent car, dans le cas contraire, des hommes du Torvaldsland ne lui auraient pas obéi, et cet homme était Ivar Forkbeard. (Les Maraudeurs de Gor, p. 57)

Il ne ferait plus, au-dessus de sa bière, le poing fermé, le signe du marteau. (Les Maraudeurs de Gor, p. 57)

J’entendis les cris de guerre rauques du Torvaldsland. J’entendis qu’on arrachait les feuilles d’or qui recouvraient les piliers carrés du temple. (Les Maraudeurs de Gor, p. 60)

Il est interdit d’introduire des armes dans les temple des Prêtres-Rois mais Kamchak, un Tuchuck, m’avait appris, il y avait bien longtemps, à l’occasion d’un banquet organisé à Turia, qu’il est préférable d’être armé dans les endroits où il est interdit d’emporter des armes. (Les Maraudeurs de Gor, p. 61)

Je regardai l’homme qui se tenait derrière moi, puis les autres. Ils levèrent leur hache dans la main droite. C’était le salut du Torvaldsland. J’entendis leur acclamations. (Les Maraudeurs de Gor, p. 63)

Puis, avec le manche de sa hache, il traça un cercle de cinq ousix mètres de diamètre sur la terre battue du sol.

C’était le cercle des captives. (Les Maraudeurs de Gor, p. 64)

Elle avait une grosse poitrine. Les hommes du Torvaldsland aiment ce type de femme. (Les Maraudeurs de Gor, p. 64)

Les femmes poussèrent des cris de désespoir. Entrer dans le cercle, lorsqu’on est une femme, selon les lois du Torvaldsland, c’est reconnaître qu’on est captive. Naturellement, il n’est pas nécessaire que la femme y entre volontairement. On peut la jeter à l’intérieur, nue et attachée. Quelle que soit la manière dont elle entre dans le cercle, volontairement ou sous la contrainte, libre ou attachée, elle en sort, conformément aux lois du Torvaldsland, captive. (Les Maraudeurs de Gor, p. 65)

  • Dans cinq nuits, reprit Ivar Forkbeard, sur le Rocher d’Einar, près de la stèle gravée de la Marque de Torvald.

J’avais entendu parler de cette stèle. Nombreux sont ceux qui estiment qu’elle marque la frontière entre le Torvaldsland et le Sud. Toutefois, de nombreux habitants du Torvaldsland considèrent que cette frontière se trouve nettement au sud de la Marque de Torvald. En fait, quelques Torvaldslandais considèrent que leur pays se trouve partout où leurs navires accostent du fait qu’ils emportent leur pays et leur acier, avec eux. (Les Maraudeurs de Gor, p. 66)

Ils posèrent les chaînes de menottes puis, une par une, dégagèrent les paires, les refermant sur leurs petits poignets, tirés dans le dos, des captives. Ces menottes étaient du type utilisé dans le Nord. Elles sont moins ouvragées et plus grossières que celle que l’on peut se procurer au Sud. Mais elles jouent leur rôle. Elles sont constituées de bandes courbes, articulées, de fer noir, d’environ deux centimètres de large sur un demi-centimètre d’épaisseur. Sur une des deux pièces courbes constituant le bracelet, un anneau est soudé; les deux anneaux soudés sont reliés par un unique maillon d’environ trois centimètres de long. Quelques filles poussèrent des cris de douleur lorsque les bracelets en se refermant, les coupèrent. (Les Maraudeurs de Gor, p. 68)

Puis, jetant sa hache sur l’épaule gauche, sans la lâcher, il se tourna vers les Sardar et leva le poing serré. Ce n’était pas seulement un geste de défi adressé aux Prêtres-Rois, mais c’était aussi le poing, le signe du marteau. C’était le signe de Thor. (Les Maraudeurs de Gor, p. 70)

Forkbeard, souriant, suspendit sa hache sur son épaule gauche, la glissant dans la large boucle de cuir qui permet de la transporter, la lame se trouvant alors derrière sa tête et légèrement sur la gauche. Cette boucle est fixée à une large ceinture de cuir qui va de l’épaule gauche à la hanche droite, où elle est fixée par un crochet, ce qui lui évite de tourner sous le poids de la hache, dans un anneau du ceinturon. Tous les Torvaldslandais, incidemment, même lorsqu’ils ne sont pas armés, portent un poignard à la ceinture. L’épée, lorsqu’ils en ont une, ce qui est souvent le cas, est souvent fixée à sa propre ceinture, suspendue à l’épaule gauche, ce qui est généralement l’habitude sur Gor. Il est naturellement possible de la suspendre, par les lanières du fourreau, au ceinturon qui, étant large, peut généralement en supporter le poids. Le ceinturon porte probablement ce nom pour el distinguer de la ceinture de la hache, ou de celle de l’épée et peut-être aussi parce qu’on le porte pratiquement toujours. On peut, naturellement, y suspendre une bourse et d’autres objets. Les vêtements goréens sont généralement dépourvus de poches. On dit que le ceinturon sert parfois à fouetter les captives, c’est pourquoi on l’appelle également la ceinture-maître. Cette origine semble douteuse. Toutefois il est vrai, les questions d’origine mises à part, qu’il sert souvent à mater les captive. (Les Maraudeurs de Gor, p. 74)

Huit d’entre eux avaient des arcs, une flèche encochée; personne n’avait osé approcher; l’arc court du nord e Gor, avec ses courtes flèches à pointe lourde, n’a ni la portée ni la puissance du grand arc du Sud, dont se servent à présent, également, les Renciers du delta mais, à moins de cent cinquante mètres, il peut causer des dégâts considérables. En outre, il est beaucoup plus maniable, dans un espace réduit, que le grand arc, faisant un peu penser à l’arc tuchuk, constitué de plaques de corne de bosk, sur ce plan. Il est plus adapté au combat sur un navire que ne le serait le grand arc. En outre, il permet aisément de tirer par le trou ordinairement réservé à la rame. (Les Maraudeurs de Gor, p. 75-76)

Aucun Goréen n’attache les chevilles d’une femme par-dessus des chaussures ou des bas. (Les Maraudeurs de Gor, p. 77)

Le Courant de Torvald est un large fleuve, de plusieurs pasangs de large, dont la température est supérieure à celle des eaux de la région. Sans lui, la majeure partie du Torvaldsland, pays pourtant désolé, ne serait qu’étendues gelées. Le Torvaldsland est un pays cruel, rude et rocheux. On y trouve nombre de falaises, criques et montagnes. La couche de terre cultivable est mince et n’existe que par endroits. Les fermes sont, en général, très petites. Les bonnes terres sont rares et coûtent très cher. On ne peut aller d’une ferme à l’autre que par la mer, avec des petits bateaux. Sans le Courant de Torvald, il serait sans doute impossible de faire pousser les céréales nécessaires à la nourriture de la population, aussi peu nombreuse qu’elle fût. De toute manière, il arrive souvent qu’il n’y ait pas assez èa manger, surtout dans le nord du Torvaldsland, et la famine n’y est pas inconnue. Lorsque cela se produit, les hommes mangent de l’écorce, des lichens et des algues. Il n’est pas étonnant que les jeunes gens du Torvaldsland se tournent souvent vers la mer, et au-delà, lorsqu’ils veulent chercher fortune. Le Courant de Torvald est considéré par les habitants du Torvaldsland comme un cadeau de Thor à Torvald, héros et fondateur légendaire du pays, en échange d’un anneau d’or. ( Les Maraudeurs de Gor, p. 81)

Les hommes du Torvaldsland guident parfois leurs navires en fonction de la direction des vagues qui se brisent contre la proue, celles-ci subissant l’influence des vents dominants. Parfois, ils utilisent l’ombre des plats-bords sur les bancs, en estimant l’angle. Bien entendu, on utilise également le soleil et, de nuit, les étoiles permettent de s’orienter correctement, même en pleine mer.

Leur tradition leur interdit d’utiliser la boussole, contrairement à ce qui se pratique dans le Sud. La boussole goréenne indique toujours la direction des Sardar, domaine des Prêtres-Rois.

Les hommes du Torvaldsland ne l’utilisent pas. Ils n’en ont pas besoin.

Le sextan, néanmoins, dont le fonctionnement repose sur le soleil et les étoiles, ne leur est pas étranger. Toutefois, en général, on n l’utilise que dans les eaux inconnues.

Les bancs de brume, les points de rendez-vous des baleines, les bancs de glace, en certaines saisons, dans leurs eaux, indiquent aux habitants du Torvaldsland où ils se trouvent; et ils utilisent ces points de repère aussi naturellement que le paysan une montagne ou le chasseur une rivière. ( Les Maraudeurs de Gor, p. 81-82)

J’examinai le plateau posé devant moi.

Il était installé sur une caisse carrée. C’était un plateau conçu pour jouer en mer, comme le sont fréquemment ceux du Torvaldsland. Au centre de chaque carré, se dressait une petite cheville. Les pièces, naturellement, possèdent un trou dans lequel la cheville s’emboîte. cela les maintient immobiles malgré les mouvements de la mer. Le plateau comportait cent carrés jaunes et rouges. Les Kaissa du Torvaldsland est semblable à celui du Sud, bien que quelques pièces diffèrent. La pièce la plus importante, par exemple, n’est pas un Ubar mais un Jarl. En outre, il n’y a pas d’Ubara. elle est remplacée par une pièce qui s’appelle la Femme du Jarl, laquelle est plus puissante que l’Ubara dans le Sud. À la place des Tarniers, il y a deux pièces qui s’appellent les Haches. Le jeu ne comporte pas d’Initiés, mais il existe deux pièces correspondantes : les Prêtres de la Stèle. De même, il n’y a pas de Scribes mais des pièces dont les déplacements sont identiques : les Chanteurs. Je me dis qu’Andreas de Tor, un de mes amis qui appartenait à la Caste des Chanteurs, serait sans doute heureux d’apprendre que sa caste était représentée, et honorée, dans le Kaissa du Nord. Le déplacement des Lanciers était identique à celui des Lanciers dans le Sud. Il ne me fallut pas longtemps pour m’adapter au Kaissa du Nord, car il semblable au Kaissa du Sud. ( Les Maraudeurs de Gor, p. 82-83)

… la lumière tremblotante des lampes de saponite, brûlant de l’huile de sleen marin, sont consacrées au Kaissa. ( Les Maraudeurs de Gor, p. 84)

Presque toutes les cités goréennes font commencer l’année à l’Equinoxe de Printemps. Turia, toutefois, préfère le Solstice d’Été. Incidemment, l’Equinoxe de Printemps est également reconnu par les Prêtres dela Stèle du Nord, responsables des calendriers du Torvaldsland. Ils comptent les années depuis l’époque où Thor a donné le Courant de Torvald à Torvald, héros légendaire et fondateur des partie du Nord. Selon les calendriers des Prêtres de la Stèle, on était en l’an 1006. ( Les Maraudeurs de Gor, p. 84-85)

… elles étaient à présent attachées les unes aux autres, par le cou, avec une corde du Nord, d’environ un centimètre d’épaisseur, en cuir tressé sur une armature de fil de fer. ( Les Maraudeurs de Gor, p. 85)

Deux autres jouaient aux Pierres, un jeu de devinettes. ( Les Maraudeurs de Gor, p. 86)

… et le troisième, à l’avant, avec un hameçon et une ligne, appâtée avec du foie de vulo, traquait le grunt au ventre blanc, poisson carnivore qui hante les bancs de plancton à la recherche de parsits. ( Les Maraudeurs de Gor, p. 86)

Une écope lui fut mise entre les mains. Elle avait quatre côtés. Elle était en bois. Elle faisait une quinzaine de centimètres de large. Elle avait, au fond une planche en diagonale; l’arrière et les deux côtés étaient droits. Elle avait une anse courbe, plus étroite aux extrémités touchant le récipient lui-même. ( Les Maraudeurs de Gor, p. 89-90)

À un moment donné, Forkbeard s’approcha d’elle et lui apprit à passer la main dans l’écope, afin de trouver les escargots qu’il ne fallait pas jeter par-dessus bord.

Quand il me rejoignit, il avait un escargot dont il cassa la coquille entre les doigts, avant de sucer l’animal, de le mâcher et de l’avaler. ensuite, il jeta la coquille cassée à la mer. ( Les Maraudeurs de Gor, p. 91)

La prise de la Salle, dans le Kaissa du Nord, est équivalente à la capture de la Pierre de Foyer dans celui du Sud. ( Les Maraudeurs de Gor, p. 91)

  • Rends l’écope à Gorm, dit Forkbeard, puis porte de l’eau à mes hommes.
  • Oui, répéta-t-elle.

Forkbeard la regarde fixement.

  • Oui, répéta-t-elle, Jarl.

Pour les captives, l’homme libre le plus humble est un Jarl. ( Les Maraudeurs de Gor, p. 92)

Tu le mangeras, dit Forkbeard, sinon tu seras déshabillée et attachée sur la rame…. Dans ce châtiment, la femme, nue ou habillée, est solidement attachée à une rame, les mains dans le dos, la tête en bas, vers la pelle. Quand la rame sort de l’eau, elle s’efforce de respirer, mais se retrouve presque aussitôt plongée dans l’eau. Les filles récalcitrantes passent parfois plusieurs heures sur la rame. Néanmoins, cette forme de punition comporte des dangers car les sleens marins et les requins blancs du Nord tentent parfois de s’attaquer à la fille attachée à la rame. Lorsque la nourriture manque, les hommes du Torvaldsland utilisent souvent une captive, lorsqu’ils en ont une sous la main, comme appât, de cette manière. On utilise toujours la femme la moins séduisante. Cette pratique, naturellement, pousse les captives à faire tout leur possible pour plaire à leurs maîtres. Une ahn sur la rame suffit généralement pour transformer la femme la plus froide et orgueilleuse en captive obéissante, prête à tout pour plaire. La seule technique qui soit considérée comme supérieure est le fouet goréen à cinq lanières, utilisé également dans le Sud, et ce que les Torvaldslandais appellent le Fouet des Fourrures, méthode aux termes de laquelle le Maître, avec son corps, enseigne irrémédiablement son asservissement à la femme. ( Les Maraudeurs de Gor, p. 96)

  • Ami, dit-il
  • Ami, dis-je.

Chacun d’entre nous avait ensuite goûté le sel sur le poignet de l’autre. (Les Maraudeurs de Gor, p. 101)

Les casques du Nord sont généralement coniques, avec une pièce, capable de glisser de haut en bas, destinée à protéger le nez. Sur la nuque et les côtés, attachée par des anneaux, était suspendue une bande de fil de fer tressé. Le casque de Thorgard, néanmoins, lui couvrait la nuque et les côtés du visage. Il avait des cornes. Leurs boucliers, comme ceux du Torvaldsland, sont ronds et en bois. Les pointes de lance sont longues et lourdes, en bronze forgé, et font environ quarante centimètres de long. Beaucoup d’hommes avait également une hache. (Les Maraudeurs de Gor, p. 105)

  • Le navire de Thorgard de Scagnar s’appelle le Sleen Noir, dis-je, comment s’appelle le tien, si je peux poser la question ?
  • Mon navire, répondit Ivar, est la Hilda.
  • N’est-il pas exceptionnel qu’un navire du Nord porte un nom de femme ? m’enquis-je.
  • Non, dit-il.
  • Pourquoi s’appelle-t-il la Hilda ? demandai-je.
  • C’est le nom de la fille de Thorgard de Scagnar, répondit Ivar Forkbeard.

Je la regardai avec stupéfaction.

  • La Hilda est mon navire, expliqua Ivar Forkbeard, et la fille de Thorgard de Scagnar sera ma captive. (Les Maraudeurs de Gor, p. 108)

Je voyais aussi, sur le ciel, la haute stèle, semblable à une aiguille devant les étoiles, de la Marque de Torvald. (Les Maraudeurs de Gor, p. 108)

Le seul Hôtel des Monnaies produisant des pièces, à mille pasangs à la ronde, était celui de Lydius, ville sitée à l’embouchure du Laurius. Quelques Jarls, dans un sens, frappaient leur monnaie, frabriquant des barres d’or et de fer, petites et rectangulaires, qui portaient leur marque. On utilisait aussi des anneaux, mais ceux-ci portaient rarement la marque d’un Jarl. Chaque anneau, s’emboîtant dans un anneau plus grand, pouvait être pesé individuellement. De nombreuses transactions se font également avec des morceaux d’or et d’argent, provenant souvent d’objets tels que des tasses et des assiettes, et il est nécessaire de les peser individuellement. En fait, les hommes du Nord n’hésitent pas à casser des objets qui, au Sud, seraient très précieux en raison de leur valeur artistique, simplement pour se procurer des morceaux négociables de métal précieux. J’étais persuadé, par exemple, que les beaux chandeliers du temple de Kassau seraient découpés en morceaux susceptibles de tenir sur les plateaux des balances du Nord. Néanmoins, il est bon de mentionner que les hommes du Nord respectent leur art. il est rare qu’une jolie broche, ciselée par un artisan du Nord, soit mutilée ou brisée. (Les Maraudeurs de Gor, p. 110)

  • Levez l’ancre ! cria Forkbeard. Aux bancs ! (Les Maraudeurs de Gor, p. 112)

Les deux ancres furent hissées. Elles ne sont pas très lourdes, puisqu’elles pèsent chacune un peu plu de vingt-cinq Pierres goréennes, c’est-à-dire une cinquantaine de kilos. Elles ne sont pas fixées au navire par des chaînes, mais par des cordes enduites de goudron. (Les Maraudeurs de Gor, p. 112)

Depuis cet endroit, au sommet de la falaise, invisible, à plat ventre, l’homme était sans doute en mesure de voir l’ensemble de la crique. Il se leva et agita sa corme de bronze au-dessus de la tête. Forkbeard répondit par le même signe. ( Les Maraudeurs de Gor, p. 115)

À présent, des hommes couraient vers le quai. Ils étaient nu-tête, et portainet des vestes de fourrure. Quelques-uns avaient des pantalons de peau, d’autres des tuniques de laine teinte. Je vis , également des champs entourés de murs de pierre. À l’intérieur, court en cette saison, poussait du Sa-Tarna; en outre, il y avait aussi des petits pois, des haricots, des choux, des oignons, des carrées de suls dorés, capables de survivre à cette latitude. Je vis également de petits arbres fruitiers et des ruches où les abeilles produisaient du miel; et il y avait de petites cabanes, ici et là, au toit de planches incliné; à l’intérieur, travaillaient sous doute des artisans; dans d’autres, on devait sécher le poisson ou faire le beurre. Contre la falaise, il y avait un long appentis; on devait y abriter les petits bosks et les verrs, pendant l’hiver, et y entreposer le fourrage; un autre appentis, aux épais murs de bois, à l’ombre de la falaise, devait être la glacière, où on entre posait la glace, descendue des montagnes sur des traîneaux, recouverte d’éclats de bois. ( Les Maraudeurs de Gor, p. 116)

Dans les champs, les hommes portaient de courtes tuniques de laine blanche; quelques-uns d’entre eux avaient une houe; ils avait les cheveux courts; au cou, il portaient une bande de fer noir, sur laquelle était soudé un anneau. Ils ne quittaient pas les champs; s’ils le faisaient sans y avoir été autorisés, ils pouvaient être punis de mort; il s’agissait de serfs. ( Les Maraudeurs de Gor, p. 116-117)

Parmi eux, vêtues de robes blanches, portant un collier, enthousiastes, couraient des captives. Celles-ci, à l’arrivée de leur Maître, sont autorisées à aller l’accueillir. les hommes du Nord apprécient les yeux étincelants, les corps vigoureux, les exclamations de leurs captives. Dans les champs, je vis un contremaître, vêtu de rouge, libérer les serfs d’un geste de la main. Ils se mirent également à courir en direction de l’eau. ( Les Maraudeurs de Gor, p. 117)

Forkbeard, à présent, emplit un grand pichet de bière, d’une contenance approximative de cinq gallons, dans un tonneau. Puis il ferma le poing au-dessus. C’était le signe du marteau, le signe de Thor. Puis le pichet, qui avait deux grandes anses de bronze, fut passé de main en main parmi les rameurs. Les hommes basculaient la tête en arrière et, le liquide leur ruisselant sur le corps, buvaient la bière. C’était la bière de la victoire. ( Les Maraudeurs de Gor, p. 117)

Puis Forkbeard vida lui-même le reste du pichet, jeta le récipient au pied du mât et, stupéfait, je le vis bondir sur les rames en mouvement. Les hommes chantèrent. Puis Forkbeard, pour le plus grand plaisir des spectateurs massés sur la rive, qui l’acclamèrent, tandis que le serpent se dirigeait lentement vers le quai, s’adonna joyeusement à la Danse des Rames des rameurs du Torvaldsland. Ce n’était pas véritablement une danse, bien entendu, mais un exploit athlétique de première grandeur exigeant un coup d’œil exceptionnel, un sens de l’équilibre extraordinaire et une coordination incroyable. Ivar Forkbeard, poussant des cris, sauta d’une rame à l’autre, allant ainsi de l’avant du navire à l’arrière, sur bâbord, puis bondit à nouveau sur le pont et sauta sur les rames de tribord, sautant cette fois de rame en rame de l’arrière à l’avant, puis, levant les bras, il bondit dans le navire, projeté à l’intérieur au moment où la rame se leva. Il s’immobilisa ensuite à l’avant, près de moi, couvert de sueur et souriant. Sur la grève, les spectateurs levèrent des chopes de bière vers lui. Ils l’acclamèrent. J’entendis les cris des captives. ( Les Maraudeurs de Gor, p. 117-118)

Elle regarda le liquide noir.

  • Bois ! répéta Forkbeard.

Elle porta la tasse à ses lèvres et goûta le liquide. Elle ferma les yeux et fit la grimace.

  • C’est trop amer, gémit-elle.

Elle sentit le poignard de Forkbeard sur son ventre.

  • Bois ! dit-il.

Elle rejeta la tête en arrière et but la potion nauséabonde. Elle se mit à tousser et pleurer. La corde qu’elle avait au cou fut détachée…….. Une à une, les captives d’Ivar Forkbeard, y compris la riche et orgueilleuse Aelgifu, furent contraintes de boire le vin des esclaves. Puis, une par une elles furent détachées et conduites près du tronc à marquer. ( Les Maraudeurs de Gor, p. 119-120)

– Et Lèvres Boudeuses ? demanda une autre jeune femme, tombant à genoux devant lui, levant la tête vers lui.

Parfois, on donne des noms descriptifs aux captives. Elle était blonde; elle sentait le verr; c’était probablement elle que j’avais vue, sur la pente, gardant un troupeau de verrs……

– N’oublie pas Jolies Chevilles, Jarl ! s’écria une autre fille, délicieuse petite chose qui n’avait sans doute pas plus de seize ans. ( Les Maraudeurs de Gor, p. 121-122)

Malgré ses protestations, elle fut saisie par le serf et jetée à plat ventre sur le tronc. Deux hommes lui immobilisèrent les bras; deux autres les jambes. Un cinquième homme, avec un épais gant de cuir, sortit un fer du feu; la chaleur faisait frémir l’air autour de son extrémité.

  • Je t’en prie, Jarl, cria-t-elle, ne marque pas ta captive!

Sur un signe de Forkbeard, le fer fut appliqué sur la chair et y fut maintenu, fumant, pendant cinq ihns. C’est seulement quand il fut retiré qu’elle hurla. Elle avait gardé les yeux fermés, les dents serrées. Mais quand on avait retiré le fer profondément enfoncé dans sa chair, fumant, elle s’était mise à hurler, oubliant sa fierté, sa volonté ayant été brisée, longuement et misérablement, admettant du même coup qu’elle n’était qu’une fille marquée parmi les autres. La tirant par les bras, on l’éloigna du tronc. Elle rejeta la tête en arrière, le visage baigné de larmes, et hurla à nouveau de douleur. Elle regarda son corps. Il portait une marque. Tenue par le bras, elle fut poussée vers l’enclume, près de laquelle elle fut jetée à genoux.

La marque utilisée par Forkbeard n’est pas rare dans le Nord, bien que, sur ce point, il n’y ait pas , au Torvaldsland, la même uniformité qu’au Sud où la Caste des Marchands, avec ses recommandations et sa standardisation est plus puissante. Sur tout Gor, naturellement, l’esclave est une possession familière. La marque utilisée par Forkbeard, assez fréquente dans le Nord, se composait d’une demi-cercle avec à son extrémité droite, une diagonale. Le demi-cercle fait environ cinq centimètres de diamètre et la diagonale, approximativement quatre centimètres de long. La marque, comme c’est souvent le cas, est symbolique. Dans le Nord, on dit souvent que la captive est une femme dont le ventre se trouve sous l’épée. ( Les Maraudeurs de Gor, p. 123-124)

Il prit ses cheveux et les écarta, puis lui poussa le cou contre le flanc de l’enclume. sur l’enclume, se trouvaient les extrémités correspondantes des deux parties du collier. L’intérieur du collier était à environ un demi-centimètre du cou. Je vis les fins cheveux de sa nuque. Sur une extrémité du collier, il y a deux petits anneaux plats et robustes. Sur l’autres, il y a un seul anneau de ce type. Ces anneaux, quand le collier est fermé, sont alignés, ceux d’un côté en haut et en bas, celui de l’autre au centre. Ils s’emboîtent exactement, les uns sur les autres. Les trous qu’ils comportent, qui ne font que quelques millimètres de diamètre, sont également parfaitement alignés.

Le Forgeron, avec son pouce, exerçant une forte pression, fit passer les rivets métalliques dans les trous. Les rivets étaient parfaitement ajustés. ….Puis, à coups de marteau, il riva le collier d’acier qui lui emprisonnait le cou.

Ensuite, la tirant par les cheveux, un homme l’écarta de l’enclume et la jeta par terre, un peu plus loin. ( Les Maraudeurs de Gor, p. 124-125)

– Parfois, dit-il, les captives récalcitrantes sont jetées, nues, parmi les serfs. (Il sourit.) Ne crains rien. Si cela devati t’arriver, mon tour venu, je t’utiliserais bien, Captive. Très bien. ( Les Maraudeurs de Gor, p. 127)

Ivar Forkbeard eut un rire puissant, la tête rejetée en arrière. Sur ses genoux, nue, serrée contre lui, était assise celle qui avait été Aelgifu, les bras autour de son cou, les lèvres sur sa joue; elle n’avait plus le même nom; le nouveau nom de la fille de l’Administrateur de Kassau était : Pudding. De l’autre côté, nue, son collier de fer noir au cou, le tenant par la taille, se frottant contre sa ceinture, se trouvait une autre captive : Gunnhild. ( Les Maraudeurs de Gor, p. 127)

Je tenais une des grandes cornes dans lesquelles boivent les gens du Nord.

  • Il est impossible de la poser, lui dis-je, troublé.

Il rejeta une nouvelle fois la tête en arrière et éclate de rire

  • Si tu ne peux la pas la vider, dit-il, donne-la à quelqu’un d’autre!

Je basculai la tête en arrière et vidai la corne. ( Les Maraudeurs de Gor, p. 127)

En fait, les salles véritables, hautes, avec des poutres, construites en troncs d’arbres et en planches, avec leurs bancs, leurs piliers, leurs sculptures et leurs suspensions, leurs marmites suspendues, sont généralement très rares, et seuls les Jarls les plus riches en possèdent une. ( Les Maraudeurs de Gor, p. 128)

Au Torvaldsland, le bon bois est très cher. En outre, le bon bois est souvent marqué et réservé aux chantiers navals. Si un Torvaldslandais doit choisir entre sa salle et son navire, c’est invariablement son navire qui l’emporte. ( Les Maraudeurs de Gor, p. 128)

  • Tiens, Jarl, dit Thyri, me tendant à nouveau la corne.

Elle était pleine d’hydromel du Torvaldsland, à base de miel fermenté, épais et sucré. ( Les Maraudeurs de Gor, p. 128)

La salle d’Ivar Forkbeard était une longue maison. Elle faisait environ cent vingt pieds goréens de long. Ses murs, constitués de terre et de pierres, étaient courbes et épais, d’environ deux mètres cinquante d’épaisseur. Elle était orientée nord-sud. Cela réduit l’exposition au vent du nord, ce qui est extrêmement important, au Torvaldsland, pendant l’hiver. un feu, dans un trou rond, se trouvait au centre. Elle comportait, pour l’essentiel, une unique longue pièce dans laquelle on vit, mange et dort. À une extrémité, il y avait une cuisine, séparée du reste de la maison par une cloison de bois. Le toit se trouvait à moins de deux mètres au-dessus du sol ce qui signifie que tous les occupants, s’il s’agissait d’hommes, étaient obligés de se baisser pour se déplacer. La longue pièce, outre qu’elle est basse de plafond, est obscure. De plus, elle est souvent enfumée. La ventilation est assurée, comme c’est généralement le cas au Torvaldsland, par de petits trous pratiqués dans le toit. Le centre de la salle, sur la longueur, est creusé sur une profondeur d’une trentaine de centimètres. C’est là que se trouvent les tables et les bancs, En outre, au milieu, sur la longueur, il y a deux rangées de poteaux, plantés à environ deux mètres les uns des autres, qui soutiennent le toit. Contre les murs, au niveau du sol, il y a un plancher de terre battue sur lequel sont étendues les couvertures. Des pierres délimitent la place dont chacun peut disposer pour dormir. Ainsi, dans un sens, la salle elle-même est à une trentaine de centimètres sous le niveau du sol et les quartiers d’habitation se trouvent au niveau du sol, contre les murs. Ces quartiers d’habitation, où il est également possible d’entreposer les effets personnels, quoi que quelques hommes préfèrent les mettre à leurs pieds, font environ deux mètres cinquante de long. La salle elle-même, le centre de la salle, fait environ quatre mètres de large. ( Les Maraudeurs de Gor, p. 128-129)

  • Eh bien, m’apprit Ivar Forkbeard, je suis une hors-la-loi.
  • Je ne le savais pas, dis-je.

C’est pourquoi, expliqua-t-il, ma salle n’est pas en bois. ( Les Maraudeurs de Gor, p. 130)

Je ne dis pas à Ivar que ceux qu’il appelait Kurii, ou monstres, étaient, en fait, les représentants d’une race venue de l’espace et que, soutenus par ceux qui vivaient dans leurs vaisseaux, ils étaient en guerre avec les Prêtres-Rois pour la domination de deux planètes : Gor et la Terre. Pendant ces batailles, à l’insu des hommes, même sur Gor, de temps en temps, des vaisseaux kurii avaient été détruits et s’étaient écrasés. Les Prêtres-Rois détruisaient toujours les épaves de ces vaisseaux, néanmoins, en général, ils ne traquaient ni n’exterminaient les survivants. Si les Kurii naufragés acceptaient les lois des Prêtres-Rois concernant la technologie et les armes, ils étaient autorisés à vivre, au même titre que les hommes, constituant simplement une forme de vie différente. Je savais que les Kurii étaient des êtres aux instincts féroces et terrifiants qui considéraient les humains, et les autres animaux, comme de la nourriture. Le sang, comme dans le cas des requins, les plongeaient dans une sorte de frénésie. Ils étaient extrêmement puissants et très intelligents quoique leurs capacités intellectuelles, comme celles des êtres humains, soient nettement inférieures à celles des Prêtres-Rois. Aimant tuer et disposant d’une technologie avancée ils étaient, dans une certaine mesure, des adversaires dignes des Prêtres-Rois. La plupart d’entre eux habitaient les vaisseaux, loups d’acier de l’espace, leurs instincts étant partiellement contenus par la Loyauté du Vaisseau, la Loi du Vaisseau. On pensait que leur planète avait été détruite. Cela semblait plausible, en regard de leur férocité, de leur avidité et de ce que pourrait produire leur mise en pratique dans le cadre d’une technologie perfectionnée. Leur planète étant détruite, les Kurii en voulaient une autre.

Bien entendu, les Kurii que connaissaient les Torvaldslandais vivaient loin des vaisseaux depuis plusieurs générations. Néanmoins, un des grands dangers de la guerre était la possibilité que les Kurii de Gor et se servissent d’eux pour mettre leurs plans en œuvre.

Les hommes et les Kurii, aux endroits où ils se rencontraient, c’est-à-dire essentiellement dans le Nord, se considéraient mutuellement comme des ennemis mortels. Les Kurii dévoraient parfois des hommes et les hommes, par conséquent, traquaient et massacraient, lorsqu’ils le pouvaient, les animaux. En général, toutefois, compte tenu de la puissance et de la férocité des animaux, les hommes ne les traquaient que jusqu’aux limites de leur territoire, surtout lorsqu’ils avaient perdu un bosk ou un serf. Les Torvaldslandais eux-mêmes s’estimaient satisfaits lorsqu’ils parvenaient à chasser l’animal, ou les animaux, de leur territoire. Ils étaient encore plus satisfaits lorsqu’il parvenaient à pousser l’animal dans le territoire d’un ennemi. (Les Maraudeurs de Gor, p. 131-132)

  • Je suis un hors-la-loi, dit Ivar. Dans un duel, j’ai tué Finn Broadbelt.
  • C’était un duel, relevai-je.
  • Finn Broadbelt était le cousin de Jarl Swein Dent Bleue.
  • Ah, fis-je. Svein Dent Bleue était le Grand Jarl du Torvaldsland, dans le sens où il était généralement considéré comme le plus puissant.

On disait que, dans sa salle, il faisait manger mille hommes. En outre, on racontait que ses messagers pouvaient porter la Flèche de la Guerre dans plus de dix mille fermes. Dix navires étaient amarrés à son quai, et on disait qu’il pouvait s’en procurer cent de plus.

  • C’est ton Jarl ? demandai-je.
  • C’était mon Jarl, répondit Ivar Forkbeard.
  • La compensation doit être élevée, estimai-je.

Forkbeard me regarda avec un sourire ironique.

  • Elle a été fixée tellement haut, dit-il, contrairement à la tradition et à la loi, malgré les protestations des Prêtres de la Stèle et de ses propres hommes que personne, à son avis, ne pourrait la payer.
  • Afin que, terminai-je, tu restes hors-la-loi jusqu’à ce que tu sois arrêté ou tué.
  • Il espérait me chasser du Torvaldsland, souligna Ivar.
  • Il n’y a pas réussi, fis-je remarquer.

Ivar sourit.

  • Il ignore où je suis, dit-il. S’il le savait, cent navires entreraient dans la crique.
  • À combien, demandai-je, se monte la compensation ?
  • Cent Pierres d’or, répondit Ivar.
  • Tu en as pris davantage, relevai-je, dans le pillage du temple de Kassau.
  • Et le poids d’un adulte en saphirs de Shendi, ajouta Forkbeard. (Les Maraudeurs de Gor, p. 133-134)
  • Tout le monde sait, répondis-je, que tu as libéré Chenbar, le Sleen de la Mer, Ubar de Tyros, du donjon de Port Kar où il était enchaîné et que tu as reçu, en échange, son poids en saphirs de Shendi.

Je ne dis pas à Forkeard que c’était moi, Bosk de Port Kar, Amiral de la Cité, qui étais responsable de l’incarcération de Chenbar. (Les Maraudeurs de Gor, p. 134)

  • Les lunes de Gor ? demandai-je.
  • Non, répondit-il, la lune de Scagnar.
  • Je ne comprends pas, dis-je.

La fille, expliqua-t-il, de Thorgard de Scagnar, Hilda la Hautaine. . (Les Maraudeurs de Gor, p. 135)

  • Sois le bienvenu dans la salle d’Ivar Forkbeard, avait-il dit.

Je m’étais lavé les mains et le visage dans le bol présenté par le Maître en personne, puis je m’étais essuyé avec la serviette. Puis, invité à entrer, je m’étais assis en face de lui, à la place d’honneur. Ensuite, ayant ouvert ses coffres, il m’avait donné une longue cape en fourrure de sleen marin, une lance à pointe de bronze, un bouclier en bois peint, renforcé avec des bandes couvertes d’émail jaune; un casque conique, en fer, avec un morceau de cotte de mailles et une plaque d’acier glissant de haut en bas, destinée à protéger le nez; et, également, une grande hache forgée suivant la tradition du Torvaldsland, grande, courbe, à une seule lame; et quatre anneaux d’or que l’on peut porter au bras. (Les Maraudeurs de Gor, p. 137)

Je me dis que l’aide de Forkbeard serait peut-être, dans la réalité aride du Torvaldsland, extrêmement utile. Il savait peut-être où se trouvaient les Kurii; il parlait peut-être les dialectes du Nord, qui sont parfois très différents du goréen ordinaire tel qu’on le parle à Ko-ro-ba, par exemple, ou même à Turia; les traditions et les coutumes des salles et des villages du Nord lui étaient sans doute familières; je n’avais pas la moindre envie d’être jeté, attaché, sous les houes des serfs parce que j’avais, sans le savoir, insulté un homme libre ou violé une tradition, même s’il s’agissait simplement d’avoir pris du beurre avant un homme assis plus près que moi des piliers du trône. (Les Maraudeurs de Gor, p. 137)

Thorgard de Scagnar, individu sournois et cruel, qui comptait parmi les Jarls les plus puissants du Nord, était mon ennemi.

En outre, en mer, il nous avait poursuivis avec son navire, le Sleen Noir. (Les Maraudeurs de Gor, p. 138)

La nuit, les serfs sont enchaînés dans l’appentis des bosks; les captives restent dans la salle, pour servir le plaisir des hommes libres. Elles passent souvent de l’un à l’autre. Le dernier utilisateur a, néanmoins, la possibilité de l’attacher. (Les Maraudeurs de Gor, p. 141)

Comme elles semblaient joyeuses et pleines d’énergie! Leurs cheveux était défaits, à la manière des captives. Leurs yeux brillaient; leurs joues étaien rouges; chaque parcelle de leur corps, chaque parcelle captive, était incroyablement belle et plein d’énergie. comme elles étaient incroyablement féminines, vivantes, libérées, détendues dans leurs émotions et les mouvements de leur corps! À présent, elles bougeaient, riaient, marchaient et se tenaient en femmes; l’orgueil ne leur était pas autorisé; la joie l’était. Il n’y avait, entre leur beauté et le cuir de leurs Maîtres, qu’une robe de laine blanche, fendue jusqu’à la taille. (Les Maraudeurs de Gor, p. 143)

  • Olga, dit-il, il faut battre le beurre dans l’appentis!
  • Oui, Jarl, répondit-elle, relevant sa jupe et partant en courant.
  • Gunnhild, Lèvres Boudeuses, reprit-il, aux métiers à tisser!
  • Oui, Jarl, répondirent-elles, pivotant sur elles-mêmes et prenant la direction de la salle.
  • Toi, Petite, dit Ottar à Thyri.

Elle recula.

  • Oui, Jarl, répondit-elle.
  • Ramasse des crottes de verr dans ta robe et porte-les sur le carré de suls!
  • Oui, Jarl, répondit-elle en riant, pivotant sur elle-même.

Je la regardai courir, pieds nus, vers sa tâche. Elle était très jolie.

  • Et vous, paresseuses! cria Ottar aux captive restantes, voulez-vous être découpées en lanières et jetées aux parsits?
  • Non, Jarl! s’écrièrent-elles.

Dans ce cas, au travail! ordonna-t-il. (Les Maraudeurs de Gor, p. 144)

Le maniement de la hache comporte de nombreux secrets; on utilise souvent les feintes et les coups retenus; ainsi que le manche pour frapper en bout ou pousser; le mouvement de balancier, naturellement, lorsqu’il manque son objectif, expose le guerrier; quelques stratagèmes élémentaires méritent d’être mentionnés; le suivant est typique : on feint d’exécuter le mouvement de balancier, en allant même jusqu’à pousser le cri de mort, mais on retient le coup; l’adversaire, s’il ne se méfie pas, avance, baissant sa garde et la hache, retournée, frappe de gauche à droite; parfois, il est également possible, si l’adversaire porte un bouclier trop haut, de faire un pas sur la gauche et de couper le bras qui tient le bouclier; les coups bas sont également dangereux car il est aussi facile de couper un pied qu’un jeune tronc d’arbre; défensivement, bien entendu, s’il est possible de provoquer le mouvement de balancier et de l’esquiver, on dispose d’un instant pour profiter d’un avantage; on y parvient parfois en feignant d’exposer son corps davantage que ne le ferait un Guerrier connaissant bien la hache, amenant ainsi l’adversaire, qui croit alors se trouver face à un adversaire maladroit, à investir prématurément le poids de son corps dans le mouvement de balancier. La hache du Torvaldsland compte parmi les armes les plus redoutables de Gor. Si l’on veut passer derrière la hache, naturellement, on peut gagner; mais il n’est pas facile de passer derrière la hache d’un adversaire qui sait se servir de son arme; il lui suffit de frapper une seule fois; et il n’a aucune raison de le faire avant d’être sûr de sa cible. (Les Maraudeurs de Gor, p. 145)

Le Sa-Tarna du Nord, en rangées, jaune et vigoureux, faisait environ vingt-cinq centimètres de haut. À cette latitude, compte tenu de l’effet adoucissant du Courant de Torvald, il mettait environ cent vingt jours à pousser. Cette récolte avait, en fait été semée pendant l’automne précédent, un mois après la Fête de la Moisson. On le sème assez tôt, toutefois, de sorte que les racines puissent se développer avant que le gel ne stoppe temporairement la croissance. Puis grâce à la chaleur du printemps, la terre redevenant molle, la plante, robuste et rude, reprend le dessus. Statistiquement, le Sa-Tarna d’hiver donne davantage que le Sa-Tarna de printemps. (Les Maraudeurs de Gor, p. 146)

Le Sa-Tarna est la culture principale du Torvaldsland, mais j’ai constaté qu’il y a également de nombreux jardins et qu’on élève des bosks, ainsi que des verrs. Ottar arracha deux radis et Forkbeard et moi, après en avoir essuyé la terre, nous les mangeâmes. (Les Maraudeurs de Gor, p. 146)

Les topsits du verger de Forkbeard, qui peuvent pousser à cette latitude, alors que les larmas ne le peuvent pas, étaient trop verts pour qu’il soit possible d’en manger. Je souris, me souvenant que les topsits ont invariablement un grand nombre de graines, sauf la variété à longue tige, plus rare. Je n’aime pas beaucoup les topsits parce qu’ils sont amers. D’autres personnes les apprécient. En général, on les coupe en tranches et on les sert avec du miel, ou bien dans les sirops, ou bien pour assaisonner de nombreux plats. Ils sont également utilisés pour pallier les déficiences nutritionnelles, en mer, pendant les longs voyages, du fait qu’ils contiennent, je suppose, beaucoup de vitamine C. On les appelle parfois : le larma du marin. Ce sont des fruits à la peau dure qu’il n’est pas difficile de faire sécher et de stocker. À bord des serpents, on les entrepose dans de petits tonneaux généralement rassemblés, avec les légumes, sous la barque retournée. Nous nous arrêtâmes près de l’appentis où Olga, en sueur, avait fini de battre le beurre. (Les Maraudeurs de Gor, p. 146-147)

… Plus tôt, avant que ne commence sa tournée d’inspection, Pudding était venue s’agenouiller devant lui, avec un plateau de pains de Sa-Tarna. La fille de Gurt, Adminsitrateur de Kassau, apprenait à faire le pain. Inquiète, elle regarda Forkbeard mordre dans un pain.

  • Il faut davantage de sel, avait-dit du Sud ? (Elle frémit.) Crois-tu que tu es une captive du Sud ? demanda-t-il.
  • Non, Jarl, avait-elle répondu.
  • Crois-tu qu’il suffise d’être agréable sur les fourrures ? demanda-t-il.
  • Oh, non Jarl! s’écria-t-elle.
  • Les captives du Nord doivent savoir se rendre utiles, déclara-t-il.
  • Oui, Jarl! s’écria-t-elle.
  • Va les donner aux tarsks, ordonna-t-il. Ils sont tout juste bons pour eux!
  • Oui, Jarl, sanglota-t-elle, se levant d’un bond et s’éloignant en courant.
  • Captive! appela-t-il.

Elle s’arrêta et se retourna.

  • Veux-tu être attachée au poteau et fouettée ? demanda-t-il.

Il s’agit d’un gros poteau, se dressant devant la salle, en bois écorcé, avec un anneau métallique, près du sommet, auquel sont attachés les poignets croisés de la femme. Près de l’appentis des bosks, il y a un poteau semblable, avec un anneau fixé plus haut, utilisé pour les serfs. (Les Maraudeurs de Gor, p. 147-148)

Auparavant, sur la plage, il pêchait le parsit avec d’autres serfs. (Les Maraudeurs de Gor, p. 148)

Puis, avec l’audace des captives, Thyri, qui avait été une belle dame de Kassau, releva sa robe sur les hanches et, se penchant, cracha furieusement sur le serf.

Il bondit vers elle, mais Ottar fut plus rapide. Il frappa Wulfstan, le serf, Tarsk, sur la nuque avec le manche de sa hache. Wulfstan tomba, étourdi. En un instant, Ottar eut attaché les mains du jeune homme sur le ventre. Puis, le prenant par le collier, il le mit à genoux.

  • Tu as vu ce que la hache peut faire à un poteau, me dit-il. À présent, voyons ce qu’elle peut faire au corps d’un homme.

Il fit lever le jeune serf, le tenant par le collier, le dos tourné vers moi. La colonne vertébrale, bien entendu, serait immédiatement coupée; en outre, si le coup était assez puissant, une partie de la hache sortirait de l’abdomen. Néanmoins, il faut plus d’un coup pour couper un homme en deux; frapper plus de deux fois, cependant, est considéré comme maladroit. Le jeune homme était immobile, paralysé, pris. Thyri, ayant lâché sa robe, recula, la main devant la bouche.

  • Tu as vu, dit Ottar à Forkbeard, qu’il s’est montré insolent avec cette captive, propirété des hommes libres.
  • Parfois, intervins-je, les serfs et les captives plaisantent.
  • Il aurait posé la main sur elle, estima Ottar.

Cela semblait vrai, et était manifestement plus grave. Les captives étaient, après tout, la propriété des hommes libres. Les serfs n’avaient pas le droit de les toucher.

  • L’aurais-tu touchée ? s’enquit Forkbeard.
  • Oui, Jarl, souffla le jeune homme.
  • Tu vois! s’écria Ottar. Laisse Cheveux Rouges frapper!

Je souris.

  • Fais-le plutôt fouetter, dis-je.
  • Non! cria Ottar.
  • Qu’il soit comme Cheveux Rouges a dit, décida Forkbeard. (Puis il regarda le serf.) Cours au poteau, ordonna-t-il, supplie le premier homme libre qui passera de te fouetter!
  • Oui, Jarl, dit-il.

Il serait déshabillé et attaché, les poignets au-dessus de la tête, au poteau dressé devant l’appentis des bosks.

  • Cinquante coups, précisa Forkbeard.
  • Oui, Jarl, dit le jeune homme.
  • Le fouet, ajouta Forkbeard, sera le reptile.

La punition serait lourde. Le reptile est un fouet à une seule lanière, lestée, de cuir tressé, faisant deux mètres et un centimètre d’épaisseur. Il est capable d’arracher la peau du dos d’un homme. Parfois, de petits morceaux de métal sont incrustés dans la lanière. Il n’était pas impossible que l’homme meure sous les coups. Il faut distinguer le reptile du fouet goréen ordinaire, à cinq larges lanières. Ce fouet, généralement utilisé avec les femmes, constitue un châtiment terrifiant; toutefois, il a l’avantage de ne pas marquer la victime. Naturellement, personne ne s’inquiète de savoir si un serf est marqué ou pas. Une femme au dos non marqué se vendra généralement plus cher qu’une femme comparable, dont le dos serait couvert de cicatrices. Les hommes, les plus souvent, aiment les femmes à la peau lisse, sauf en ce qui concerne la marque au fer rouge. Il est utile de mentionner que, à Turia et Ar, il n’est pas rare d’épiler complètement les femmes. (Les Maraudeurs de Gor, p. 150-151)

  • Il doit y avoir un autre festin ? demandai-je. En quel honneur ?

Il y avant festin tous les soirs depuis quatre jours.

– Parce que nous aimons festoyer, répondit simplement Ivar Forkbeard. Cela suffit. (Les Maraudeurs de Gor, p. 152)

Nous regardâmes la carcasse déchiquetée, dévorée, d’un bosk. Les gros os eux-mêmes avaient été cassés, écrasés apparemment entre des mâchoires puissantes, et la moelle avait été sucée. Le cerveau avait également été mangé, puisé dans le crâne avec un morceau de bois.

  • Sais-tu de quel animal, demanda Ivar Forkbeard, ceci est l’œuvre ?
  • Non, dis-je.

Ce bosk a été tué par un Kur, déclara-t-il. (Les Maraudeurs de Gor, p. 153-154)

  • Un Kur! Un Kur! hurlèrent les hommes.

L’animal resta immobile, battant des paupières, penché sur le cadavre. Il ne voulait pas l’abandonner. Sa fourrure était beige avec des taches blanches. Ses grandes oreilles pointues étaient plaquées contre son crâne. Il faisait environ deux mètres dix et devait peser deux cents ou deux cent cinquante kilos. Son museau était large, parcheminé. Il avait deux narines longues et étroites. Sa langue était noire. Il avait deux rangées de crocs, dont quatre étaient particulièrement proéminents, ceux des premières rangées du haut et du bas qui se trouvaient à la place des canines. En outre, les deux crocs supérieurs étaient très longs et courbes. Il avait les bras plus longs que les jambes; il tenait le corps qu’il dévorait avec des mains griffues, faisant penser à des pattes, mais comportant six doigts aux articulations nombreuses, presque semblables à des tentacules.

Il cracha, rugit et, les yeux étincelants, les crocs dénudés, nous menaça.

Tout le monde semblait paralysé. Il se tenait là, dans la lumière de la torche, nous menaçant, refusant de rendre le corps. Puis, derrière lui, une hache se leva, et frappa, lui coupant la colonne vertébrale une trentaine de centimètres sous la nuque. Il s’effondra sur une couche, écrasant presque une captive incapable de se contrôler. Derrière lui, je vis Rollo. Il ne semblait pas en proie à la frénésie; il ne semblait pas davantage humain; il avait frappé alors que les autres, Gautrek, Gorm, moi, Forkbeard lui-même, ne pouvaient que regarder avec horreur. Rollo leva une nouvelle fois sa hache. (Les Maraudeurs de Gor, p. 157-157)

Mon assistant, individu puissant, mais manifestement stupide, rasé de près comme le sont les Parfumeurs, vêtu de soie jaune et blanche, et portant des snadales dorées, approcha en faisant la révérence. Il avait un plateau chargé de flacons. (Les Maraudeurs de Gor, p. 159)

Ar, populeuse et riche, la plus grande cité de Gor, était considérée comme le symbole de la qualité des marchandises. La marque d’Ar, la lettre unique qui apparaît sur sa Pierre de Foyer, écriture goréenne du nom de la cité, était souvent imitée par des Marchands peu scrupuleux, et apposée sur leurs produits. Il n’est pas difficile de l’imiter. Néanmoins, malgré cela, elle n’a jamais été changée ou embellie; la marque d’Ar fait partie de sa tradition. À mon avis, les produits de Ko-ro-ba étaient aussi bons, ou meilleurs, que ceux d’Ar, mais il est vrai que cette ville n’avait pas la renommée de la grande cité du sud-est, de l’autre côté du Vosk. Ceux qui s’intéressent à ces questions la considèrent souvent comme un critère en matière de mode et de savoir-vivre. Les modes d’Ar sont toujours imitées; un vêtement  » coupé à la mode d’Ar  » se vendraplus cher qu’un vêtement en meilleur tissu, mais moins  » stylé »;  » comme on fait à Ar « , est une expression que l’on entend souvent. Parfois, je n’étais pas opposé au retentissement de ces modes. Après la restauration de Marlenus d’Ar, en 10119 Constata Ar, depuis la Fondation d’Ar, avait décrété, à l’occasion de son festin de victoire, que les tuniques des esclaves d’État, déjà très courtes, seraient raccourcies de deux horts, approximativement un centimètre et demi. Cela fut immédiatement adopté à Ar et, de cité en cité, se répandit presque partout. Prouvant que je n’étais pas, moi-même, au-dessus de la mode, j’avais fait appliquer cette règle scandaleuse dans ma propre Demeure : je ne voulais pas que mes filles soient gênées par la longueur excessive de leur vêtement; et, en fait, je fis mieux que l’Ubar d’Ar, car j’ordonnai que l’ourlet soit fait un centimètre encore plus haut; presque toutes les esclaves goréennes ont de jolies jambes; plus on les voit, mieux, c’est; je me demandai combien de filles, même jusqu’à Turia, savaient que leurs jambes étaient davantage exposées aux regards des hommes parce qu’un soir, ivre, pendant son festin de victoire, Marlenus d’Ar avait changé la longueur de la livrée des esclaves d’État de la cité. (Les Maraudeurs de Gor, p. 161-162)

Une autre tradition, pratiquée depuis longtemps au Sud, sous l’équateur de Gor, à Turia par exemple, est le percement des oreilles des esclaves; cette coutume, bien que très ancienne au Sud, ne commença à se répandre rapidement au Nord qu’après avoir été introduite à Ar. Pendant un festin, Marlenus, désireux d’offrir un traitement de faveur à ses officiers supérieurs, leur présenta une danseuse aux oreilles percées. Elle portait, symbole de son humiliation, des anneaux d’or aux oreillles; elle n’avait pas pu aller au terme de la danse; sur un signe de Marlenus, elle avait été saisie, jetée sur le dallage sur lequel elle dansait et violée par plus de cent hommes. Le percement des oreilles, à partir de cette époque, s’était répandu rapidement dans le Nord, les Maîtres et les Marchands d’Esclaves l’infligeant fréquemment à leurs femmes. Bizarrement , le percement du septum, en vue de l’introduction d’un anneau nasal, est généralement considéré comme moins humiliant, par les esclaves que le percement des oreilles. Peut-être est-ce partiellement parce que, au Sud, les femmes libres des Peuples des Chariots portent un anneau dans le nez; peut-être est-ce parce que le trou ne se voit pas; je ne sais pas. Le percement des oreilles, quoi qu’il en soit, est considéré comme le sommet de a dégradation d’une esclave. On dit que toute les femmes aux oreilles percées sont des esclaves. (Les Maraudeurs de Gor, p. 162)

… Je savais que ce parfum, distillation de cent fleurs, fabriqué avec le même soin qu’un vin de grand prix, était un secret jalousement gardé par les Parfumiers d’Ar. Il contenait également de l’huile filtrée de l’arbre à aiguilles de Thentis, de l’extrait de glandes de l’urt du Cartius et une préparation à base de calculs prélevés dans les intestins de la Longue Baleine de Hunjer, animal très rare, calculs dus à la mauvaise digestion des seiches. Heureusement, on trouve parfois ces calculs dans la mer, rejetés avec excréments. Il fallait plus d’un an pour distiller, vieillir, mélanger et lier les ingrédients. (Les Maraudeurs de Gor, p. 164)

Elle ferma les yeux et respira profondément, impatiemment.

Elle ouvrit les yeux et secoua la tête.

  • Qu’est-ce que c’est ? demanda-t-elle.
  • Du parfum de capture, répondis-je.

Je lui pris les avant-bras. Ivar Forkbeard, rapidement, s’empara de ses bagues et de ses bracelets. Puis il lui prit ses chaînes en or. Je la fis lever, la tenant par les poignets, Ivar arrachat le filet d’or qui retenet ses cheveux. Ils tombèrent, blonds, jusqu’à ses reins. Il déchira le haut col de sa robe de velours vert, découvrant son cou.

  • Qui êtes-vous ? souffla-t-elle.

Il referma les menottes de fer noir sur ses poignets. Ceux-ci, par les menottes et leur unique maillon, étaient immobilisés à une dizaine de centimètres l’un de l’autre.

  • Qui es-tu ? souffla-t-elle.
  • Un ami de ton père, répondit-il,

Il se débarrassa, rapidement, de la robe des Parfumeurs, en soie jaune et blanche. Je quittai également la robe des Parfumeurs.

……. – Faut-il lui faire respirer à nouveau le flacon ? demandai-je.

Un morceau de tissu et une écharpe, imprégnés du liquide et maintenus sur le nez et la bouche d’une femme peuvent lui faire perdre connaissance en cinq ihns. Elle se débat vigoureusement pendant une ou deux ihns, puis faiblement, avant de s’effondrer. Les Tarniers utilisent parfois cette méthode; les Marchands d’Esclaves l’emploient souvent. On se sert également, parfois, de fléchettes enduites d’anesthésique, pour capturer les femmes; on peut les lancer ou les enfoncer dans le corps; elles font effet en approximativement quarante ihns; la victime reprend connaissance, nue, dans une cage. (Les Maraudeurs de Gor, p. 165-166)

… C’était la pire injure qu’il pouvait faire à Thorgard de Scagnar. Les chaînes en or, les bagues et les bracelets de sa fille resteraient. Comment pouvait-on manifester plus clairement que le ravisseur méprisait ces babioles, qu’il n’en avait pas besoin et que c’était la fille elle-même, et uniquement elle, son corps et sa personne, qu’il était , audacieusement, venu capturer. Ivar Frokbeard se pencha alors sur les pieds de la jeune femme et lui retira ses chaussures dorées puis, posant les mains sur ses jambes, tandis qu’elle fermait les yeux, il lui retira également ses bas rouges, à la mode d’Ar. (Les Maraudeurs de Gor, p. 167-168)

On apprend aux sleens domestiques à suivre; et aussi, parfois, aux captives; je connaissais bien ce genre de chose, naturellement; dans le Sud il arrive souvent que les esclaves, de diverses manières et dans diverses cités, suivent leur Maître. Hilda, naturellement, était une femme libre. Pour elle, suivre était le comble de l’humiliation. (Les Maraudeurs de Gor, p. 175-176)

Puis la rame descendit de nouveau. Quand elle sortit une nouvelle fois de l’eau, elle était manifestement terrifiée. Elle avait avalé de l’eau. elle avait appris ce que toute captive comprend rapidement, à savoir qu’il faut s’appliquer et agir rationnellement, si l’on veut survivre sur la rame. Il faut suivre son rythme et, dès qu’elle sort de l’eau, expulser l’air et respirer profondément. C’est ainsi qu’une femme peut survivre sur la rame. (Les Maraudeurs de Gor, p. 177)

Elle se débattait. Elle avait une belle gorge, de bonnes épaules; elle avait une poitrine magnifique; sa taille semblait faite pour qu’on y posât les mains; peut-être était-elle un peu large de hances, mais cel ne me gênait pas; dans le Nord, on appelle cela un berceau d’amour; rien ne pouvait mieux amortir les chocs du plaisir d’un rameur; au Sud, on aurait dit qu’elle avait de douces hanches; si Forkbeard décidait de la faire engrosser elle donnerait des enfants sains et vigoureux à ses serfs, enrichissant ainsi sa ferme; ses cuisses étaient également jolies, tout comme ses mollets; ses cheville, quoiqu’elles ne fussent pas grosses, comme l’affirmait Jolies Chevilles, étaitent plus lourdes que celles de Thyri, ou de Jolies Chevilles elle-même; Hilda, toutefois, était lég`rement plus corpulente; elle avait probablement à peu près cinq ans de plus que Jolies Chevilles, et un an de plus que Thyri; Gunnhild était plus corpulente que Hilda; en outre, à mon avis, elle avait probablement un ou deux ans de plus. Les chevilles de Hilda ne me gênaient pas; un anneau ordinaire les emprisonnerait convenablement, avec une tolérance d’un petit centimètre. (Les Maraudeurs de Gor, p. 179)

  • Apporte le fouet à cinq lanières, dit Ivar Forkbeard à Gunnhild.

…… Le premier coup la jeta contre le poteau; je vis la stupéfaction, dans ses yeux, puis la douleur; la fille de Thorgard de Scagnar parut paralysée; puis elle hurla pitoyablement; c’est seulement à ce moment-là qu’elle comprit ce que le fouet pouvait faire à une fille.

  • Je t’obéirai! cria-t-elle. Je t’obéirai!

Ivar Forkbeard, qui avait l’expérience des captives récalcitrantes, ne frappa pas pendant une ehn. Elle hurla inlassablement qu’elle lui obéirait. Puis il frappa à nouveau. Son corps, une nouvelle fois, fut jeté contre le poteau; ses poignets tirèrent sur la lanière de cuir; son corps tout entier se frottait contre le poteau sous l’effet de la souffrance, se pressant contre lui; les larmes jaillirent de ses yeux; elle était sur la pointe des pieds, serrée contre le poteau; mais le poteau ne céda pas; elle était attachée à lui. Puis il frappa encore. Elle se tordit, tira sur ses liens et hurla.

  • Je demande seulement à t’obéir! cria-t-elle. Je supplie de t’obéir.

Quand il frappa à nouveau, elle ne put que fermer les yeux sous l’effet de la douleur. Elle pouvait à peine respirer. Elle hoquetait. Elle ne pouvait plus ni crier ni hurler. Elle se crispa, les dents serrées, son corps tout entier n’étant qu’un hurlement silencieux. Mais le coup ne s’abattit pas. La punition était-elle terminée? Puis elle fut frappée à nouveau. Les cinq derniers coups s’abattirent alors qu’elle se laissait pendre à la lanière de cuir, le corps pressé contre le poteau, le visage contre le flanc de celui-ci. Quand on la détacha, elle tomba à quatre pattes. La punition avait été légère, seulement vingt coups. Néanmoins, à mon avis, la fille de Thorgard de Scagnar n’avait pas la moindre envie d’être à nouveau attachée au poteau. La punition, quoique légère, avait parfaitement rempli son office, à savoir : enseigner le fouet à une captive.

Les femmes n’oublient jamais. (Les Maraudeurs de Gor, p. 180-181)

  • C’est Hilda la Hautaine, dit Ottar en riant. C’est la femme la plus froide qui soit.

Hilda se tenait droite, la tête haute.

  • Ottar, Gorm, dit Forkbeard, conduisez-la dans la glacière. Laissez-la à l’intérieur, pieds et poings liés.

Les captives poussèrent des glapissements joyeux. Les hommes se frappèrent l’épaule gauche avec la paume de la main droite. D’autres frappèrent de leur assiette les planches épaisses de la table. (Les Maraudeurs de Gor, p. 185)

  • Mon corps te désire, Tarl Cheveux Rouges, sanglota-t-elle. Mon corps a besoin de toi!

Je lui tournai le dos, ne lui accordant aucune attention. Je l’entendis gémir et se frotter contre le poteau.

  • J’ai besoin de toi, Tarl Cheveux Rouges, gémit-elle.

Je la laisserais mariner encore une ou deux ahns. Ensuite, son corps serait prêt. À la moindre caresse, il bondirait, incontrôlable, frémissant dans mes bras. Je l’utiliserais deux fois, la seconde fois à la manière prolongée du Maître goréen, aux termes de laquelle, pendant plus d’une ahn, l’esclave, ou la captive, ne peut pas attendre la moindre concession. (Les Maraudeurs de Gor, p. 186)

Le jeune homme, contrairement aux autres serfs adultes, n’était pas enchaîné dans l’appentis des bosks, pendant la nuit. Ivar l’aimait bien. Il dormait, enchaîné, dans la cuisine. (Les Maraudeurs de Gor, p. 186)

…. Je lui envoyai un baiser à la manière goréenne, embrassant mes doigts et les agitan à droite de ma bouche, presque verticalement, puis envoyant le baiser dans sa direction. Je n’avais pas davantage de droits sur la jolie captive que les autres hommes de Forkbeard. La délicieuse petite jeune femme, comme toutes les autres bonnes choses de la salle, appartenait à tout le monde. J’entendis des tintements de chaînes, les gémissements des captives dans les bras de leurs Maîtres, les hommes du Torvaldsland. (Les Maraudeurs de Gor, p. 190-191)

Elle resta figée, face à la couche, à son pied. C’était une captive. C’était une possession. Elle était possédée.

  • Force-moi, souffla-t-elle.

Les captives savent qu’elles sont du bétail et aiment être traitées en tant que tel. En outre, au plus profond de chaque femme, il y a le désir, plus antique que les cavernes, d’être contrainte de céder à la domination impérieuse, magnifique, sans concession, d’un mâle, d’un Maître. Au plus profond d’elles-mêmes, elles souhaitent toutes se soumettre, vulnérablement et complètement, nues, à un tel animal. Cela est parfaitement évident dans leurs rêves; la culture de la Terre, bien entendu, ne donne guère l’occasion de s’exprimer à ces besoins profonds des jolies femmes de notre race; en conséquence, ces besoins, inhibés, produisent la névrose, l’hystérie et l’hostilité. La technologie et les structures sociales, suivant leur dynamique propre, qui fait partie intégrante de leur développement et de leur expansion, ont distancé les animaux rationnels, pitoyables, qui sont leurs constructeurs et leurs victimes. Nous avons construit notre propre cage et la protégeons contre ceux qui veulent en briser les serrures. (Les Maraudeurs de Gor, p. 192-193)

Puis j’entrepris de la caresser, sur l’intérieur du mollet, des pieds, derrière les genoux, sur le côté des seins, sur l’intérieur des cuisses. Par la tension de ses muscles, les mouvements de son corps, parfois par de petits cris, sa respiration, elle m ‘indiqua ses faiblesses que, en tant que Guerrier, je pourrais exploiter. (Les Maraudeurs de Gor, p. 193)

  • Ceci, lui expliquai-je, est le premier accouplement. Son unique objectif est de t’échauffer en prévision du deuxième.

Elle se serra contre moi sans parler.

Je la serrai étroitement dans mes bras.

  • Puis-je supporter un tel plaisir? demanda-t-elle, effrayée.
  • Tu es captive, répondis-je, tu n’as pas le choix.
  • Jarl, demanda-t-elle, est-ce au Deuxième Accouplement du Maître goréen que tu as l’intention de me soumettre ?
  • Oui, répondis-je.
  • J’en ai entendu parler, sanglota-t-elle. La captive, dans ce cas, n’a droit à aucun quartier, aucune pitié!

C’est vrai, répondis-je. (Les Maraudeurs de Gor, p. 194)

Le Glacier de la Hache était, à l’extrême Nord, un glacier coulant entre deux montagnes et qui prenait, en s’écartant, à l’endroit où il se jetait dans la mer, la forme d’une hache. Les habitants de la région du Glacier de la Hache pêchent la baleine et chassent le sleen des neiges. Il est impossible de faire des cultures, dans cette région. Thorgeir, comme par hasard, naturellement, était le seul habitant de la région du Glacier de la Hache, que l’on considère généralement comme la frontière septentrionale du Torvaldsland, juste avant les ceintures de glace de l’arctique goréen, présent à la Fête. (Les Maraudeurs de Gor, p. 197)

  • Le talmit de peau de sleen marin m’appartient!

Il rit.

Le talmit est un bandeau. Les hommes du Torvaldsland en portent assez souvent, bien que ce ne soit pas le cas de ceux de Forkbeard. Ils suivaient un hors-la-loi. Certains talmits ont une signification particulière. Certains talmits servent parfois à distinguer les officiers, et les Jarls; ou les juges d’une région, payés par le Jarl; les talmits diffèrent parfois, sur le plan du tissu et du motif, d’une région à l’autre; en outre, les talmits servent à honorer les vainqueurs. Le fait que Thorgeir du Glacier de la Hache ait gagné l’épreuve de natation du paraître très étrange aux participants de la Fête. L’immersion dans les eaux de la région du Glacier de la Hache, sans protection, entraîne généralement la mort en quelques ihns. Parfois, je me demandais si Forkbeard n’était pas fou. Son sens de l’humour, à mon avis, pouvait nous coûter la vie. Il est probable que personne ne croyait qu’il était véritablement du Glacier de la Hache; de toute évidence, il n’avait pas l’épicanthus, grâce auquel les yeux des habitants du Glacier de la Hache sont protégés du froid extrême; en outre, il était beaucoup trop grand pour passer pour un habitant de cette région; leur régime alimentaire ne produit aps, en général, de corps puissants; en outre, le climat tend à sélectionner les corps petits et gras car, physiologiquement, l’équilibre thermostatique y est plus aisément maintenu par grand froid; les corps longs et maigres, naturellement, sont mieux adaptés, du point de vue de l’équilibre thermostatique, aux climats très chauds, car ils disposent d’une surface de refroidissement plus importante. Enfin, sa coloration, bien qu’il eût les cheveux noirs, ne pouvait être originaire de cette région septentrionale mais était, bien que brune, assez typique du Torvaldsland, principalement de l’ouest du Torvaldsland. Seul un dément, ou un imbécile, aurait pu croire qu’il venait réellement de la région du Glacier de la Hache. On avait émis de nombreuses hyposthèses, sur les terrains de jeu de la Fête, quant à la véritable origine de Thorgeir, qui ne portaient pas la barbe. (Les Maraudeurs de Gor, p. 197-198)

Avant de gagner le concours de natation, il avait remporté l’escalade du  » mât « , poteau d’une quinzaine de mètres de haut, écorcé et lisse; le saut de la  » crevasse « , qui est en fait un saut en longueur sur terrain plat, une corde étant tendue à l’endroit où les talons touchent le sol; la  » manche sur la rame « , en réalité une longue poutre; et le jet de la lance, une véritable lance, aussi bien sur le plan de la distance que sur celui de la précision, en comptant la distance et la précision comme deux épreuves, ce qui es en fait le cas, il avait gagné, avant la natation, cinq talmits.

Il avait moins bien figuré dans le concours de chant, bien qu’il soit très fier de sa voix; il pensait que les juges étaient contre lui; en outre, il ne fut pas très à l’aise dans le concours de poésie et les jeux de rimes.

  • Je ne suis pas un Scalde, m’expliqua-t-il plus tard.

Néanmoins, il fit très bonne figure aux devinettes; mais pas assez pour l’emporter; il ne trouva pas la solution de la devinette suivante : Qu’est-ce qui est noir, a quatre-vingts pattes et mange de l’or ? La réponse, naturellement, quoique cela ne paraisse peut-être évident, est Sleen Noir, le navire de Thorgard de Scagnar; la réponde Forkbeard avait été Requin Noir, navire légendaire de Torvald, qui avait découvert le Torvaldsland et en avait été le premier Jarl; néanmoins, il accepta sa défaite de bonne grâce. (Les Maraudeurs de Gor, p. 198-199)

L’incident le plus grave s’était sans doute produit dans un jeu qui se pratique avec une batte et une balle; dans ce jeu, il y a deux hommes dans chaque équipe et l’objectif consiste à empêcher l’adversaire de prendre la balle; il est interdit de garder la balle après que l’arbitre ait compté vingt; toutefois, il est possible de la lancer en l’air, à condition que ce soit au-dessus de la tête, et de la rattraper; on peut lancer la balle à son partenaire, avec ou sans l’aide de la batte; la batte, naturellement, envoie la balle avec une puissance incroyable; les barres sont en bois, plutôt larges, et la balle qui fait approximativement cinq centimètres de diamètre, est également en bois et extrêmement dure; c’est un peu comme la  » balle au chasseur « , avec deux hommes au milieu. Je fus heureux de ne pas prendre part à ce jeu. (Les Maraudeurs de Gor, p. 199-200)

Les Torvaldslandais pratiquent plusieurs jeux de balle; quelques-uns se pratiquent avec une batte, ou une pagaie; en hiver, un de ces jeux, tr`s répandu, se joue, les hommes courant et glissant, sur la glace; j’ignore s’il existe un lien entre ce jeu et le hockey; néanmoins, il est traditionnel au Torvaldsland; selon les sagas, Torvald lui-même était un excellent joueur. (Les Maraudeurs de Gor, p. 200)

On ne doit pas se battre, pendant la Fête, mais la loi de la Fête elle-même, malgré toute sa puissance, n’aurait pas la témérité de demander à un Torvaldslandais d’arriver, puis d’aller et venir, sans armes. Le Torvaldslandais ne sort jamais de chez lui sans armes; et, chez lui, les armes sont toujours à portée de la main, généralement suspendues derrière sa couche, de telle sorte que la captive, enchaînée, ne puisse les atteindre. Lorsque, couchée sur le dos, elle lève les yeux, elle voit, au mur, le bouclier, le casque, la lance, la hache et l’épée, dans son fourreau de son Maître. Ce sont les symboles visibles de la force qui l’asservissent, par lesquels elle n’est qu’une femme dont le ventre se trouve sous l’épée. (Les Maraudeurs de Gor, p. 201)

Presque tous les visiteurs de la Fête étaient des fermiers libres, hommes blonds, aux yeux bleus, fiers, aux membres puissants et aux mains durcies par le travail; beaucoup avaient les cheveux nattés; beaucoup portaient le talmit de leur région; beaucoup avaient mis leurs plus beaux atours pour assister à la Fête; beaucoup portaient des vestes de laine, nettoyées à l’eau et à l’urine de bosk, qui contient de l’ammoniaque et est par conséquent, utilisée pour le nettoyage; tous étaient armés, généralement avec une hache et une épée; quelques-uns portaient un casque; d’autres le portaient sur le dos, avec leur bouclier. Pendant la Fête, à laquelle tout homme libre doit assister, sauf s’il cultive seul sa ferme et ne peut la quitter, chaque homme doit pouvoir présenter à son Jarl un casque, un bouclier, une épée, une hache ou une lance en bon état. Chaque homme, généralement, sauf s’il loue directement ses services à un Jarl, est responsable de l’existence et de l’état de ses armes ainsi que de son équipement. Un homme directement au service d’un Jarl est, en fait, un mercenaire; le Jarl en personne, avec son or ou ses réserves, lorsque cela est nécessaire ou désirable, arme l’homme; ces dépenses, bien entendu, sont rarement nécessaires au Torvaldsland; parfois, toutefois, il arrive qu’un homme casse une épée ou perde une hache pendant une bataille, peut-être dans le corps d’un ennemi tombant d’un navire; dans ce cas, le Jarl compense la perte; néanmoins, il n’est pas responsable de tels accidents lorsqu’ils arrivent à des fermiers libres. Les fermiers qui ne participent pas à la Fête, cultivant seuls leur ferme, doivent néanmoins posséder l’armement réglementaire; une fois par an, il doit être présenté à un représentant du Jarl qui, à cet effet, visite les diverses régions. Lorsque la Flèche de la Guerre lui parvient, bien entendu, chaque homme doit répondre; dans ce cas, la ferme en pâtit, de sorte que sa compagne et ses enfants vivent une période extrêmement difficile; en quittant sa famille, ses armes sur l’épaule, le fermier dit simplement à sa famille :

– La Flèche de la Guerre est arrivée dans ma maison. (Les Maraudeurs de Gor, p. 201-202)

Nous vîmes également, dans la foule, de nombreux chefs, capitaines et jarls mineurs, tous avec leur suite. Ces individus de haut rang étaient somptueusement vêtus, avec des casques et des capes magnifiques, souvent avec de grandes haches incrustées d’or. Leurs capes étaient généralement écarlates et pourpres, longues et tourbillonnantes, et tenues par des agrafes en or. Ils le portaient toujours, comme cela est fréquent au Torvaldsland, de telle manière que le bras droit, le bras de l’épée, restât libre.

Leurs hommes portaient souvent aussi des capes, ainsi que, aux bras, des spirales en or ou en argent et, aux poignets, des bracelets incrustés de pierres précieuses. (Les Maraudeurs de Gor, p. 202-203)

Dans la foule, il y avait aussi de nombreuses captives effrontées; elles avaient, en général, été amenées à la Fête par les Jarls ou les capitaines; il n’est pas rare que les hommes se fassent ainsi accompagner par des esclaves, bien qu’elles n’aient pas le droit d’approcher des tribunaux et des délibérations; les visites à la Fête n’étaient pas, après tout, des raids; ce n’étaient pas des entreprises guerrières; il y avait trois raisons d’amener ces filles : elles servaient le plaisir des hommes; elles symbolisaient, par leur présence, la richesse de leurs Maîtres; et elles étaient négociables.

Forkbeard avait également amené quelques captives. Elles nous suivaient. Leurs yeux brillaient; leur démarche était enthousiaste; elles étaient restées longtemps isolées à la ferme; les esclaves des campagnes, comme celles de Forkbeard, étaient extraordinairement stimulées par le spectacle de la foule; elles regardaient la Fête avec plaisir et enthousiasme; quelques-unes d’entre elles avaient même été autorisées à regarder quelques compétitions. On dit que ces plaisirs améliorent les esclaves. Parfois, dans le Sud, les esclaves sont habillées en femmes libres, jusqu’au voile, et conduites par leur Maître aux courses de temps, aux jeux ou aux drames chantés; beaucoup de gens croient qu’il est venu avec sa Compagne, ou qu’il la courtise en vue d’en faire sa Compagne; ils sont seuls à savoir que leur véritable relation est celle du maître à l’esclave; mais quand ils rentrent, une fois fermée la porte du compartiment, le stratagème étant terminé, elle se déshabille immédiatement, ne gardant que sa marque et son collier, puis s’agenouille, le front sur son pied, redevenant sa possession; comme les femmes libres auraient été scandalisées si elles avaient su que, près d’elles, était assise une simple esclave! Mais il n’y avait pas de déguisements au Torvaldsland; il était évident que les filles qui suivaient Forkbeard, ou Thorgeir du Glacier de la Hache, étaient des captives; désireux de rpésenter ses animaux familiers à leur avantage, Forkbeard avait demandé aux femmes de baisser leur robe sur les hanches et de les relever sur les jambes afin que leur beauté soit bien visible, du nombril à quelques centimètres sous le nombril, et que les courbes de leurs chevilles, de leurs mollets et de leurs cuisses soient également révélées; j’étais persuadé qu’elles allaient gémir d’humiliation et tenter de se cacher parmi nous mais, au contraire, même Thyri et Pudding marchaient comme des captives fières et impudiques; sur Gor, montrer son nombril, pour une femme s’appelle  » avoir un ventre d’esclave « ; seules les esclaves montrent leur nombril; Forkbeard leur acheta des gâteaux au miel chez un marchand ambulant; elles les mangèrent avec enthousiasme, des miettes restant collées au coin de leurs lèvres. (Les Maraudeurs de Gor, p. 203-204)

L’expression  » fille de soie  » est souvent utilisée par les captives du Nord, pour désigner leurs contreparties du Sud. L’expression tien au fait qu’elles croient que ces femmes sont gâtées, maquillées à l’excès, capricieuses et caressées comme des animaux familiers, et n’ont rien à faire, à part se parer et attendre leur Maître, lovées sur des couvre-pieds épais et pourpres, brodés d’or. L’expression, à mon avis, reflète une certaine jalousie. Plus précisément, elle semble fondée sur le fait que la courte tunique des esclaves du Sud, seul vêtement qui leur soit permis, est souvent en soie. Les filles du Sud, incidemment, bien qu’elles travaillent oins que leurs sœurs asservies du Nord, fonction de la disparité économique existant entre la ville et la campagne, travaillent souvent, et travaillent dur, surtout si elles ont déplu à leur Maître. Pourtant, à mon avis, leurs travaux sont moins lourds que ceux des ménagères de la Terre. C’est la conséquence de la simplicité de la culture goréenne où il y a littéralement moins de choses à faire, à nettoyer, à entretenir, et ainsi de suite, et aussi au fait que le maître goréen, s’il est content d’une fille, veille à ce qu’elle reste fraîche et prête à servir sur la couche. Une femme surchargée de travail, lasse, dépressive et fatiguée est moins sensible à la caresse du Maître; elle ne réagit pas correctement. Le Maître goréen, la traitant comme l’animal qu’elle est, l’utilise et la manipule de telle sorte que les réactions de son animal familier passionné, désirable au regard brûlant et aux jambes minces, soient aiguisées à la perfection. Bien entendu, il y a des maîtres plus compétents que d’autres. On peut acheter des rouleaux, les livres de Gor, traitant du régime alimentaire, des soins à donner et de la formation des esclaves. Certains prétendent que le dressage d’une esclave, est un don inné. Incidemment, à toutes fins utiles, bien que l’esclave du Sud travaille, à mon avis, moins dure que la captive du Nord, qui vit généralement dans une ferme isolée, elle est fouettée plus souvent que sa sœur du Nord; à mon avis, elle est soumise à une discipline plus rigoureuse; les maîtres du Sud sont durs avec leurs femmes, exigeant davantage d’elles et s’assurant qu’ils l’obtiennent; les filles du Nord, par exemple, apprennent rarement l’art élaboré, complexe et sensuel des esclaves; la fille du Sud, dans son désespoir, doit souvent l’apprendre à la perfection; en outre, sur ordre, elle doit le mettre en application joyeusement et adroitement. (Les Maraudeurs de Gor, p. 204-205)

  • Filles de ferme ! souffla-t-elle en passant près des captives d’Ivar Forkbeard. Les esclaves du Sud considèrent généralement leurs contreparties nordiques comme des idiotes, des rustaudes des fermes et des montagnes du Torvaldsland; elles se les imaginent passant tout leur temps à nourrir les tarsks et à fumer les champs; elles les considèrent, en définitive, comme des femelles de bosks, qui travaillent, procurent des plaisirs simples à des hommes rudes et donnent naissance à des serfs.
  • Poisson froid ! cria Pudding.
  • Manche à balai ! cria Lèvres Boudeuses.

La fille de soie, passant près d’elles, feignit de ne pas les entendre.

  • Oreilles percées ! hurla Lèvres Boudeuses.

La fille de soie se retourna, stupéfaite. Elle posa les mains sur les oreilles. Ses yeux s’emplirent soudain de larmes. Puis, sanglotant, elle pivota sur elle-même et, la tête dans les mains, suivit son Maître.

Les captives d’Ivar Forkbeard ne se privèrent pas de rire. Forkbeard tendi le bras et saisit la nuque de Pudding. Il la regarda. Il regarde également Lèvres Boudeuses, qui se tassa sur elle-même. Il tourna la tête de Pudding.

  • Mes petites, dit, les oreilles percées vous iraient probablement très bien.
  • Oh, non, Jarl, sanglota Pudding. Non !
  • Non, sanglota Lèvres Boudeuses, je t’en supplie, Jarl !
  • Peut-être, dit Forkbeard, réfléchissant à voix haute, devrais-je le faire faire en rentrant. Je présume que Gautrek saurait effectuer ce petit travail.
  • Non, pleurnichèrent les filles, serrées les unes contre les autres. (Les Maraudeurs de Gor, p. 206)
  • Au Torvaldsland, le duel sert souvent à régler les différends, qu’ils soient juridiques ou personnels. Il y en a de deux types : le duel formel et le duel libre. Le duel libre autorise toutes les armes; il n’y a aucune restriction en ce qui concerne la tactique ou l’endroit. À la Fête, naturellement, des carrés étaient délimités en prévision de ces duels. Si les combattants le souhaitaient, toutefois, ils étaient libre de choisir un autre endroit. Ces duels, généralement, se déroulent sur des rochers battus par les vagues. On laisse les deux hommes seuls; plus tard, à la tombée de la nuit, un bateau vient chercher le survivant. Le duel formel est très complexe et je ne le décrirai pas en détail. Deux hommes s’affrontent, mais chacun d’entre eux a droit à un porteur de bouclier; chaque combattant a droit à trois boucliers; quand ils sont taillés en pièces, ou rendus inutilisables, son porteur de bouclier se retire et il doit se défendre seul, avec son arme; les épées, dont la longueur est limitée, obéissent également à des règles. Le duel se déroule, essentiellement, sur une couverture, il y a deux carrés, chacun à trente centimètres de la couverture, dessinés sur l’herbe. les coins du deuxième carré tracé par terre sont marqués avec des branches de coudrier. Quand le premier sang tache la couverture il est possible, au gré des combattants ou sur décision d’un des deux arbitres, de mettre un terme au combat; le vaincu paie alors trois tarsks d’argent au vainqueur; en général, le vainqueur offre alors un sacrifice; s’il est riche et que le match a beaucoup d’importance, il arrive qu’il tue un bosk; s’il est pauvre, ou si l’enjeu n’est pas considéré comme important, le sacrifice peut être moindre. Ces duels, surtout ceux de la variété formelle, sont parfois utilisés à mauvais escient, pour acquérir des richesses, par des Guerriers sans scrupules. Un homme, aussi incroyable que cela puisse paraître, peut être défié pour sa ferme, sa compagne ou sa fille; s’il n’accepte pas le défi, il perd l’enjeu; s’il accepte le défi, naturellement, il risque sa vie entre les branches de coudrier; il peut être tué; ensuite, naturellement, la ferme, la compagne, la fille seront remises, conformément à la loi, à celui qui a lancé le défi. La raison d’être de cette coutume, à mon avis, est de permettre aux individus puissant et forts de se procurer de la terre et de jolies femmes; et d’encourager ceux qui possèdent de tels biens à se maintenir en possibilité de combattre. Dans l’ensemble, je n’approuvais guère cette coutume. En général, naturellement, le duel formel est utilisé dans des cas plus honorables comme, par exemple, le règlement de différends frontaliers ou la réparation d’une insulte. (Les Maraudeurs de Gor, p. 207-208)
  • Le Camp de Thorstein, situé au sud mais, toutefois, au nord du Rocher D’Einar, était un comp de combattants qui contrôlait la campagne dans un rayon d’un cinquantaine de pasangs et prélevait un tribut sur les fermes. Thorstein du Camp de Thorstein était leur Jarl. le camp était en bois, entouré d’une palissade, construit sur une île, au milieu d’une crique qui s’appelait : la Crique du Camp de Thorstein, précédemment appelée la Crique du Parsit, parce que le poisson y était abondant. (Les Maraudeurs de Gor, p. 208-209)
  • L’enjeu du défi était la sœur du jeune homme, une blonde de quatorze ans, aux cheveux nattés. Elle portait le costume traditionnel des femmes libres du Nord. Ses vêtements n’étaient pas riches, mais ils étaient propres et c’étaient ses meilleurs. Elle avait deux broches; et des chaussures noires. On avait sorti le poignard du fourreau qu’elle portaient à la ceinture; elle se tenait droite mais baissait la tête et fermait les yeux; une corde, attachée à son cou, était nouée à un poteau planté près du carré du duel. Elle n’était pas autrement attachée. (Les Maraudeurs de Gor, p. 209)
  • L’arbitre en chef me regarda. Un anneau d’or, qu’il portait au bras, indiquait sa charge. À son crédit, il faut avouer que le match précédent ne lui plaisait guère. (Les Maraudeurs de Gor, p. 2012

Je donnai un coup sur le bouclier de Bjarni du Camp du Thorstein, tenu par un autre ruffian de même origine, avec la pointe de mon épée.

  • J’ai frappé, dis-je. (Les Maraudeurs de Gor, p. 212)

Lors de la seconde charge, quoique je ne fusse pas sûr que cela soit admis, compte tenu des règles du duel formel, je fis un croche-pied au porteur de bouclier. On n’est pas censé tuer le porteur de bouclier mais, à ma connaissance, le croche-pied était acceptable. De toute manière, je l’avais vu faire lors d’un match précédent. Et, comme je m’y attendais, les arbitres ne protestèrent pas. Je devinai, à l’expression de leur visage, que cela leur plaisait plutôt, bien qu’il fussent tenus à l’objectivité. (Les Maraudeurs de Gor, p. 212)

Avec la pointe de son épée, il s’entailla légèrement l’avant-bras qu’il tint au-dessus de la couverture. Des gouttes de sang tombèrent sur le cuir. (Les Maraudeurs de Gor, p. 213)

Nous passâmes près d’un homme qui prit deux barres de métal chauffé au rouge, courut six mètres et les lâcha.

  • Que fait-il ? demandai-je.
  • Il prouve qu’il a dit la vérité, répondit Forkbeard. (Les Maraudeurs de Gor, p. 214)

Les filles portaient ainsi leurs robes pas seulement pour que les richesses de Forkbeard soient correctement mises en valeur, pour susciter la jalousie des autres et flatter sa vanité, mais également pour une autre raison; l’esclave, sachant qu’elle est esclave, trouve stimulant d’être exposée aux regards des inconnus; trouvent-ils son corps agréable ? Le veulent-ils ? Est-elle désirée ? elle voit leurs regards, leur plaisir; elle aime qu’on ait envie de la posséder; c’est une femme; elle est fière de son apparence, de sa beauté; en outre, elle est stimulée par l’idée qu’un de ces inconnus pourrait l’acheter, la posséder, et qu’il lui faudrait alors lui plaire, et bien; les yeux d’un bel homme libre et ceux d’une esclave se rencontrent; elle voit qu’il se demande comment elle serait dans les fourrures; il voit que, secrètement, elle se demande comment les choses se passeraient si elle était sa propriété; elle sourit et, portant son collier, s’éloigne en hâte; tous deux ont éprouvé du plaisir.

  • Quand nous serons rentrés, souligna Forkbeard, elles seront plus agréables, parce qu’elles auront regardé et auront été regardées.

Dans le Sud, on envoie parfois une fille au marché vêtue seulement de sa marque et de son collier; souvent, en rentrant, elle supplie son Maître de la caresser. Être vue et désirée stimule l’esclave. (Les Maraudeurs de Gor, p. 214-215)

Dans certaines cités, quotidiennement, les filles doivent se mettre à genoux et embrasser le fouet avec lequel, si elles ne procurent pas à leur maître tout le plaisir qu’il attend d’elles, elles seront battues. (Les Maraudeurs de Gor, p. 215)

Nous vîmes des serfs, également, dans la foule, et des Prêtres de la Stèle, aux cheveux longs, vêtus de robes blanches, un anneau d’or au bras gauche, un sac de copeaux divinatoires, morceaux de bois trempés dans le sang du bosk sacrifié à l’ouverture de la Fête, à la ceinture; on jette ces morceaux de bois comme des dés, parfois à plusieurs reprises, et les Prêtres de la Stèle les lisent; le temple de la Fête, à l’intérieur duquel se trouve l’anneau du temple, est en bois; non loin de là, dans un bosquet, suspendus à des poteaux, il y avait les cadavres de six bosks, l’un d’entre eux étant celui dont le sacrifice avait marqué l’ouverture de la Fête, six tarsks et six verrs; dans le passé, d’après ce que j’ai entendu dire, six serfs auraient dû être pendus là à la place des six verrs; néanmoins il avait été décidé une génération plus tôt, à l’occasion d’une des rares réunions du Conseil des Prêtres de la Stèle, à laquelle avaient participé les prêtres de toutes les régions, qu’il ne fallait plus sacrifier les serfs; cela ne fut pas décidé, toutefois, pour des raisons humanitaires mais du fait que les serfs, comme les urts ou les petits tharlarions à six doigts, n’étaient pas dignes d’être sacrifiés; (Les Maraudeurs de Gor, p. 215-216)

… la position du serf, toutefois, dans le même temps, devint plus précaire; on le mit plus ou moins sur le même plan que les urts que l’on tue à coups de bâton dans les champs de Sa-Tarna, ou que l’on fait chasser par de petits sleens domestiques, élevés dans ce but, ou bien que les petits tharlarions à six doigts du sud du Torvaldsland, appréciés pour leurs pattes et leur queue, que les enfants traquent. Si, auparavant, le serf n’était rien au Torvaldsland, il était, à présent, moins que rien; son statut était, en réalité, celui de l’esclave mâle du Sud, que l’on trouve souvent dans les carrières, les mines ou, enchaîné, dans les grandes fermes. Animal méprisé, il doit obéir immédiatement et parfaitement, sous peine d’être tué sur-le-champ. Fordbeard avait emmené un jeune serf avec lui, Tarsk, qui faisait partie de sa suite. (Les Maraudeurs de Gor, p. 217)

Dans la foule, également, je vis quelques Marchands, quoique très peu nombreux, vêtus de blanc et d’or. Je vis également quatre Marchands d’Esclaves, parfumés, dans leurs robes de soie bleue et jaune, venus acheter des femmes dans le Nord. Je devinai, à la coupe de leurs robes, qu’ils venaient de Turia. Les filles de Forkbeard reculèrent en les voyant. L’asservissement soyeux et parfumé du Sud leur faisait peur; dans le Sud, le joug de l’esclavage pèse beaucoup plus lourd sur les épaules des femmes; son asservissement est beaucoup plus abject; bien souvent elle n’est, aux yeux de son Maître, qu’un objet de plaisir; il n’est pas rare que le maître du Sud aime davantage ses sleens domestiques que ses femmes. Je vis également, dans la foule, un Médecin d’Ar, en robes vertes, et un Scribe de Cos. Ces deux cités ne sont pas en bons termes mais les deux hommes individus cultivés, parlaient tranquillement. (Les Maraudeurs de Gor, p. 217)

Il s’agit d’une passerelle en bois d’environ un mètre cinquante de large et trente mètres de long. Sur la passerelle, allant et venant, souriantes, regardant d’un côté et de l’autre, tournant sur elles-mêmes paradaient des captives nues. Elles ne sont pas à vendre, bien que beaucoup d’entre elles soient vendues sur l’estrade. L’estrade existe pour le plaisir des hommes libres. Elle est presque comparable aux compétitions, bien qu’aucun talmit ne soit décerné. Il y a des juges, généralement des jarls mineurs et des Marchands d’Esclaves. (Les Maraudeurs de Gor, p. 218)

Il n’y a pas, incidemment, de femme-juge. On estime qu’aucune femme n’est en mesure de juger la beauté féminine; seuls les hommes dit-on, peuvent le faire. (Les Maraudeurs de Gor, p. 218)

Aucune femme libre, naturellement, n’aurait accepté de participer à cette compétition. Toutes celles qui montent sur ce type d’estrade sont des esclaves.

Finalement, il ne resta plus sur l’estrade que Gunnhild et la  » fille de soie  » qui portait des boucles d’oreilles.

Et c’est à Gunnhild que fut lancée la pâtisserie, sous les acclamations des spectateurs qui martelèrent leurs boucliers avec leurs lances.

  • À qui appartient-elle ? demanda le président du jury.
  • À moi ! cria Ivar Forkbeard.

On lui remit son prix : un disque d’argent au tarn. (Les Maraudeurs de Gor, p. 218)

… Au pied de l’escalier conduisant à l’estrade, Forkbeard s’arrêta et s’inclina profondément. Je m’inclinai également. Les esclaves tombèrent à genoux, baissant la tête, Gunnhild parmi elles.

  • Quelle honte ! dit la femme libre avec gravité.

Les esclaves étaient prosternées à ses pieds. Les esclaves ont très peur des femmes libres. Tout se passe comme s’il y avait une guerre secrète entre elles, comme si elles étaient des ennemies mortelles. Dans cette guerre, ou cette inimitié, naturellement, l’esclave est complètement à la merci de la personne libre; ce n’est qu’une esclave. La plus grande frayeur des esclaves, c’est d’être vendues à une femme. Les femmes libres traitent leurs esclaves avec une haine et une cruauté incroyables. On dit que c’est parce que les femmes libres sont jalouse du collier des filles et souhaitent également porter un collier, être complètement à la merci d’un Maître. (Les Maraudeurs de Gor, p. 219)

Les femmes libres désapprouvaient totalement l’estrade; sur celle-ci, la beauté des femmes est offerte à l’examen des hommes; cela, bizarrement, les vexe; peut-être sont-elles furieuses parce qu’elles ne peuvent montrer leur propre beauté, ou bien parce qu’elles ne sont pas elles-mêmes aussi belles que les femmes considérées, par des hommes vigoureux, qui les regardent en connaisseurs, comme dignes d’être des esclaves; dans ce domaine, il est difficile de connaître la vérité; ces problèmes sont encore compliqués, surtout dans le Nord, par le fait que les femmes libres se croient au-dessus de questions telles que le sexe et que ces choses-là n’intéressent que les filles légères et les esclaves; les femmes libres du Nord se considèrent comme supérieures au sexe; beaucoup sont frigides, au moins jusqu’au jour où elles sont enlevées et soumises au collier; elles tiennent souvent, même lorsque leur visage et leur silhouette rendent les hommes fous, à ce qu’on s’attache principalement à leur esprit; quelques hommes libres, pitoyablement et, bizarrement, provoquant parfois l’irritation de la femme, tentent de se plier à cet impératif; ils sont assez stupides pour le croire que ces femmes disent la vérité sur elles-mêmes; ils devraient écouter les rêves et les rêveries des femmes et évoquer, pour leur gouverne, les réactions de la femme libre, lorsqu’elle porte un collier, se tordant dans les chaînes de la captive. Ceci nous enseigne des vérités que beaucoup de femmes n’osent pas exprimer et qui sont niées par d’autres avec, bizarrement, une véhémence et une hystérie psychologique très révélatrices.  » Aucune femme « , dit-on,  » ne sait vraiment ce qu’elle est avant d’avoir porté le collier « . Quelques femmes libres, apparemment, ont peur du sexe parce qu’elles estiment qu’il rabaisse la femme. C’est tout à fait exact. Rares sont les relations humaines fondées sur l’égalité, à supposer qu’il en existe. Les tensions subtiles de domination et de soumission, universelles dans le monde animal, restent dans notre sang; on peut les atténuer et les inhiber mais, atténuées et inhibées, elles demeurent néanmoins. C’est la nature de mâle, chez les mammifères de dominer, c’est celle de la femelle de se soumettre. Le fait que les êtres humains ont un esprit n’annule pas les vérités du sang mais permet leur enrichissement et leur épanouissement, leur expression dans le cadre d’extases physiques et psychologiques inaccessibles à des organismes plus simples; l’esclave se soumet à son Maître dans un millier de dimensions, dans le cadre desquelles il la domine toujours.

  • Quelle honte ! cria la femme libre.

Dans l’humiliation de la femme, naturellement, la conséquence fréquente de son impuissance dans les bras d’un mâle vigoureux, son abandon, l’obligation de se soumettre, elle trouve, quoique cela puisse paraître incroyable, sa liberté, son extase, son épanouissement, son exaltation, sa joie; dans l’esprit goréen, c’est tout simple; la soumission est dans la nature de la femme; par conséquent il est naturel que, lorsqu’elle se trouve contrainte de reconnaître, d’accepter, d’exprimer et de révéler cette nature, elle soit presque délicieusement joyeuse et reconnaissante vis-à-vis de son Maître; elle a fait l’expérience de sa féminité; elle n’est plus un pseudo-homme sans sexe et se mesurant aux autres; elle devient femme, alors qu’elle ne l’était pas auparavant; elle constate, peut-être pour la première fois, qu’elle est radicalement différente du mâle et que, vulnérablement, joyeusement, elle le complète; elle n’a, bien entendu, sur ce plan, pas le choix; cette possibilité ne lui est pas offerte; le collier au cou, elle se soumet, je ne connais pas de femmes plus joyeuses, spontanées, aimantes et énergiques, saines et belles, enthousiastes et libres dans leurs délices et leurs émotions, que les esclaves goréennes; il est vrai qu’elles doivent vivre sous la volonté des hommes, qu’elles doivent avoir peur d’eux, et des coups de leur fouet, mais, en dépit de cela, leur démarche est sensuelle, belle et fière; elles savent qu’elles sont possédées; mais elles portent leur collier avec une audace impudique, une joie, une fierté insolente qui scandaliseraient et effraieraient les femmes blasées, déprimées, frustrées de la Terre. (Les Maraudeurs de Gor, p. 219-220-221)

La femme libre était grande, forte. Elle portait une longue cape de sleen marin blanc, rejetée en arrière pour laisser voir la blancheur de ses bras. Sa robe était tissée avec la meilleure laine d’Ar, pourpre avec une bordure noire. Elle portait deux broches taillées dans des cornes de kailiauk et montées sur une armature en or. À la ceinture, elle portait un fourreau incrusté de bijoux d’où sortait la lame ouvragée, torse, d’une dague turienne; les femmes libres du Torvaldsland ont généralement un poignard; à sa ceinture, étaient également suspendus ses ciseaux et un anneau avec de nombreuses clés, indiquant que sa salle contenait de nombreux coffres et portes; elle portait les cheveux en hauteur, retenus par un peigne assorti aux broches en corne de kailiauk; le fait que ses cheveux soient coiffés indiquait qu’elle était la Compagne de quelqu’un; le nombre de clés, ainsi que les ciseaux, indiquaient qu’elle était la Maîtresse d’une grande Demeure. Elles avait les yeux gris; elle avait les cheveux noirs; son visage était froid et dur. (Les Maraudeurs de Gor, p. 221-222)

Dans la région du Glacier de la Hache, naturellement, il n’y avait pas de fermes et il n’y avait ni verrs ni bosks, du fait qu’il n’y avait pas assez d’herbe pour les nourrir. Par conséquent, il n’y avait pas de champs à fumer, du fait qu’il n’y avait premièrement pas de champs, et deuxièmement pas de fumier; en outre, compte tenu de l’absence de verrs et de bosks, le beurre était dune denrée rare. (Les Maraudeurs de Gor, p. 222)

  • Couvrez votre honte ! cria Forkbeard.

Ses filles, rapidement, effrayées, les larmes aux yeux, s’enveloppèrent de leur mieux dans leurs robes. Elles couvrirent, de leur mieux, leur corps, ayant été humiliées par une femme libre. Les femmes libres, bizarrement, ont l’habitude d’essayer d’amener les esclaves à avoir honte de leur corps. (Les Maraudeurs de Gor, p.223)

Dagmar avait, deux mois plus tôt, volé une morceau de fromage à Jolies Chevilles; elle avait été battue, attachée au poteau par Ottar, avec une badine, par Jolies Chevilles, jusqu’au moment où Jolies Chevilles en eut assez; en outre, quelques rameurs de Forkbeard ne l’avaient pas trouvée assez agréable; par conséquent, étant une fille de mauvaise qualité, elle devait être vendue. (Les Maraudeurs de Gor, p. 224)

Il y avait environ deux cents captives à vendre, dans l’appentis. Elles portaient toutes le collier du Nord, avec son anneau soudé. Elles étaient attachées par une seule chaîne, mais celle-ci ne passai pas dans les anneau et un maillon de la chaîne, les attachait individuellement; de cette manière, lorsqu’on veut ajouter ou retirer une fille, il n’est pas nécessaire de tirer toute la longueur de la chaîne; on peut ainsi, aisément, espacer les esclaves, en ajouter ou en retirer. (Les Maraudeurs de Gor, p. 224)

Naturellement, elles étaient nues, afin que les acheteurs puissent les examiner. (Les Maraudeurs de Gor, p. 225)

Quelques-unes tendirent leur corps vers lui; d’autres tournèrent audacieusement sur elles-mêmes afin de se montrer; car c’était, de toute évidence, un maître désirable; mais d’autres feignirent de ne pas le voir; néanmoins, je remarquai qu’elles se tenaient particulièrement bien sur son passage, surtout s’il s’arrêtait pour le regarder; d’autres filles, peut-être plus récemment soumises au collier, se tassaient contre les planches et tentaient de cacher leur corps; quelques-unes avaient les yeux pleins de larmes; d’autres avaient peur; d’autres encore ne cachaient pas leur hostilité; certaines avaient une expression de ressentiment las; toutes savaient que, comme n’importe quel autre homme, il pouvait les posséder complètement. (Les Maraudeurs de Gor, p. 227)

Alors que la peur est préjudiciable aux performances sexuelles du mâle, les rendant impossibles parce qu’elle neutralise l’agression, essentielle au pouvoir du mâle, la peur, chez la femme, un certain degré de peur, pas la terreur, peut, bizarrement, augmenter sa sensibilité, peut-être en facilitant sa soumission, et peut alors la conduire à des orgasmes multiples. C’est, incidemment, une des raisons qui poussent les Goréens à asservir les femmes désirables; l’esclave sait qu’il lui faut plaire à son Maître et qu’elle sera punie, peut-être durement, si tel n’est pas le cas; non seulement cela la pousse à faire l’impossible pour plaire à la brute qui la caresse, mais cela la conduit également à avoir peur de lui; cette peur, en ce qui la concerne, augmente sa sensibilité et l’ampleur de ses réactions; et si elle ne connaît pas la peur, peu importe; toute femme, si son Maître le souhaite, peut apprendre la peur. (Les Maraudeurs de Gor, p. 228)

J’avais parfois rencontré de telles femmes, sur Terre. Il s’agissait souvent de filles silencieuses, studieuses, qui se tenaient à l’écart, des filles solitaires, à l’intelligence brillante, dotées d’une imagination merveilleuse et d’une sexualité extraordinaire, inhibée, latente. Elles constituaient souvent les meilleures surprises, et les meilleures affaires des Marchés aux Esclaves de Gor. (Les Maraudeurs de Gor, p. 229)

  • Je te ferai peut-être porter les enfants des serfs, dit-il. Il faut que tu sois en bonne santé. Mets la tête en arrière, ferme les yeux et ouvre la bouche.

Elle fit ce qui lui était demandé, afin que Forkbeard puisse examiner ses dents. Chez la femme, comme chez le bosk ou le kaiila, les dents donnent des indications précieuses sur l’âge et la santé d’une esclave.

Mais Forkbeard ne regarda pas dans sa bouche. Sa main gauche glissa sur ses reins, la maintenant, tadis que sa main droite se posait soudain sur son corps. Elle cria, essayant de se dégager, mais en vain et soudain, les yeux fermés, gémissant, elle se jeta en avant, puis se contraignit à l’immobilité, les dents serrées, sanglotant, les yeux plissés, s’efforçant de ne rien sentir. Quand ses mains quittèrent son corps, elle essaya, toujours en sanglotant, de le frapper, mais il lui prit les poignets et l’en empêcha. Elle se débattit en vain, à genoux. (Les Maraudeurs de Gor, p. 230)

Puis, à la surprise générale, elle posa la joue contre le côté de sa jambe et, baissant la tête, tenant sa botte, l’embrassa. (Les Maraudeurs de Gor, p. 231)

…. Je profitai de son hospitalité depuis longtemps et il m’avait donné de nombreuses choses. Je ne souhaitais pas, incidemment, même si je l’avais pu, lui faire un cadeau proportionnel à ce que, dans le cadre de son hospitalité, il m’avait accordé; les plus beaux cadeaux, au Torvaldsland, sont le privilège de l’hôte; c’est, après tout, sa demeure, sa salle; si les cadeaux de l’invité sont plus beaux que les siens, cela est considéré comme une insulte, la trahison de l’hospitalité; après tout, l’hôte ne tient pas une auberge, offrant son hospitalité comme un marchand, pour en tirer bénéfice; et l’hôte ne doit pas paraître plus regardant que l’invité qui, théoriquement, est celui qui est reçu et abrité; ainsi, au Torvaldsland, la générosité est la prérogative de l’hôte; si Forkbeard était venu à Port Kar, naturellement, il m’aurait été possible de lui faire des cadeaux plus importants que les siens. C’est, il me semble, une coutume intelligente; l’hôte, donnant le premier, et sachant ce qu’il peut se permettre de donner, impose la limite; l’invité s’assure ensuite que ses cadeaux soient de moindre importance que ceux de l’hôte; l’hôte, en donnant davantage, protège son honneur d’hôte; l’invité, en donnant moins, fait honneur à l’hôte. Par conséquent, je cherchais un cadeau pour Forkbeard; il ne fallait pas qu’il ait une trop grande valeur, néanmoins, bien entendu, je voulais quelque chose qui lui fît plaisir. (Les Maraudeurs de Gor, p. 235)

J’examinai sa marque. C’était une marque du Sud, la première lettre, en écriture cursive, du mot Kajira, vocable désignant communément les femmes esclaves. Elle lui marquait profondément la cuisse gauche. En outre, je remarquai qu’elle m’appelait Maître et non Jarl. Ces indices m’amenèrent à penser qu’elle avait été asservie au Sud; il est probable que, à l’origine, elle portait un collier à serrure, très ajusté, en acier; à présent, naturellement, il avait été remplacé par un collier à rivets, en fer noir, avec un anneau soudé dans lequel on pouvait aisément passer une chaîne, mettre un cadenas ou attacher l’esclave à une enclume. Le collier du Sud, généralement, ne comporte pas d’anneau comparable; l’anneau de cheville du Sud, toutefois, en a un, et parfois deux, un devant et un derrière. (Les Maraudeurs de Gor, p. 236)

Je la regardai. C’était apparemment la meilleure solution de mon problème. Une femme constituait un cadeau assez ordinaire pour que l’honneur de Forkbeard ne soit pas froissé; en outre, c’était une fille désirable dont le corps sensuel serait très apprécié par Forkbeard et ses hommes; de plus, étant éduquée, elle saurait procurer des plaisirs rares et exquis aux géants rudes du Torvaldsland; bien entendu, en ayant reçu l’ordre, elle enseignerait son art aux autres filles. (Les Maraudeurs de Gor, p. 237)

Je lui tournai le dos. La cible du concours de tir à l’arc faisai environ quinze centimètres de large et se trouvait à une centaine de mètres. Avec le grand arc, l’arc des paysans, ce n’était pas difficile. De nombreux tireurs, Guerriers, Paysans, Renciers, auraient pu faire aussi bien que moi. Il était, naturellement, peu répandu au Torvaldsland. Je mis vingt grandes flèches dans la cible, jusqu’à qu’elle semblât hérissée de bois et de plumes de mouettes du Vosk. (Les Maraudeurs de Gor, p. 237)

La créature, la tête levée, regarda l’assemblée d’hommes libres. Les pupilles de ses yeux, au soleil, étaient extrêmement petites et noires. Elles étaient comme des points dans une cornée jaune-vert. Je savais que, dans le noir, elles pouvaient grandir, comme des lunes noires, et occuper toute la surface de l’orifice optique, qui faisait entre six et neuf centimètres de diamètre. L’évolution, sur une planète lointaine et peut-être disparue, avait adapté cette forme de vie à la chasse diurne et nocturne. De toute évidence, comme le chat, elle chassait lorsqu’elle avait faim et l’efficacité de ses capacités visuelles, comme celles du chat, indiquait qu’il était redoutable à tout moment de la journée et de la nuit. Sa tête avait approximativement la largeur de la poitrine d’un individu corpulent. Elle avait un museau plat, avec de grosses narines. Ses oreilles étaient grandes et pointues. Elles se dressaient sur les côtés de la tête pour écouter, puis se couchaient contre les flancs velus de la tête. On m’avait dit que, en général, dans leurs rapports avec les hommes, les Kurii couchaient les oreilles contre les côtés de la tête pour accentuer leur ressemblance avec les humains. En outre, les oreilles sont souvent couchées en arrière, incidemment, dans l’hostilité ou la colère et, toujours, lorsque l’animal attaque. Apparemment, le Kur est physiologiquement dans l’impossibilité d’attaquer sans rentrer la tête dans les épaules, sortir les griffes et coucher les oreilles contre les côtés de la tête. Les narines de l’animal assimilèrent les informations dont il avait besoin tandis que, comme les yeux, elles prenaient la mesure de la foule. Le flair des Kurii n’était pas égal à celui du sleen, mais on le considérait comme équivalent à celui du larl. L’ouïe, de même est aiguisée. À nouveau, on le compare à celle du larl en non à celle du sleen aux sens très développés. Il n’est pas douteux que la vision diurne des Kurii était équivalente à celle des hommes, sinon supérieure, et que leur vision nocturne était, naturellement, infiniment supérieure; leur odorat, bien entendu, était également incomparablement supérieur à celui des hommes, tout comme leur ouïe. En outre, comme les hommes, ils étaient rationnel. Comme les hommes, il s’agissait d’organismes à un seul cerveau, limité par une colonne vertébrale. Leur intelligence, selon les Prêtres-Rois, bien que le cerveau soit beaucoup plus gros, était considérée comme équivalente à celle de l’homme et présentait les mêmes variations sur l’ensemble du patrimoine génétique. Ce qui faisait d’eux des ennemis redoutables n’était pas seulement leur intelligence ou, sur les mondes d’acier, leurs capacités technologiques, c’étaient surtout leur agressivité, leur acharnement, leurs objectifs, leur besoin de peupler et de s’étendre, leur sauvagerie innée. L’animal faisait approximativement deux mètres soixante-dix de haut; à mon avis, il devait peser entre quatre cents et quatre cent cinquante kilos. Bizarrement, les Prêtres-Rois, qui ne sont pas des organismes visuels, ne font guère de différence entre les hommes et les Kurii. Cela me semble ridicule, de la part d’êtres aussi sensés que les Prêtres-Rois mais, bien que cela soit manifestement faux, les Prêtres-Rois estiment que les êtres humains et les Kurii sont des espèces pratiquement équivalentes. Il y a néanmoins, à leurs yeux, une différence entre les humains et les Kurii, à savoir que les humains, en général, n’aiment guère tuer. Les Kurii ne sont pas dans ce cas. (Les Maraudeurs de Gor, p. 240-241-242)

Le Kur a deux rangées de dents. Sa gueule est tellement grande qu’elle pourrait contenir la tête d’un homme adulte. Ses canines, qui font partie de la première rangée de dents, en haut et en bas sont longues. Quand il ferme la gueule, les deux canines du haut encadrent la mâchoire inférieure. La langue est longue et noire; l’intérieur de la gueule est rougeâtre. (Les Maraudeurs de Gor, p. 242)

Derrière le Kur, sur le côté, se tenait deux autres Kurii. Il s’agissait également de créatures redoutables. Chaque Kur avait un bouclier rond, en acier, d’un peu plus d’un mètre de diamètre. Chacun, en outre, avait une grande hache de fer, à lame double, qui, d’un bord de lame à l’autre bord, faisait une soixantaine de centimètres de large. Le manche de la hache était taillé dans le bois vert de l’arbre à aiguilles et faisait environ huit centimètres de diamètre. Les haches faisaient entre deux mètres et deux mètres cinquante de haut. L’orateur n’était pas armé, sauf de la férocité naturelle de son espèce. Tandis qu’il parlait, ses griffes étaient rentrées. Au bras gauche, lequel faisait environ deux mètres de long. Il portait un bracelet d’or, en forme de spirale. C’était son unique bisou. Les deux Kurii qui se tenaient derrière lui avaient de longues boucles d’oreilles en or. Les pattes préhensiles, ou mains, des Kurri, on six doigts et de multiples articulations. Les jambes sont courtes et trapue. En dépit de la petite taille de ses pattes le Kur peut, lorsqu’il le souhaite, en utilisant ses membres antérieurs, à la manière d’un simien des prairies, comme le babouin, se déplacer très rapidement. Il devient en fait, lorsqu’il court, un animal à quatre pattes. Il possède la station debout, permettant le développement du cerveau et favorisant la vision binoculaire, du bipède. Cette position, naturellement, augmente le champ d’action des récepteurs visuels. Mais, en outre, son anatomie lui permet de fonctionner, dans la fuite ou l’attaque, comme un animal à quatre pattes. Sur une courte distance, il peut distancer un tarsk adulte. On dit qu’il a également beaucoup de nerf, mais je n’en suis pas très sûr. Rares sont les animaux qui en ont, lorsqu’ils n’y ont pas été entraînés. L’exception serait ceux qui chassent en meute, comme les loups ou les chiens de chasse de la Terre. (Les Maraudeurs de Gor, p. 242-243)

Je savais que les Kurii, pour l’essentiel, n’habitaient pas les régions fréquentées par les homme. En revanche, les Kurii de la plate-forme, et les autres Kurii que j’avais rencontrés, avaient une fourrure foncée, brune ou brun-roux. Je me demandai si seulement les Kurii à la fourrure foncée s’aventuraient dans le Sud. Mais si les Kurii de la plate-forme étaient adaptés à la neige, leur fourrure n’en laissait rien deviner. Je me demandai s’ils venaient de vaisseaux, soit récemment, soit depuis un nombre de générations trop restreint pour que l’adaptation ait eu le temps de se faire. Si les Kurii ne rencontraient pas de difficulté, bien entendu, il n’y aurait pas de fortes pressions favorisant la sélection de l’adaptation à la neige. En outre, il était possible que les Kurii se débarrassent de leur fourrure blanche en été et aient, en fait, une fourrure d’été. Néanmoins, il me parut improbable que ces Kurii vinssent du Grand Nord, comme le suggéraient, comme le suggéraient les paroles de l’orateur. (Les Maraudeurs de Gor, p. 244)

Dent Bleue était un homme imposant, barbu, au visage large et lourd. Il avait les yeux bleus et les cheveux blonds. Ses cheveux lui tombaient sur les épaules. Il avait une cicatrice sous l’œil gauche. Il semblait rusé, extrêmement intelligent, habile et âpre au gain. À mon avis, c’était probablement un Jarl efficace. Il portait un collier de fourrure teinte en rouge et une longue cape sur l’épaule gauche, en fourrure de sleen marin, également teinte en rouge. Il était vêtu, sous sa cape, de laine jaune et portait un large ceinturon luisant, avec une boucle en or, auquel était suspendu un fourreau de cuir noir et verni; dans ce fourreau il y avait une épée, une épée du Torvaldsland, longue, au pommeau incrusté de pierres précieuses à garde double. (Les Maraudeurs de Gor, p. 244-245)

Le fait que les Kurii possédassent un sens de l’humour ne me rassura guère quant à leur nature. Je me demandai plutôt quel type de situation l’éveillait. Le chat, s’il était rationnel, s’amuserait peut-être des soubresauts et des frissons de la souris qu’il déchiquette petit à petit. Le fait qu’une espèce rie trahit son intelligence, son aptitude à raisonner, pas sa bonté ou son innocuité. Comme un poignard, la raison est innocente; comme le poignard, son application est fonction de la main qui le tient, de l’énergie et de la volonté qui le guident. (Les Maraudeurs de Gor, p. 247)

Le Kur rejoignit ses compagnons. Ils s’entretinrent dans une des langues des Kurii car il y a, à ma connaissance, dans les mondes d’acier, plusieurs nations distinctes. Je n’entendis guère ce qu’ils disaient. Je constatai, néanmoins, que leur conversation ressemblait davantage aux grognements et grondements des larls qu’au langage de créatures rationnelles. (Les Maraudeurs de Gor, p. 248)

Le Kur, en outre, est un animal essentiellement terrestre. Il ne nage pas bien et n’aime guère l’eau. Il est mal à l’aise sur un navire. De plus, il ne disposaient pas des connaissances nécessaires à la construction de navires capables d’affronter la haute mer. (Les Maraudeurs de Gor, p. 249)

Parmi les Kurii, dans leurs diverses langues, il y avait des mots désignant la viande comestible, la nourriture. Ces terme généraux, dans leur champ d’application, incluaient les êtres humains. Ces mots pouvaient être traduits par  » animal à viande « ,  » bétail  » ou, simplement, nourriture. Les êtres humains, dans l’optique des Kurii, entraient dans le champ d’application de ces mots. Le mot traduit par  » bétail  » servait parfois à distinguer entre le bétail à quatre pattes et le bétail `deux pattes, dont les Kurii connaissaient deux variétés : l’urt sauteur et les êtres humains. (Les Maraudeurs de Gor, p. 252)

  • Qu’est-ce que cette montagne ? demandai-je.
  • C’est le Torvaldsberg, répondit Ivar Forkbeard.
  • Le Torvaldsberg ? m’enquis-je.
  • Selon les légendes, Torvald dort à l’intérieur de la montagne, répondit Ivar Forkbeard en souriant, et il se réveillera quand le Torvaldsland aura une nouvelle fois besoin de lui. (Les Maraudeurs de Gor, 256)

… Les hommes du Torvaldsland ont en commun un code de signaux sonores, produits par les cornes, comprenant une quarantaine de messages. Des messages tels que :  » Attaquez « ,  » En panne « , « Regroupement  » et  » Communication désirée », ont chacun leur propre combinaison de sons. Cela est réalisé plus efficacement, à mon avis, dans le Sud, au moyen de drapeaux, généralement suspendus à un filin tendu entre les taquets de la proue et le château arrière. Les drapeaux, bien entendu, sont inutilisables de nuit. De nuit, on peut utiliser les lanternes des navires, mais il n’y a aucune standardisation sur ce point, même entre les navires d’un même port. Néanmoins, il est utile de mentionner qu’il existe également des signaux reposant sur l’utilisation des boucliers, au Torvaldsland, mais ils sont limités. Deux d’entre eux, toutefois, sont universels au Torvaldsland : le bouclier rouge pour la guerre et le bouclier blanc pour la paix. Les hommes du Torvaldsland, entendant l’appel des cornes de bronze, se turent. Les appels avaient réclamé leur attention. (Les Maraudeurs de Gor, p. 257-258)

Cela tient à la tradition du Torvaldsland. On est soi-même honoré lorsqu’on remet un honneur justement gagné. Ce n’est pas comme un homme recevant quelque chose d’un autre, c’est plutôt comme l’échange de cadeaux. Dans une moindre mesure, il faut reconnaître que cela existe également au Sud. (Les Maraudeurs de Gor, p. 259)

Lorsqu’on est plongé dans de l’huile de tharlarion bouillante, on meurt rapidement. En revanche, si on la fait chauffer lentement, sur un petit feu, cela prend plusieurs heures. Je regardai le visage de Svein Dent Bleue. Je fus convaincu que c’était un homme patient. (Les Maraudeurs de Gor, p. 260)

  • Grand Jar, dit Ivar Forkbeard, acceptes-tu de jurer le serment de paix, pour la durée de la Fête, ton serment personnel sur l’anneau du temple de Thor ?
  • Ce n’est pas nécessaire, répondit Dent Bleue; mais, si tu le souhaites, je ferai ce serment.

On apporta l’anneau du temple de Thor, trempé dans le sang du bosk sacrifié. Il fut présenté par le Grand Prêtre de la Stèle. Svein Dent Bleue le prit à deux mains.

  • Je jure que la Paix de la Fête est sur toi, dit-il, et je fais également serment de paix, pour la durée de la Fête, pour mon compte personnel.

Je respirai plus aisément. Les hommes de Forkbeard, autour de moi, se détendirent de façon perceptible.

Seul Forkbeard ne semblait pas satisfait.

  • Jure également, suggéra-t-il, par le flanc du navire, par le bord du bouclier, par le fil de l’épée.
  • Je jure, dit-il.
  • Et aussi, reprit Forkbeard, par les feux de ton foyer, les poutres de ta salle, les colonnes de ton trône.
  • Allons! fit Svein Dent Bleue.
  • Mon Jarl… supplia Forkbeard.
  • Très bien, céda Dent Bleue, je jure par le flanc du navire, le bord du bouclier, le fil de l’épée, les feux de mon foyer, les poutres de ma salle et les colonnes du trône de ma Demeure.

Il s’apprêta alors à repousser la capuche, mias Forbeard recula une nouvelle fois.

  • Veux-tu également jurer, demanda-t-il, sur le grain de tes champs, les bornes de tes propriétés, les serrures de tes coffres et le sel de ta table ?
  • Oui, oui ! répondit Svein Dent Bleue avec irritation. Je jure !

Fordbeard parut réfléchir intensément. Je supposai qu’il se demandait quel serment il pouvait encore exiger de Dent Bleue. Le serment me paraissait déjà très puissant. À mon avis, il suffisait amplement.

  • Et je jure également, reprit Dent Bleue, sur le bronze de mes louches et le fond de mes pots à beurre !
  • Cela ne sera pas nécessaire, fit Forkbeard, magnanime.
  • Comment t’appelles-tu, Champion ? s’enquit Swein Dent Bleue.

Ivar Forkbeard fit basculer sa capuche.

– Mon nom est Ivar Forkbeard, dit-il. (Les Maraudeurs de Gor, p. 261-262)

une longue table était dressée près du mur orienté à l’ouest. derrière cette table, le dos tourné à l’ouest, face à la longueur de la salle face à l’est, se dressait le trône, le siège légitime, le fauteuil du Maître de la Demeure. Il était large, de sorte que trois ou quatre personnes pouvaient y prendre place et, de temps en temps, certains individus avaient l’insigne honneur de partager le trône. De chaque côté du trône, se dressaient deux colonnes, d’une vingtaine de centimètres de diamètre et d’environ deux mètres cinquante de haut : les colonnes du trône, ou colonnes du siège légitime. Elles indiquaient que le fauteuil, ou banc, installé entre elles, était le fauteuil légitime. Ces colonnes avaient été taillées par des artisans sous le règne de l’arrière-grand-père de Dent Bleue et portaient les symboles de chance de sa Demeure. De chaque côté du trône, il y avait de long bancs. En face, de l’autre côté de la table, il y avait également de longs bancs. La place d’honneur, incidemment, était celle qui se trouvait en face du trône, car il était alors possible de conserver avec l’hôte. Le trône, bien qu’il symbolisât le pouvoir, n’était pas plus haut que les autres bancs. Les hommes du Torvaldsland, ainsi, se voyaient par-dessus la table sans que l’un d’entre eux dominât les autres. Le banc est un trône dans le sens où c’est une place honorifique. Il y avait, sur presque toute la longueur de la salle, un  » long feu  » sur lequel on préparait la nourriture destinée aux invités. Sur la longueur de la salle, au nord et au sud, étaient dressées de longues tables, avec des bancs. Des bols de sel, posés sur les tables, séparaient les hommes en fonction de leur rang. Ceux qui étaient assis au-dessus du sel étaient considérés comme plus prestigieux que ceux qui étaient assis au-dessous. Lorsqu’on était assis entre le sel et le trône, on se trouvait  » au-dessus  » du sel; lorsqu’on était assis entre le sel et la porte de la salle, on était assis  » au-dessous  » du sel. Tous les convives de la table étaient  » au-dessus  » du sel. De même, en ce qui concerne les petites tables parallèles à la table du trône, tables flanquant le long feu de chaque côté, les tables les plus proches de la table du trône étaient considérées comme au-dessus du sel, les autres comme au-dessous du sel. La séparation se trouvait approximativement au niveau du tiers de la salle mais pouvait varier en fonction du nom d’invités dignes de prendre place au-dessus du nombre d’invités dignes de prendre place au-dessus du sel. (Les Maraudeurs de Gor, p. 263-264)

Dans la salle d’Ivar Forkbeard, incidemment, les distinctions liées au sel n’existaient pas; dans sa salle, tous les convives étant compagnons d’armes, tous étaient au-dessus du sel. Les propriétés de Svein Dent Bleur, en revanche, étaient très nombreuses et organisées de manière complexe. (Les Maraudeurs de Gor, p. 265)

Les habitants du Torvaldsland, incidemment, se procurent le sel dans l’eau de mer ou en faisant brûler des algues. Néanmoins, c’est également une monnaie d’échange et il arrive qu’ils en prennent au cours de leurs raids. Les sels rouge et jaune du Torvaldsland, dont je vis quelques bols sur les tables, produits originaires du Sud, n’existent pas au Torvaldsland. (Les Maraudeurs de Gor, p. 265)

Il est fréquent toutefois, que l’entrée de la salle soit orientée vers le soleil levant et que le trône se trouve en face de l’entrée. personne ne peut entrer sans être vu depuis le trône. De même, personne ne peut prendre place derrière le trône. Dans ce pays rude, ces musures défensives constituent, de toute évidence, une précaution intelligente.

Autour de la salle, sont suspendus les boucliers des guerriers et leurs armes. Même ceux qui prennent généralement place aux tables centrales suspendent leurs armes de leur bouclier au mur. La nuit, les hommes dorment, dans leurs fourrures, derrières les tables, sous leurs armes. Les officiers supérieurs, naturellement, ainsi que Dent Bleue et les membres de sa famille, se retiraient dans leurs chambres personnelles. (Les Maraudeurs de Gor, p. 265)

Les problèmes étaient relativement clairs, bien que je n’entendisse que des brides de conversation; il s’agissait de savoir s’il valait mieux faire bouillir Forkbeard et sa suite vivants, ou s’il fallait éviter de créer un précédent dangereux qui risquait de mettre en péril la Paix de la Fête et de faire tout perdre tout crédit à Svein Dent Bleue s’il revenait sur des serments prononcés publiquement et volontairement. Il fallait également tenir compte du fait que la rupture des serments affecterait les Prêtres de la Stèle et que les dieux, de leur côté, ne prendraient peut-être pas cette violation à la légère et manifesteraient peut-être leur contrariété au moyen de symboles tels que la destruction des récoltes, la maladie, les tornades ou la famine. À cet argument, on opposa que les dieux eux-mêmes, compte tenu des circonstances, ne pouvaient reprocher à Svein Dent Bleue de ne pas respecter son serment, arraché par la ruse; un conseiller audacieux alla même jusqu’à prétendre que, compte tenu des circonstances, Dent Bleue se voyait solennellement dans l’obligation de renoncer à son serment et d’envoyer Forkbeard et sa suite dans les marmites d’huile, à l’exception des esclaves qui seraient confisquées. Heureusement, au milieu de son discours. Heureusement, au milieu de son discours, l’homme éternua, mauvais présage qui élimina définitivement cette possibilité. (Les Maraudeurs de Gor, p. 267-268)

Dent Bleue ne la contredit pas. La Femme du Jarl avait parlé. Les femmes libres du Nord sont très puissantes. La Femme du Jarl, dans le Kaissa du Nord, est plus puissante que l’Ubara dans le Kaissa du Sud. Cela ne signifie pas que l’Ubara du Sud n’est pas, en réalité, aussi puissante, ou même davantage, que sa contrepartie du Nord. Cela veut simplement dire que, dans le Sud, son pouvoir est moins officiel qu’au Nord. (Les Maraudeurs de Gor, p. 270)

Dans cette pièce, ce qui est exceptionnel dans une salle, il y avait une fenêtre. Je posai le doigt dessus et appuyai. La vitre n’était pas en verre mais en une sorte de membrane tout aussi transparente que le verre.

  • Qu’est-ce que c’est ? avais-je demandé à Forkbeard.
  • C’est, séchée, la membrane qui enveloppe le bosk nouveau-né, répondit-il. Elle dure de nombreux mois, malgré la pluie. (Les Maraudeurs de Gor, p. 271-272)
  • Tu es invité, lui expliquai-je. Il ne serait pas convenable que, par son talent, tu fasses honte aux artistes et, par là, mettes en danger l’honneur de l’hôte, qui a probablement engagé les meilleurs qu’il a pu trouver.
  • Exact, reconnu Forkbeard. (Les Maraudeurs de Gor, p. 276)

Des serfs tournaient les broches au-dessus du long feu; des captives servaient les convives. Les femmes bien que portant un collier à la manière du Torvaldsland, et servant des hommes, étaient habillées. Leurs robes de laine blanche, froissées et tachées de graisse leur couvraient les chevilles; elles allaient et venaient rapidement; elles avaient les cheveux attachés sur la nuque, afin qu’ils ne fussent pas exposés aux étincelles; leurs visages étaient, en général, sales, tachés de poussière et de graisse; elles travaillaient dur; je remarquai Bera les surveillait de près; une fille, prise par la taille par un Guerrier dont la main glissa, depuis la cheville, le long de la jambe, sous l’unique vêtement qui lui était permis, poussa un cri de plaisir et eut le malheur de lui tendre les lèvres, impatiemment bien que furtivement; mais Bera la vit; ses ordres furent donnés; des serfs l’attachèrent et, malgré ses larmes, la jetèrent dans la cuisine, où elle fut déshabillée et battue; à mon avis, si Bera n’avait pas été là, le festin aurait pris un tour différent; de toute évidence, les hommes n’appréciaient guère sa présence frigide et glacée. Mais c’était la Femme de Svein Dent Bleue. Je supposai que, le moment venu, elle se retirerait, emmenant Svein Dent Bleue avec elle. Alors seulement, les hommes pourraient renverser les tables et se passer les captives. Je savais qu’aucun Jarl ne peut retenir des hommes dans sa salle s’il ne leur fournit pas de nombreuses femmes. J’eus pitié de Svein Dent Bleue. Ce soir-là, cependant, Bera ne semblait pas avoir l’intention de se retirer tôt. Je supposai que cela expliquait partiellement la mauvaise conduite des hommes vis-à-vis des artistes, quoique les Torvaldslandais, en général, ne constituent pas un public facile à satisfaire. En général, seuls le Kaissa et les chants des Scaldes peuvent retenir leur attention pendant de longues heures, et aussi les histoires que l’on raconte à table. (Les Maraudeurs de Gor, p. 276-277)

…. La femme était debout parmi l’or et les saphirs. Ses robes étaient merveilleusement drapées, subtiles, douces, semblant presque, dans leurs reflets, comme les pierres précieuses, changer de couleur dans la lumière vacillante des lampes et des torches. Les robes comportaient une capuche; elle avait deux voiles, le premier en soie blanche, le second en soie rouge. (Les Maraudeurs de Gor, p. 281)

Les femmes du Nord ne se voilent généralement pas. (Les Maraudeurs de Gor, p. 282)

Je me demandai ce que Bera dirait si elle savait que Hilda avait été attachée sur la rame et qu’on lui avait appris à suivre; qu’elle avait été fouettée et qu’on lui avait appris à obéir; qu’elle avait été caressée et qu’on lui avait appris à réagir. (Les Maraudeurs de Gor, p. 284)

  • Et dire, cria Bera, que j’ai manifesté de la sollicitude à une fille qui porte un collier !

Hilda n’osa pas parler. Pour une captive, parler dans de telles circonstances pouvait signifier la mort. Elle frémit. (Les Maraudeurs de Gor, p. 284)

Elle avait été marquée au fer rouge. Ivar Forkbeard l’avait fait de sa propre main, avant l’aube, quelques jours plus tôt, avant de partir pour la Fête. Il l’avait portée sur son épaule, en larmes, tout de suite après, à bord de son navire. Le collier également, avant la marque, ce matin-là, lui avait été passé au cou et avait été rivé. (Les Maraudeurs de Gor, p. 285)

Inlassablement, je frappai mon épaule gauche avec la paume de la main droite. J’entendis les poignards marteler les assiettes, les pointes de lance heurter les boucliers. (Les Maraudeurs de Gor, p. 286)

Sur le seuil, se découpant sur les flammes, nous vîmes de hautes silhouettes noires et velues. Puis, l’une d’entre elles bondit à l’intérieur de la salle. Dans une main, elle avait une hache gigantesque, dont le manche faisait peut-être deux mètres cinquante de long, dont la lame, d’une extrémité à l’autre, faisait sans doute une soixantaine de centimètres; sur l’autre bras, elle avait un grand bouclier métallique et rond, à deux lanières; ses bras étaient incroyablement longs, environ deux mètres; au bras gauche, elle portait une spirale en or; c’était le Kur qui s’était adressé à l’assemblée.

Il rejeta la tête en arrière et ouvrit la gueule, les yeux étincelants, puis poussa le cri du sang du Kur livré à sa frénésie; puis il se pencha, nous regardant, la tête rentrée dans les épaules, les griffes jaillissant convulsivement de leurs fourreaux lisses et velus; puis il plaqua les oreilles contre la tête.

Personne ne pouvait bouger.

Puis d’autres Kurii se rassemblèrent autour de lui, le dépassèrent et, les lèvres retroussées, il hurla, bruit hideux qui, bizarrement, à cause de ses lèvres et de son expression, et surtout de ses yeux, m’apparut comme une manifestation de plaisir, d’impatience; j’apprendrais plus tard que les Kurii poussent instinctivement ce cri quand ils sont sur le point de faire couler le sang. Ce cri, comme un stimulus, agit également sur els autres; avec la même rapidité qu’un signal se transmet dans un troupeau d’urts, le cri fut repris par ses compagnons; puis leur hurlement horrible emplit la salle et, les yeux étincelants, conduits par le Kur au bracelet en or, déchaînés par le cri du sang, ils bondirent, brandissant leurs grandes haches. (Les Maraudeurs de Gor, p. 287-288)

Les boucliers en bois du Torvaldsland n’arrêtaient pas davantage les grandes haches que de la peau séchée de larma, tendue sur un tambour à broder, n’aurait arrêté la dague à quatre lames d’Anango, ou la hachette du Skjern oriental. (Les Maraudeurs de Gor, p. 289)

Les haches des Kurii s’abattaient inlassablement. Leurs grondements résonnaient dans la salle. Un homme d’armes fut soulevé, la colonne vertébrale brisée, dans les mains noires, velues, aux doigts semblables à des tentacules, d’un maraudeur. (Les Maraudeurs de Gor, p. 290)

Des hommes se jetèrent à genoux devant eux, afin d’être épargnés, même pour une heure mais, comme les autrs, aucune différence n’étant faite entre eux, ils furent massacrés à coups de haches. Les Kurii ne font des prisonniers que lorsque cela leur fait envie. (Les Maraudeurs de Gor, p. 291)

Le sang des Kurii, comme celui des hommes, est rouge et sa composition chimique est similaire. C’est une des similarités que soulignent les Prêtres-Rois lorsqu’ils veulent mettre en évidence l’équivalence des espèces antagonistes. La différence essentielle entre le sang des Kurii et celui des hommes est la présence, dans le plasma des Kurii, d’une plus grande quantité de sel, qui agit principalement comme solvant des protéines. Les Kurii peuvent absorber et digérer des quantités de viande qui tueraient un être humain. (Les Maraudeurs de Gor, p. 291-292)

Je savais que les Kurii considéraient les femelles humaines comme des mets de choix. (Les Maraudeurs de Gor, p. 292)

Je vis le Kur qui tenait les laisses entraîner les captives dehors. Il tenait les laisses, plusierus dans chaque main, de plus de quarante prisonnières. Les colliers étaient en cuir épais, avec des serrures métalliques, de petites barres métalliques glissant dans des crochets à ressorts. Cousu sur chaque collier, il y avait un anneau métallique; l’attache de la laisse y était fixée; le système de fermeture était métallique mais, apparemment, les femmes n’avaient pas la force de l’ouvrir. les laisses faieaient environ quatre mètres cinquante de long, rayon qui permettait à un Kur de tenir plusieurs captives en m^me temps. Le Kur sortit de la salle. (Les Maraudeurs de Gor, p. 298)

Les Kurii sont des animaux terrestres et n’aiment pas l’eau. (Les Maraudeurs de Gor, p. 306)

… celui de la planète que l’on appelle Jupiter sur Terre et Hersius sur Gor, d’après un héros légendaire d’Ar. (Les Maraudeurs de Gor, p. 307)

Le Nid lui-même avait été gravement endommagé. Je savais que les vaisseaux des Prêtres-Rois volaient, mais j’en ignorais le nombre, la puissance, ou l’étendue du pouvoir dont disposaient encore les maîtres imposants et dorés de Gor. (Les Maraudeurs de Gor, p. 307)

Tôt ou tard, si Gor tombait aux mains des Kurii originaires de la planète, ceux des vaisseaux détruiraient les installations des Sardar. La Terre, dans ce cas, tomberait également. La Terre était tellement orgueilleuse! Elle avait réussi à poser un poignée d’hommes, pendant quelques heures, sur la Lune. Les Kurii, depuis plus de vingt mille ans, étaient capables de voyager dans l’espace interstellaire. (Les Maraudeurs de Gor, p. 308)

Le Torvaldsberg est considéré comme une montagne extrêmement dangereuse. Toutefois, comme j’ai pu le constater, il n’est pas impossible de l’escalader sans matériel. Elle a la forme d’une pointe de lance, large, légèrement courbe à l’extrémité. Elle fait un peu plus de quatre pasangs et demi de haut, approximativement cinq cents mètres. Ce n’est pas la montagne la plus haute de Gor mais, à mon vais, c’est la plus spectaculaire et la plus impressionnante. Elle est également, bien que d’une manière inquiétante, belle. (Les Maraudeurs de Gor, p. 312)

La vision nocturne des Kurii est excellente. (Les Maraudeurs de Gor, p. 315)

Ce fut peu après la dixième heure, midi sur Gor, que nous atteignîmes le sommet du Torvaldsberg. (Les Maraudeurs de Gor, p. 318)

Il y avait eu des dangers, il y avait eu des luttes, le défi et, soudain, difficilement acquise, m’emplissant d’humilité, m’exaltant, il y avait une victoire qui ne me semblait pas être tellement la mienne mais celle du monde, du paysage, de la beauté. Je n’avais pas conquis la montagne; la montagne, quand j’en avais eu payé le prix, afin que je sois en mesure de percevoir la valeur du présent, m’avait élevé jusqu’à un niveau où je pourrais comprendre à quel point j’étais insignifiant, à quel point la réalité et la vie étaient belles et précieuses, ainsi que le soleil sur un pays rude et froid. (Les Maraudeurs de Gor, p. 318)

J’avais appris que le bouclier kur était une arme aussi redoutable que le marteau de guerre de Hunjer. (Les Maraudeurs de Gor, p. 321)

Je laissai l’idéogramme et le suivis. Je m’interrogeai sur l’homme qui l’avait sculpté. Il était effectivement vieux, peut-être antique. Il avait été dessiné par un individu familier avec un monde dont Ivar Forkbeard ignorait tout. Il était impossible de se tromper sur le quadrupède que montait l’homme. C’était un cheval. (Les Maraudeurs de Gor, p. 323)

Ces stèles, incidemment, sont très colorées et se voient de très loin. Chaque année, elles sont repeintes, généralement la veille de l’Equinoxe de Printemps qui, dans le Nord comme dans le Sud, marque le début de la nouvelle année. Les stèles religieuses sont repeintes par les Prêtres de la Stèle, la veille de la Fête d’Odin, qui a lieu en automne. Si les stèles n’étaient pas entretenues soit par les fermiers sur les terres de qui elles se dressent, soit par les Prêtres de la Stèle, la peinture disparaîtrait en quelques années, ne laissant que la pierre nue. La stèle la plus célèbre est celle du Rocher d’Einar, qui marque la frontière méridionale des territoires du Nord. (Les Maraudeurs de Gor, p. 324)

On lui avait appris à lire, dans son enfance, afin qu’il puisse comprendre les stèles importantes, car il y avait, sur ces stèles, les noms d’hommes puissants et les chants de leurs exploits, mais on n’avait en aucun cas exigé de lui qu’il devienne un lecteur assidu. (Les Maraudeurs de Gor, p. 324)

La lecture n’était pas considérée comme digne des Guerriers, les lettres leur étant inférieures. Posséder les compétences d’un Scribe serait plutôt embarrassant pour un homme d’armes, et diminuerait son prestige vis-à-vis de ses pairs. Ainsi, de nombreux habitants du Nord étaient plutôt fiers de leur analphabétisme ou semi-analphabétisme. Il était naturel. Il les honorait. Leurs outils n’étaient pas la plume et le parchemin mais l’épée, l’arc, la hache et la lance. Outre les lettres simples, le jeune garçon du Nord apprend également à compter, additionner et soustraire, car cela pourrait lui être utile dans la gestion de sa ferme. On lui apprend également à peser. L’essentiel de son éducation, bien entendu, repose sur l’apprendtissage des armes, de la chasse et de la mer. Il entend également les sagas que chantent les Scaldes qui voyagent d’une salle à l’autre. Pendant la période des Fêtes d’Odin, il est difficile de trouver un bon Scalde. Les prix montent. Parfois, on les enlève et, quand ils ont chanté, on les libère en leur donnant beaucoup d’or. (Les Maraudeurs de Gor, p. 324)

Les hommes du Torvaldsland, contrairement aux autres habitants de Gor, ne s’autorisent pas les larmes. Ils n’ont pas l’habitude de pleurer. (Les Maraudeurs de Gor, p. 328)

Parmi les armes qui se trouvaient au pied de la couche, d’un carquois cylindrique semblable à ceux que les Torvaldslandais utilisaient toujours, je tirai une longue flèche noire. Elle faisait plus d’un mètre de long. La hampe faisait plus de deux centimètres de diamètre. La pointe, à arêtes, était en fer. Les plumes faisaient dix centimètres de long, fixées dans la hampe sur trois côtés, des plumes de mouette côtière, animal aux longues ailes, dont le bout des ailes et de la queue étaient noirs, comparable à la mouette du Vosk. (Les Maraudeurs de Gor, p. 330)

Les serfs n’ont pas le droit de toucher la Flèche de la Guerre, mais il leur est permis de s’agenouiller devant ceux qui l’ont fait. Wulfstan avait donné la hache à Forkbeard, se désarmant, puis il s’était agenouillé devant lui, posant la tête sur son pied. Pour un serf, le simple fait de toucher une arme peut signifier la mort. Il avait ramassé de la poussière sous le pied de Forkbeard et, à genoux, se l’était versée sur la tête. (Les Maraudeurs de Gor, p. 334)

Ces abris, en outre, sont souvent courbes et de ligne irrégulière; parfois, ils sont voisins, une seule entrée permettant de pénétrer dans les deux. Ils font penser à des cavernes, parfois des réseaux de cavernes, construits à ciel ouvert. Les Kurii y entrent à quatre parttes. Les Kurii n’aiment pas dormir dehors. Dans la campagne, il leur arrive parfois de s’enfouir dans la terre, presque comme le sleen, et de couvrir l’ouverture avec de l’herbe et des branchages. Ils dorment toujours la tête tournée vers l’ouverture. (Les Maraudeurs de Gor, p. 336)

Ce serait, dans la langue des stratèges goréens, un Pont de Joyaux, tentant, séduisant, promettant la sécurité, donnant l’espoir de la fuite. (Les Maraudeurs de Gor, p. 336)

Chez les Kurii, la patrouille de pillage typique se comose de six animaux et s’appelle une  » Main « , avec son  » Œil « , ou chef. Deux  » Mains « , avec leurs « Yeux « , constituent un  » Kur « , ou  » Animal « . Le kur militaire, unité dans ce sens, est commandé par un  » Sang « . Cela semble étrange mais s’explique par le fait que les Kurii croient que la pensée est une fonction du sang. On  » pense  » avec l’ensemble de son corps, pas seulement avec le cerveau. Les Kurii contemporains, naturellement, savent que les processus cognitifs sont centrés sur le cerveau, mais la terminologie antique demeure dans les chants, la poésie et même le vocabulaire militaire. De même, les êtres humains continuent de parler d’affaire de cœur, d’homme de cœur, de dire que quelqu’un a un grand cœur, etc., terminologie provenant probablement d’une époque où le cœur n’était pas considéré comme une pompe chimio-mécanique, mais comme le siège et la demeure des émotions. Le commandant d’un kur militaire, de ce fait, devrait sans doute s’appeler un  » Cerveau  » ou un  » Esprit  » mais, dans leur langue, on le nomme toujours :  » Sang « . Un  » Sang « , par conséquent, commande à deux Yeux et à deux Mains. Douze  » Kurs « , dans le sens militaire, constituent une  » Troupe ». Celle-ci compte cent quatre-vingts animaux, y compris les subalternes et les chefs, et est commandée par un  » Sang  » dont le grade est symbolisé par deux anneaux au bras gauche. Douze Troupes constituent une  » Marche « . Une Marche comprend, par conséquent, deux mille cent soixante animaux ou, en comptant les commandants de chaque Troupe, deux mille cent soixante-douze animaux. La Marche est commandée par un Sang, dont le grade est indiqué par un anneau au bras gauche. Les anneaux indiquant le grade sont parfaitement nus, constitués d’un alliage rougeâtre, et doivent être distingués des bracelets, que les Kurii aiment beaucoup. Les Kurii, en général, comme les hommes, semblent être des animaux pleins de vanité, mais il paraît y avoir une corrélation inverse entre le niveau du grade et la complexité et la variété des ornements. Plus le grade est élevé, plus l’ornementation est simple. Le commandant, ou Sang, d’une Marche, ne porte qu’un anneau rougeâtre tout simple. J’ignore si cette simplicité est respectée en dehors des fonctions, pour ainsi dire, ou dans l’intimité. En outre, j’ignore la signification totale des anneaux. J’ignore comment on les obtient et comment on passe de deux anneaux à un anneau. Je sais que les anneaux sont soudés au poignet des animaux. Les limes d’acier des Goréens, incidemment, n’entament pas l’alliage. on peut s’en procurer, naturellement, en coupant le bras. La raison pour laquelle un ensemble de Troupes s’appelle une Marche n’est pas claire. Cela peut faire référence à une Marche Militaire, bien entendu, mais il me semble, le terme étant apparemment très ancien, qu’il fait également référence aux migrations de l’histoire antique des Kurii, sur leur planète qui, probablement, n’existe plus ou n’est plus viable. Il existe des preuves indirectes de cet état de fait parce que douze Marches ne constituent pas une division, ou une armée, ou une unité comparable, mais un  » Peuple « . Un Peuple est commandé par un « Sang du Peuple ». On dit qu’un tel commandant est  » en dehors des anneaux « . Je ne comprends pas complètement le sens de cette expression. Les Kurii, comme je l’ai peut-être déjà mentionné, se divisent en plusieurs  » Peuples « . Tous ces Peuples ne parlent pas la même langue et j’ai l’impression qu’il y a des différences entre eux, et même au sein de chaque Peuple, différences concernant par exemple le motif et la texture de la fourrure, le tempérament, la disposition des dents, la forme des oreilles et ainsi de suite. (Les Maraudeurs, p. 337-338-339)

Aucun Kur, toutefois, d’après ce que l’on m’a dit, quels que soient sa race ou son type, ne mangera la chair d’un autre Kur. (Les Maraudeurs de Gor, p. 340)

Il est èa remarquer que l’organisation militaire des Kurii est fondée sur le nombre douze ou les diviseurs et multiples de douze. Les Kurii utilisent, d’après mes renseignements, une mathématique à base de douze. Les appendices préhensiles du Kur normal comportent six doigts. (Les Maraudeurs de Gor, p. 340)

Les sleens ont diverses utilisations; certains d’entre eux servent uniquement d’animaux de surveillance ou de garde; d’autres servent d’éclaireurs aux patrouilles soit qu’ils soient dressés à attaquer les ennemis potentiels, soit qu’ils retournent à la patrouille, l’avertissant ainsi de la présence d’ennemis possibles; d’autres, beaucoup mieux dressés, servent à la chasse aux êtres humains; parmi les sleens chasseurs d’êtres humains; parmi les sleens chasseurs d’êtres humains, certains sont simplement dressés à tuer, et d’autres à conduire la proie dans le camp des Kurii; un type de sleen est dressé à détruire les mâles et ramener les femelles, distinguant entre les sexes par l’odeur. Parfois, un sleen ramène une femme, en larmes et trébuchant, de très loin, lui faisant traverser le camp, sous le regard indifférent des Kurii, puis la faisant entrer dans le troupeau. (Les Maraudeurs de Gor, p. 340)

Les sleens patrouillent également les itinéraires empruntés par les groupes qui acheminent les marchandises des points de stockage au camp principal. L’ordre typique d’une telle colonne est le suivant : les captifs humains, sur une seule file, forment le centre. Ces humains sont généralement des serfs et des captives mais pas toujours. Le produit des pillages est transporté par les mâles humains, sauf s’il y en a trop, auquel cas le reste est réparti entre les captives. Les Kurii chargent lourdement les mâles; ils ne peuvent penser qu’au fardeau qu’ils portent, et au pas suivant; en outre, ils ont généralement les poignets liés aux lanières de cuir qui attachent leur fardeau. Les Kurii, contrairement aux Goréens, ne confient pas de travaux pénibles aux captives; cela rendrait leur viande dure; les captives sont séparées des mâles, afin de les priver de chefs; en outre, la technique consistant à faire marcher les prisonniers sur une file, les séparant d’un mètre ou deux, et à leur interdire de parler diminue considérablement les risques d’action concertée. Marchant parallèlement à la longue file de prisonniers, mâles et femelles alternativment, les groupes de femmes isolant les files d’hommes les unes des autres, il y a des sleens. (Les Maraudeurs de Gor, p. 340-341)

La file de prisonniers et de sleens est flanquée, de chaque côté, de Kurii. Il y a, par conséquent, cinq files : la file centrale de prisonniers et de butin, les deux files de sleens et, de chaque côté, une file de Kurii. Les prisonniers humains des Kurii, incidemment, sont généralement nus; les Kurii ne voient pas pourquoi ile permettraient à des animaux de porter des vêtements. (Les Maraudeurs de Gor, p. 341)

Les sleens détruisent les femmes qui ne veulent pas rejoindre le troupeau. (Les Maraudeurs de Gor, p. 342)

Svein Dent Bleue, puissant Jarl du Torvaldsland, leva la tête, mais j’eus l’impression que ce n’était plus lui. C’était un visage que je n’avais jamais vu. Les yeux n’étaient plus ceux du noble Dent Bleue, mais ceux d’une créature inconnue, incompréhensible. Soudain, je le vis jeter son avant-bras gauche sur la large pointe de sa lance. Horrifié, je le vis boire son propre sang. (Les Maraudeurs de Gor, p. 345)

Des hurlements retentissaient à l’intérieur de la tente, les hurlements des filles de soie de Thorgard, dont beaucoup étaient petites, rondes, sensuelles. Quelques-unes étaient enchaînées par la cheville gauche. Les soieries qu’elles portaient, collantes et diaphanes, n’étaient pas destinées à cacher leur beauté mais à la révéler, à la souligner, à l’accentuer, à l’exposer sensuellement au regard du maître. (Les Maraudeurs de Gor, p. 352-353)

Moins de dix mètres avant le choc, Svein Dent Bleue et ses lieutenants précédant les lignes d’hommes, au moment où les femmes, terrifiées, voyaient les haches et les armes levées sur elles, firent un signe qu’aucune captive du Nord n’ignore, le signe du ventre. Presque toutes en même, en hurlant, les femmes se jetèrent à plat ventre parmi les cadavres et la charge des hommes du Torvaldsland, sans la moindre hésitation, passa par-dessus elles, frappant les Kurii stupéfaits avec une puissance intacte. (Les Maraudeurs de Gor, p. 356)

Les Kurii n’avaient apparemment pas la moindre intention de sortir du mur de boucliers. Celui-ci se compose de deux lignes, une au niveau du sol et l’autre à hauteur de poitrine, de boucliers se chevauchant. Les boucliers ne tournent que pour permettre aux haches de frapper. (Les Maraudeurs de Gor, p. 358)

Le bracelet en or, à ma connaissance, n’avait aucune signification militaire. Beaucoup de Kurii portent des bracelets, des colliers ou des boucles d’oreilles. le fait qu’il ne portât pas de bracelet en alliage rougeâtre, qui est la marque d’un chef de Marche ou de Troupe, était intéressant. Le chef de Troupe porte deux bracelets rougeâtres; le chef de Marche, unité composée de douze Troupes, en porte un seul. Le général de la formation que nous affrontions ne portait pas un seul bracelet rougeâtre. De toute évidence, ce n’était pas un  » Sang du Peuple « . Pourtant, son autorité, et son droit à cette autorité, ne faisaient aucun doute. Je supposai qu’il commandait un monde d’acier et qu’il avait été envoyé pour unir et commander les Kurii de Gor. (Les Maraudeurs de Gor, p. 359)

Le fait qu’il y ait en apparence un passage amène l’ennemi à penser à la fuite; un adversaire coincé, désespéré, est doublement dangereux; un adversaire qui croit qu’il peut, en prenant une décision rapide, se sauver, a moins tendance à combattre avec férocité; il abandonne plus rapidement ses lignes, renonce plus rapidement à combattre. (Les Maraudeurs de Gor, p. 361)

Ivar envoya un baiser à Lèvres Boudeuses, à la manière goréenne, poussant le baiser vers du bout des doigts. (Les Maraudeurs de Gor, p. 362)

Au-dessus du casque, Ivar se pencha et serra le poing, faisant le signe de Thor. Puis il but et me tendit le casque. Je versai une goutte de sang sur la terre rougeâtre, boueuse. (Les Maraudeurs de Gor, p. 365)

Au-dessus de son collier métallique, elle portait un gros collier kur, en cuir, haut, solidement cousu, avec son large anneau. Il lui passa les deux poignets, sur le ventre, dans le bracelet qu’il venait de prendre au Kur. il les attacha à l’intérieur et, en même temps, au bracelet. Puis, de sous son ceinturon, il pris une longue lanière de cuir et, la mettant en double, fit une boucle, l’attachant au bracelet, ce qui lui laissa deux longues lanières. Puis il la jeta sur le dos, le tête en bas, sur le cadavre d’un Kur. il prit les deux lanières et, les passant sous le cadavre du Kur, lui tira les poignets, coudes fléchis, au-dessus de la tête; puis, lui faisant plier les genoux, il attacha une lanière à sa cheville gauche, l’autre à sa cheville droite. C’était l’Arc d’Amour goréen. Puis, la regardant, il coupa son collier kur avec son poignard. (Les Maraudeurs de Gor, p. 366)

Effectivement, elle ne portait pas le gros collier de cuir, avec un anneau et une serrure, que les Kurii imposaient à leur bétail féminin. Elle portait un collier en or, des boucles d’oreilles et, déchirée et boueuse, une bande de soie dorée, du type que les maîtres font parfois porter à leurs esclaves. Elle était incroyablement courte. (Les Maraudeurs de Gor, p. 368)






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